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La Saga Zelda Un Lourd Héritage

Précédent Pendant Ce Temps Là

Tandis que la série s'épanouit sur consoles portable avec des épisodes plus légers mais toujours aussi complets, le passage de la Nintendo 64 à la GameCube ne satisfait pas les attentes des fans de la série. Si The Wind Waker et Twilight Princess sont deux titres de très bonne qualité, l'exploit accompli par Ocarina of Time n'est pas vraiment reproduit.

Et si les deux jeux déçoivent quelque peu pour des raisons bien différentes, on ne peut s'empêcher de commencer à noter les limites d'un gameplay qui sent légèrement le réchauffé. De plus, l'avènement de la nouvelle génération de console permet la production d'oeuvres particulièrement ambitieuses, une ambition qui semble s'être atténuée chez les Zelda.

 

GameCube The Legend of Zelda The Wind Waker

A voir [ Musique Maestro ! ] The Legend of Zelda The Wind Waker

The Wind Waker est un cas très particulier dans la série. Raillé par certains à ses débuts pour son identité graphique inattendue et jugée opportuniste, le toon shading ayant le vent en poupe à l'époque, il profite de nos jours d'une bien meilleure image, les fans jugeant que jamais une ambiance esthétique et une atmosphère aussi légère n'auront autant séduit.

Ce désamour relatif, ce premier épisode sur GameCube le doit tout d'abord à ce trailer diffusé lors du Spaceworld de 2000 où Link et Ganon s'affrontaient avec violence. La vidéo était superbe, annonciatrice de grandes prouesses techniques et les amateurs commencent à fantasmer sur ce que pourrait donner un jeu aussi beau.

Un an plus tard, les fans sont pris à revers. Un nouveau trailer est diffusé et surprise, le titre est en cell shading. Link récupère sa taille d'enfant, l'histoire doit se dérouler sur les îles d'un vaste océan. Rien ne laissait présager d'un tel revirement de situation. Beaucoup seront déçus par de tels changements, l'attente d'un nouvel épisode de la trempe d'un Ocarina of Time étant extrêmement forte.

 


Nommé The Wind Waker, en référence à la capacité du héros de jouer avec les courants du vent, ce premier jeu sur GameCube s'attire les foudres des amateurs.

Pourtant, à sa sortie fin 2002, début 2003, le jeu fait l'objet de très bonnes critiques. Il faut avouer que les atouts en sa faveur sont très nombreux.

Tout d'abord, ce choix esthétique fonctionne parfaitement. Extrêmement charmeur, accompagné de belles animations, baignant dans cette ambiance marine originale, The Wind Waker finit par conquérir le coeur de nombreux joueurs. Qui plus est, ce jeu est graphiquement parfait. Pas d'aliasing, pas de brouillard typique des anciennes générations, framerate nickel, The Wind Waker peut se vanter d'être encore parfaitement jouable aujourd'hui.

En dehors de cet attrait esthétique, ce premier titre de la série sur GameCube propose aussi un monde extrêmement vaste. Alors qu'en 1998, la Plaine d'Hyrule semblait immense, là, c'est à une autre dimension que l'on a à faire. Avec sa vingtaine d'îles à explorer, le titre offre une sensation de liberté encore jamais atteinte. Toutefois, cette grandeur à l'effet pervers d'obliger le joueur à traverser la carte de part en part, chose qui finit parfois par être extrêmement lassante, l'océan n'étant finalement qu'un vaste enchaînement de vague du même bleu.

 


Ensuite, phénomène nouveau, le jeu est simple, trop simple au goût de certains. Les game over se font rares, tout comme les donjons moins nombreux qu'à l'habitude. Enfin, pour blanchir encore le tableau noir des défauts, The Wind Waker souffre d'un très gros problème de rythme. Si les quinze premières heures se révèlent épique, offrent un beau voyage sur les mers d'Hyrule, la deuxième partie du jeu, celle consacrée à la recherche des différentes parties de la Triforce disséminée aux quatre coins de l'océan, est d'un ennui frappant. Rarement un opus de la saga n'aura proposé de quête aussi lassante. Fort heureusement, ce passage douloureux est rattrapé par une fin mémorable.

The Wind Waker aura tout de même réussi à rénover instantanément l'image d'une série pourtant sérieuse. D'ailleurs, cette ambiance graphique sera reprise pour la conception des épisodes DS à venir, Phantom Hourglass et Spirit Tracks, ce qui montre bien l'affection des fans pour ce monde immergé. The Wind Waker propose cependant une expérience incomplète, une aventure brutalement interrompue par une mauvaise idée de quête obligatoire. De plus, le rêve des amateurs de voir dans quelques années un nouvel épisode qui reprendra les codes esthétiques de Ocarina of Time subsiste toujours.

 

GameCube - Wii The Legend of Zelda Twilight Princess

Twilight Princess était supposé combler les attentes de fanatiques qui n'attendaient que de voir le trailer du Spaceworld de 2000 devenir un titre à part entière. C'est à l'E3 2004 que Regie Fils-Aimé, première apparition, qu'une première vidéo d'une nouvelle itération de la série est dévoilée. On y voit un Link plus âgé affronter une armée de créatures hideuse à dos d'Epona. L'influence de la trilogie des films Le Seigneur des Anneaux est évidente et le fantasme devient de plus en plus entêtant.

Twilight Princess sortira toutefois plus tard que prévue. A l'origine conçu uniquement sur GameCube, l'apparition de la Revolution ( renommée Wii ) va inciter Nintendo à adapter le jeu sur sa nouvelle console. Les promesses commencent déjà à s'évanouir quelque peu, surtout que les premiers jeux de nouvelle génération épatent graphiquement.

Sorti fin 2006 sur GameCube et Wii, Twilight Princess va à la fois satisfaire les amateurs de la saga mais aussi leur indiquer une chose : si la formule Ocarina of Time est désormais à son apogée avec cet épisode, elle atteint aussi clairement ses limites avec celui-ci. Un paradoxe auquel on ne s'attendait pas. Et si Twilight Princess se révèle être un excellent épisode, l'image de celui qui annonce un léger déclin de la recette lui colle à la peau.

 


Ce dernier titre sorti sur Wii et GameCube proposait pourtant tout ce que les fans attendaient. Le ton sérieux revient, le monde adopte une esthétique plus réaliste, l'aspect fantasy est renforcé. Bref, la volonté de donner naissance à un successeur de Ocarina of Time est claire. Twilight Princess est d'autant plus intéressant que la maniabilité à la wiimote apporte sa dose de nouveauté et un certain exotisme dans la manière de jouer. L'aventure a aussi le mérite d'être longue, plutôt riche en donjon et agréable à parcourir, plus rythmée que celle de son prédécesseur The Wind Waker.

Grande nouveauté, Link a désormais la capacité de se transformer en loup et de plonger dans un monde parallèle où il peut voir les âmes des défunts et affronter des créatures nocturnes. Si cette alternance est imposée entre les deux formes est imposée lors de longues séquences lors de la première partie de l'aventure, la possibilité de changer librement de posture offre de bonnes idées de gameplay comme ce fut le cas pour Majora's Mask.

Extrêmement classique dans sa conception, ce dernier jeu offre une expérience dynamique, au cours de laquelle les séquences très travaillées entre deux donjons s'intercalent, permettant de développer un scénario léger mais cohérent. La mise en scène fait d'ailleurs l'objet d'un certain soin, chose plutôt inhabituelle chez Nintendo, ce qui n'est pas pour déplaire. Link gagne en charisme tout comme les nombreux personnages rencontrés durant le voyage, des passages plus scriptés font leur apparition ( sauvetage, poursuite, combats à dos de cheval... ) ce qui donne l'impression de participer à une véritable aventure.

 


Mais la fin d'un âge d'or se fait sentir. Twilight Princess offre au final peu de surprises bien qu'il soit complet, les quêtes annexes véritablement intéressantes se font rares et paradoxalement, l'expérience finit par légèrement traîner en longueur vers la fin, les donjons s'enchaînant peut-être trop rapidement dans la deuxième partie du jeu.

Accompli, Twilight Princess annonce cependant la fin d'un succès. Les énigmes commencent à être connues, l'équipement change peu malgré quelques nouveautés ( boulet, aérouage... ), tout sent légèrement le déjà-vu. Le souffle épique bien que présent contraste avec l'ambition moindre d'un titre supposé sublimer Ocarina of Time et certains se voient même regretter le charme disparu d'un Wind Waker.


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La Saga Zelda Pendant Ce Temps Là...

Précédent Une Nouvelle Ere

Et tandis que la saga prend de l'ampleur en 3D sur la Nintendo 64 avec les épisodes Ocarina of Time et Majora's Mask, Nintendo n'en oublie pas pour autant ses consoles portables et développent avec l'aide de Capcom des titres d'excellente facture sur GameBoy et GameBoy Advance.

En dehors de la bonne adaptation de A Link to the Past sur GBA et de son ajout de poids, Four Swords, des épisodes originaux vont pointer le bout de leur nez et plaire aux amateurs de la série qui y retrouvent une ambiance proche de Link's Awakening, moins sérieuse, plus colorée.

 

GameBoy Color Oracle of Seasons / Oracle of Ages

The Legend of Zelda Oracle of Seasons / Ages poursuivent dans la voie tracée par l'excellent Link's Awakening et ne s'en éloignent que de très peu. Extrêmement classiques dans leur conception, ces deux nouveaux épisodes sur GameBoy Color ont toutefois le mérite de copier un opus très apprécié des joueurs. D'où une certaine affection pour ces deux frères.

Cependant, ce n'est pas Nintendo qui s'occupe directement de la réalisation des deux jeux mais il s'agit bien de Capcom. Avec une équipe dirigée par le talentueux Oshiki Okamoto (1942, Megaman, Street Fighter III... ), la firme affiche pour ambition première de travailler sur un remake de The Legend of Zelda ( Nes ), premier du nom. Mais des avis divergents au sein de la même équipe et l'apparition de Shigeru Miyamoto dans la procédure vont mener à l'abandon de ce projet. A la place, c'est l'idée de développer une trilogie sur GBC qui naît, chacun des épisodes consacré à une partie différente de la Triforce ( Sagesse, Courage, Force ).

Pour de nombreuses raisons et notamment celle de la complexité de faire interagir ces trois cartouches entre elles, les développeurs ne vont se concentrer que sur la production de deux jeux distincts. Ces derniers seront tout d'abord connus sous le nom de The Legend of Zelda The Acorn of the Mystery Tree : Fable of Power / Courage / Wisdom, puis de Mystical Seed of Power / Courage / Wisdom, un nom pour chacune des versions. Avec l'abandon de la troisième, un choix définitif de nom est fait, celui de Oracle of Ages / Seasons selon la cartouche achetée.

 


Première originalité, ces deux histoires, tout comme celles de Link's Awakening et Majora's Mask ne se déroulent pas dans Hyrule, royaume traditionnel, mais dans les territoires de Holodrum ( Seasons ) et Labrinna ( Ages ). Et au cours de ces deux aventures, vous devrez sauver Din, l'Oracle des Saisons ( Seasons, évidemment ) et Nayru, celui des Ages ( Ages ) et respectivement remettre de l'ordre dans le cours des saisons ou du temps.

Cette légère différence dans les scénarios justifie donc la mise en place de deux systèmes différents qui vont influer à leur manière sur les environnements du jeu. Dans Oracle of Seasons, vous aurez la possibilité de changer de saisons à certains endroits définis vous permettant ainsi de marcher sur l'eau glacée en hiver, de grimper le long de graines germées au printemps, tandis qu'avec Oracle of Ages, c'est la capacité de voyager dans deux époques différentes qui vous est offerte, le passé et le présent et d'interagir afin de vous ouvrir des accès actuellement clos ou d'atteindre des lieux aujourd'hui disparus et vice-versa.

A la différence des jeux Pokemon eux aussi divisés en plusieurs cartouches à leur sortie, Oracle of Seasons et Ages sont deux titres totalement différents. Les tableaux visités, les donjons, les personnages, même certains équipements, sont totalement distincts d'une version à l'autre. Il s'agit donc de deux aventures uniques. Cela n'empêche pourtant pas les deux cartouches d'interagir entre elles par le biais de codes trouvés dans une aventure à inscrire dans l'autre ou par l'utilisation du Cable Link. Tout cela permet de débloquer des items, certains événements mais aussi de découvrir un donjon supplémentaire que l'on ne peut accomplir qu'après avoir terminé les deux cartouches. Oracle of Ages / Seasons étaient déjà des jeux complets, cette feature enrichit d'autant plus l'expérience.

 


Quant aux aventures elle-même, elles ne diffèrent pas tellement de l'excellent Link's Awakening, un soupçon de charme en moins, peut-être. En attendant, le voyage est long, très coloré, la direction artistique reste excellente, la maniabilité impeccable.

Des petits ajouts sont toutefois à noter. En effet, en plus des classiques arc et flèches, bombes, boomrang, les titres accueillent des animaux aux pouvoirs très particuliers que vous pouvez diriger. Moosh, l'ours ailé, sera d'une grande aide pour traverser de grands fossés, Ricky, le kangourou boxer, pourra sauter sur des plate-formes situées plus haut et Dimitri, le tricératops, peut traverser les rivières, mers et remonter le courant des cascades. L'un des trois sera choisi en fonction de vos actes pour vous accompagner au cours de l'aventure ce qui a pour effet d'enrichir d'autant plus un gameplay déjà bien solide.

Sans oublier la possibilité de trouver de nombreux anneaux au cours de l'aventure qui vous conféreront des pouvoirs superflus tels que se transformer en Moblin ou d'autres fort pratiques comme lancer des rayons avec son épée.

S'ils sont parfois oubliés des fans, ces deux versions demeurent d'excellents titres de la saga, parmi les meilleurs sur console portable. Bien que légèrement moins oniriques et charmeurs que Link's Awakening, Oracle of Seasons / Ages séduisent par une grande qualité, celle de proposer deux excellentes aventures totalement distinctes capable d'interagir entre elles, fait nouveau dans la série.

 

GameBoy Advance The Legend of Zelda The Minish Cap

Concentrés à l'époque sur le remake de A Link to the Past sur GameBoy Advance et l'intégration du multijoueur Four Swords, Capcom va reléguer leur idée d'épisode original sur la même console en attendant la fin du premier projet. La première fois que l'on entend parler de The Legend of Zelda The Minish Cap fut durant l'E3 de 2004, où il fut quelque peu mis de côté par le premier trailer d'un certain Zelda sur Wii et GameCube à qui on collera le nom de Twilight Princess quelques années plus tard.

Pourtant premier épisode original de la GBA et exclusif à la dernière portable de Nintendo, les yeux restent rivés sur un titre encore bien obscur. Cette discrétion, The Minish Cap va continuer d'en souffrir alors que le jeu sort dès la fin de l'année 2004.

Evidemment, le changement de génération s'accompagne de graphismes bien plus fins et colorés, d'une excellente animation, d'effets parfois assez impressionnants visibles notamment durant les combats contre des boss et de musiques à la qualité sonore supérieure, bien que ces dernières ne soient pas les meilleures que l'on ait pu entendre.

 


L'aventure nous propose cette fois ci de retourner dans le monde d'Hyrule où un puissant sorcier du nom de Vaati transforme le Roi de la contrée et le Princesse Zelda en statues de pierre. Investi de la mission de sauver ses dirigeants, Link part à la recherche des Minish, créatures cachées du pays qui auraient vaincu une menace similaire il y a bien longtemps.

Ce scénario là, bien que peu original, permet toujours d'intégrer dans cette épisode une certaine dose d'humour, propre aux épisodes sur console portable, un style graphique toujours aussi enchanteur et coloré, mais aussi la fameuse prouesse de gameplay qui fait l'originalité de ces opus. En effet, vous rencontrerez durant votre voyage Exelo, un magicien transformé en chapeau magique, qui vous accordera le pouvoir de rapetisser jusqu'à atteindre la taille d'un Minish et trouver des passages auparavant inaccessibles.

Bien sûr, il vous faudra alterner entre votre taille normal et celle des Minish pour parvenir à vos fins, résoudre les énigmes qui se présentent à vous, traverser des donjons toujours aussi dangereux. Incontestablement, le gameplay de cet épisode reste classique mais profite de cette idée pour bonifier l'expérience.

Il existe toutefois quelques points noirs, de ceux qui n'ont pas permis aux joueurs d'adhérer totalement à l'expérience proposée. Tout d'abord, la durée de vie est étonnamment courte pour un titre de la série. Seulement six donjons à explorer, le dernier étant inclus dans le nombre, chiffre assez faible dans l'histoire de la saga. L'une des raisons de cette justesse se trouve peut-être dans la taille de la carte d'Hyrule, relativement étroite et petite alors que même les premiers épisodes sur GameBoy nous avaient habitués à mieux.

 


Ensuite, on critique sa trop grande facilité. Chose initiée par The Legend of Zelda The Wind Waker, l'aventure est bien trop simple et rapide à terminer. Cela est d'autant plus dommage que de très bonnes idées avaient été intégré dans le système de jeu. Tout d'abord, les équipements changent et des items plus originaux comme le Pot Magique ( souffle de l'air ) et les Griffes de Taupe ( permettent de creuser les surfaces meubles ) font leur première apparition. Vous récupérerez aussi au cours de l'aventure des morceaux de médaillon de diverses formes que vous pourrez associer avec ceux en possession des pnj pour déclencher des événements de toutes sortes comme faire apparaître une créature qui vous donnera de gros rubis, ouvrir un passage secret vers un quart de coeur, voire ouvrir un passage vers un donjon. Et à la manière d'un Four Sword, vous pourrez aussi vous dédoublez à certains endroits pour pousser des objets d'un certain poids ou résoudre certaines énigmes.

S'il profite des capacités techniques de la GameBoy Advance, propose une aventure toujours aussi joyeuse et colorée, au gameplay toujours riche et à la maniabilité précise, The Minish Cap déçoit toutefois quelque peu par sa durée de vie trop juste et sa trop grande facilité. Il reste néanmoins un excellent volet de la saga, peut-être à mon goût trop boudé par les plus gros fans de la série.

Source Puissance-Zelda


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La Saga Zelda Une Nouvelle Ere

Précédent L'Apogée D'Une Formule

La série va connaître son heure de gloire en 2D avec les épisodes A Link To The Past et Link's Awakening respectivement sur Super Nes et GameBoy.

Avec l'arrivée de la Nintendo 64 en 1996, il est très clair que Nintendo se prépare à donner une nouvelle dimension à une série qui n'a désormais plus rien à prouver. Et après de nombreuses années de travail, le projet va finalement prendre forme pour donner Ocarina of Time, considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la saga, à défaut, le plus révolutionnaire.

Le même moteur va être réutilisé en 2000 pour donner naissance à Majora's Mask, opus qui va connaître un succès moindre malgré des qualités incontestables. Explications.

 


Nintendo 64 The Legend of Zelda Ocarina of Time

A voir Test sur lsr.org

A voir [ Musique Maestro ! ] La Vallée Gerudo

Ocarina of Time occupe une place très particulière dans le coeur de nombreux joueurs qui découvraient avec la PlayStation, la Saturn et la Nintendo 64 les jeux en trois dimensions.

Sorti en 1998, le cinquième épisode de la série va toutefois marquer les esprits. Les raisons de ce succès commercial et d'estime sont nombreuses tant le titre dispose de qualités énormissimes. Révolutionnaire pour son époque et au gameplay efficace aujourd'hui encore, OoT est considéré par beaucoup comme le meilleur volet d'une saga pourtant ancienne. Et si cette appellation est parfois contestée, il est clair et net qu'il est celui qui suscite le plus de passion de la part des fans. Véritable référence du genre, ce premier essai sur Nintendo 64 est un véritable choc et fait encore parler aujourd'hui.

Ocarina of Time aura pourtant eu du mal à voir le jour. Conçu à l'origine pour être intégralement joué en vue subjective, Miyamoto et toute son équipe vont finir par préférer une caméra située derrière le personnage de Link pour pouvoir noter la croissance du personnage qui passera brusquement de l'enfance à l'âge adulte au cours de l'aventure. Qui plus est, à la vue des premiers trailers et du résultat final, on se rend bien compte que les changements apportés sont nombreux. Le gameplay est plus posé, l'action est plus lisible avec des combats plus réalistes, les environnements sont plus fins et plus riches.

 


Et c'est après trois ans de travail intensif qu'Ocarina of Time va finalement voir le jour sur Nintendo 64, lui qui fut barré par le développement en amont de Mario 64, notamment. Le succès critique est énorme, le jeu fait un carton et connaît un excellent départ en terme de vente pour l'époque. Pour la symbolique, Famitsu donnera la note mythique de 40 sur 40, chose extrêmement rare à la fin des années 90.

Ocarina of Time va avoir la chance de représenter la crème de la crème du jeu d'aventure à une époque où les jeux 3D sont pour la plupart certes frappant visuellement mais pas toujours au point en terme de gameplay ou de finition graphique. La différence est qu'Ocarina of Time est un titre achevé. Complet, très long, au niveau graphiquement, ce dernier réussit surtout l'exploit de transposer une formule connue et au point dans un environnement en trois dimensions.

La claque est violente pour des joueurs encore peu habitués à apprivoiser des mondes d'une si grande ampleur. La terre d'Hyrule prend vie sous les yeux de gamins éblouis une aventure qui alterne parfaitement entre longues séquences de d'exploration et donjons vastes et colorés dont certains vont donner le tournis. Nombreux seront marqués par les premiers pas effectués dans l'immense plaine d'Hyrule qui sert de passage intermédiaire entre les différentes zones du jeu. La direction esthétique est grandiose. Et bien que marquée par quelques imperfections ( les Grandes Fées... ), Ocarina of Time séduit par le vert chatoyant de la Forêt Kokiri, la chaleur et l'aridité des Montagnes de la Mort, l'imposant Lac Hylia et l'exotisme de la Vallée Gerudo. Les personnages secondaires vont aussi gagner leur place dans la mythologie. Les Gorons, créatures à la puissance surhumaine et au dos fait d'écailles et de roches, les Zoras à la peau bleutée et aux têtes triangulaires vont revenir régulièrement dans les Zelda.

En dehors du fait que rarement un univers aura été aussi immersif, Ocarina of Time propose à la manière d'un A Link To The Past une aventure riche en évènements et longue.Après avoir fait vos armes pendant plus d'une dizaine d'heures sous les traits d'un enfant, Link va devoir remettre de l'ordre dans Hyrule au cours d'une quête dans le futur bien plus complète encore. Ce changement de génération va plaire à beaucoup, tellement d'ailleurs qu'il ne sera que très peu repris à l'avenir, que ce soit pour un titre de la même série ou à l'extérieur. Evidemment, le monde va changer en sept années et les possibilités offertes au Kokiri ne seront plus les même. Son équipement ne lui sied plus et d'autres armes lui seront alors mis à disposition, il peut atteindre des passages auparavant inaccessibles...

Le tout est évidemment accompagné d'un gameplay aux petits oignons. Bien que la caméra soit fixe, celle-ci ne quitte jamais le dos de Link ce qui permet de parfaitement garder le Nord que ce soit dans les vastes environnements ouverts ou dans les donjons plus étroits, parfois tortueux. De plus est instauré un système ingénieux de lock qui permet de cibler un créature hostile pour l'attaquer toujours directement ou pour interagir avec des objets du décor ou des personnages situés en hauteur. La manette si particulière de la Nintendo 64 est bien connue pour être conçue pour Mario 64 mais Ocarina of Time bénéficie aussi de son ergonomie unique. S'en ressent un confort de jeu, la possibilité de toujours remettre la caméra dans son dos avec le bouton Z et d'associer des raccourcis aux touches C afin de pouvoir enchaîner des actions complexes en toute fluidité.

 


Mais Ocarina of Time est avant tout un ensemble de souvenirs. De magnifiques souvenirs qui vont bercer les joueurs dans leurs rêves. La première chevauchée d'Epona, les musiques toujours somptueuses de Koji Kondo, les combats grandioses contre des boss impressionants ( Gohma, Vulcania, Bongo Bongo... ), la fameuse quête de l'Epée Biggoron, le célèbre Temple de l'Eau, tout ces passages restent gravés dans l'esprit des joueurs de l'époque.

Clairement, ce cinquième opus frappe un grand coup dans l'Histoire du Jeu Vidéo, imposant sa classe, sa grandeur, sa perfection, sa maîtrise. Ocarina of Time reste l'un des titres les plus novateurs de son genre et l'un des plus marquants de sa génération, c'est dire le tour de force de Miyamoto sur une console qui connaît un succès bien moindre que celui de la PlayStation. Son impact est d'autant plus fort que les épisodes qui vont suivre vont tous se baser sur le même système de progression, sur le même gameplay, sur la même maniabilité.

Il sera offert à ceux qui ont précommandé The Wind Waker ( GameCube ) avec un certain Master Quest, similaire en tout point à Ocarina of Time sauf un, celui des énigmes des donjons qui sont totalement remaniées.Un remake est aussi sorti sur 3DS le 17 juin dernier au grand bonheur de fans qui n'attendaient que sa sortie pour faire acquisition de la console portable.

 


Nintendo 64 The Legend of Zelda Majora's Mask

A voir Critique sur Senscritique.com

Alors qu'Ocarina of Time récolte tout les honneurs et la considération des amateurs de la saga Zelda, Majora's Mask, au contraire, se fait oublier du plus grand nombre alors qu'il s'agit selon moi du meilleur Zelda en 3D.

La première chose qui frappe est celle-ci : Shigeru Miyamoto n'est que superviseur sur ce projet là, le gros du travail est confié à Eiji Aonuma et Yoshiaki Koizumi. C'est peut-être à cela que l'on doit l'ambiance si particulière et la progression étonnante de ce Majora's Mask.

Sorti en 2000, deux ans seulement après Ocarina of Time, ce deuxième épisode disponible sur Nintendo 64 présente en effet de très grosses spécificités. Si sur le fond, le titre ressemble trait pour trait à son prédécesseur ( gameplay, maniabilité... ), c'est sur la forme que Majora's Mask se distingue. Une ambiance bien sombre sur fond d'apocalypse, des couleurs plus chaudes, des lieux plus exotiques, voilà tout ce qui fait son charme.

Côté scénario, plus de princesse à sauver. Suite plus ou moins directe de Ocarina of Time, cette séquelle narre le voyage de Link dans des contrées encore inexplorées et inconnues des Hyliens, Termina. Et c'est à dos d'Epona que le petit Kokiri va tomber sur Skull Kid ( que l'on croise dans OoT ), portant le masque d'un démon aux pouvoirs terribles, Majora, et qui pour le plaisir va maudire Link et le transformer en créature des bois, en Peste Mojo.

 


La première grosse nouveauté de ce second volet est justement l'apparition de ces masques qui, portés, confèrent à notre héros des pouvoirs très différents. Le premier, la Peste Mojo, lui permet de voler sur de courtes distances et de souffler des bulles, la transformation en Goron lui donne une force extraordinaire, la capacité de rouler sur lui-même et d'atteindre une grande vitesse de pointe. Quant à la troisième transformation, celle en Zora, cette dernière autorise le garçon vêtu de vert à nager avec grâce et agilité dans les eaux les plus profondes d'Hyrule et de se battre à l'aide de ses nageoires.

Clairement, le gameplay de Majora's Mask est enrichi par l'apport de ce système de masques à équiper. Les énigmes vont exiger l'alternance entre les différents pouvoirs proposés ce qui donne lieu souvent à des situations parfois très complexes à éclaircir, notamment dans les derniers donjons du jeu qui n'ont pas à rougir devant la complexité d'un Temple de l'Eau, bien au contraire. Ceux qui auront terminé le quatrième donjon de la Vallée Ikana sauront de quoi je parle.

N'oublions pas qu'il existe d'autres masques. Et si ces derniers n'apportent pas de capacités spécifiques, ils permettent en revanche d'accomplir les nombreuses quêtes annexes disponibles durant l'aventure. Ce dernier point est sûrement un de ceux qui donnent à Majora's Mask tout son charme. Car si l'on ne compte que quatre donjons principaux ( plus deux moins imposants ), l'aventure prend en revanche tout son sens si vous vous amusez à accomplir les différentes petites missions qui vous seront confiées par les pnj rencontrés. En effet, beaucoup d'entre eux ont une petite histoire dont la conclusion se termine souvent par une récompense ( masque, coeur de vie... ). La plus célèbre de ces missions annexes est sûrement la fameuse Quête des Amoureux qui va vous demander beaucoup de courage et de patience tant elle est difficile à mener à son terme.

L'autre particularité de ce Majora's Mask relève aussi de son histoire qui se tient sur trois jours au bout desquels Skull Kid invoque la Lune afin que celle-ci s'écrase sur Termina et que le choc anéantisse toute vie sur le territoire. Au cours de ces trois journées, l'ambiance graphique va changer tout comme le comportement de certains personnages face à l'arrivée imminente de la fin du monde. Vous devrez donc revenir à la charge pour obtenir d'eux certains renseignements, certains accès, certaines concessions qui vous permettront évidemment de vous renforcer. Cela vous oblige aussi à purifier les différentes zones dans lesquelles vous vous aventurerez dans les temps pour obtenir la reconnaissance des populations locales et espérer trouver un moyen de vaincre Skull Kid.

 


Cette approche de la fin des temps influe aussi sur l'esthétique globale du jeu. Au fur et à mesure que la Lune s'approche de Termina, les décors vont s'obscurcir, les couleurs vont se réchauffer, tourner vers le rouge et le orange. Majora's Mask profite aussi de l'obligation d'installer l'Expansion Pack de la Nintendo 64 pour proposer des graphismes plus fins, des environnements plus détaillés, de meilleures animations, ce qui donne de la vie au monde de Termina. Cet opus profite donc amplement de cet apport et cela se voit. On remarque d'ailleurs qu'il a mieux vieilli que Ocarina of Time sur ce point. La musique change selon la journée. Bref, le monde change petit à petit.

C'est sur ce point que beaucoup d'avis vont diverger. Alors que certains vont saluer cette orientation plus sombre, cette ambiance plus oppressante, ce système d'avancée dans le temps, une majorité va cependant ne va pas se révéler sensible à ce changement de ton. Le succès de Majora's Mask est bien inférieur à celui de Ocarina of Time, faute d'avoir su séduire tout les amateurs. En effet, l'intégration de ce compte à rebours a aussi un effet pervers, celui d'obliger le joueur à revenir au premier jour dès que l'on s'approche de la catastrophe qui se solde par un game over. Les aller-retours sont donc fréquents, chose qui va déplaire à nombre d'amateurs.

Pour l'anecdote, il existait tout de même une astuce pour ralentir considérablement l'écoulement du temps. Pour cela, il suffisait tout simplement de jouer les notes de la Mélodie du Temps à l'envers. Cela allongeait de manière non négligeable le laps de temps durant lequel vous pouviez terminer les donjons, voyager dans la plaine Termina...

Mais si cela posait problème à certains, il est clair que Majora's Mask apporte de très grosses nouveautés à la formule. Avec un gameplay grandement enrichi, une durée de vie conséquente bien que les donjons soient moins nombreux, une direction artistique différente mais toujours aussi charmeuse, plus encore à mon goût, et une difficulté réhaussée, les énigmes étant bien plus tordues surtout vers la fin du jeu, Majora's Mask reste sûrement le meilleur de la série en trois dimensions. Pourtant boudés par nombre de fans, il présente des qualités ludiques et artistiques incontestables qui font de cet épisode le plus complet de la saga en terme de contenu, assurément.

Il n'aura toutefois pas sû séduire un aussi large public et ne rééditera pas le succès commercial de Ocarina of Time bien qu'il soit selon moi plus intéressant, plus achevé, plus riche que son aîné. Question de goût. Aujourd'hui encore, Aonuma prétend qu'il travaille pour tenter de reproduire le chox Ocarina of Time. Il y est pourtant déjà parvenu en 2000.


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La Saga Zelda L'Apogée D'Une Formule

Précédent Un Elfe, Une Princesse, Un Sorcier...Une Triforce

Avec l'avènement de la Super Nes en fin d'année 1990, Nintendo décide de prolonger la série avec un troisième épisode qui va tirer ses qualités du premier volet, The Legend of Zelda. Sorti en 1991, A Link To The Past est aujourd'hui considéré par beaucoup comme étant le meilleur opus de la série.

Et si le débat existe encore et toujours entre les amateurs de cette troisième épopée et ceux qui ne vivent que pour Ocarina of Time, on ne peut que reconnaître les grandes qualités ludiques de A Link To The Past qui fait office de référence du genre aventure / jeu de rôle.

Cette formule sera d'ailleurs reprise avec succès par la première apparition de la saga sur portable ( exception faîte de la version Game & Watch ) avec Link's Awakening sur GameBoy, excellente itération.

 

Super Nes The Legend of Zelda A Link To The Past

The Legend of Zelda premier du nom fait déjà office de pierre angulaire du Jeu Vidéo, A Link To The Past, quant à lui, peut soulever le trophée de titre culte, l'un des meilleurs de son genre, l'un des meilleurs toutes catégories confondues, peut-être.

Très proche de l'aîné de la famille, A Link To The Past enrichit considérablement le principe que l'on commence déjà à connaître.

Dans le fond, le jeu reste le même. Vous êtes encore une fois aux commandes du petit Link, encore une fois chargé de sauver la princesse Zelda capturée par le maléfique Aghanim, sbire de l'infâme Ganon qui convoite de nouveau le pouvoir de la Triforce.

Mais les capacités techniques de la Super Nes et l'utilisation d'une cartouche 8 Mbit vont permettre de donner une plus grande ampleur à une formule qui avait déjà pour effet de faire vivre une grande aventure.

 


Première chose, les graphismes impressionnent pour l'époque. Le monde d'Hyrule est beaucoup plus détaillé, le personnage de Link et les différents PNJ ont tous fait l'objet d'un travail de précision, les détails fourmillent dans des tableaux beaucoup plus grands qu'auparavant. L'univers prend vie et marquent à jamais des joueurs hypnotisés par une direction artistique très réussie. Même les effets pour l'époque étaient somptueux. Prenez par exemple les premières minutes de jeu où vous devez vous diriger sous la pluie et la foudre vers le château le plus proche afin de secourir Zelda. N'oubliez pas non plus les effets de zoom facilités par un mode 7 qui fascine dès les premières minutes de jeu.

Beaucoup seront marqués aussi par la grandeur du monde d'Hyrule. S'il n'est en soi pas beaucoup plus grand que celui du premier épisode, les tableaux sont toutefois plus vastes, plus riches et aussi beaucoup plus variés. Lacs, déserts, cavernes, sommet de montagne...Les secrets sont toujours présents. On peut penser par exemple aux grottes emplies de secrets cachées sous des buissons voire sous des tombes, les repaires de bandits sont toujours là, pleines de rubis...

Les donjons aussi ont fait l'objet d'un gros travail. Beaucoup plus tortueux, composés de plusieurs étages, remplis de créatures plus variées encore, ces derniers se révèlent souvent être de véritables casse-têtes et vous promettent de longues minutes à chercher la clef qui vous permettra d'accéder aux fameux boss, toujours présents et toujours aussi dangereux.

A noter que le jeu est incontestablement plus facile que ses prédécesseurs même si les derniers niveaux de l'aventure se révèlent impitoyables et riches en pièges.

 


L'inventaire s'enrichit aussi grandement. Si l'on retrouve l'arc, le boomrang, les bombes du premier opus, d'autres items font leur apparition. On pense notamment au marteau, au célèbre grappin, aux baguettes de feu et de glace, à l'ocarina, au miroir magique, au filet à papillon...qui enrichissent considérablement le gameplay. Votre équipement connaît aussi beaucoup plus d'évolutions mais vous devrez pour la plupart les chercher pour espérer les dénicher et croyez-moi, difficile de tous les trouver dès la première la partie.

J'oubliais aussi l'apparition d'un monde des Ténèbres, univers parallèle où la Triforce se retrouve entre des mains démoniaques et modifie le monde selon les volontés de son créateur. Et même si la construction du territoire reste la même, les accès changent, les passages ne sont plus similaires, les ennemis non plus et il vous faudra évidemment apprendre à connaître les nouveaux chemins pour espérer progresser. Le tout permet au jeu de prétendre à une durée de vie d'une vingtaine d'heures environ, grand minimum, le tout sans jamais lasser un joueur prêt à tout pour connaître les moindres secrets d'Hyrule.

Il y a énormément de nouveautés apportées par A Link To The Past. La formule est évidemment beaucoup plus riche mais l'univers se définit une nouvelle identité à laquelle les joueurs vont tous adhérer. Rares sont ceux à ne pas apprécier cet épisode qui reste encore aujourd'hui le meilleur en 2D, incontestablement.

Il fera d'ailleurs l'objet de portages, le premier sur GameBoy Advance en 2002 avec un ajout non négligeable, Four Swords, aventure qui se joue à plusieurs, et une autre plus classique sur Wii Vitual Console.

 

GameBoy The Legend of Zelda Link's Awakening

Et si A Link To The Past n'est rien d'autre que l'apogée de la formule 2D de la saga Zelda, sa descendance n'en est toutefois pas moins réussie. Link's Awakening sorti sur GameBoy en 1993 constitue une excellente surprise pour l'époque tant il se rapproche en beaucoup de points de la version Super Nes.

Pourtant exclusif à une console portable aux capacités techniques bien inférieures aux consoles de salon, uniquement en noir et blanc, cette version de poche réussit l'exploit de proposer un jeu au gameplay quasi-similaire, d'une longueur étonnante et à l'univers charmeur.

En effet, Link's Awakening profite de son passage sur le pavé portable de Nintendo pour perdre le ton "sérieux" propre à la série. Le fait que Link durant un voyage en bateau plonge dans un rêve profond et se retrouve sur la plage d'une île du nom de Cocolint justifie d'ailleurs l'humour de cette aventure. Ne soyez donc pas étonné de retrouver un personnage qui fait fortement penser à un certain plombier moustachu, ni de tomber sur Will Wright ( créateur des Sims, Sim City, Spore... ) lui même, sur Wart, le grand méchant de Super Mario Bros. 2, sur un Chomp ou un Maskass...Vous pourrez aussi discuter avec les divers animaux qui peuplent l'île, voler des items chez le marchand qui vous punira à votre retour par un game over inévitable, j'en passe et des meilleures...

 


Pour l'anecdote, vous rencontrerez une sirène qui a perdu son bikini et qui n'hésite pas à vous traiter de "petit coquin" si vous plongez autour d'elle. Cette scène sera censurée dès son passage au Etats-Unis où la créature marine prétend avoir perdu son collier de perles.

En dehors de ce ton décalé qui fait tout le charme de cette version GameBoy, Link's Awakening reste un épisode au contenu très solide. L'île de Cocolint va exiger de nombreuses heures d'exploration, les donjons ( moins d'une dizaine ), s'ils sont un peu moins grands que dans A Link To The Past, sont riches en énigmes assez coriaces...

Ce jeu est cependant moins fourni en secrets de toutes sortes mais propose des choses plus ou moins inédites. Tout d'abord, l'intégration d'une grosse quête annexe qui repose sur des échanges d'objets entre personnages et que vous devrez accomplir au cours de votre progression. Et si les donjons sont un peu moins longs et les extérieurs un peu moins riches, les séquences d'exploration qui lient deux temples sont, en revanche, beaucoup plus travaillées. De véritables compagnons vont prendre de l'importance dans le scénario ce qui donne lieu à des scènes intermédiaires intéressantes et très divertissantes. C'est d'ailleurs à ces moments précis que Marine et Link vont collaborer et nouer une relation certes superficielle mais qui donne une véritable identité à Link's Awakening. L'aventure n'est plus uniquement centrée sur le rôle de l'Elfe et fait jouer des personnages secondaires que l'on prend plaisir à côtoyer.

 


Quant à l'inventaire de notre héros, celui-ci est plus léger mais comporte un objet inédit et qui enrichit grandement le gameplay, la Plume de Roc. Cet item permet enfin au personnage de sauter afin d'éviter certains obstacles ce qui ajoute un côté plate-forme que l'on ne connaissait pas dans la série sauf avec l'exception Zelda II. Et si le jeu se déroule encore avec une vue du dessus, la mise en place de tableaux en scrolling horizontal permet au joueur de s'amuser à faire sauter l'ami Link dans tout les sens. Ces passages très agréables sont malheureusement assez rares bien qu'on les retrouve régulièrement au cours de l'aventure.

Classique mais original, Link's Awakening jouit d'une certaine côte auprès des fans qui se sont émerveillés des heures durant devant leur GameBoy avec un jeu aux graphismes certes minimalistes mais dont le gameplay, le sentiment d'aventure et un ton plus détendu procurent une expérience originale et complète. Souvent oubliée, cette première version sur GameBoy montre encore aujourd'hui de grandes qualités ludiques et rend honneur à une série qui a parfaitement su déménager sur une console aux qualités techniques moindres. Un véritable exploit en 1993.

Dernière chose, Link's Awakening prendra des couleurs dans une version qui sortira plus tard sur GameBoy Color, Link's Awakening DX, dans laquelle un nouveau donjon fera son apparition qui joue justement sur cette alternance des couleurs et propose, chose anecdotique, de faire des photos et de les imprimer via le GameBoy Printer.


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La Saga Zelda Un Elfe, Une Princesse, Un Sorcier...Une Triforce

Suivant L'Apogée D'Une Formule

Le Jeu Vidéo, média récent, peut tout de même se vanter de compter dans ses tiroirs des personnages et des récits qui lui donnent une identité forte. Mario, Sonic, Metal Gear, Final Fantasy, Assassin's Creed...tant de séries qui attirent régulièrement l'attention du joueur et qui enrichissent son Histoire.

Ce serait faire tort au média que de ne pas citer The Legend of Zelda, l'une des sagas étendard du savoir-faire de Nintendo en la matière et qui depuis 1986 incarne à sa façon le jeu d'aventure sur console. Véritable petite bombe vidéoludique pour son époque, The Legend of Zelda est la première brique d'un édifice qui fête aujourd'hui ses 25 ans.

C'est à cette occasion que je vous propose une rétrospective des différents épisodes qui constituent l'une des séries les plus importantes du Jeu Vidéo, une de celle qui fait aujourd'hui notre passion pour le média.

 

Nintendo Entertainment System The Legend of Zelda

La légende telle qu'on la connaît apparaît pour la toute première fois en 1986, lors de sa sortie sur le territoire nippon un 21 Février. Nouvelle création d'un certain Shigeru Miyamoto, créateur chez Nintendo, le titre a le mérite de s'éloigner des fondamentaux de l'époque sur les consoles, plus habituées à accueillir des jeux de plate-forme ou d'action fixés sur un scrolling.

Au contraire, le but de The Legend of Zelda est de proposer une aventure bien plus proche des jeux de rôle occidentaux en offrant une plus grande liberté au joueur dans sa manière de progresser, dans son besoin d'atteindre les différentes étapes de son aventure. Manette en main, le joueur peut donc se déplacer à loisir sur le territoire d'Hyrule sans restriction aucune dans son avancée. Ce dernier n'est donc jamais forcé d'aller dans telle ou telle direction ce qui constitue une première révolution du média sur console.

 


En dehors de cette géniale idée de conception, le jeu gardant une certaine accessibilité avec sa maniabilité simple, c'est aussi un univers qui se dégage de ce premier volet. Vous êtes aux commandes d'un jeune guerrier vêtu de vert du nom de Link chargé de récupérer les morceaux d'un artefact extrêmement puissant, la Triforce, afin de pouvoir vaincre le terrible sorcier Ganon et sauver la princesse Zelda.

D'un classicisme effarant dans l'approche de son scénario, The Legend of Zelda développe pourtant un sentiment d'aventure extrêmement fort. Car c'est quasi-nu que vous partez à la rescousse de la damoiselle en détresse. Pourtant, au cours de votre épopée, vous récupérerez divers items, équipements, armes qui feront de vous un combattant complet et capable de vaincre tout les adversaires qui se présentent à vous, les plus terrifiants étant tapis dans les donjons cachés du monde d'Hyrule.

C'est l'une des premières fois qu'autant d'éléments du rpg s'intègrent dans une cartouche de l'époque. Link va devenir de plus en plus puissant, les défis vont se révéler de plus en plus corsés et tout cela contribue à mettre en place l'aventure.

The Legend of Zelda est aussi un titre qui va faire chauffer vos méninges. En effet, très peu d'indications sont fournies quant à votre destination prochaine. Par conséquent, en dehors des rares indices confiés par de vieux sages, vous devrez chercher les donjons vous même ce qui donne lieu à de longues séquences d'exploration de la terre d'Hyrule. De plus, aucun ordre ne régit la découverte de ces donjons ce qui vous permet d'accéder au troisième donjon sans forcément avoir terminé le deuxième. Certains objets devront toutefois être en votre possession pour que vous puissiez par exemple traverser des cours d'eau qui vous donneront accès à une autre parcelle du territoire et aux secrets qu'elle comporte.

 


La progression se fait donc de manière très fluide, le tout, sans jamais vraiment forcer le joueur à suivre un itinéraire déterminé à l'avance. Link va petit à petit devenir de plus en plus fort mais vous aussi, aux commandes, apprenez à cerner les secrets d'Hyrule.

The Legend of Zelda est aussi le premier jeu à abandonner le système rigoureux des mots de passe et intègre directement dans sa cartouche une pile de sauvegarde qui vous permettra de reprendre l'aventure au point même où vous avez éteint la console. Une prouesse pour l'époque et un confort supplémentaire pour une aventure plutôt longue et difficile.

Beaucoup d'éléments feront la légende de ce premier jeu mais on ne peut passer outre les musiques de Koji Kondo qui vont donner une véritable identité à cet univers. Le thème principal qui vous accompagne durant l'exploration d'Hyrule va devenir mythique. Tout simplement.

Tout ça pour dire que The Legend of Zelda réussit à apporter dès le milieu des annés 80 énormément d'innovations dans la construction d'un jeu. Original et techniquement au point, le jeu remporte un fort succès, se vendant à plus de 6,5 millions d'unité dans le monde. Link entre déjà dans le coeur des fans.

 

Nintendo Entertainment System Zelda II The Adventure of Link

Bien que suite directe de The Legend of Zelda, Zelda II Adventure of Link est l'un des épisodes les plus atypiques de la série.

Développé par une équipe différente de la première, toujours dirigée par Miyamoto, le jeu change radicalement d'orientation. Le premier changement à noter est bien sûr le plus évident, un scrolling horizontal est cette fois-ci préféré à la vue du dessus adoptée par le premier épisode. Evidemment, le gameplay lui aussi subit de grandes modifications. Les équences d'esploration du monde d'Hyrule en vue de dessus existent toujours mais ne constituent plus le coeur de l'action

Link devient tout d'un coup beaucoup plus agile, est désormais capable de sauter, de donner différents coups d'épée, d'utiliser de la magie. Zelda II est donc une suite qui va exiger de vous beaucoup plus d'habileté manette en main d'autant plus que le jeu est très difficile.

 


Et si l'on gagne en dynamisme, on ne perd toutefois pas en devoir d'exploration. En effet, il vous faudra toujours partir à la recherche des donjons disséminés un peu partout dans le monde d'Hyrule, même si ces derniers sont tout de même plus faciles à trouver.

L'aspect rpg a d'ailleurs été renforcé dans ce deuxième volet de la série. Sur votre chemin, vous traverserez des villes dans lesquelles vous pourrez discuter avec les habitants. Certains vous donneront des pouvoirs qui vous permettront de progresser. Ces derniers remplacent d'ailleurs les armes de complément telles que l'arc, les bombes, le boomrang, sans oublier que le combat à l'épée, primaire dans The Legend of Zelda, devient une composante majeure de Adventure of Link. Vous gagnerez d'ailleurs des points d'expérience à chaque adversaire vaincu qui vous permettront d'agrandir votre barre de vie ou de magie, soit d'infliger plus de dégâts.

 


Graphiquement plus fin que son prédécesseur, esthétiquement plus riche, avec un héros beaucoup plus détaillé et des animations bien supérieures, cette suite va tout de même décevoir les amateurs de la première heure. Titre beaucoup plus orienté action à la maniabilité tout de même assez approximative, le charme qui opère n'est plus le même. Et s'il reste globalement un jeu de bonne qualité, il ne rencontrera pas le même succès commercial et d'estime.

Adventure of Link apportait cependant son lot de nouveauté, tant d'éléments qui vont toutefois être abandonnés par la suite.


Voir aussi

Jeux : 
Zelda II : The Adventure of Link, The Legend of Zelda
Plateformes : 
NES
Sociétés : 
Nintendo
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Cela faisait longtemps que je vous l'avais promis et c'est chose faite, la première partie de mon dossier consacré à la saga Zelda va paraître cet après-midi, à 17 h 30.

Tenez-vous donc prêt, vous aurez un aperçu des deux premiers épisodes de la série dès aujourd'hui. La suite débarquera normalement vendredi et le reste pointera le bout de son nez régulièrement sur le blog. Restez donc à l'affût même si de toutes manières, je ferai l'effort de faire ma pub' pour signaler la parution à ceux que ça intéresse.

 

© orioto


J'espère que tout cela vous plaira. Mais je tiens toutefois à rappeler que ce n'est pas un travail de journaliste, plutôt une rétrospective des différents épisodes de la série accompagnée de mes impressions propres. Ne vous attendez donc pas à des anecdotes en exclusivité mondiale, mon intention n'est pas là.

Sur ce, je vous laisse profiter du beau temps et espère votre visite d'ici peu sur le blog.


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Toujours avec beaucoup de retard, j'en termine une bonne fois pour toute avec ce dossier, qui aura bouffé une grande partie de mon existence.

Voilà, tout ça pour dire que si vous souhaitez lire la deuxième partie du dossier, mise en page, avec de nouvelles images et tout le tralala, ben, je vous donne rendez-vous à ce lien.

- Saga Metal Gear Solid # 02 : Naissance et Dernier Souffle -

Ca y est, j'arrête de parler de MGS, et je vais enfin pouvoir m'attaquer à autre chose. Merci pour tout vos commentaires les gars, et à une prochaine fois, je l'espère ! 


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Post inutile, mais je tenais à signaler que j'ai ajouté la première partie de la Saga Metal Gear Solid dans la section Articles de Communauté & Blogs.

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- Si vous voulez y jeter un oeil, c'est pas ici -

 

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Voilà, n'hésitez pas à poster des commentaires, et faire part de vos impressions ^^

 

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Ca y est ! J'ai réussi enfin à synthétiser la grande série qu'est Metal Gear Solid. Au final, ce sont 6 articles consacrés aux épisodes principaux de la saga, que vous pouvez consulter librement sur le blog, et quelques articles, eux, traitant des musiques marquantes de la série. Et oui, la musique, " c'est ma grande passion " ^^.

Je tiens à remercier ceux qui auront jeté un coup d'oeil, ceux qui auront " aimer " ou commenter les posts. Vu la tâche de l'entreprise, ça fait super plaisir de voir son boulot être apprécié.

Cependant, je dois vous avouer que je ne suis pas super satisfait du travail que j'ai fait, ma seule excuse étant qu'il y avait trop de choses à dire. J'aurai tant voulu traiter plus profondément certains personnages, certaines scènes absolument mythiques, certaines anecdotes très importantes et fondatrices, plus qu'on ne l'imagine, et aussi parler plus de Hideo Kojima.

 


Mais bon, j'ai déjà eu du mal à produire le dossier en 3 semaines, alors imaginez le temps qu'il m'aurait fallu.

En tout cas, l'expérience fut très agréable, et j'ai d'autant plus envie de me replonger dans certains épisodes de la saga. J'espère que cela vous aura donné la même envie, et aura comblé les plus fanboys d'entre vous. De toutes manières, ce fut un plaisir de partager mes impressions avec vous, chers Gamebloggers, et je compte reproduire la chose d'ici là, en parlant d'une autre série marquante, et Dieu sait qu'il y en a.

Je vous laisse avec la liste des articles accessibles, et vous souhaite à tous un bon week-end !

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- Départ -

- Apogée -

- Confirmation ? -

- Origines -

- Conclusion -

- Annexes - 

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Pour ce qui est de mes " célèbres ", [ Musique Maestro ! ], consacrés aux différents opus de la saga Metal Gear, voici la liste :

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- Metal Gear Solid -

- Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty -

- Metal Gear Solid 3 Snake Eater -

- Metal Gear Solid 4 Guns of the Patriots -

- Metal Gear Solid Portable OPS / Peace Walker -

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Si ! Dernière petite chose. Je comptais intégrer l'intégralité de mes posts sur la série dans la partie Vos Articles de l'espace Communauté & Blogs. Dites-moi si c'est pour vous une bonne idée ^^



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On connaît désormais les débuts et la conclusion de la saga Metal Gear Solid. MGS3 Snake Eater était chargé de nous conter l'ascension de Naked Snake, espion américain devenu Big Boss, et MGS4 Guns Of The Patriots, quant à lui, avait la lourde tâche de mettre un point final à l'histoire de Solid Snake, le personnage autour duquel tourne tout les événements des épisodes qui bénéficient de l'épithète " Solid ", ajouté dès l'arrivée de la saga sur la Playstation.

Je me demande d'ailleurs si Kojima n'aurait pas derrière la tête l'idée de prolonger le scénario, un peu comme l'a fait Star Wars, avec la publication de très nombreux bouquins. En tout cas, on sait une chose, c'est qu'il s'est lancé dans une certaine direction, celle d'explorer les zones d'ombres de la trame, notamment autour de Big Boss, dont l'histoire reste pour certains encore un peu floue.

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On verra donc débarquer sur PSP en 2006, Metal Gear Solid Portable OPS, qui va s'occuper de narrer des événements bien précis. En effet, dans cet épisode nomade, c'est de nouveau Big Boss qui est au centre de toutes les attentions. Suivant MGS3, on nous explique dans ici que l'ex-Naked Snake refuse de porter ce nom conféré par l'Etat Major et la Gouvernement américain, ne leur pardonnant pas le sacrifice de The Boss, d'autant plus que c'est lui qui était chargé d'abattre la personne qui va marquer sa vie. MGS4 est d'ailleurs là pour nous le confirmer.

Exilé en Amérique du Sud, broyant du noir, éloigné de tout contact avec FOX Unit, le destin va finalement rattraper le soldat qui se voit, par hasard, impliqué dans une histoire de rébellion militaire, liée plus ou moins à l'activité occulte de la CIA dans la zone. C'est en partie dans ce MGS Portable OPS que l'on va découvrir comment Big Boss va s'affirmer, devenir le héros et le géniteur de nombreuses organisations terroristes, chargées de libérer les militaires du joug des gouvernements qui les dirigent, malgré leur volonté. Mettre fin au titre de " Grande Muette ".

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Honnêtement, n'ayant pas de PSP sous la main, je n'ai donc jamais joué à ce MGS Portable OPS. Je ne connais d'ailleurs pas très bien l'histoire de MGS, à mon grand regret, qui éclaircit d'ailleurs la vie de Roy Campbell, compagnon presque fidèle de Solid Snake, mais aussi celle de Franck Jaegger, qui aura un rôle bien plus important par la suite. En revanche, j'avais cru comprendre que le jeu avait été plutôt bien accueilli par le public et par la presse, malgré une maniabilité un peu rigide, alors qu'aujourd'hui, j'entends par ci par là, que le titre n'était pas si bon que ça. Eclairez-moi sil vous plaît, car là, je ne sais plus trop quoi penser.

Un autre épisode, sorti tout récemment, Metal Gear Solid Peace Walker, de nouveau disponible sur PSP, va reprendre l'histoire de Big Boss, et nous informer sur son organisation, Militaires Sans Frontières. En revanche, là, je ne connais rien de ce titre de la série. Je sais qu'il a été acclamé par le grand manitou de la série en France, un certain JulienC. Je sais simplement que Big Boss est encore une fois au centre de toutes les attentions, que cet épisode va éclairer encore la vie du personnage, expliquer les raisons qui vont le pousser à finalement mettre en place Outer Heaven, et Zanzibar Land, créations si mystérieuses dont le personnage est à l'origine.

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En tout cas, je ne m'amuserai pas à supputer, surtout que certains d'entre vous doivent parfaitement connaître ce MGS Peace Walker.

En revanche, je peux vous parler d'autres apparitions de Snake, en dehors de console Playstation, chose qui pourrait paraître étonnante aujourd'hui.

C'est comme cela que va débarquer Metal Gear Solid Ghost Babel. Episode très particulier de la saga, sorti sur GameBoy Color, il me semble, l'opus va nous conter un épisode parallèle à l'histoire de Metal Gear Solid. On ne sait d'ailleurs pas trop si cet épisode fait partie de la storyline. Oui, car d'un côté, on retrouve des personnages directement tirés de Metal Gear Solid sur Playstation, Mei Ling, Meryl, Campbell, etc...Par contre, de nombreuses incohérences scénaristiques avec la trame centrale rendent encore plus floue la transition entre MGS et MGS2.

En revanche, le jeu était une petite perle, un véritable jeu d'infiltration 2D, joli, court mais intense, doté d'un très bon scénario bien qu'il soit sorti sur une console aussi limitée techniquement que la GameBoy, le jeu rend honneur à la série et constitue un très bon épisode, malgré le fait qu'il soit un peu tombé dans l'ombre.

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Là, je vais fâcher certains car je vais évoquer un certain Metal Gear Ac!d. A l'époque, Hideo Kojima déclarait qu'il lui était impossible de développer un jeu comme ceux sur les consoles de salon Playstation sur la PSP. Il a donc adapté la licence à son support, et l'on se retrouve donc avec un jeu de stratégie, à base de cartes à jouer qui vous permettait de mettre en place vos tactiques. Pas vraiment apprécié des fans purs et durs, le design parfois douteux et l'éloignement incontestable avec la saga Metal Gear Solid aura frappé les amateurs. Une suite sortira d'ailleurs plus tard, mais connaîtra le même sort. A oublier...

Je vais terminer cette série d'article en évoquant la très attendue et très appréciée apparition de Solid Snake dans Super Smash Bros. Brawl, dans lequel il occupe le rôle d'un combattant particulièrement bourrin. Même si je trouve qu'il manque un peu de mobilité, je trouve le perso quand même très sympa à manipuler, mais sa force est incontestable et un smash bien placé peut faire très mal. Vraiment très mal ^^

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Pour l'anecdote, mais je pense que vous le savez déjà, si Solid Snake fait son apparition dans le jeu de Nintendo, sur une console Nintendo, c'est notamment parce-que son fils, qu'il essaie de convertir à l'intérêt de ses oeuvres, aime particulièrement les jeux Mario Bros. C'est aussi pour cela qu'un mode dédié à Ape Escape apparaît dans MGS3. Il est sympa ce Kojima, non ?

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Trafalgar Square

Par Sirocco Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 17/12/13 à 11h42

Toulousain sympathique, fantastique, folklorique, féérique, symphonique, éclectique, chimérique, mirifique, artistique, acoustique, exotique...et autres adjectifs en -ique que j'accepte volontiers.

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Édito


 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour/bonsoir à toutes et à tous.

Je suis Sirocco, étudiant en 5e année de Droit à Toulouse, blogger à mes heures perdues, mais avant tout grand amateur du Jeu Vidéo, marmite dans laquelle je suis tombé tout petit.

Trafalgar Square, c'est le nom de ce tout petit site qui privilégie notamment la musique tirée du média mais qui parle aussi de tout et de n'importe quoi. Ne vous étonnez pas d'entendre beaucoup parler de Nintendo, c'est parce-que j'en suis grand fan mais cela ne m'empêche pas de passer de nombreuses heures sur PS3 ainsi que sur les jeux Steam dont le prix défie toute concurrence.

N'hésitez pas à commenter les articles et à "liker" si vous avez apprécié la lecture de mes articles. Vous pouvez évidemment me joindre par MP si vous souhaitez me poser une question ou parler d'une chose, d'une autre. En attendant, j'espère que la lecture vous plaira et rendez-vous ici-bas ou bien ailleurs, si mon activité vous intéresse.

 


 

 

J'arbore fièrement une récompense aujourd'hui plus tellement valable mais que voulez-vous, c'est la seule que j'aie ^^. Elle fut attribuée par l'ami Anfalmyr sur la base des votes des Gamebloggers et elle me plaît tout particulièrement du fait que je tente de soigner le mieux possible l'apparence du blog, pour un plus grand confort de lecture. Et vi, je pense à vous et à vos petits yeux fatigués...

 

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