Dans l'oeil du Cyclone

Dans l'oeil du Cyclone

Par Sharn Blog créé le 02/07/12 Mis à jour le 23/11/13 à 11h29

Souviens-toi de Delilah.

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Illusion du mouvement

Bienvenue à tous et toutes dans cette première édition de la semaine cinématographique de Sharn, SCS pour les intimes (vous en faites pas vous allez le devenir). Avant toute chose, je vais être franc : je ne suis pas un cinéphile. Je suis un néophyte complet du cinéma tant au niveau des grands films à avoir vu que des réalisateurs marquants ou de l'appréciation de la mise en scène sans oublier l'interprétation des personnages. J'ai bien regardé et apprécié certains films mais la plupart du temps une bonne histoire, une bonne interprétation de la part des acteurs et une réalisation solide me suffisent. Je ne vous ferais pas une critique détaillée de ce qu'a voulu dire le réalisateur parce que je ne suis pas dans sa tête et que ça me rappelle mes cours de français du lycée. Bien évidemment, ce ne sont que mes avis. Avis qui ne seront pas structuré (ou très peu), mal fait (non mais autant être franc) et sans fioritures. Donc ne prenez pas ça pour parole d'évangile (quoique) et donc pour le peu de personnes qui pourraient me lire et qui pourraient s'offusquer de ce que je raconte : pas d'insultes s'il vous plaît. Dans le cas contraire vous me donnez votre adresse, je viens chez vous et je vous apprends la politesse à coup de batte de base-ball dans les genoux.

Après ces entrefaites : commençons !


The Man From Earth


L'histoire d'un universitaire américain qui après 10 ans de bons et loyaux services va partir de son poste pour ailleurs. Donc pour marquer le coup ses collègues lui rendent visite et comme ils sont curieux lui demandent pourquoi il part. La réponse de monsieur Oldman est qu'il est un cro-magnon vivant depuis 14 000 ans et qui ne vieillit pas. Est-ce une expérience de monsieur Oldman sur ces amis ? Est-il devenu fou ? Est-ce vrai ? Des questions qui se trouvent plus ou moins en filigrane dans le film. Mais le plus important d'une certaine façon ce sont les questions que pose cette révélation. Les dialogues qui naissent entre monsieur Oldman et les autres personnes présentes dans la pièce tant sur la mort, que l'histoire, la religion. Vous attendez pas à un film qui pète de partout, ça se passe uniquement dans une seule pièce. Les dialogues sont bons, les réflexions intéressantes et je me suis senti happer par ce récit de science-fiction qui évite vaisseaux spatiaux et androïdes pour livré quelque chose de sensible et bien foutu.


The Wrestler

Randy le Bélier est une ancienne gloire qui a plus de 50 ans (estimation personnelle) n'a plus sa gloire d'antan. C'est un peu le pendant de Hulk Hogan (un des rares catcheurs que je connaisse) sans la réussite. Randy combat dans des salles plus ou moins miteuses, rétribué tout juste assez pour payer son loyer dans un mobile-home sans âge. Le film est une déclaration d'amour à cette discipline qu'est le catch. Pour tout vous dire, je n'aime pas le catch c'est du chiqué mais le film permet de voir que ça a beau être du chiqué, se prendre des chocs aux articulations, faire des sauts improbables ça a un prix. Un prix qui n'est pas toujours récompensé certes mais qui montre que 2 types qui se foutent sur la tronche en faisant semblant sont autant des acteurs que des coéquipiers, qu'ils ont une vraie cohésion et un amour commun pour cette discipline ingrate. C'est vraiment un très bon film sur le catch et la place que peuvent prendre des passions dans une vie en mettant de coté une partie des gens qu'on aime. J'ai apprécié parce que les personnages font vrai, qu'ils ont des envies, des doutes. Ils ne sont pas invincibles, ce ne sont pas des saints et leur vie est ingrate.


Passé virtuel

Nous y voici, un vrai monde virtuel. La compagnie de Hannon Fuller l'a fait. Elle a réussi à recréer de façon complète le Los Angeles de 1937 avec en son sein des milliers d'unités conscientes d'elles-mêmes. Mais voilà Hannon Fuller a été assassiné après être entré dans ce monde virtuel. On se retrouve donc dans un schéma assez classique d'enquête policière ou l'associé de Fuller va essayer de démasquer son meurtrier. Scénario et acteurs bon. L'enquête ne vous retourne pas le cerveau mais mets en place quelques doutes bien sympathiques. La question de la réalité virtuelle et des consciences qui s'y trouvent est assez anecdotiques dans l'intrigue mais a le mérite d'être posé. C'est clairement pas un film culte à l'heure actuelle mais c'est un bon film qui insère un twist scénaristique qui s'il est prévisible reste intéressant. Bon dit comme ça on penserait qu'on déjà tout vu dans d'autres films (et c'est l'impression que ça m'a donné) mais le film utilise tout ça très bien sans tombé dans une surenchère d'actions ou de truc complètement retord. Je conseille même si ce n'est pas un indispensable.


The Crow


Un ersatz de Batman pas trop mal fichu pour l'époque avec le regretté Brandon Lee (fils de). Vous remplacez les parents de Bruce Wayne par la copine de Eric Draven, le commissaire Gordon par un policier noir, la chauve-souris par le corbeau, vous mélangez ça dans une intrigue un peu surnaturelle où le héros revient immortel d'entre les morts et vous avez The Crow. Sauf qu'il se venge et que lui il tue pour de bon pas comme Batman qui devrait comprendre qu'après 50 essais pour arrêter le Joker celui-ci devrait être supprimé de façon définitive ! Scénario potentiellement nanar, interprétation sans grosses fausses notes mais aucune qui se démarque. Des scènes d'actions sympathiques mais qui manquent de punch. Pas un mauvais film dans l'absolu mais on avait fait mieux et on a mieux fait depuis. Ne perdez pas votre temps, regardez donc les Batman de Nolan si ce n'est pas déjà fait.


The Box

La semaine s'est mal finie. C'est le seul film que je n'ai pas apprécié ou très moyennement. Pour l'histoire, en 1976 (ça a son importance) un monsieur très bizarre dépose une boite avec un bouton chez un couple aléatoire. Ils leur proposent 1 million de dollar s'ils appuient dessus mais en contrepartie quelqu'un qui leur est inconnu sur Terre mourra. Au départ, je me suis ouais pourquoi pas mais plus on avance dans l'histoire et plus ça devient du grand n'importe quoi. Avec des tenants et aboutissants qui se trouvent le cul entre deux chaises entre du fantastique et de la science-fiction. Rien ne mets vraiment mal à l'aise comme un film fantastique (à comprendre fantastique à la Lovecraft) et le coté science-fiction est vraiment étrange, bref je me suis emmerdé. Les acteurs sont bons (vu le casting heureusement), la réalisation m'a pas donné envie de vomir (Cloverfield je pense à toi) mais l'histoire ne m'a pas accrochée. Pourtant je me suis attaché aux personnages mais le fait que le dilemme soit biaisé m'a dérangé. Et le fait que les personnages ne cherchent pas à avertir les autorités comme la police m'a franchement fait tiquer surtout qu'un des personnages concernés à un père commissaire de police ou équivalent. Je sais pas penser à lui en parler plus en profondeur pourrait ne pas être idiot. Essayer peut-être que ça vous plaira personnellement si on me le propose de nouveau je passerais mon chemin.

Toute remarque constructive est accepté dans ls commentaires, pour les insultes c'est par message privé. Merci d'avance.

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Illusion du mouvement

La vidéo qui va suivre en plus de montrer des images incroyables, est une preuve de plus de la puissance des éléments. Bon l'accroche est un peu généraliste me direz-vous mais quand mon père m'a montré par hasard ces images c'est l'une des premières impressions que j'ai eu. En sachant que mon père a été dans la Marine Nationale pendant plus de 20 ans je suis quand même admiratif des conditions dans lesquelles il a pu naviguer. Une très belle vidéo qui montre la dureté de cet élément qu'est la Mer. Une façon de nous rappeler que les marins sont des gens pleins de courage.

 

L01 Angry Seas from Fabien Bouchard on Vimeo.

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Réceptions lumineuses

Je subbodore que peu de personnes sont passées à travers le phénomène Game Of Thrones/Le Trône de Fer ces 2 dernières années avec notamment les 2 saisons produites par HBO (Soprano, Sex and the City, Oz...). La saison 3 n'est pas encore prête, elle ne devrait arriver que vers avril si HBO reste régulier. Néanmoins, il ne faut pas oublier que Game Of Thrones/Le Trône de Fer est avant tout une saga littéraire et si on peut légitimement apprécier la série; la non lecture de la saga est un bien grand dommage que vous devez réparer. Un peu comme si on se limiter aux trois films de Jackson pour apprécier le Seigneur des Anneaux. C'est de qualité mais les livres sont bien plus riches et parfois plus logiques que leur adaptation.

Pour vous donnez envie ou pas (question de gout) de lire la saga du Chant de la Glaceet du Feu (le cyle se nomme A Song of Ice and Fire dans la langue anglaise de son auteur) voici quelques exemples de couvertures qu'on trouve dans différents pays.


JAPON

A Game Of Thrones Par Ken Sugawara


 

A Clash of Kings par Noriko Meguro

 

A Clash of Kings par Ken Sugawara

 

A Storm Of Swords par Yasushi Suzuki

A Feast For Crows par Yasushi Suzuki

 

ALLEMAGNE

 

ESPAGNE

 

FRANCE

Les quatre premiers tomes par Marc Simonetti

 

Pour finir le travail d'un dessinateur mexicain (à vérifier) avec une représentation grandiose de la salle du Trône de Fer

 

Source:
Evidemment le forum de La Garde De Nuit
MTV geek
7Kingdoms
Elbakin

Et puis inévitablement Google et Amazon

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Oui oui, vous lisez bien. Le mastodonte Disney qui devient de plus en plus un studio de production (comme Warner Bros par exemple) va racheter Lucasfilm qui détient les droits notamment de Star Wars. Après l'achat de Pixar vers 2006 dans une optique de création de film d'animation 3D de qualité et l'achat de Marvel en 2010 c'est un nouveau pas pour ce géant du divertissement. Le rachat d'un montant de 4 milliards de dollar (calculez combien de SMIC ça fait pour rigoler) permettra à Disney de récupérer une saga adulée et une planche à billet très lucrative. D'ailleurs Disney prévoit un épisode 7 (!) de Star Wars en 2015 sans George Lucas aux manettes.

Si je peux me permettre une formule bateau: bien ou mal seul l'avenir nous le dira. Personnellement je le sens mal.

Plus d'info sur le site du monde.

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Epic Win

La lutte c'est beau et parfois on y effectue des mouvements impressionnants.

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Ce qui est écrit

La Compagnie Noire (The Black Company dans la langue d'origine) est le premier tome d'une série de dix livres regroupés en trois grandes périodes écrits par Glen Cook: les Livres du Nord, les Livres du Sud et les Livres de la Pierre Scintillante. Si vous comptez les lire tranquillement chez vous prenez les grands formats aux éditions L'Atalante et illustrés de fort belle manière par Didier Graffet. Dans le cas contraire direction édition de poche.

La Compagnie Noire chargeant ses ennemis, par Didier Graffet

La Compagnie Noire c'est le point de vue d'un homme : Toubib. Médecin, historien et surtout annaliste de la Compagnie, il n'en est pas le chef, non mais transcris les victoires et les échecs de sa troupe, les nouveaux arrivants et ceux qui meurent. La Compagnie est ainsi, elle récupère qui veut se faire une nouvelle vie. On y rentre, on y vit et on y meurt. On meurt en soldat, en frère mais les annales sont là pour se souvenir. Cette troupe vieille de plusieurs siècles est notable à plus d'un titre ; son professionnalisme militaire, sa ruse et ses sorciers. Oui la Compagnie Noire évolue dans un monde de magie, seulement ne vous attendez pas à croiser des nains et des elfes au détour d'un chemin il n'y a ici que des hommes et d'autres choses...

Ce que nous raconte ce premier volume c'est le nouveau contrat que passe la Compagnie avec ce qui représente aux yeux d'une partie du monde une force du mal qui est la sorcière dénommée la Dame. Une sorcière qui a eu son heure de gloire au coté de son mari il y a plus de trois siècles jusqu'au moment de sa chute à cause de la Rose Blanche, le champion qui l'a vaincue mais pas tuée. Enfermée durant cette période, la Dame a été libérée à cause d'un mage trop curieux. La Dame a alors commencé à étendre un nouvel empire mais pas sans opposition. La Dame est en pleine campagne militaire contre les rebelles qui sont sous les ordres du Cercle : dix-huit mages qui s'opposent à elle. Pourtant la Dame n'est pas seule, aidée en cela par ses dix Asservis, de puissants sorciers assujettis à sa cause du temps de la Domination, l'empire de son mari. Malgré cela les armées de la Dame perdent du terrain, elle a besoin de plus de troupes et des troupes sures. C'est ainsi qu'elle jette son dévolu sur la Compagnie Noire connue pour ne jamais rompre un contrat. Toubib nous raconte alors cette guerre au service du mal. Il nous raconte surtout les événements notables mais nous parle aussi des moments de calme où la Compagnie ne fait rien à part attendre les ordres et jouer aux cartes. Ces moments où Toubib se demande bien s'ils sont du bon coté, comment est la Dame, quel est l'avenir de la Compagnie Noire. La vérité c'est que tout n'est pas simple, les rebelles semblent se battre pour la liberté, le bon droit, l'égalité mais en même temps le Cercle comme les Asservis sont capables des pires atrocités et la Compagnie Noire n'est pas des plus reluisante. Tout est gris rien n'est tout à fait blanc ou tout à fait noir. Tout est une question de point de vue, on se prend d'affection pour les frères de Toubib mais nous les voyons par ses yeux. Pas sur que les rebelles torturés par Qu'un-oeil, Gobelin, Silence et Tam-tam, les sorciers de la troupe, soient du même avis.

Ne vous attendez pas à des intrigues politiques très élaborées comme dans le Trône de Fer puisque Toubib ne se trouve pas dans les hautes sphères du pouvoir mais la Compagnie Noire connaît son lot de trahison et de coups de couteaux dans le dos. La narration est fluide sans grandes descriptions, Toubib est un narrateur assez terre à terre mais qui oublie bien souvent de tout nous expliquer. On s'en rend surtout compte dans le premier chapitre où on est littéralement bombarder sans information dans ce nouvel univers. Sans aucun point d'appui si ce n'est les petites informations que distille Toubib à travers le récit, ce qui a le don de nous perdre ou nous garder une part de mystère selon le point de vue. Loin du cliché classique de la fantasy à la Donjon et Dragons avec un élu adolescent et sa troupe de compagnons au coeur pur, la Compagnie Noire nous offre un récit un peu désabusé sur les hommes, leur motivation et leur but avec des personnages gris, durs et au caractère plus ou moins trempés. La dernière compagnie franche du Khatovar vous salue.

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Epic Win

Un article complètement pas travaillé mais qui fait tellement plaisir à voir pour le WTF.

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Les arts martiaux c'est beau

 

Bon vous allez encore en bouffer avec moi mais un jour je reparlerais sûrement d'animation, de manga, de jeux vidéo et d'autres loisirs moins physiques. Pour l'heure je parle encore de MMA et pour ceux qui ne connaissent toujours pas je vous renvois à mon article à ce sujet. Bref comme dirais pépin.

Amateur de sports de combat et d'arts martiaux il m'arrive plus ou moins souvent de regarder des highlights c'est-à-dire des florilèges de mouvements plus ou moins spectaculaires (KO, soumission etc), certains sont liés à un combattant particulier, d'autres à un gala ou à une organisation particulière (en l'occurence, la plupart des extraits sont issus des retransmission de la défunte organisation japonaise Pride). Dans la majorité des cas, le florilège en question va vous montrer combien le combattant est fort, rapide, qu'il ne souffre pas ou s'il souffre c'est qu'il va retourner la situation. Dans la vidéo suivante, vous allez voir de beaux mouvements (ça reste subjectif, je subodore que certains n'apprécient pas vraiment que des gens se battent entre eux) mais plus sous l'angle de vue de celui qui prend les coups, celui qui souffre, celui qui est en infériorité. Certains y voient une métaphore de la vie, pourquoi pas, moi j'y vois simplement le fait qu'une discipline de combat c'est beaucoup de sueur, beaucoup de mental et beaucoup de douleur pour un instant de triomphe. Un instant de triomphe qui est sûrement énorme pour ceux qui le vivent mais qui paraît bien peu pour tous les autres.

Cette vidéo peut choquer certaines personnes. Certains mouvements ou coups sont très impressionnants. Si vous avez un enfant sur les genoux c'est le moment de le mettre devant un livre. A noter que les deux combattants à la fin de la vidéo n'ont pas eu de blessures suite au mouvement, vous comprendrez.

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Les arts martiaux c'est beau

 Ceux qui ont eu le bon goût de lire mon article sur le Jiu-Jitsu Brésilien auront remarqué ma petite parenthèse sur la médiatisation du MMA (Mixed Martial Arts) en 1993 grâce à la famille Gracie. Il s'agit ici d'approfondir un peu tout cela pour vous instruire faiblement sur cette discipline pugilistique de plus en plus populaire notamment aux États-Unis.

 

Gina Carano, égérie du MMA féminin


Gina Carano dans ses oeuvres.

 

Les origines

Il faut avoir en tête que le MMA moderne n'est que la résurgence d'une vieille discipline que les Grecs pratiquaient durant l'Antiquité et notamment durant les Jeux Grecques qui n'étaient pas seulement olympiques (Rhodes, Athènes, Corinthe...). Cet ancêtre du MMA c'est le Pancrace (Pankration) du grec pan qui veut dire tout et kration qui désigne la force (remarquer la ressemblance avec Kratos de God of War ;) ). Le Pancrace est une discipline rude pratiquée par les hommes rudes de cette époque (notamment le grand Théagénès de Thasos). C'est un mélange de percussion/frappes avec l'ensemble du corps et de préhension qui regroupe projection, étranglement, clé. Tout cela dans le plus simple appareil s'il vous plaît. Par ailleurs, contrairement au Pugilat (Pygmachia) les mains des athlètes ne sont pas protégées, ce qui en fait un sport moins dangereux que son cousin. Oui, oui moins dangereux que son cousin parce que le Pugilat n'use pas de doux gants en mousse comme on en trouve actuellement mais de cestes qui n'étaient que des lanières de cuir servant à protéger les mains des athlètes et ça c'était pour les cestes les plus simples. On avait donc des mains mieux protégées et par conséquent des frappes bien plus puissantes et dangereuses.

Mais revenons au Pancrace et particulièrement son règlement. On pouvait frapper, projeter, étrangler certes mais dans quelle proportion ? La réponse est simple, tant qu'on ne cherche pas à tuer son adversaire on pouvait pratiquement tout faire, coup de tête, de coudes, de genoux, casser bras, jambes, doigts (autoriser en lutte également), étranglement bien entendu, frappes sur tout le corps et notamment dans les parties génitales et ceci dans toutes les positions (les deux adversaires debout, un debout l'autre au sol, les deux au sol), morsure (quoique c'est un point sujet à discussion n'empêche que certains étaient surnommé lion à cause de leur penchant pour cette technique), la seule petite interdiction est semble-t-il celle concernant les attaques aux yeux ce qui est déjà bien. Ajouté à cela que les combats n'avaient pas de limite de temps. Un combat pouvait être très rapide (quelques secondes) ou très long (plusieurs heures). Enfin, les opposants n'étaient soumis à aucune catégorie de poids, même si vous faites 80kg un adversaire qui en fait 100 c'est quelque chose à gérer. Ce qui n'a pas changé du moins entre le Pancrace antique et son homologue actuel c'est que le combat s'arrête par abandon ou par KO (rajouté la décision des juges pour le MMA moderne). Pour la petite histoire, les Spartiates refusaient de concourir en Pancrace et Pugilat car l'abandon était autorisé. Malgré une longue tradition le Pancrace et l'ensemble des jeux grecques seront interdits par Théodose Ier en 394 après JC, ce qui fait quand même une histoire du Pancrace proche des 700 ans.

 

Image IPB

Représentation antique d'un combat de Pancrace

La résurgence

Au contraire du Pugilat qui profite d'un regain d'intérêt au XIIIème siècle grâce à sa petite-fille qu'est la Boxe Anglaise, le Pancrace va rester très longtemps dans l'ombre. Plus de compétition officielle, certes on a du se battre selon des règlements proches du Pancrace ici ou là (notamment au Japon avec le Dojo Yaburi) mais rien qui déplace les foules. Ce n'est que par l'apparition du Jiu-Jitsu Brésilien et son désir de médiatisation qu'un proto-MMA va émerger. Au départ, il faut bien l'avouer c'est avant tout un concours de celui qui a la plus grosse, quelle école est la meilleure, quel style de combat est à même de répondre à toutes les situations. Comme dans le Pancrace antique on trouve peu de règles et ce sont grosso-modo les mêmes que celles énoncées plus haut. Le ring est la surface préférée pour ce genre d'événement même s'il comporte des inconvénients pour le reste il n'y a pas de catégories de poids, pas de limite de temps et très peu d'interdictions (doigts dans les yeux et les morsures notamment). Ce genre de compétition va se développer au Brésil grâce au moteur Gracie mais voilà pour percer à l'international il faut conquérir une autre contrée : les États-Unis. Les Gracie vont présenter leur discipline aux américains via l'Ultimate Fighting Championship (un nom tout en retenu). Les caractéristiques de cette compétition sont simples, pas de catégories de poids, pas de temps limite, c'est un tournoi à élimination directe où sont interdits doigts dans les yeux, morsures et coups de tête sans oublier la surface de combat qui possède une caractéristique très visuelle : un octogone grillagée. Tout l'attrait pour cette compétition est le même que pour les défis des Gracie, qu'elle est la meilleure discipline dans un contexte le plus réaliste possible ? Et bien le Jiu-Jitsu Brésilien pardi ! Et ceci sur 3 éditions, UFC 1, 2 et 4. Le champion Gracie étant blessé pour l'UFC 3. La suite des résultats sportifs n'a que peu d'intérêt sauf pour les plus passionné.

Le célèbre octogone de l'UFC

Le célèbre octogone de l'UFC

L'explosion du phénomène MMA

Les Gracie ont maintenant une belle vitrine pour leur discipline mais voilà le succès de l'UFC ne reste pas secret. C'est ainsi que vers la deuxième moitié des années 90, le Sénateur John McCain (adversaire politique de Barak Obama en 2008) veut interdire l'UFC et plus largement les combats sans règles. Pour survivre la plus grande organisation de l'époque doit donc s'adapter, certains états étasuniens lui sont fermés et l'instauration de règles plus contraignante sous l'égide de commission athlétique est obligatoire (ce qui oblige à des contrôles anti-dopage qui n'existaient pas avant). Mais voilà cela coûte cher à SEG (l'entreprise qui gère alors l'UFC) qui est forcée de vendre son bébé. La vente d'un montant de deux millions de dollars est effectué par les frères milliardaires Fertitta (propriétaire de casino) et leur partenaire Dana White. Avec ces nouveaux fonds, l'UFC retrouve du poil de la bête. La diffusion par pay-per-view (PPV un mode de consommation du sport très populaire aux États-Unis) reprend avec succès, augmentant de plus en plus le nombre les téléspectateurs. Un autre élément vient aider l'UFC : la télé-réalité. En effet, en 2005 l'UFC lance sur Spike une télé-réalité où vont s'affronter divers combattant. Le gagnant de The Ultimate Fighter (TUF) aura une place d'office à l'UFC. Très à la mode le phénomène télé-réalité va permettre une encore plus grande diffusion de la marque UFC dans les foyers (ben oui regarder des mecs se foutre sur la gueule c'est très familial, autant que 22 mecs qui courent après un ballon :p ).

Bien sur l'UFC n'a pas été pas la seule organisation de MMA dans le monde. Plusieurs pays ont eu leur grande organisation que ça soit au Brésil (IVC), au Royaume-Uni (Cage Rage) mais surtout au Japon qui a été un eldorado pour certains combattants. Le Japon a possédé une grande profusion d'organisation sur son territoire jusqu'en 2007. A partir de 2007 tout se gâte au pays du soleil levant, la plus grande organisation qu'est le Pride doit déposer le bilan après des affaires liées aux Yakuza. C'est d'ailleurs l'UFC qui va racheter cette organisation. Le MMA japonais est toujours au plus mal et ce n'est pas prêt de s'arranger. De son côté l'UFC prospère toujours autant et sur le territoire étasunien toutes les autres organisations qui ont voulu les concurrencer sont mortes (IFL, Affliction, EliteXC) ou ont été racheté (Strikeforce avec sa division féminine, WEC qui a été incorporé à l'UFC). Il ne reste plus que le Bellator pour faire concurrence et encore pas à armes égales. Là où le Bellator se restreint au territoire étasunien l'UFC se lance à l'étranger en Angleterre, en Suède, au Brésil et peut-être dans le futur en France.

A propos de la France justement, le MMA n'a pas de fédération à proprement parler néanmoins on peut trouver des clubs à peu près partout ce qui cloche en France c'est qu'une compétition de MMA où des frappes au sol sont autorisées est de facto interdite. Aucun texte ne vient interdire la pratique en compétition mais les préfectures ne donnent pas leur autorisation pour ces événements. Malgré tout, il existe des compétitions sans frappe au sol. Je pense notamment au 100% Fight mais d'autres événements (mineurs en comparaison de l'UFC) existent à travers le pays du fromage.

Le MMA est actuellement le sport de combat qui a le plus de popularité dans le monde. La Boxe Anglaise a perdu de sa superbe du fait du trop grand nombre de fédération et de catégories de poids. Ainsi il n'est pas rare de voir quelques célébrités se dire fan de MMA (Carmen Electra, Ed O'Neill, Charlize Theron...). La marque UFC est tellement forte que pour certains elle est synonyme à elle seule de MMA. Sa force de frappe est gigantesque. Un petit exemple lié au jeu vidéo pour vous convaincre.

Si on compare les ventes (d'après le site Vgchartz) de la franchise Street Fighter à la franchise UFC sur cette génération de console c'est la franchise UFC qui est devant. Même un gamer n'y échappera pas.

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Les arts martiaux c'est beau

Ah, qui n'a jamais rêvé de manier une épée comme un formidable bretteur ? Ou comme un personnage d'animé ? L'épée c'est la classe, la technique, la rapidité, la finesse. Bien sur on n'arrivera jamais à avoir le niveau over-stylé true dark of the dead d'un personnage d'animé mais pour ce qui est de l'adresse d'un sabreur Machii Isao est tout de même au top. Voici quelques-unes des vidéo qui le mettent en scène dans différentes émissions japonaises. Passer les cris de stupéfaction des autres invités c'est assez phénoménal.

 

 

 

 

 

 

Moralité : le papier toilette est la meilleure protection contre un katana.

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Édito

Je ne sais pas de quoi ça parle et je ne sais toujours pas de quoi ça parlera.

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