Dans l'oeil du Cyclone

Dans l'oeil du Cyclone

Par Sharn Blog créé le 02/07/12 Mis à jour le 23/11/13 à 11h29

Souviens-toi de Delilah.

Ajouter aux favoris

Catégorie : Illusion du mouvement

Signaler
Illusion du mouvement

Avec les vacances j'avais prévu de me faire deux semaines avec des films que j'ai apprécié très fortement. Contrat à moitié rempli, je n'ai pas vu l'ensemble des films que j'avais prévu. Non mais faut comprendre les soirées à jouer au rami (un jeu de carte) en famille ça prend du temps surtout quand on se couche tôt. C'est encore une fois très court donc vous êtes prévenu. Je me fais (un peu) chier à écrire uniquement pour les livres.


Limitless

Un écrivain raté rencontre par hasard son ex-beau-frère qui lui donne gracieusement de la drogue. La qualité particulière de cette drogue est qu'elle rend incroyablement intelligent et avec une mémoire à toute épreuve. Film à la réalisation solide et sans fausse note d'acteur ça se laisse regarder pour des scènes d'actions bien fichues (sans des milliers d'explosions notez bien) et un propos qui même s'il reste simple ne nous prend pas pour un demeuré. Un film d'action de qualité sans être beauf et bourrin franchement ça se refuse pas.

Snatch

Pour comprendre l'histoire regardé le film. Dans l'idée c'est comme si je devais vous résumez l'histoire de Pulp Fiction. Snatch c'est comme Pulp Fiction en plus linéaire. Grosse performance d'acteur de Brad Pitt en gitan dégueulasse à l'accent incompréhensible, le reste du casting tient la barre très haut avec des gueules connues et qui font très bien le job. Ça sent un peu la pisse et la sueur mais c'est du tout bon.


Princesse Mononoké

Sûrement l'un de mes films d'animation préféré même du studio Ghibli (dont les autres productions ne m'ont pas autant foutu sur le cul). C'est beau, c'est sombre et en même temps le film tient un propos tellement juste et vrai que ça en devient confondant. Le doublage français est extrêmement bien fichu, les personnages sont vrais, vivants et le film arrive à nous faire aimer et détester les deux camps antagonistes sans que l'un et l'autre passe pour les gentils ou les méchants. Princesse Mononoké c'est pour moi, avec mes faibles connaissances, le pinacle du studio Ghibli.


Inception

Acclamé par les spectateurs c'est la valeur sure Nolan qui le réalise. Un film très très solide à qui on a reproché son coté trop froid et carré alors qu'il parle des rêves. Personnellement, ça m'a pas dérangé. L'ensemble niveau histoire tient la route avec des acteurs qui font très bien le boulot (Cotillard, DiCaprio et Page) et une réalisation qui ne souffre d'aucun défaut. C'est pas foufou mais c'est du très solide comme toujours avec Nolan. Un excellent film d'action qui arrive à mettre de l'humain dedans sans qu'on trouve ça hors-sujet (Expendables je pense à toi). Ce n'est pas le film du siècle (Old Boy le casse en deux sans effort) mais ça serait dommage de passer à coté.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Illusion du mouvement

Et nous voici de retour pour des avis toujours court et pas construit. Note : pas de débat politique, non parce que je vois venir le coup. Sinon les sanctions sont les mêmes que pour des insultes ou je changerais pour un mélange tête + piques + créneaux.


Valse avec Bachir

Film d'animation documentaire israëlo-franco-allemande déjà ça vous pose un peu le machin. Un style graphique qui m'a fait penser à du cell-shading bien connu par nous autres joueurs. L'histoire est relativement simple et raconte la quête de Ari Folman pour retrouver ses souvenirs perdus de la guerre du Liban. Non Ari n'est pas complètement amnésique c'est seulement cette période de sa vie qui lui manque. Syndrome post-traumatique ? Souvenirs refoulés ? Le film va se poser la question tout du long alors qu'Ari se plonge de nouveaux dans la guerre qu'il a vécu à 19 ans. Pour tout vous dire, le film m'a fait penser à un film américain sur la guerre du Vietnam. Musique rock suivie de morceaux orchestral avec son lot guerrier. Ce très bon film parle de ce qu'a été (et est encore) le conflit pour la Palestine. Conflit absurde d'un peuple qui a été opprimé et qui en opprime un autre. C'est à voir pour comprendre qu'Israël n'est pas un bloc monolithique et une force armée qui ne craint rien. Ces soldats sont humains et subissent la mort de la même façon que les autres avec bien sur ces temps d'attente et de lâcheté.


Arrietty, le petit monde des chapardeurs

Depuis mon visionnage de Princesse Mononoke, il y a longtemps, le studio Ghibli ne pas tant enthousiasmé que ça. Arrietty ne m'a pas foutu une baffe mais reste un très bon film d'animation. Justement l'animation comme toujours est irréprochable de finesse, de beauté et de couleur. Histoire simple qui frôle juste le merveilleux pour nous apporter une fable candide mais pas sotte sur le rôle de l'humanité par rapport à son environnement. Je sais, je ne vous vends pas beaucoup ce film en le décrivant ainsi mais c'est à voir.


Collatéral

Film d'action avec Tom Cruise et Jamie Foxx. Tom Cruise dans le rôle d'un assassin commandité par un cartel de la drogue pour tuer des témoins. Histoire simple où Jamie Foxx dans le rôle du Taxi de Tom Cruise est à sa juste place c'est-à-dire en complice forcé. Les situations différentes en font un bon divertissement à la réalisation solide qui vous donnera votre lot de sang, d'humour et de moment de tension. Très bon Tom Cruise dans son rôle d'assassin froid et désabusé et Jamie Foxx juste et touchant dans son rôle de taxi positif qui sent la moutarde lui monter au nez.

District 9

Grosse baffe en perspective. Le film démarre comme un documentaire où des aliens ont laissé leur vaisseau flotté au dessus de Johannesburg en Afrique du Sud et dont les humains vont découvrir qu'il contient un bon nombre (un bon million) d'aliens sous-alimenté. Dans notre grande humanité, on les recueille et on les loge sur Terre. Les années passent et le camp des aliens devient au fil du temps un bidonville avec son lot de meurtre, de prostitution et de trafic d'armes avec une population qui approche les 2 millions de mollusques. La MNU (le pendant privé de l'ONU dirons-nous) pense à les déplacer dans un camp. Et c'est là qu'on va passer dans un film de science-fiction un peu plus classique avec de l'action et un brin d'horreur. C'est à voir pour sa réalisation, ses effets spéciaux et sa critique des Nations Unies, de la xénophobie et des media. Je vous le recommande.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Illusion du mouvement

Une semaine qui se déroule sous le signe du gâchis. Gâchis du scénario. Non les scénario des films que j'ai vu ne sont pas nuls c'est juste que je vais spoiler comme on dit en bon franglais dégueulasse qu'on sait même pas pourquoi on l'a gardé. Du coup vous êtes prévenus donc pas besoin de gueuler tout ça sinon c'est le même châtiment qu'énoncé dans la SCS #1.

The Chaser

C'est bon j'ai un top 3 des films coréens à voir. Old Boy, Memories of Murderer et The Chaser. Trois excellents films qui ont plusieurs communs ensemble. D'abord il y a un mec qui s'appelle Park sur chaque tournage. Vous demandez pas pourquoi, en Corée du Sud c'est comme ça. Ensuite le scénario est un thriller, il y a du suspense et une envie de connaître la suite. Les personnages sont pas lisses ni totalement blancs, je sais vous voilà bien avancé (donc en B voire en A). Et ces trois films comportent des courses-poursuites à pied. Oui à pied. Bien plus jouissif qu'une course-poursuite en voiture.
L'histoire de The Chaser est simple. Monsieur X (oui je me souviens plus de son prénom) est un ancien flic devenu maquereau et dont deux filles se sont faites la malle. En cette période de crise et de chômage ça tombe mal pour son petit commerce. N'ayant plus de jeune femme a proposé à ses clients il est obligé de demander à une de ses fille malade (un bon rhume) d'aller faire une passe. Manque de bol c'est le mec avec qui les 2 autres filles se sont évaporées (enfin évaporées vous avez vite compris). S'ensuit une scène de torture/mise à mort assez sanglante et une arrestation rapide du meurtrier. Et c'est là l'idée génial du film c'est qu'on s'arrête pas là. Ce meurtrier est dérangé certes mais il a encore des droits, on doit trouver des preuves, on doit l'inculper en plein milieu d'une autre affaire plus politique. On est en présence d'un film qui montre ce qu'est un meurtre pour la police coréenne, avec son lot d'incompétent, de preuves plus ou moins fabriqués et d'aveux obtenus dans la douleur. The Chaser c'est une course contre la montre mais une course qui vous prend aux tripes ou chaque personnage fait vrai et le dénouement est doux-amère.

 

De bon matin

Un film français. Ça commence mal et ça fini mal. Paul a passé la cinquantaine et travaille dans une très grosse banque. Paul part de bon matin à son travail et bute son supérieur et son assistant avant de se donner la mort. Le film nous fait voir la vie de Paul avant la balle dans le cervelet et on se trouve toujours entre deux voies : Paul qui a un sentiment de persécution paranoïaque et Paul qui est vraiment persécuté par son chef direct. Tout n'est pas simple, tout n'est pas facile et tout fini mal. Film déconseillé aux dépressifs parce qu'il raconte l'histoire d'un dépressif ou en tout cas de quelqu'un de malade mentalement (il a pas détruit FF XIII au marteau ou une boite de Majora's Mask notez bien) qui ne peut plus supporter une pression toujours plus grande dans son travail. Un travail ce n'est pas juste ce qui permet de bouffer pour certains. C'est toute leur vie et la vie de Paul est brisée par des décisions de gestion du personnel (management en bon anglais). La vie de Paul est foutue, ses ambitions, ses espoirs et ses rêves sont morts depuis longtemps mais il va quand même emporté deux salauds avec lui. Au revoir Paul.

 

I love you Phillip Morris

Une comédie. Ça donne enfin un peu le sourire. Un film avec Jim Carrey qui n'en fait pas des caisses comme très souvent (Fou d'Irène je pense à toi). L'histoire vraie de Stevens Russel enfant adopté devenu policier s'étant marié et ayant une petite fille jusqu'au jour d'un accident en voiture qui lui fait prendre conscience qu'il doit assumer son coté pédale. En plus de tout ça ce cher Stevens va devenir escroc vous comprenez ça coûte cher d'être PD comme un phoque. Après quelques séjours en prison Stevens rencontre Phillip Morris et bam et c'est le coup de foudre.
Un assez bon film où les situations qu'a vécu Stevens sont vraiment stupéfiantes et son amour pour Phillip est total. Une comédie avec un peu de romantisme avec des gay c'est pas commun mais ça touche juste. Quelques blagues pas finaudes mais en général c'est plutôt bien vu et les deux acteurs principaux jouent assez bien des homosexuels maniérés. Il ne restera pas dans les annales, enfin pas dans les miennes.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Illusion du mouvement

Bienvenue à tous et toutes dans cette première édition de la semaine cinématographique de Sharn, SCS pour les intimes (vous en faites pas vous allez le devenir). Avant toute chose, je vais être franc : je ne suis pas un cinéphile. Je suis un néophyte complet du cinéma tant au niveau des grands films à avoir vu que des réalisateurs marquants ou de l'appréciation de la mise en scène sans oublier l'interprétation des personnages. J'ai bien regardé et apprécié certains films mais la plupart du temps une bonne histoire, une bonne interprétation de la part des acteurs et une réalisation solide me suffisent. Je ne vous ferais pas une critique détaillée de ce qu'a voulu dire le réalisateur parce que je ne suis pas dans sa tête et que ça me rappelle mes cours de français du lycée. Bien évidemment, ce ne sont que mes avis. Avis qui ne seront pas structuré (ou très peu), mal fait (non mais autant être franc) et sans fioritures. Donc ne prenez pas ça pour parole d'évangile (quoique) et donc pour le peu de personnes qui pourraient me lire et qui pourraient s'offusquer de ce que je raconte : pas d'insultes s'il vous plaît. Dans le cas contraire vous me donnez votre adresse, je viens chez vous et je vous apprends la politesse à coup de batte de base-ball dans les genoux.

Après ces entrefaites : commençons !


The Man From Earth


L'histoire d'un universitaire américain qui après 10 ans de bons et loyaux services va partir de son poste pour ailleurs. Donc pour marquer le coup ses collègues lui rendent visite et comme ils sont curieux lui demandent pourquoi il part. La réponse de monsieur Oldman est qu'il est un cro-magnon vivant depuis 14 000 ans et qui ne vieillit pas. Est-ce une expérience de monsieur Oldman sur ces amis ? Est-il devenu fou ? Est-ce vrai ? Des questions qui se trouvent plus ou moins en filigrane dans le film. Mais le plus important d'une certaine façon ce sont les questions que pose cette révélation. Les dialogues qui naissent entre monsieur Oldman et les autres personnes présentes dans la pièce tant sur la mort, que l'histoire, la religion. Vous attendez pas à un film qui pète de partout, ça se passe uniquement dans une seule pièce. Les dialogues sont bons, les réflexions intéressantes et je me suis senti happer par ce récit de science-fiction qui évite vaisseaux spatiaux et androïdes pour livré quelque chose de sensible et bien foutu.


The Wrestler

Randy le Bélier est une ancienne gloire qui a plus de 50 ans (estimation personnelle) n'a plus sa gloire d'antan. C'est un peu le pendant de Hulk Hogan (un des rares catcheurs que je connaisse) sans la réussite. Randy combat dans des salles plus ou moins miteuses, rétribué tout juste assez pour payer son loyer dans un mobile-home sans âge. Le film est une déclaration d'amour à cette discipline qu'est le catch. Pour tout vous dire, je n'aime pas le catch c'est du chiqué mais le film permet de voir que ça a beau être du chiqué, se prendre des chocs aux articulations, faire des sauts improbables ça a un prix. Un prix qui n'est pas toujours récompensé certes mais qui montre que 2 types qui se foutent sur la tronche en faisant semblant sont autant des acteurs que des coéquipiers, qu'ils ont une vraie cohésion et un amour commun pour cette discipline ingrate. C'est vraiment un très bon film sur le catch et la place que peuvent prendre des passions dans une vie en mettant de coté une partie des gens qu'on aime. J'ai apprécié parce que les personnages font vrai, qu'ils ont des envies, des doutes. Ils ne sont pas invincibles, ce ne sont pas des saints et leur vie est ingrate.


Passé virtuel

Nous y voici, un vrai monde virtuel. La compagnie de Hannon Fuller l'a fait. Elle a réussi à recréer de façon complète le Los Angeles de 1937 avec en son sein des milliers d'unités conscientes d'elles-mêmes. Mais voilà Hannon Fuller a été assassiné après être entré dans ce monde virtuel. On se retrouve donc dans un schéma assez classique d'enquête policière ou l'associé de Fuller va essayer de démasquer son meurtrier. Scénario et acteurs bon. L'enquête ne vous retourne pas le cerveau mais mets en place quelques doutes bien sympathiques. La question de la réalité virtuelle et des consciences qui s'y trouvent est assez anecdotiques dans l'intrigue mais a le mérite d'être posé. C'est clairement pas un film culte à l'heure actuelle mais c'est un bon film qui insère un twist scénaristique qui s'il est prévisible reste intéressant. Bon dit comme ça on penserait qu'on déjà tout vu dans d'autres films (et c'est l'impression que ça m'a donné) mais le film utilise tout ça très bien sans tombé dans une surenchère d'actions ou de truc complètement retord. Je conseille même si ce n'est pas un indispensable.


The Crow


Un ersatz de Batman pas trop mal fichu pour l'époque avec le regretté Brandon Lee (fils de). Vous remplacez les parents de Bruce Wayne par la copine de Eric Draven, le commissaire Gordon par un policier noir, la chauve-souris par le corbeau, vous mélangez ça dans une intrigue un peu surnaturelle où le héros revient immortel d'entre les morts et vous avez The Crow. Sauf qu'il se venge et que lui il tue pour de bon pas comme Batman qui devrait comprendre qu'après 50 essais pour arrêter le Joker celui-ci devrait être supprimé de façon définitive ! Scénario potentiellement nanar, interprétation sans grosses fausses notes mais aucune qui se démarque. Des scènes d'actions sympathiques mais qui manquent de punch. Pas un mauvais film dans l'absolu mais on avait fait mieux et on a mieux fait depuis. Ne perdez pas votre temps, regardez donc les Batman de Nolan si ce n'est pas déjà fait.


The Box

La semaine s'est mal finie. C'est le seul film que je n'ai pas apprécié ou très moyennement. Pour l'histoire, en 1976 (ça a son importance) un monsieur très bizarre dépose une boite avec un bouton chez un couple aléatoire. Ils leur proposent 1 million de dollar s'ils appuient dessus mais en contrepartie quelqu'un qui leur est inconnu sur Terre mourra. Au départ, je me suis ouais pourquoi pas mais plus on avance dans l'histoire et plus ça devient du grand n'importe quoi. Avec des tenants et aboutissants qui se trouvent le cul entre deux chaises entre du fantastique et de la science-fiction. Rien ne mets vraiment mal à l'aise comme un film fantastique (à comprendre fantastique à la Lovecraft) et le coté science-fiction est vraiment étrange, bref je me suis emmerdé. Les acteurs sont bons (vu le casting heureusement), la réalisation m'a pas donné envie de vomir (Cloverfield je pense à toi) mais l'histoire ne m'a pas accrochée. Pourtant je me suis attaché aux personnages mais le fait que le dilemme soit biaisé m'a dérangé. Et le fait que les personnages ne cherchent pas à avertir les autorités comme la police m'a franchement fait tiquer surtout qu'un des personnages concernés à un père commissaire de police ou équivalent. Je sais pas penser à lui en parler plus en profondeur pourrait ne pas être idiot. Essayer peut-être que ça vous plaira personnellement si on me le propose de nouveau je passerais mon chemin.

Toute remarque constructive est accepté dans ls commentaires, pour les insultes c'est par message privé. Merci d'avance.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Illusion du mouvement

La vidéo qui va suivre en plus de montrer des images incroyables, est une preuve de plus de la puissance des éléments. Bon l'accroche est un peu généraliste me direz-vous mais quand mon père m'a montré par hasard ces images c'est l'une des premières impressions que j'ai eu. En sachant que mon père a été dans la Marine Nationale pendant plus de 20 ans je suis quand même admiratif des conditions dans lesquelles il a pu naviguer. Une très belle vidéo qui montre la dureté de cet élément qu'est la Mer. Une façon de nous rappeler que les marins sont des gens pleins de courage.

 

L01 Angry Seas from Fabien Bouchard on Vimeo.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Illusion du mouvement

Ceci est une critique personnelle d'un amateur (dans le sens qui aime) de l'animation, je ne suis ni expert en musique, ni en dessin, ni en design et je suis bon public la plupart du temps. Prenez donc ceci comme mon avis sur le dessin-animé présenté et pas une vérité absolue. ;)

Avatar : The Last Airbender est une série d'animation américaine pour ado et pré-ado qui fut diffusée entre février 2005 et juillet 2008 outre-Atlantique sur Nickelodeon (la chaîne des Razmoket et de Bob l'éponge entre autres). Elle comporte 3 saisons et 61 épisodes. Chaque saison fait explicitement référence à un des quatre éléments fondamentaux du monde d'avatar. Ces quatre éléments sont les éléments d'Empédocle [lien vers wikipédia] à savoir air, eau, terre et feu.

Dans le monde d'Avatar ces quatre éléments sont représentés par un peuple chacun. Les Nomades de l'Air, les Tribus de l'Eau, le Royaume de la Terre et la Nation du Feu. Chacun de ces peuples provient d'une culture bien réelle. Les Nomades de l'Air font référence par leur habit et coutumes aux Tibétains, le Royaume de la Terre nous rappelle la Chine avec son empereur et sa cité interdite, la Nation du Feu représente le Japon surtout à cause de son besoin expansionniste, l'exception étant les Tribus de l'Eau qui s'inspire de la culture Inuit en même temps des peuples emblématiques qui vivent aux pôles il n'y en a pas 150. Et bonus chacune de ces nations possède un style de combat particulier lui aussi tiré de notre monde avec un ajout de mouvements acrobatiques et de la maîtrise de l'élément associé.

 

Justement au niveau arts martiaux, si les différents peuples sont des références à des peuples bien réels et distincts ce n'est pas le cas pour les disciplines utilisées pour se foutre sur la tronche. Chacune des disciplines utilisées par les maîtres (le titre qu'on donne à ceux qui maîtrisent les éléments) dans le dessin animé sont chinoises, d'ailleurs l'écriture utilisée dans l'univers est chinoise mais passons. Les Nomades de l'Air ont un style provenant du Bagua Zhang qui je vous l'accorde n'est pas le style de combat chinois le plus connu. C'est un style qui dans le dessin animé est très défensif en rapport avec le caractère très pacifique des nomades de l'air. En réalité c'est un style très rond, et quand je dis rond c'est pas pour rien, l'exercice de base du Bagua Zhang c'est la marche en cercle. Après ben c'est le corpus classique d'un art martial chinois. Les arts martiaux chinois c'est pas trop mon affaire mais j'imagine bien que coups de pieds haut et cabriole c'est pas ce qu'on trouve le plus. Dans le dessin animé, la marche en cercle est utilisé plusieurs fois et les utilisateurs du style de l'air sont très sympa à voir, on ne sent pas de violence dans leur intention.

 

De la marche en cercle pour bien visualisé.

 

Pour les Tribus de l'Eau, les créateurs et leur expert, Sifu Kisu (Sifu voulant dire maître, c'est l'équivalent japonais de Senseï) se sont portés sur le Taichi Chuan. Oui vous savez la gym pour vieux qu'on voit souvent à la télévision. A la base c'est tout de même un art martial, je rentrerais là aussi pas trop dans les détails parce que ma connaissance de la chose est pas des plus importante mais dans le dessin animé les mouvements respectent assez bien l'image qu'on se fait de cet art martial. Des mouvements amples, des positions larges mais des gestes très fluides et doux mais pas lent ça serait un comble en combat tout de même.

 

Du Taichi Chuan


Pour le Royaume de la Terre on a choisi le style de combat Hung Gar. Style très fort sur les appuis et très sec. Il a beaucoup influencé le Karate d'Okinawa (oui car le Karate est avant tout d'Okinawa avant d'être Japonais) notamment dans le style Uechi-ryu, mais passons. C'est un style qui fait très fort, très solide, bref tout ce que représente la terre. Si vous avez pratiqué du Karate plusieurs déplacements de maître de la terre sont très semblables à certains Kata (notamment Seishan).

 

Démonstration de Hung Gar.


Enfin pour la Nation du Feu, le choix s'est porté sur un style spectaculaire et très vigoureux : le Wushu de Shaolin. Je vous ferais grâce de mes sentiments quant au bien fondé de cette école et de ces pratiquants les très connus moines de Shaolin. Un système de combat très aérien et agressif en rapport avec l'élément concerné. Coups de pieds sautés, mouvements larges beaucoup de puissance ressort dans les mouvements des maîtres du feu.

 

Une démonstration à Bercy.


D'autres systèmes de combat sont utilisés dans le dessin-animé autant à mains nues qu'avec des armes. Un soin tout particulier a été d'ailleurs porté aux combats qui sont très réussi. C'est l'une des forces de ce dessin-animé, le tout reste assez bon enfant puisqu'on verra pratiquement personne mourir à la fin d'un combat mais l'ensemble est dynamique et très beau (le rendu du feu et de l'eau est quand même phénoménal).

Après cette rapide mise en bouche je vais tout de même parler de l'histoire. Au début de la série le monde d'Avatar est en proie à une guerre initié par la Nation du Feu depuis 100 ans afin d'établir sa domination sur les autres peuples. En effet, l'Avatar, maître des quatre éléments et lien entre le monde des esprits et celui des hommes, sensé maintenir l'équilibre du monde a disparu au début de la guerre contre la Nation du Feu. C'est à ce moment là que Sokka et Katara, deux membres de la Tribu de l'Eau du pôle Sud découvre Aang un maître de l'air et réincarnation de l'Avatar. Nos trois compères partent donc en quête pour qu'Aang puisse maîtriser les quatre éléments (en l'occurrence plus que trois si vous avez bien suivi). Manque de bol, étant donné qu'ils ne sont pas doués ils arrivent à se mettre à dos Zuko, le fils banni du Seigneur du Feu, qui les poursuit à travers le monde. Le plus gros reproche qu'on puisse faire à la narration d'Avatar est son côté roadtrip où les personnages avancent d'épisodes en épisodes sans trop rester sur place, bien sur c'est justifié par le scénario et les tribulations des trois compères sont toutes sauf chiantes mais c'est un (petit) défaut à souligner. Malgré tout l'histoire avance et la présence de Zuko met une certaine tension dans le voyage (sinon ça serait trop facile) avec ce grand méchant à la recherche de son honneur perdu et de l'affection paternelle (oui c'est pas Jessie et James de Pokemon, mon dieu que je déteste ce dessin-animé).

 

 De gauche à droite Sokka, Karata et Aang.


En ce qui concerne les personnages pour un dessin-animé pour ado ou pré-ado j'ai été assez surpris par leur caractère. Bien sur, on est pas avec des personnages super torturés à la Jin-Roh (le contraire aurait été étonnant) mais c'est pas Pokemon non plus. Ici, on a des ado/pré-ado qui ont leur doute, leur peur, leur envie de liberté et leur histoire de coeur. D'ailleurs ces dernières sont typés pour ado/pré-ado mais ça tombe pas dans le mièvre rose-bonbon ce qui est une excellente chose, même si parfois ils ont des accès de très grandes maturités mais c'est expliqué par l'histoire et le caractère de ces enfants. Aang est un personnage insouciant mais savoir que le sort du monde repose sur lui le met dans un état particulier de tension qui si ce n'est pas tout le temps présent se rappelle bien au personnage. Sokka est le comique et la matière grise du groupe, étant le dernier « guerrier » du pôle Sud il doit faire face au rôle que lui ont laissé les hommes de sa tribu. Katara est la mère du groupe et la moralisatrice qui cherche d'une certaine façon à éduquer deux garçons.

Au niveau de l'animation à proprement parlé, je trouve l'ensemble terriblement bon, c'est fluide super bien étudié, les design sont sobres et élégants (contrairement à certains auteurs japonais on se sent pas obligé de mettre des gros seins à des nana pour leur donné un style). A propos du design, les créateurs nous ont pondu quelques exemples de faunes assez déroutant, entre le bison à queue de castor volant qui sert de monture aux trois héros, le lémurien volant, le porc-coq, et l'ours-ornithorynque ça donne un ensemble bien reconnaissable et absurde. Et on passe pas à côté de certains archétypes niveau personnage mais ça reste très bon. Pour ce qui est des combats c'est un régal, ça bouge dans tous les sens c'est ultra dynamique et ça reste très lisible. Alors bien sur ça choque toujours un peu de voir des enfants bottés les fesses de soldats adultes mais il y a tout de même une montée en puissance des personnages, ils ne sont pas surpuissants à la base et même si l'entraînement qui leur permet d'évoluer est court il est tout de même présent. Et on évite le syndrome Dragon Ball Z/Olive et Tom avec des combats qui durent des plombes. Là où Avatar pèche le plus c'est pour moi sur la musique. Attention c'est loin d'être mauvais mais je n'ai retenu aucune mélodie particulière, les musiques font leur travail en annonçant certains personnages avec leur thème et il y a une intention de rendre hommage à l'Asie via certains types de sons.

L'histoire qui a l'air basique au premier abord nous fait avancer dans un monde qui devient de plus en plus riche avec son histoire et sa culture. Le scénario s'épaissit et les personnages aussi.

Je ne peux que vous conseiller ce dessin-animé à plus forte raison si vous avez des enfants, c'est un bon moment à passer en famille.

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Édito

Je ne sais pas de quoi ça parle et je ne sais toujours pas de quoi ça parlera.

Archives

Favoris