Trafalgar Square

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Tout comme ce fut le cas pour la PS2, la Playstation 3 nous promettait monts et merveilles. Pourtant sortie en novembre 2006 au Japon, il faudra attendre le juin 2008 pour découvrir la première véritable killer aps de la console, le jeu qui doit révéler les possibilités d'un console si difficile à exploiter. Impression de déjà-vu ? Peut-être.

Quelques années plus tôt, MGS2 offrait à la PS2 son premier jeu d'ampleur. L'Histoire est belle car ce sera Metal Gear Solid 4 qui va réitérer la chose, 6 ans plus tard.

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L'effet d'attente était d'autant plus renforcé par plusieurs éléments à prendre en compte. Tout d'abord, la fin plus que frustrante de MGS2, qui interrogeait plus le joueur qu'elle ne le comblait par des réponses claires. Ensuite, les révélations faîtes dans MGS3. Ces dernières nous donnaient en effet une belle idée de ce à quoi ressemblait le mystérieux Big Boss, mais ne répondait à aucune des questions que les plus déçus ou curieux d'entre vous pouvait se poser à la fin du deuxième épisode.

Enfin, un premier trailer nous apprenait une chose. Snake n'est pas immortel, et c'est les cheveux gris, les rides prononcées, et arborant une fière moustache le faisant ressembler à Lee Van Cleef, que Old Snake se lance dans ce qui est annoncé comme sa dernière mission. Les premières rumeurs affirment que ce MGS4 annonce la mort de Solid Snake. Difficile de ne pas penser autrement, tant le héros à pris un coup...de vieux.

Pour l'anecdote, souvenez-vous que Kojima continuait à épaissir la brume autour de cette conclusion de la saga en révélant dans un trailer l'existence d'un nouveau Snake, beaucoup plus jeune d'ailleurs, que celui de MGS2. Mais tout ça n'est que diversion, cela est en partie vraie, mais ne correspond à aucun temps du scénario. Une nouvelle malice de la part d'un auteur si atypique et qui, sur ses épaules, supporte une pression d'enfer, qu'il contribue à alourdir par ses actes.

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Metal Gear Solid 4 va finir par débarquer en France, et autant vous le dire, les avis de chacun vont s'opposer. Certains clament au génie, et affirment qu'il s'agit là d'un épisode " énorme ", d'autres se montrent particulièrement déçus par un opus qu'ils jugent plombé par l'envie de trop en faire, et dont le goût s'est altéré, face à la nécessité de réussir enfin un jeu sur " next-gen ". Personnellement, je fais partie de la seconde catégorie. Ayant terminé le jeu il y a quelques jours, je peux vous certifier que MGS4 est loin d'être le meilleur volet de la saga. Je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d'abord, une chose est claire. L'ouverture du gameplay supprime déjà l'effet de l'huis-clos, ce qui change pas mal de choses. L'aventure vous baladera un peu partout dans le monde. Au Moyen-Orient, en Europe Centrale, en Amérique du Sud, et même sur une certaine île théâtre d'événements très importants de l'histoire de Metal Gear Solid. Cette variation des lieux est d'ailleurs est un des bons éléments de ce MGS4. Même si l'on perd en intensité, les émotions étant plus dispersées, les événements plus distants les uns des autres, le rythme est tout de même maintenu, mais surtout, le gameplay en est considérablement enrichi.

Là ou ça fait mal, c'est dans le character design. Même si la saga nous avait réservé quelques mauvaises surprises, comme ce fut le cas pour Fatman, ou certains boss de MGS3, on était tout de même plutôt habitué à une excellente qualité d'écriture des backgrounds et de design des personnages. Or, dans MGS4, on voit que Kojima retombe parfois dans ses travers. Côté ennemi, les B&B, Beauty & The Beasts, ces femmes soldats traumatisées durant leur enfance, devenues machines de guerre afin de se sentir vivantes. On ne va pas y aller par quatre chemins, je trouve ces boss anti-charismatiques au possible. Leur passé est certes sombre, mais trop farfelu pour être crédible, et le fait qu'elles soient la modélisation de mannequins ne joue pas en leur faveur, ces femmes n'étant pas souvent d'une beauté marquante, à défaut d'être incontestable. Quand j'ai découvert ces femmes avides de sang, j'ai été déçu. Seule une, Praying Mantis, faisant de nombreuses références au boss mythique de MGS, va laisser des souvenirs aux amateurs. Les autres ne sont que de simples troufions surarmés, rien de bien intéressant.

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Mais les " alliés " ne sont pas pour autant épargner. Sans spoiler, je trouve les membres de la Rat Patrol, dirigée par Meryl, eux aussi, inintéressants, sans histoire, ne prononçant aucun mot. Celui qui s'en détache, Akiba, alias Johnny Sasaki. Vous savez, ce soldat qui souffre perpétuellement de problèmes gastriques ? Bref, sachez qu'il va en profiter pour étoffer son personnage, ce qui va, à mon goût, dénaturer la fin du jeu. Ce n'est que mon avis, mais il y a des scènes dans le dernier chapitre plus proche du Mr & Mrs Smith que d'un James Bond. Voilà un détail, qui nuit au caractère sacré d'un jeu qui aurait dû être plus irréprochable.

Car oui, le gros problème de ce Metal Gear Solid, c'est qu'il souffre de sa volonté de combler les fans boys. C'est bien sympa de vouloir opposer REX et RAY dans un combat digne d'un Ali / Frazier, ou de ramener le joueur à Shadow Moses, où tout a commencé pour beaucoup, mais faire de Raiden un cyborg ninja surpuissant, totalement dégoûté de la vie et de tout les sentiments humains, je trouve que c'est too much. MGS The Twin Snakes surprenait par sa mise en scène, MGS4, lui, effraie parfois par son aspect créatif, pourtant l'un des points forts de chaque jeu de la série. Certains seront eux-aussi déçus par la fin que nous réservait Kojima, mettant Snake face à son passé, à ses origines, tant ce genre de scènes ressemblent plus à des clichés cinématographiques qu'aux réels coups de génie dont était capable Hideo-sama.

Fort heureusement, MGS4 conserve une grande qualité, qui ne peut lui être amputée. Il s'agit et il s'agira toujours de la conclusion d'une des plus grandes série du jeu vidéo, l'une des plus inspirées, en tout cas. Et par conséquent, le titre est riche en révélations, très riches. Elles ne sont pas toutes aussi géniales que ce à quoi on aurait pu s'attendre mais certaines d'entre elles vont enfin permettre à certains amateurs de s'endormir soulagés. Enfin, on sait pourquoi Vamp est immortel. On connaît désormais la véritable nature, la véritable ambition de Liquid Ocelot. Et enfin, on va savoir d'où vient Snake, pourquoi il est aujourd'hui un héros, et comment sa carrière de soldat va s'achever pour aboutir sur celle de l'homme qu'il est, mais qu'il n'a jamais souhaité découvrir.

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MGS4 va en effet être la conclusion d'une histoire mais avant tout celle de Solid Snake, et celle de tous ses compagnons, ceux qui l'ont accompagnés, soutenus, autant que pour ceux qui l'ont affrontés, trahis. Le jeu va par le truchement de nombreuses scènes cinématiques concentrer tout le sel du scénario. Ces dernières vont occuper, on va dire, les deux tiers du jeu, mais sont plutôt bien réparties durant les trois premiers actes, coupées par des séquences de jeu assez longues, pour ne pas se sentir éloigné de la manette. En revanche, on pourra regretter que les deux derniers actes du titre ne soient narrés que par le moyen des scènes cinématiques. Beaucoup trop longues et omniprésentes lors des dernières heures de jeu, elles ont au moins le mérite d'être bien mises en scène et d'être riches en émotion, même si l'on peut regretter ce choix quasi-impardonnable de ne plus laisser le joueur interagir avec l'oeuvre.

Le jeu dispose bien évidemment d'un scénario complet, et qui va enfin révéler les secrets préservés par son créateur. Tout se déroule quelques années après le scandale du Big Shell. L'informatisation des informations par le biais du net a permis a des IA particulièrement influentes de concentrer les émotions des soldats référencés et de contrôler leur hormones, leurs vitamines, afin de les rendre plus performants au combat. Dans ce contexte, Snake est envoyé une dernière fois à la demande de Roy Campbell, l'éternel, afin de retrouver Liquid Ocelot, qui affine son plan au Moyen-Orient, assisté pour cela, des PMC - Private Military Companies - des groupes de mercenaires qui offrent leur service aux plus offrants. Etant le vendeur de la licence de création des Metal Gear, Ocelot est à la tête d'un armée et d'une fortune énorme, et va tenter encore une fois d'établir son plus doux rêve, celui si cher à son père génétique : créer Outer Heaven.

C'est durant cette dernière mission que Snake va tenter d'épargner aux générations futures le danger que pourrait représenter un monde dirigé par des soldats. Il sera équipé pour son opération d'une nouvelle combinaison OctoCamo, qui permet de revêtir l'apparence du lieu précis où il se trouve, afin de paraître invisible aux yeux des autres. Il disposera aussi d'un équipement des plus conséquents, et beaucoup plus imposant que celui des autres épisodes.

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Le gameplay, a contrario du héros du jeu, a lui pris un coup de jeune. La caméra est désormais libre, Snake peut s'accroupir et se déplacer en même temps, ce qui facilite beaucoup les phases d'infiltration. Il a aussi accès au CQC apparu dans MGS3 - anachronisme - et peut affronter ses adversaires en face à face, sans risquer grand chose. En revanche, les ennemis sont toujours aussi cons, incapables de vous apercevoir à plus de dix pas devant eux, ce qui donne parfois lieu à des scènes assez cocasses. Mais bon, ça fait partie des charmes de la série, alors on va passer dessus.

Par contre, la vraie bonne idée, c'est cette vue TPS. Le jeu ne reste pas un modèle de fluidité, Snake pour son grand âge toujours un peu rigide, mais il est appréciable de pouvoir se déplacer tout en visant. Une révolution pour la série. Après, faut être clair, MGS4 n'atteint pas les sommets aperçus dans les nouveaux TPS sortis ces dernières années, comme les Ghost Recon, Gears of War et consorts.

Au final, le jeu en tant que tel, n'est pas mémorable. Certains effets, notamment dans les deux premiers actes du jeu sont impressionnants, avec beaucoup d'effets d'explosion, et quelques scènes de gameplay pure, très agréables à parcourir. Mais ce n'est pas la force de MGS4. Ici, le but était de conclure la rude aventure de Solid Snake, qui dans sa dernière mission, sera soumis à rude épreuve. Tout sera prétexte à mettre en valeur un héros si imposant, si marquant, mais qui va connaître ici de grands moments de souffrance physique, chose assez touchante. Tous vont souffrir, tous vont y perdre, autant du côté de Ocelot que de celui de Old Snake.

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On pourra juste regretter les quelques fautes de goût de la part des créateurs. L'Histoire était tellement belle. Conclure de cette manière suffit au joueur, à celui qui connaît la vérité, mais ne bouleverse pas. En tout cas, pas comme le faisait les trois premiers MGS. Trop d'ambition, trop de pression, voilà ce qui a du altérer la formule. Mais on est tout de même heureux de découvrir les derniers moments de Solid Snake, de Otacon, et de l'issue du monde dans lequel ils vivent, pourtant promis à un avenir sombre.

MGS4 n'est clairement pas le meilleur épisode d'une série prestigieuse, mais il a cette chance de garder les attraits propres au dernier volet d'une saga, opus qui a toujours un goût particulier. MGS4 n'échappe pas à la règle, pour notre plus grand bonheur.


Voir aussi

Jeux : 
Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots
Plateformes : 
PlayStation 3
Sociétés : 
Konami, Kojima Productions
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Autant Metal Gear Solid 2 avait apporté une touche plus intellectuelle, plus philosophique à la série, autant le troisième volet de la série se rapproche des trois premiers opus de la saga, en se contentant d'un conte militaire où les soldats sont les héros, et font tout pour respecter leurs convictions propres.

En effet, Metal Gear Solid 3 va se contenter de narrer une histoire à la manière d'un Metal Gear Solid, premier du nom. Personnages charismatiques, complot politique, amourettes, MGS3 Snake Eater se rapproche de la conception initiale de la série Metal Gear.

Pourtant, cela paraissait impossible de découvrir une nouvelle aventure orientée de telle manière après les révélations fracassantes de MGS2, et un cliffhanger de folie. Par conséquent, pour mieux se détourner de ses obligations, Kojima prend de nouveau les amateurs à revers en nous proposant cette fois-ci ce que l'on appelle une " préquelle ".

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Fini les Metal Gear REX et RAY, armés jusqu'aux dents, fini les équipements électroniques, fini les SOLITON Radar, fini l'informatique et les manipulations de l'information par le net évoquées dans MGS2. Ici, nous sommes en 1963, en plein milieu de la période la plus tendue de la Guerre Froide. Votre objectif sera de capturer un scientifique soviétique du nom de Sokolov, chercheur de génie, concepteur des plans d'une machine de guerre particulièrement terrible : le Shagohod.

Pour cela, vous devrez infiltrer le sud de la Russie, sous le contrôle du Général Volgin, qui cherche à renverser le gouvernement de Nikita Khrouchtchev. Climat tropical, faune dangereuse, conditions de survie difficiles, c'est dans la jungle que " Snake " est chargé d'accomplir une mission, qui se révélera beaucoup plus complexe que ce qu'il pouvait imaginer de prime abord.

Une question demeure toutefois : qui peut bien être ce Snake, celui que l'on nous présente comme étant le personnage principal de cet épisode ? Même surnom, même barbe, même visage, même voix, il s'agirait bien de Solid Snake, le héros de " Shadow Moses ", celui qui lutte contre la prolifération des Metal Gear, mais comment se fait-il qu'un héros pourtant si âgé ait la même apparence et condition physique 40 ans plus tôt ?

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C'est tout simplement parce-que le Snake en question, est Snake, mais celui-ci dispose d'un nom de code légèrement différent : Naked Snake. Comme dans chaque Metal Gear, il sera de nouveau seul sur le terrain, laissé seul au beau milieu d'une forêt luxuriante, pleine de dangers, qu'ils soient d'origine humaine ou animale, ou tout simplement naturelle. Il sera tout de même supporté par toute une équipe. Son supérieur hiérarchique, Major Zero, chargé de la direction de l'opération Snake Eater, Para-Medic, le médecin du groupe qui devra prendre en charge la santé de Snake et le conseiller sur les méthodes de survie en un tel milieu, et Sigint, technicien spécialiste de l'équipement de Jack, le prénom de ce premier Snake.

Evidemment, ce qui fait la richesse de ce Metal Gear Solid 3 Snake Eater, ce sont aussi ceux que l'on peut considérer comme les adversaires de Snake. Tout d'abord, Volgin, russe bodybuildé maîtrisant la foudre avide de pouvoir, et qui espère profiter de la force de frappe du Shagohod pour atteindre les sommets du pouvoir en URSS. Intraitable, disposant d'un exosquelette qui accroît sa puissance physique de manière incroyable, Volgin est le grand ennemi de Snake, un des rares personnages purement maléfique dans l'histoire de la série, d'où l'intérêt qu'on peut lui porter. MGS3 est aussi l'occasion de découvrir la jeunesse d'un certain Adamska, le Major Ocelot, prétentieux, vaniteux, et qui va prendre une leçon militaire de la part de Naked Snake, qui ne se privera pas de corriger l'impétueux mais inexpérimenté soldat. Ce dernier montrera d'ailleurs qu'il est déjà, dès cet épisode, au centre de toutes les attentions, faisant déjà preuve d'une certaine cruauté. C'est d'ailleurs lors de cette opération Snake Eater que le soldat va prendre goût à la torture, autant psychologique que physique, à l'espionnage, à l'infiltration...à la trahison.

On fait aussi la connaissance de l'Unité Cobra, composée de The Pain, maître des abeilles, et qui les utilise comme des armes très dangereuses, The Fear, homme lézard capable de se déplacer très aisément dans la nature, ainsi que de se camoufler dans la nature, et de The Fury, ancien spationaute équipé d'un lance-flamme, et qui brûle tout ce qui se trouve devant ses yeux. On peut tout de même noter que ces adversaires sont peu charismatiques et trop fantaisistes pour être véritablement mémorables. En revanche, tout le monde se souviendra de ce combat mythique contre The End, - je vous recommande d'ailleurs l'excellent article de Numerimaniac à ce sujet -, ce vieillard sniper expert du camouflage, qui va sacrifier ses dernières forces dans un ultime combat contre Naked Snake. Ainsi que The Sorrow, médium de l'Est, capable de communiquer avec les morts, et qui aura perdu la vie lors d'une opération en Russie quelques années plus tôt. Naked Snake l'affrontera durant l'un de ses rêves / cauchemars, dans lequel il retrouvera toutes les personnes qu'il aura abattu durant l'opération Snake Eater.

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En revanche, les deux personnages qui marqueront cet épisode, et la vie de Naked Snake, seront deux femmes, deux femmes fortes, courageuses, capables de tout pour accomplir leurs desseins. La première est EVA, jeune russe chargée d'infiltrer la faction militaire dirigée par Volgin, et qui va très vite s'entendre avec Jack, qu'elle est chargée d'aider durant sa mission. Une femme pulpeuse, belle, et que l'on retrouvera d'ailleurs plus tard dans la série. Elle se révélera d'ailleurs beaucoup plus intéressante que prévue, car l'on apprendra d'elle des secrets qui n'auraient jamais dus parvenir jusqu'aux oreilles de Naked Snake.

Enfin, le véritable héros de cet opus, et peut-être même de la série toute entière, c'est tout simplement The Boss. Anciennement The Joy, ce soldat sera le mentor de Jack. Elle aura mis au point à ses côtés une technique de combat, le CQC ( Close Quarter Combat ) censée être le style le plus adapté pour les militaires. Avant cela, The Boss reste le plus grand soldat de l'armée américaine, entièrement dévouée à la sauvegarde de l'honneur de son pays, pour lequel elle serait prêt à tout, même à le trahir. The Boss est, comme son nom l'indique, une femme au caractère bien trempé. Excellente dans tout les domaines, expérimentée, largement supérieure sur tout les points à son élève. Mais l'Histoire réserve bien des surprises, et pas que des bonnes. Sans explications aucune, elle et son équipe va rejoindre les rangs de Volgin et l'aider dans son projet fou, mettant l'intégrité du monde en danger.

Et c'est le coeur brisé par son amour de jeunesse que Naked Snake va devoir affronter son professeur, celle qui lui a tout appris, et celle qui va finalement tout lui donner. Car une relation étrange va se nouer entre les deux soldats. Leur passé commun va les bloquer. Jamais Snake n'arrivera à donner à fond face à son maître, et contrairement à toutes attentes, The Boss a des impératifs plus importants, qui l'obligent à combattre son " fils ".

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Ce MGS3 va mettre de nouveau en valeur une histoire qui tourne encore une fois autour des combattants, de ces soldats aux conceptions magnifiques, plus proches de celles des Mousquetaires de Dumas, que de celles des terroristes d'aujourd'hui. The Boss fera tout pour aider sa patrie, Naked Snake, et ce sont encore les puissants de ce monde qui vont détruire un couple touchant, avec une véritable identité, mais dont la fin annoncée ne peut être que tragique. Pourtant, elle continuera à affirmer sa foi, à tenter de raisonner Jack, à le maintenir sur le droit chemin. Mais Snake va devoir accomplir l'acte qui va détruire sa vie, et cela, jamais il ne le pardonnera à ses supérieurs.

Ce qui est extraordinaire avec Metal Gear Solid 3 Snake Eater, c'est que l'on va découvrir les origines des choix de Snake, ces actes qui vont faire de lui le soldat le plus célèbre du monde, le plus compétent du monde, le plus respecté du monde. Pourtant, il n'oubliera jamais que son titre, il ne le doit pas à lui même, il le doit à la fourberie d'un gouvernement prêt à tout pour remporter la guerre, même à sacrifier son plus fidèle partisan. Son titre, il ne l'acceptera jamais. Big Boss, celui qui aura surpassé The Boss, le plus grand soldat de l'Histoire.

Ces valeurs militaires très romanesques sont merveilleusement décrites dans ce troisième volet de la saga MGS, font partie intégrante de l'enseignement. Cet épisode nous explique qu'elles doivent être les qualités d'un homme de valeur, d'un homme d'honneur. On ne peut rester insensible face à une telle histoire, si riche en émotion. Tout les épisodes ont, à un moment ou à un autre, ont su émouvoir le joueur. Je pense que MGS3 est celui qui y arrive le mieux.

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On n'oubliera cependant pas que ce jeu n'est intrinsèquement pas le meilleur de la saga. De nouveau, la vue de dessus est reprise, mais désormais il n'y a pas plus de radar. Ce qui signifie que le jeu gagne en difficulté. En effet, il n'est pas évident de s'infiltrer avec discrétion au sein de cette forêt. De plus, il vous faudra maintenant utiliser la croix directionnelle pour marcher sans faire de bruit. Or, vous marchez lentement. Et par conséquent, vous n'arrivez jamais à attraper vos ennemis, car ils sont moins statiques que vous.

Toutefois, des nouveautés faciliteront votre mission. Dans ce MGS3, vous pourrez désormais revêtir un camouflage grâce à toute une série d'uniformes aux motifs différents, plus ou moins adaptés au lieu où vous êtes, et qui amélioreront votre score de dissimulation, si vous faîtes preuve de raison. Vous disposerez aussi d'un armement sensiblement plus riche que celui des épisodes précédents, et pour tous les goûts. Sinon, on sent tout de même que le gameplay a pris un coup de vieux. Snake se révèle plutôt rigide pour un soldat surentraîné. Fort heureusement, vos adversaires sont toujours aussi idiots, laissant passer certains détails, comme un soldat endormi, qui ne heurtent pas leur attention.

L'aventure, en revanche, reste agréable à parcourir. Ce MGS3 est celui qui propose la plus longue expérience de jeu. C'est ce MGS qui propose le meilleur rapport jeu / cinématique. Les séances de CODEC restent présentes, bien servies par un excellent doublage, et les cinématiques restent toujours aussi efficaces, bien mises en scènes. Certaines d'entre elles sont d'ailleurs très marquantes.

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Mais ce qui fait tout l'amour que j'ai pour ce troisième volet, c'est son intensité. Alors, certes, les 8 premières heures de jeu manquent un peu d'énergie, mais cela a l'avantage de réserver le meilleur pour la fin. Car les 3 - 4 dernières heures de l'expérience sont tout simplement géniales, parmi les meilleures de ma vie de gamer. Il y a du dynamisme, de l'émotion, de l'épique, dans ces dernières minutes de jeu. Un grand moment de vidéoludisme.

Metal Gear Solid 3 Snake Eater reste pour moi le meilleur épisode de la série. La seule chose qui m'empêche de le préférer à MGS, c'est son manque d'équilibre. Le premier était plus constant. MGS3 fonctionne plutôt au coup par coup. Mais c'est ici que l'histoire est la plus belle, que les personnages sont sublimés. Sans oublier que c'est cet épisode qui décrit les faits à l'origine de la création d'une civilisation fondée sur la rage, sur la vengeance, sur cette envie propre à Big Boss, de donner aux militaires leur indépendance.

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Snake Eater va définitivement conclure la série sur PS2, et ce avec talent. Une grande histoire, la plus belle assurément, qui permet à tous les fans de la série de découvrir le passé d'acteurs influents. Une oeuvre intéressante, passionnante, épique. Un nouveau coup de maître de Hideo Kojima.


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2000. Electronic Entertainment Expo. Los Angeles. Un trailer rode sur les grands écrans du Convention Center.

Toutes les heures, l'E3 s'arrêtait de vivre

Voilà l'exploit qu'à su réaliser Hideo Kojima. La bande-annonce en question mettait en scène un Snake plus actif et plus fort que jamais, infiltrant un navire sous la pluie battante de New York. Un saut de l'ange devenu culte, et une vidéo qui aura bouleversée les esprits. Alors que la Playstation 2 ne dispose d'aucun jeu d'ampleur, MGS2 est la promesse de passer à la nouvelle génération, d'enfin exploiter les possibilités d'une console qui a la réputation d'être difficile à programmer. A la baguette de la musique, Harry Gregson-Williams, qui signe ici un thème digne des plus grands films du cinéma. Envoutant.

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Tout cela a contribué à renforcer l'attente autour de MGS2. Un an plus tard, c'est une démo disponible avec Zone of Enders, qui va encore attiser la flamme de ceux qui ne juraient plus que par Metal Gear Solid. Autant dire que l'attente se faisait presque oppressante.

En novembre 2001, la jaquette se montre enfin sur les étalages américains et japonais. Et fort heureusement que Internet n'était pas encore ce qu'il est aujourd'hui, car MGS2 était très riche en surprise.

C'est avec MGS2 que Hideo Kojima va se révéler aux yeux du monde, en étant le créateur fallacieux qui aura retiré Snake des mains des joueurs et des amateurs. En le remplaçant qui plus est par un rookie, un bleu, un débutant. Désormais, on ne contrôle plus le héros légendaire qu'est Solid Snake, pourtant plus charismatique que jamais. Cette sensation relève de l'ordre du kidnapping, et rarement dans le monde du jeu vidéo, un tel effet aura été accompli.

Le trailer ne nous avait, en revanche, pas trahi sur un point. Le jeu est une tuerie pour les yeux. La pluie n'aura jamais été si réaliste, Solid Snake n'aura jamais été aussi détaillé, le tanker sur lequel vous évoluez prend presque vie. Le premier jeu à avoir enfin démontrer le potentiel de la PS2.

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Cependant, il ne faut tout de même pas oublier une chose : ce MGS2 était le prolongement des événements de Shadow Moses. Après cela, Snake et Otacon ont fondé ensemble une ONG, Philantropy, censée lutter contre la prolifération des Metal Gear. Lors de leurs recherches, ils vont découvrir l'existence de RAY, un nouveau modèle de Metal Gear, transporté sur un bateau controlé par l'Armée. Alors qu'ils vont tenter d'infiltrer le navire, et révéler aux yeux du monde le danger d'une telle arme, Ocelot, aux commandes d'une faction de militaires russes, va prendre possession de l'équipement, couler le bateau et laisser Snake pour mort.

La suite, vous la connaissez déjà. Quelques mois plus tard, un groupe d'assaut indépendant, la Dead Cell va enlever le Président des USA, et réclamer au gouvernement, une rançon importante, sous peine de faire exploser dans l'atmosphère une ogive nucléaire, capable de perturber les équipements électriques et ruiner le système économique mondial.

Un nouveau Snake sera envoyé en mission sur une station de purification nommée Big Shell, au large des côtes américaines, afin de régler cette affaire. Il disposera par la suite d'un nouveau nom de code : Raiden.

Et c'est à partir de ce moment, que le MGS2 entre dans la légende. Jack est un nouveau membre de FOXHOUND et se voir investi de la mission de sauver le Président et de mettre fin au danger que représente les terroristes de la Dead Cell. Blond platine, particulièrement discipliné mais en manque d'expérience car formé par Réalité Virtuelle, assez fade, en réalité, le joueur va connaître la plus grande surprise de sa vie en contrôlant ce personnage plus que tendre, surtout quand il apprend la présence de Solid Snake, sous les traits de Snake Pliskin, sur la station. Toutefois, on confie rapidement une seconde chance au personnage. Car c'est aux travers des autres protagonistes qu'il va se révéler.

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Par Rose, sa compagne, dont il est fou amoureux, mais qui va lui apprendre le contenu de secrets qu'il n'aurait jamais dû connaître. Par Snake, également, qui va le prendre sous son aile et le guider dans sa mission afin qu'il puisse l'accomplir le plus rapidement possible. Ainsi que par Solidus, le troisième frère, le clone parfait de Big Boss, grand initiateur de l'opération, responsable des maux de Raiden, qui l'empêchent de croquer la vie à pleine dent.

En effet, le passé de Raiden contribue aussi à donner du caractère à ce nouveau venu. Enfant soldat devenu machine à tuer, à la manière d'un Franck Jaegger, tout ses actes restent en mémoire, et Solidus n'hésitera à jouer du traumatisme du bleu afin de mener à bien ses ambitions.

Au final, bien que la surprise fut de taille, la découverte de Raiden s'intégrait parfaitement à l'histoire de MGS, et a permis au joueur de participer à l'histoire Metal Gear Solid, par des yeux différents. Depuis toujours, le héros était Solid Snake, MGS2 nous le rappelle encore, car jamais dans un épisode de la série le personnage nous aura autant manqué.

On retrouve aussi d'autres membres de Shadow Moses. On pense évidemment à Otacon, devenu le grand ami de Snake, et qui met à son service ses qualités de scientifique et d'informaticien, et qui est lui aussi, mouillé dans le scandale du Big Shell. Sans oublier non plus Revolver Ocelot, qui revient porteur du bras de Liquid Snake, dont l'influence psychique se fait ressentir sur le cowboy russe.

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Evidemment, de nouveaux venus font leur apparition. Notamment parmi les membres de la Dead Cell. Fortune, cette femme dotée d'une chance extraordinaire qui lui permet de neutraliser tout les balles filant en sa direction. Vamp, qui reviendra dans Metal Gear Solid 4, qui comme son nom l'indique, est un slave devenu vampire, suite à une crucifixion, et qui l'a rendue immortel. Et enfin, Solidus Snake, le troisième clone de Big Boss, qui dirige le soulèvement et qui va tenter lui aussi de ramener le monde à un état primaire, dans le but d'accomplir le rêve de son défunt père, mais aussi pour échapper à l'emprise des La-Li-Lu-Le-Lo, compris par certains par le mot " Patriotes ", qui seraient la véritable organisation directrice mondiale, les vrais maîtres du monde.

En résumé, le casting est plutôt intéressant, même si je le trouve inférieur à celui de Metal Gear Solid, premier du nom. Vamp est classe, certes, mais reste tout de même assez particulier, exécutant de nombreux pas de danse. Fortune, elle, est un perso dont je regrette l'absence. Du fait qu'elle n'ait jamais connue la douleur de par sa chance, elle souffre de dépression, et cherche absolument à mourir, ne supportant plus de voir souffrir ses proches.

En revanche, on frôle parfois le pire, comme c'est le cas avec Fatman, horloger amateur des explosifs, gros et amateur de bon vin, pas charismatique pour un sou, et qui n'arrive même pas à la cheville d'un Decoy Octopus, que l'on ne voit pourtant jamais dans MGS.

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Metal Gear Solid 2 marque aussi un tournant dans la série, car c'est vraiment dans cet épisode là, que Metal Gear Solid devient une histoire, avec ses secrets, avec sa volonté de nous cacher la vérité, et de la conserver inconnue jusqu'à la fin. Par conséquent, MGS2 est l'épisode est à la fois un épisode très riche en découverte, mais aussi très frustrant car beaucoup de nouvelles informations ne nous seront pas expliquées ici. Je pense que nombre d'entre vous ont été plutôt déçus, ou plutôt, surpris par la fin du jeu, dont on ne tire rien, en fait, et qui laisse en suspends de très nombreuses questions.

Autre spécificité de ce volet, le virage " philosophique ". A de nombreuses reprises, Solidus, Snake, Otacon, Rose, voire même Campbell, encore présent - ou pas... - vont se lancer dans des considérations sur l'être humain, son existence, sa place dans la société et sur les valeurs qui la caractérisent. Alors que MGS était très réaliste, en ce sens, focalisé sur l'aspect militaire, politique, social, sa suite s'amuse à prendre la tête du joueur, à le faire réfléchir. Je sais que cela n'aura pas été apprécié par tous, et malgré cette philosophie parfois de bas étage, de comptoir, MGS2 va devenir grâce à cela l'opus le plus " spécial ", au bon sens du terme. Personne ne peut nier que cette suite est particulière, très particulière.

Les cinématiques et les phases de CODEC y prennent d'ailleurs encore plus d'importance, laissant au joueur un très faible temps de jeu ( 3 - 4 heures de gameplay pour une douzaine d'heures de jeu totale ). On sent que jamais le cinéma n'aura autant influé sur un épisode de la saga. C'est à partir de MGS2 que la saga va se rapprocher du septième art, avec ses longues scènes riches en dialogues, chargées d'émotion, souvent bien mises en scène.

Le gameplay, quant à lui, n'a pas bougé d'un iota. Seuls certains plans mettent le personnage de dos, mais grosso modo, la vue de dessus est conservée, le SOLITON Radar est toujours présent, permettant de repérer les ennemis. Quelques nouveautés permettent tout de même d'apporter une touche de modernité au gameplay. Désormais, il est possible de passer en vue à la première personne et de cibler avec précision ses adversaires, sachant que la localisation des dégâts est prise en compte. On peut aussi se suspendre aux barrières, ce qui offre de nouvelles possibilités d'infiltration. Sinon, rien de bien nouveau.

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En tout cas, il est clair que MGS2 aura marqué les esprits. Je ne le considère pas comme mon préféré, MGS restant pour moi un épisode complet à tout les niveaux, et plus accompli, au global. En revanche, il permet à la série de prendre un nouveau virage. L'histoire devient un monde, faisant référence à des notions du passé, mais ouvrant aussi la série sur l'avenir, en laissant planer dans l'atmosphère de la Big Shell de nombreuses questions. Le traitement cinématographique aura aussi frappé le début des années 2000, car jamais un jeu n'avait encore proposé un rapprochement avec ce milieu de manière si prononcée. Cela paraît banal aujourd'hui, mais à l'époque, cela était impressionnant, et le reste encore de nos jours.

On peut presque affirmer que MGS2 est un titre d'auteur. Kojima s'est amusé à prendre les joueurs de revers, a fait en sorte de poser sa signature sur la saga. Une oeuvre marquante, controversée, évidemment. Cependant, on peut le louer pour une chose. Metal Gear Solid va devenir une série majeure du jeu vidéo. Sans aucun doute.


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Les deux premiers Metal Gear sortis sur MSX au début des années 90' avaient installé les fondations d'une histoire déjà extrêmement bien ficelée. Les conditions étaient donc idéales pour faire franchir à la série un cap. Et c'est la Playstation qui a eu l'honneur d'accueillir ce que je considère encore aujourd'hui, comme le meilleur épisode de la saga.

Il faudra pourtant attendre l'an de grâce 1998, voire même 1999 chez nous, en Europe, pour voir débarquer cette merveille du jeu vidéo, je parle bien sûr de Metal Gear Solid.


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Je ne vais pas vous le cacher, mais vous avez sûrement tous UN jeu auquel vous pouvez jouer tout les ans et retrouver encore et encore cette sensation, celle de découvrir une histoire, une ambiance, une expérience, qui vous marquera à tout jamais. Dans mon cas, je parlerai bien sûr de Super Mario Bros. et de Ocarina of Time, mais je n'hésiterai pas à ériger MGS premier du nom au Panthéon des plus grands jeux de tout les temps, tant cet opus est réussi sur de nombreux points.

Tout d'abord, la Playstation avait beau en avoir dans les trippes, MGS réussissait le tour de force de proposer un jeu intégralement en 3D tout juste magnifique. Certes, de nos jours, les textures bavent, et l'aventure manque un peu de couleur, mais il est impossible de nier qu'une véritable identité se dégage de ce titre. Certes, il me semble que le jeu ramait à certains moments mais...on s'en fout. Vous êtes sur les lieux, vous êtes abandonnés sur cette île du cercle arctique, la neige obscurcit votre champ de vision. Vous êtes lâchés dans la gueule du loup, et le monde fait en sorte que vous vous sentiez à l'étroit.

Car oui, une autre des grandes qualités de MGS, c'est cette sensation d'être seul face à vos adversaires, de ressentir la supériorité numérique de votre ennemi. Ce troisième épisode respecte donc la tradition de la série. MGS est avant tout un jeu d'infiltration, et il faut absolument que vous évitiez les soldats génomes qui font office d'obstacle sur votre chemin. Le jeu conserve d'ailleurs une certaine rigueur, celle des précédents volets, où il n'est pas difficile de se faire remarquer, pour peu que vous ne soyez pas vraiment attentif à ce qui se passe devant vos yeux.


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Mais en fin de compte, ce n'est pas le gameplay que l'on retient. Bien qu'efficace, cette caméra, placée au-dessus de la tête de notre cher héros, Solid Snake, ce qui empêche le joueur de véritablement savoir ce qui se passe devant lui. On peut affirmer que cela n'aura jamais servi le gameplay, mais en tout cas, cela augmentait la difficulté, et contribuait, peut-être involontairement, à vous rappeler qu'il faut que vous fassiez très attention dans votre infiltration, tant la jauge de vie peut se vider très rapidement.

Non, ce qui est extraordinaire dans MGS, c'est son équilibre à tout les niveaux. Au niveau de la durée de vie, le jeu se pliait en 9 heures, dont environ 4 heures de jeu. Le reste, cinématiques extrêmement bien mises en scène pour l'époque, presque avant-gardiste, ce qui donnait un véritable cachet au jeu, et dialogues par CODEC, cette radio personnelle par laquelle les différents protagonistes de l'histoire s'expriment. Certaines de ces scènes sont parfois des moments cultes à eux seuls, alors que ces séquences sont pourtant minimalistes. On se rappellera ausside l'excellent doublage anglais des personnages. En France, évidemment, on a pas de bol, le doublage était une catastrophe, enchaînant caricatures sur caricatures, et malgré lui, a contribué à former la légende MGS.

Les personnages étaient eux aussi le produit d'un très gros travail de rédaction. Je n'ai pas peur de le dire, tout les personnages de ce Metal Gear Solid sont mémorables. Vraiment. Bien sûr, on pensera tous à Solid Snake, héros exilé en Alaska, qui va accomplir cette mission pour rendre service, tout d'abord, à son ami, Roy Campbell, de retour dans cette aventure. Meryl, jeune militaire capturée durant la révolte de FOXHOUND sur cette île, qui voue une grande admiration pour ce génie de la guerre qu'est Snake. Même les personnages que l'on aperçoit uniquement lors des séquences de CODEC font preuve d'énormément de charisme. Naomi Hunter sera finalement bien plus que l'aide psychologique de Solid Snake, Mei Ling n'hésitera pas à partager ses sentiments sur l'opération et sur ses projets à venir, Campbell, dirigeant de l'opération vous révélera petit à petit tout les secrets et réelles ambitions cachées derrière l'infiltration, et le Master Miller, n'hésitera pas à se rappeller à notre héros toutes les astuces qui font la qualité de combattant et de survivant de Snake dans cet environnement glaciaire.


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Cependant, ne parler que des " gentils ", qui n'en sont pas tous vraiment par ailleurs, ce ne serait pas rendre justice à ces adversaires tellement marquants. Qui ne se rappelle pas de Ocelot et ses fameux revolvers, qui va devenir un véritable personnage majeur de la saga Metal Gear, et perdre un bras dès votre première rencontre. Le choc ! Sans oublier Psycho Mantis et le combat inoubliable qui vous confrontera à un personnage torturé, que vous ne pourrez abattre que d'une manière particulièrement inattendue, Vulcan Raven, cet énorme soldat bodybuildé, dont je regrette l'absence dans les épisodes suivants de la série, Sniper Wolf, kurde en soif de vengeance, très attirée par la virilité de Snake, et dont la mort ne pourra pas vous laisser insensible. Même Decoy Octopus, dont vous apprenez l'existence lors de votre mission, vous marquera par son action silencieuse, et son influence plus que décisive. Et enfin, Liquid Snake, le frère de Solid Snake, dont l'ambition démesurée va même perturber le serpent espion.

D'ailleurs, Solid Snake va apprendre beaucoup de cette opération menée par le gouvernement américain. L'histoire est très riche, et chose rare dans la saga, se suffit à elle-même. C'est simple, on peut se contenter uniquement de ce volet là et profiter d'une histoire extrêmement complète, sans zone d'ombre, remplie de retournements de situations, tellement d'ailleurs, que même Snake ne saura plus qui croire à la fin, tout comme vous d'ailleurs.

Côté scénario, FOXHOUND, dirigée par Liquid Snake, en charge de la surveillance d'armes nucléaires dans la base de Shadow Moses, située sur une île proche de l'Alaska, décide de prendre de force le Metal Gear, Rex, présent sur les lieux, et menace de bombarder la Maison Blanche, si les restes physiques de Big Boss, ne lui sont pas remis. Solid Snake est alors appelé par Roy Campbell et le gouvernement américain, pour sortir de sa retraite, et partir à l'assaut de l'île afin de neutraliser le déclenchement de l'ogive, et se débarrasser de la menace FOXHOUND.

 

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Se déroulant sur 8 h, il me semble, l'opération d'infiltration va en apprendre beaucoup sur la véritable personnalité des différents protagonistes de l'histoire, sur la vérité derrière cette mission dont on pense que l'objectif initial est purement justifié par la protection des civils, alors que ce n'est finalement pas du tout le cas. Les trahisons seront nombreuses, et c'est vraiment dans MGS, que l'on comprend que Solid Snake n'est qu'un pantin, manipulé par ses supérieurs et par ses adversaires, et n'aura jamais la possibilité d'agir de sa propre initiative, jamais de sa propre volonté.

L'introspection est un aspect très développé de cet épisode, on découvre tout les tenants et aboutissants du scénario, tout les personnages ont un rôle ici, sur Shadow Moses, et ont tous un intérêt à participer à la mission. Dans Metal Gear Solid, l'ambivalence est maîtresse. Rien n'est laissé par hasard. Il y a même un aspect science-fiction, fantastique, parfaitement intégré et qui jamais ne jure avec le ton sérieux et réaliste de l'expérience. Bien au contraire. Les pouvoirs télékynésiques de Mantis intriguent, beaucoup, tout comme l'entente de Wolf avec ses frères loups, et celle de Raven avec ces corbeaux géants. C'est ici que l'on comprendra les rôles multiples de Revolver Ocelot qui vont faire de lui le personnage le plus important de la série.

Bref, ce Metal Gear Solid est une expérience extraordinaire. Doté d'un scénario en béton armé, le jeu est très riche en séquences cultes. Quand ce n'est pas un combat mythique, c'est une révélation bouleversante, ou un événement inattendu, qui rompt tout sentiment de monotonie.

 

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Jamais on ne s'ennuie en jouant à MGS, le rythme narratif est parfait. Tout est excellement réalisé, ce qui a fait la légende de ce troisième épisode.

Un remake de ce jeu sortira d'ailleurs en 2004 sur GameCube, et permettra à de nombreux nintendomaniacs, dont moi, de tomber sous le charme d'un jeu dont l'histoire fait tout. Beaucoup reprocheront la refonte des cinématiques, qui mettent en scène un Snake plus souple que jamais, plus Matrix que jamais, plus ridicule que jamais, au final. Mais ici encore, le scénario fait son effet, et sert à oublier le ridicule de certaines situations, trop américaines, ou trop asiatiques, pour être de bon goût.

Cela ne m'empêchera pas de considérer MGS The Twin Snakes comme un de mes jeux préférés. Assez joli, bien qu'inférieur à MGS2 sorti 2 ans auparavant, avec de nouvelles features, cet opus ouvrait une porte sur la série à un public bien différent.

 

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Pour terminer cette deuxième partie, on peut affirmer sans se tromper que c'est bien MGS sur Playstation, qui va donner à la série une autre ampleur. Pourtant, MGS, à la manière du troisième Solid, est un jeu qui se suffit à lui même. Il n'est pas nécessaire de connaître les antécédents, parfaitement narrés durant la mission, et une seule phrase incite à découvrir la suite annoncée. Ceux qui auront joué à ce jeu se souviendront forcément de leur réaction face aux révélations plus extraordinaires les unes que les autres, de ces personnages d'une très grande profondeur, avec un background travaillé et passionnant, et de ce huis clos qui sera l'occasion de mettre au point tout les problèmes qui plombent la société. L'armée, la génétique, la corruption et la politique, seront de nouveau évoquées de manière assez fine...bref, tout dans ce MGS est bien traité, avec génie, même.

 

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Une grande oeuvre vidéoludique, une merveille du média. Si vous n'avez jamais essayé, je vous conseille absolument de vous y mettre dès maintenant, en téléchargeant l'abandonware disponible sur le net.


Voir aussi

Jeux : 
Metal Gear Solid, Metal Gear Solid : The Twin Snakes
Plateformes : 
GameCube, PlayStation
Sociétés : 
Konami
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Sorti en 1998, Metal Gear Solid s'est révélé aux yeux du grand public, grâce à une formule assez unique pour l'époque. Titre axé sur l'infiltration, il avait notamment marqué par son scénario, son ambiance si particulière, ses personnages si attachants.

Pourtant, les gens ont tendance a oublié que la saga est née dénuée de son épithète si mémorable. Bien avant cela, Metal Gear, tout court, avait déjà annoncé quelles seraient les spécificités de l'une des séries du jeu vidéo les plus importantes.

 

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Disponible sur MSX2, Metal Gear proposait déjà, à l'époque, une expérience de jeu nouvelle. Limité par les contraintes techniques imposées par la console, un certain Hideo Kojima s'était donc décidé de les contourner en proposant un gameplay original. A l'heure où le succès des beat'em all et shoot'em up explose en arcade, le créateur de la série a réussi son pari en proposant une aventure où le but était, avant tout, d'éviter toute confrontation avec son adversaire.

Metal Gear était donc d'ores et déjà un jeu d'infiltration, intégralement en 2D, vu de dessus. Des éléments typiques des jeux d'action étaient bien sûr présents, avec un arsenal conséquent à disposition du héros. Toutefois, la grande difficulté du jeu, la grande puissance des soldats présents, ainsi que leur grand nombre, obligeaient le joueur à réfléchir avant d'agir, sachant que lorsque l'alarme sonnait, le game over était quasiment assuré.

Sans être un titre d'exception, car très rigide, particulièrement difficile, et malgré un succès assez confidentiel en Europe, ce premier jeu mettait déjà en scène les caractères qui vont faire le succès de la série.

 

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Tout d'abord, son personnage, Solid Snake, espion au service des services secrets américain, chargé d'infiltrer la base de Outer Heaven essentiellement composée de mercenaires aux activités militaires plus que douteuses, et par conséquent, dangereuses. Pour sa toute première mission, ce bleu a pour but tout d'abord de retrouver un coéquipier ayant disparu lors de la première mission en Afrique du Sud, un certain Gray Fox, dont le nom saura remuer la mémoire des amateurs de la saga.

L'autre force de cet opus aujourd'hui très daté, c'est son scénario. Car déjà la trame scénaristique est développée, déjà les retournements de situation les plus inattendus étaient légions, déjà, les adversaires se démarquent par leur charisme. Evidemment, tout le monde aura pensé à Big Boss, dirigeant de l'organisation FOXHOUND, dans laquelle est intégré Snake, et qui se révélera être en réalité, le bad guy de l'histoire. Mais on oublie aussi que le Metal Gear était déjà présent, cette machine bipède doté de l'arme nucléaire, qui était la garantie pour Outer Heaven de vivre indépendamment du monde et loin de l'hégémonie militaire américaine.

On remarquera aussi que certains thèmes chers à Kojima sont traités dans ce premier volet. Big Boss, héros de l'armée américaine, décide de créer de ses mains une organisation qui pourrait donner sa liberté à tout les guerriers du monde, afin d'échapper aux manipulation des politiques et des organes décisionnaires, faisant tous preuve de lâcheté, cédant à la corruption, et bafouant les valeurs auxquelles est attaché Big Boss. La menace nucléaire est évidemment traitée ici, par l'existence du redoutable Metal Gear, et l'évolution des techniques militaires est elle aussi traitée, afin d'évoquer la mutation d'un monde où la technologie, la matière inanimée, prend le pas sur l'humain.

 

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Ainsi donc, Metal Gear sur MSX sera l'épisode fondateur de la série. Les personnages sont intégrés, l'histoire prend place et ce terreau là, est propice à la création d'une suite. Pourtant, cette séquelle, Metal Gear Snake's Revenge, et sorti sur NES en 1990, n'a plus vraiment grand chose à voir avec son aîné. Kojima ne sera d'ailleurs pas vraiment de l'aventure, et ne s'impliquera pas dans le projet. Par conséquent, adieu Big Boss, adieu le Metal Gear, tout cela est remplacé par un ordinateur particulièrement suspect responsable de tout ce grabuge. Pas vraiment intéressant, ce Metal Gear Snake's Revenge sera d'ailleurs mis à l'écart de l'histoire officielle de la saga, afin d'éviter les interférences.

La véritable suite verra le jour la même sur MSX2, et s'appelle Metal Gear 2 Solid Snake. Cette fois-ci, en plein contexte de crise énergétique mondiale, le Dr. Marv découvre un substitut au pétrole. Kidnappé et emmené par les insurgés de Zanzibar Land, Solid Snake est envoyé sur le terrain toujours par FOXHOUND, mais est désormais sous les ordres du Colonel Campbell, personnage récurrent de la série.

De nouveau, les adversaires dont va se défaire Snake ont un véritable background, l'histoire est toujours aussi riche retournements de situation en tout genre, qui vont faire la marque de fabrique de la saga. Ce sera aussi l'occasion de retrouver encore et toujours les fameux Big Boss et Gray Fox, revenus d'entre les morts, ainsi que le Metal Gear, développé en secret à Zanzibar Land, et qui menace de nouveau l'intégrité naturelle de la planète bleue.

 

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Au final, on se rend compte que l'histoire de ce Metal Gear 2 est exactement la même que celle de son prédécesseur, et cela est une chose que l'on va souvent voir dans la série. L'histoire est un éternel recommencement, et Kojima aime à nous le rappeler.

Pourtant, Solid Snake va apprendre la réalité des événements. De nouveau, il est manipulé par des instances placées plus haut dans la hierarchie, de nouveau, il est le pantin d'une organisation qui va tout faire pour défendre ses intérêts. Il va aussi apprendre qu'il est le fils de Big Boss, un enfant particulier, qui aura hérité de toutes les forces de celui considéré comme le plus grand soldat de tout les temps. Au terme d'un combat d'anthologie, Solid Snake va abattre son plus grand ennemi, et mettre fin au danger qu'il représentait. Cela ne va pas l'empêcher de souffrir de cette opération plus que trouble, mêlant la politique américaine et les intérêts privés de certains, et qui va avoir raison de la motivation d'un nouveau héros, épuisé par les intrigues de ses supérieurs.

 

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Ces deux premiers épisodes, Metal Gear, et Metal Gear 2 Solid Snake, vont établir les fondations d'une saga qui va prendre une autre dimension avec la sortie de Metal Gear Solid sur Playstation. Les complots étatiques, les opérations occultes militaires, l'espionnage, vont servir de base à ce qui reste pour moi, le meilleur scénario existant dans le jeu vidéo. Le héros, Solid Snake va prendre de l'importance, mais son environnement aussi, ses coéquipiers tout comme ses ennemis choisis.

Pourtant, il est nécessaire de rappeler que déjà, à la fin des années 80, Kojima avait pensé à tout ça. Chapeau l'artiste.


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Metal Gear
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NES, MSX2
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Après quelques semaines d'une activité plus que faible, la rentrée sera pour moi l'occasion de me remettre à la rédaction de nouveaux articles sur le blog.

Et pour attaquer l'année en fanfare, je me suis dit que commencer un dossier sur la saga Metal Gear Solid serait le meilleur moyen de se remettre dans le bain.

Comme vous le savez peut-être, j'ai eu l'occasion il y a peu d'élargir mes horizons et de pouvoir enfin savourer l'expérience MGS4, qui met un terme à la série. Je connais désormais la saga de ses débuts jusqu'à son accomplissement, et l'expérience tirée de ces heures de jeu est l'une des plus extraordinaire que j'ai vécu, encore aujourd'hui.

 


 

Vous le savez tous, Metal Gear Solid est une oeuvre particulière du jeu vidéo, pas forcément réputée pour son gameplay, mais plutôt pour sa réalisation technique proche du cinéma et évidemment son scénario, et les sujets d'actualité qui y sont évoqués, sans oublier son créateur, Hideo Kojima, et sa volonté d'intégrer le joueur à l'aventure.

Je vous donne donc rendez-vous d'ici peu pour partager avec vous la première partie de ce dossier. J'espère qu'il vous plaira, et qu'il sera l'occasion de parler entre amateurs d'une des plus grandes séries de l'Histoire du jeu vidéo. See You Soon...


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Tout le monde connaît Mario, petit bonhomme moustachu bondissant, pour ses aventures connues sur Nes, Super Nes, Nintendo 64, Game Boy, Gamecube, ainsi que Wii.

Pourtant, la licence s'est aussi faite connaître par tout ses spin-off, particulièrement nombreux, mais qui, sauf rares exceptions, bénéficient du travail préalable de Nintendo. Par conséquent, il s'agit souvent de très bon jeux, et à défaut, de bons jeux.

Aujourd'hui, je vais en évoquer quelques uns, les plus marquants, afin de montrer l'ampleur qu'a pris Mario depuis une trentaine d'années.

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100 Km/h ! Turbo Champignon !

 

Ici, je parle bien sûr de Mario Kart. S'il ya bien un épisode de la série Mario qui connaît un succès quasi-incontestable, il s'agit de celui-ci.



Pourquoi cela ? Tout simplement car il y a peu de jeux aussi funs, aussi accessibles, aussi jouissifs, mais aussi techniques, et fourbes. Car si la maniabilité de Mario Kart est un modèle du genre, avec une conduite que l'on connaît par coeur, le titre ne s'avère pas être qu'un simple jeu de bagnoles typé cartoon. Loin de là.

En effet, tous ceux qui auront joué à n'importe lequel des jeux de la série Mario Kart savent que ce n'est pas la seule maîtrise de votre engin qui vous permet de gagner. Pour remporter la course, vous devrez user sans vergogne de tout les objets que vous pourrez ramasser sur le circuit, tout en faisant en sorte d'en prendre le moins possible d'en la tronche.

Bref, mettre Mario dans un kart tout bête, l'accompagner de tous ses compagnons emblématiques, et mettre en place un jeu drôle, amusant, mais surtout hyper addictif à plusieurs, voilà une formule particulièrement réussie. Mario Kart a d'ailleurs connu des volets sur Super Nes, Nintendo 64, GBA, DS, GameCube et Wii. Aucuns de ces volets n'est raté. Et même si la série commence à légèrement tourner en rond, le plaisir est toujours là.


Points d'Expérience et Level Up ! 

 

Et oui ! Mario Bros. s'est aussi attaqué au monde du RPG. Et même s'il s'est montré plus discret sur ce plan là, le niveau est pourtant au rendez-vous.



C'est sûr que quand SquareSoft produit Super Mario RPG sur Super Nes, toutes les armes sont placées du bon côté afin de pondre un bon jeu. Et c'est le cas. Sorti en 1996, vers la fin de vie de la console, Super Mario RPG s'avère être un très bon jeu du genre, certes un peu simplifié, mais réussi sur tout les points. Un must de la console, jamais sorti en Europe, mais aujourd'hui disponible sur Virtual Console ( Wii ).

 

 


L'idée a cependant été abandonnée pendant quelques années avant que la formule revienne avec Paper Mario sur Nintendo 64. Et bien que le titre fût un jeu de rôle très simplifié, l'univers intégralement conçu à partir de feuilles de papier permet de démarrer une série qui va connaître un beau succès critique. D'autres épisodes vont voir le jour sur GameCube, ainsi que sur Wii, tout les deux très bons.

Pendant ce temps là, sur GBA et DS, Mario & Luigi fait son apparition en trois épisodes sur les deux consoles. Bien évidemment, il s'agit d'un RPG sauce Mario Bros. très sympathique, et très vif, qui va exiger de votre part beaucoup de dextérité, de par l'intégration dans le gameplay d'interactions qui vont influencer sur les déroulements des combats, le nombre de dégâts infligés et reçus, la force des différents sorts...

 

100 % ? Il Est Mûr, On Peut Smasher ! 

 

Le fameux cross-over de chez Nintendo. Car oui, Super Smash Bros. est un des seuls jeux du constructeur à réunir les héros placés sous le logo du Big N. Avec Mario, Samus, Donkey Kong, Link, Pikachu, etc...le jeu propose de se fritter les uns avec les autres tout en incarnant nos héros préférés. Et ça, c'est jouissif, tout simplement.

 


Assez simple dans sa première formule sur Nintendo 64, la série va se distinguer des autres tout d'abord par son fonctionnement, qui consiste à éjecter ses adversaires du terrain après leur avoir infliger un certain nombre de dégâts, puis par la richesse de son contenu.

Depuis Super Smash Bros. Melee sur GameCube, la formule propose aussi la découverte de beaucoup de personnages cachés, de nombreux trophées à débloquer, ainsi que énormément de mini-jeux, tout cela augmentant de manière très sensible la durée de vie du jeu. Par conséquent, même si Super Smash Bros. a beau être un jeu de baston, il propose une expérience solo intéressante mais un plaisir en multijoueur particulièrement intense, comme cela est le cas avec Mario Kart.

 

Et Tant d'Autres... 

 

Je vais m'arrêter là pour le traitement des spin-off, en m'attaquant aux différents sports pratiqués par le plombier moustachu.

En effet, l'italien virtuel le plus connu du monde joue à la fois au foot dans les jeux Mario Strikers, au tennis, avec Mario Tennis, au basket sur DS, avec des personnages issus de chez Square, d'ailleurs, au golf aussi...

 


En fin de compte, vous aurez compris que l'ami Mario bouffe un peu à tous les râteliers. Le pire, c'est qu'il le fait souvent avec succès et tout en proposant des titres bien réalisés.

J'oublie aussi le génial et machiavélique cousin de Mario, j'ai nommé Wario. Cupide, gros, laid, mais tellement puissant et drôle, le personnage voit aussi sa série être très appréciée par les joueurs, surtout ceux sur console portable, qui renouvelaient un peu la formule traditionnelle des jeux de plate-forme.

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Ca y est. J'ai accompli mon rapide tour de la série Mario Bros et de ses annexes. Bien sûr, j'ai dû trier entre les jeux auxquels j'ai joué et ceux trop éloignés de la saga principale, mais j'espère avoir au moins réussi à vous faire comprendre l'ampleur d'une série dont le personnage central incarne à lui seul l'histoire du jeu vidéo.

Je vous donne rendez-vous vendredi prochain, pour acquérir Super Mario Galaxy 2, qui s'annonce lui aussi très bon et savoureux.

 

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Depuis 2002, la série directe alterne entre innovations et fidélité aux fondamentaux de la saga. De plus, Mario Bros. n'est plus la killer aps qui accompagne la sortie d'une nouvelle console.La licence prend du recul, sort souvent plus tard dans les plannings et les derniers titres sortis montrent un traitement assez particulier.

Afin d'étudier le tournant qu'a pris les Mario Bros. communs, on peut prendre à part deux jeux très différents mais ayant pourtant pour point commun la participation du plombier moustachu.

 


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Un Retour Aux Sources Fédérateur

 

Un nom peu assez peu original va pourtant annoncer permettre à la série Mario Bros. de retrouver ses origines premières. Et ce premier jeu est tout simplement New Super Mario Bros. sorti sur DS, en 2006.

La formule est connue et reconnue : on revient à la 2D pure et simple, aux sauts millimétrés, à la nécessité d'anticiper les obstacles qui se présentent sur votre chemin. Bref, un Mario comme on les connaissait à l'époque de la Nes. Toutefois, il récupère certaines nouveautés, qui permettent à la formule de ne pas trop subir les marques de vieillesse. On note ainsi l'apparition de doubles sauts, triples sauts, de power-up particulièrement efficaces, comme le Maxi-Champignon, un nombre de vies important...

 


On reprend aussi une progression de niveau en niveau avec de nombreux embranchements, ainsi que deux mondes cachés, carrément, pour les plus acharnés d'entre vous. Et afin d'optimiser le temps passé devant la dernière née de chez Nintendo, des pièces étoiles sont disséminées tout au long des univers que vous devrez parcourir, ce qui, si vous souhaitez les récupérer, allonge considérablement la durée de vie du jeu, qui n'est pas extraordinaire, d'ailleurs.

C'est aussi ce New Super Mario Bros. qui va instaurer une baisse de difficulté sensible, ce qui rend l'expérience parfois très simple, voire trop simple.


 

Un jeu du même genre, quasi-similaire par ailleurs, va pointer le bout de son petit nez de million-seller, il s'agit de New Super Mario Bros. Wii. Très semblable à son aînée sur DS, ce jeu continue sur sa lancée en proposant la même expérience, à quelques détails près. Bien sûr, les niveaux sont différents, le jeu bénéficie de graphismes plus fins, plus riches, même s'il garde sa sobriété très rétro.

En revanche, la grande nouveauté était l'intégration d'un mode multijoueur particulièrement jouissif. Trouvez 3 potes particulièrement motivés et vous verrez que les fous rires seront nombreux. Entre coups bas et tentatives de jouer en équipe, le fun est au rendez-vous, et la difficulté aussi, du fait de la présence de nombreux protagoniste sur l'écran. Or, selon moi, même si les 4 personnages empêchent pleinement de profiter de tout le bagage technique proposé par le jeu, cela procure aussi une confusion particulièrement amusante, bien que gênante.

 


Mais à côté de cette formule on ne peut plus classique, la série des Mario Bros. va aussi changer de forme avec un passage sur Wii très rafraîchissement.

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Une Formule Renouvelée Et Un Nouvel Univers

 

Ce jeu, c'est le grand et sublime Super Mario Galaxy, disponible sur Wii depuis 2007. Véritable bouffée d'air frais dans le petit milieu du jeu vidéo, Super Mario Galaxy propose une expérience nouvelle pour la série et pour son genre qu'est la plate-forme.

 


Le principe se rapproche pourtant de ses origines en proposant des niveaux très courts, mais très intenses. Durant entre 5 et 10 minutes, la découverte de l'étoile qui récompensera vos péripéties reste l'objectif principal. Pour cela, Nintendo a décidé de mettre es bouchées doubles en proposant une très grande variété des situations, jamais vue encore, ainsi qu'une très grande variété des moyens mis à votre disposition.

Vous pourrez donc vous transformez en abeille pour voler pendant un court laps de temps, toucher une fleur de feu dont vous connaissez l'utilisation, devenir un Boo et traversez les murs...Mais Super Mario Galaxy met aussi en place des situations qui requièrent de votre part une certaine concentration, autant dans la maîtrise de la Wiimote très bien utilisée ici, que de votre cerveau.

En effet, vous trouverez pendant votre aventure autant de niveaux de plate-forme, que de lieux ou vous devrez deviner le chemin à découvrir.

 


De plus, le jeu propose une esthétique fort agréable à l'oeil. Les couleurs sont chatoyantes, vives, les styles des niveaux variés, tout comme le bestiaire, souvent repris des anciens épisodes de la série. De plus, sans proposer des graphismes de haute volée, étant donné les limitations de la console, le tout est suffisamment bien fait, précis, propre, pour ravir le joueur.

Bref, vous m'aurez compris, et je ne suis pas le seul à l'avoir déclarer, Super Mario Galaxy marque un tournant dans les habitudes de la série. Il respecte la formule de la plate-forme, mais propose un nouvel habillage, très adapté au public de la Wii, qui ne réclame pas forcément des jeux longs et exigeants. Long, Super Mario Galaxy l'est au final. En revanche, la difficulté n'est pas vraiment au rendez-vous.

Cela devrait être le cas dans la suite directe, d'où l'attente qu'elle suscite.

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Les 5 dernières années ont donc installé des expériences de jeu très différentes dans cette série qu'est Mario Bros. Entre innovation profonde de l'organisation du jeu, ou retour à une formule beaucoup plus simple, les derniers titres maintiennent toujours la très grande qualité de son gameplay.

 


Mais malgré la qualité des épisodes principaux de la série, Mario Bros. est aussi connue pour la richesse de ses spin-off, souvent très réussis et presque tous indispensables.

 

Cinquième Partie :

Un Plombier Aux Talents Multiples

 

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Les deux derniers volets de la série sortis sur la Super Nes avaient marqué la licence, la rendant plus accessible, plus profonde, sans perdre en qualité et en précision de gameplay. En 1996, la Nintendo 64 pointe le bout de son nez, et comme la tradition est bien ancrée, un jeu estampillé Mario accompagne la sortie de la console. Autant l'affirmer tout de suite, là où de nombreux éditeurs ne savaient pas encore gérer la 3D sur les plates-formes disponibles à l'époque, Nintendo produit une révolution.

En effet, Mario 64 conserve toutes les spécificités de la série, et profite du gap technologique pour créer un univers, et le rendre surtout utile au jeu, en faire un élément de gameplay majeur.

Puis, la marque Mario Bros. va connaître une longue absence avant de revenir sur le devant de la scène en 2002, avec Super Mario Sunshine, un titre cette fois-ci beaucoup plus contesté.



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Un Pombier Sous Toutes Ses Formes

 

Je ne me rendais pas encore compte à l'époque de l'impact que pouvait avoir Super Mario 64 sur le petit monde du jeu vidéo. Pourtant, avec Ocarina of Time, ces deux jeux ont à eux seuls marqué leurs genres respectifs pour ce qui est du passage si complexe du support 2D à celui de la 3D.

L'ouverture du jeu reste pourtant l'un de mes meilleurs souvenirs de joueur. Arriver en plein milieu de ce champs, devant un château splendide et gigantesque, quelle impression cela laissait. Ca marque, tout simplement, et surtout pour l'époque.

 


La force de ce jeu, c'est en partie l'impression de liberté que l'on peut avoir. En effet, tout ce hub central ne propose que très peu d'intérêt en pratique, même si de nombreux secrets y étaient dissimulés. Toutefois, on profitait du temps offert entre la recherche d'étoiles dans les très nombreux niveaux du jeu pour décompresser, sauter dans tout les sens, trouver de nouveaux lieux à explorer, et même chasser des lapins...

En dehors de ces entractes rafraîchissants, le jeu propose quand même un challenge très intéressant. Pas forcément difficile au début, Super Mario 64 permet au joueur d'approfondir son expérience par des épreuves parfois très tordues, cela même dans les premiers niveaux du jeu. Or, vous devrez à un moment ou à un autre finir par récupérer les étoiles disponibles lors de ces périples afin d'avancer dans l'aventure.

A propos du jeu en lui-même, le titre reste quand même un pur jeu de plate-forme, à la fois très accessible, mais parfois cruel comme savaient le faire les épisodes de la Nes. Je me souviens d'un passage où vous deviez d'un mur à l'autre sur lequel j'ai passé beaucoup de temps. Cela reste de toutes manière de la plate-forme pure mais aussi ingénieuse car la 3D proposée, assez belle pour l'époque, et toujours agréable à regarder de nos jours, instaurait une grande place à l'exploration. Une très grande place même, ce qui pousse le joueur à souvent connaître le terrain sur lequel il s'aventure avant de se lancer dans ses prouesses.

 


Bref, il serait mieux de le dire tout de suite, Super Mario 64 est une véritable réussite sur tous les plans. Sans oublier qu'il propose une jouabilité nickel, et surtout une très grande durée de vie, surtout si vous cherchez à tout obtenir. Mais cette longueur n'aurait pas d'importance si elle n'était pas accompagnée d'un intérêt dans le jeu constamment renouvelé, ce qui est ici le cas. Les mondes sont variés, les épreuves aussi.

Une oeuvre marquante pour son époque, un mythe de la plate-forme 3D.

 

Difficile De Se Maintenir Au Plus Haut Niveau

 

On passe à une toute autre génération de console, car on s'attaque cette fois-ci au GameCube, qui malheureusement ne proposait pas de Mario Bros. comme on les connaît à sa sortie. Pour cela, il faudra attendre un an de plus, car Super Mario Sunshine débarque en 2002 sur le beau cube violet.

 


Tout beau, tout bronzé, c'est comme ça que l'on pourrait qualifier ce volet atypique de la série. En effet, l'aventure se déroule sur la paradisiaque Ile Delfino, où Peach se fait de nouveau capturer par Bowser. En revanche, le célèbre plombier italien est dorénavant accompagner d'un propulseur sur son dos, fonctionnant à l'eau. Or, cet ajout va beaucoup enrichir le gameplay, qui reste ici toujours aussi axé sur la plate-forme.

Car oui, la grande force de ce jeu, c'est bien la qualité de son level design, ainsi que la nécessité de maîtriser parfaitement le personnage et le propulseur pour atteindre le but recherché. Ce que j'ai aimé avec ce jeu, c'est qu'avec un peu de doigté, Mario peut atteindre n'importe quel endroit...ou presque. Tout ça pour dire que la jouabilité de Super Mario Sunshine permet de faire énormément de choses, même certaines que l'on pourrait croire inconcevable.

En revanche, ce sont d'autres aspects du jeu qui nuisent à sa qualité globale. En effet, on note tout d'abord que la variété des niveaux n'est plus aussi riche qu'auparavant. En comparaison avec Super Mario 64, il est clair que le monde, même chaud, ensoleillé, coloré, manque un peu de variété, ce qui donne parfois l'impression de traverser les mêmes zones.

Ensuite, il y a un gros problème avec la gestion de la caméra. Certes, il était difficile de réitérer l'exploit de Super Mario 64, mais ici, de nombreux angles bloqués font leur apparition, empêchant de profiter pleinement de l'expérience, qui nécessite d'ailleurs souvent d'être très concentré, surtout dans les niveaux de plate-forme pure, typés rétro, souvent ardus et complexes.

 



Mais le jeu reste pourtant un excellent titre du genre. Car même s'il déçoit par rapport avec l'excellence de Super Mario 64, Super Mario Sunshine nous offre une nouvelle aventure, un monde neuf, et un challenge particulièrement corsé. Certes, son intérêt sur le long terme est plus diffus, mais il reste tout de même un volet honorable de la saga.

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Ainsi se termine le chapitre sur le passage brillant de Mario à la 3D. L'examen est concluant, voire mémorable, tellement ces deux jeux symbolisent l'excellence d'un gameplay, pourtant assez ancien. Pourtant, l'avenir prévoit de nombreux bouleversements dans le fonctionnement des jeux Mario, changements notamment initiés par Super Mario Galaxy, sur la Wii. 

 

Quatrième Partie :

Les Temps Modernes

 

Voir aussi

Jeux : 
Super Mario 64, Super Mario Sunshine
Plateformes : 
GameCube, Nintendo 64
Sociétés : 
Nintendo
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Pour ainsi dire, la licence est lancée, dispose d'un poids important dans le petit monde du jeu vidéo, grâce à trois épisodes marquants sortis sur la Nes. Mais en 1990 apparaît une console qui va changer grandement l'apparence du milieu. Cette machine, c'est la Super Nes. Certes, le nom n'est pas original. Qui plus est, elle n'est pas celle qui sur le marché dispose des meilleures qualités techniques. Pourtant, Nintendo nous aura appris une chose avec la Super Nes : c'est avant tout la ludothèque qui détermine la qualité. Ce dicton fonctionne encore de nos jours.

Eh bien, la firme du Big N n'aura pas attendu avant de nous présenter ces premiers grands jeux. Et parmi ceux-là, disponible à sa sortie au Japon, Super Mario World. 

 

 

Super Mario Prend Une Nouvelle Dimension

 

S'il y a bien un jeu qui encore aujourd'hui est parfaitement jouable, pas trop daté techniquement parlant, et surtout drôle et fun à jouer, c'est bien Super Mario World. Disponible en même temps que la console au Pays du Soleil Levant, le titre marque un tournant dans l'histoire du genre de la plate-forme.

 


Pourtant, il faut bien l'avouer, le jeu avait beau être joli, fin, esthétiquement réussi, il ne s'agit pas vraiment d'une claque graphique. Pourtant, la formule débutée réellement avec Super Mario Bros. 3 est reprise : les jeux Mario ont un style tel, des personnages, des mondes si particuliers et attachants, que l'on oublie en partie le manque de progression technologique de la série. Aujourd'hui, les faits sont similaires : Mario Galaxy a beau être sorti sur Wii, le jeu est esthétiquement superbe.

Mais bon, la base technique est peut-être le seul à gêner les critiques, quoique. Si Super Mario World est aussi reconnu, c'est tout simplement car il s'agit d'une merveille du jeu de plate-forme. Il n'y a rien de plus jouissif que cet opus de la série. Les sauts sont toujours au poil, le level design innove encore, en proposant notamment beaucoup plus de niveaux sur la hauteur, les mondes sont toujours aussi variés, les terrifiants châteaux abritant les boss sont présents et même plus ambitieux encore.

Les musiques sont aussi très soignées. Toujours très adaptées à l'univers concerné, celles-ci marquent l'esprit du joueur de manière presque indélébile.

 

Mais on oublie ce qui fait la véritable force du jeu. Je parle bien sûr, de sa richesse ludique. C'est simple, à l'époque, il n'existe peut-être pas de jeu aussi profond, pour un style aussi sobre que celui de la plate-forme. Les raccourcis sont très nombreux, les power-up sont toujours présents et aussi utiles qu'auparavant, voire même indispensables pour découvrir des mondes cachés, carrément. Le jeu est aussi assez long, propose de très nombreux embranchements, ce qui donne une très grande importance à l'exploration, chose assez unique pour l'époque dans un titre du genre.



Ah oui ! J'oublie Yoshi, ce petit dinosaure tellement charismatique, tellement désiré par les fans de la série. Il pouvait déjà avaler ses adversaires, bénéficier de transformations lui donnant des capacités particulières, comme voler, cracher des flammes, etc...

Vous aurez aussi la possibilité d'influer sur la topographie des niveaux que vous traverserez. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce-que vous croiserez des bornes tout au long du jeu, qui une fois activées, feront apparaître de nouveaux éléments dans les zones, qui changeront grandement l'expérience vécue, ainsi que la difficulté, parfois corsée. Cette dernière a d'ailleurs été réévalué. Super Mario World est bien plus accessible, vous disposerez d'un nombre de vies plus conséquent, les occasions d'en obtenir sont aussi plus nombreuses...Bref, un petit bonheur !

Quand on y pense, Super Mario World constitue l'oeuvre de la série la plus achevée, la plus complète, apportant nombre de nouveautés parfaitement intégrées dans le gameplay. On remarque d'ailleurs que la formule n'a plus été vraiment reprise depuis. On se demande encore quand débarquera une véritable suite de ce jeu, son successeur officiel étant assez différente de l'original.

 

Yoshi Grand Héros, Mario En Couche Culotte !

 

Car le jeu qui porte le nom de Super Mario World 2 est plus connu sous son véritable titre Yoshi's Island. Et autant vous le dire tout de suite, ce volet là reprend plutôt les caractères propres aux épisodes Nes de la série.

 


Fini donc le grand monde à explorer, on reprend ici un déroulement niveau par niveau, que l'on enchaîne les uns à la suite des autres sans transition. Même si le déroulement est plus classique, le jeu reste cependant un très bon jeu de plate-forme. Il propose d'ailleurs, à mon goût, des situations beaucoup plus variées que Super Mario World. Ici, on ne se limite plus à sauter d'un endroit à une autre. Au contraire, la plate-forme disparaît un peu et laisse plutôt place à des éléments de réflexion. Par exemple, faire pousser des plantes géantes de manière à atteindre des lieux inaccessibles, éviter les roches qui vous tombent dessus sans se retrouver coincer entre deux d'entre elles...Voilà tant de situations peu communes dans la série.

J'oublie d'ailleurs le plus important. Dans Yoshi's Island, on ne contrôle le célèbre plombier moustachu, mais le dinosaure qui faisait office de guest star dans Super Mario World. Et cela change tout. Beaucoup moins souple, moins mobile, moins aérien, Yoshi propose donc un gameplay différent. Tout d'abord, vos sauts ont plus poids, élément important à gérer si vous ne voulez pas finir au fond d'un gouffre. L'éternel compagnon est aussi capable de lancer des oeufs sur ses adversaires, sur des éléments du décor qui vous feront progresser dans l'aventure. Et pour récupérer ces oeufs, le moyen le plus simple est tout simplement d'avaler ses adversaires. D'ailleurs, toute l'expérience requiert que vous sachiez bien gérer votre stock d'oeufs, ainsi que la précision avec laquelle vous les envoyez.

 


Yoshi's Island propose aussi comme son aîné des transformations de son personnage, cette fois-ci bien plus marquées mais aussi bien plus intéressantes. Par exemple, en hélicoptère, ce qui vous obligera à traverser tout un niveau dans les airs, donnant des allures de shoot'em up, en sous-marin, afin d'explorer les fonds, ou en taupe, pour creuser aux travers des murs.

Mais le vrai changement réside sur le plan graphique. Yoshi's Island propose une esthétique neuve et originale pour la série. En effet, c'est à base de coups de crayons, d'épais traits noirs appuyés, d'explosion de couleurs, que Yoshi's Island ce manifeste. Le jeu dispose d'une véritable identité, très infantile au bon sens du terme. Une vraie bouffée d'air frais, et un titre qui a très peu vieilli techniquement parlant. Pourtant, il est sorti en 1995. Ca fait 15 ans maintenant.

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Voilà pour les jeux emblématiques de la série Mario Bros. sortis sur la Super Nes. Ne vous inquiétez pas, il en existe d'autres marquants, que je traiterai dans un sujet à venir. En attendant, je parlerai la prochaine fois des épisodes 3D sur Nintendo 64 et GameCube. Voilà, vous êtes avertis !

 

Troisième Partie :

Et Quand Mario Révolutionne La 3D

 

Voir aussi

Jeux : 
Super Mario World
Plateformes : 
Super NES
Sociétés : 
Nintendo
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Trafalgar Square

Par Sirocco Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 17/12/13 à 11h42

Toulousain sympathique, fantastique, folklorique, féérique, symphonique, éclectique, chimérique, mirifique, artistique, acoustique, exotique...et autres adjectifs en -ique que j'accepte volontiers.

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Édito


 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour/bonsoir à toutes et à tous.

Je suis Sirocco, étudiant en 5e année de Droit à Toulouse, blogger à mes heures perdues, mais avant tout grand amateur du Jeu Vidéo, marmite dans laquelle je suis tombé tout petit.

Trafalgar Square, c'est le nom de ce tout petit site qui privilégie notamment la musique tirée du média mais qui parle aussi de tout et de n'importe quoi. Ne vous étonnez pas d'entendre beaucoup parler de Nintendo, c'est parce-que j'en suis grand fan mais cela ne m'empêche pas de passer de nombreuses heures sur PS3 ainsi que sur les jeux Steam dont le prix défie toute concurrence.

N'hésitez pas à commenter les articles et à "liker" si vous avez apprécié la lecture de mes articles. Vous pouvez évidemment me joindre par MP si vous souhaitez me poser une question ou parler d'une chose, d'une autre. En attendant, j'espère que la lecture vous plaira et rendez-vous ici-bas ou bien ailleurs, si mon activité vous intéresse.

 


 

 

J'arbore fièrement une récompense aujourd'hui plus tellement valable mais que voulez-vous, c'est la seule que j'aie ^^. Elle fut attribuée par l'ami Anfalmyr sur la base des votes des Gamebloggers et elle me plaît tout particulièrement du fait que je tente de soigner le mieux possible l'apparence du blog, pour un plus grand confort de lecture. Et vi, je pense à vous et à vos petits yeux fatigués...

 

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