Sub-Gaming Haven
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Indies

Mon coup de coeur du moment, Proun est à l'opposé de ce qui se fait sur le marché. Pas un blockbuster, durée de vie rachitique - tout est orienté gameplay arcade donc replay value - prix libre (oui, $0 le jeu c'est possible), Proun, ben c'est pas inFamous, c'est pas Duke Nukem. Et pourtant, c'est l'un des meilleurs jeux de l'année. Décryptage ( « Hervé Claude, Jean-Claude Narcy, faites place, ténors du journalisme ! » ).

Concrètement, Proun n'est pas un jeu réservé à un public averti de plus de 18 ans désireux de se vider la tête ou autre chose, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre. Proun est au contraire dans les faits un jeu de course somme toute très arcade, puisque le but du jeu, c'est d'être premier, d'abord au niveau facile, puis intermédiaire, etc. Sauf que bon hein, trop facile, Sega & consorts nous en proposent depuis les années 80 du jeu de course Arcade ! Oui mais non, parce que là, on joue une boule. Sur un boudin (ouais, dis comme ça, le jeu porte bien son nom, ok ok), et le but du jeu est d'éviter au maximum les obstacles en pivotant autour du boudin le moins possible afin de gagner de la vitesse pour doubler les concurrents. Dit comme ça ça a l'air simple, et effectivement au début ça l'est. Cependant la difficulté qui augmente, c'est pas de nouveaux niveaux, c'est pas l'IA qui devient plus pointilleuse, non non, c'est la vitesse qui monte. Et c'est là que le jeu prend tout son intérêt. Très (trop ?) facile en fast, les niveaux de difficultés supérieurs proposent rapidement un challenge bien plus corsé et un effort de tous les instants pour définir la trajectoire idéale.

Second point, l'atmosphère du titre est un véritable hommage à Kandinsky, tout en formes géométriques colorées et soulignées de noir. Le tout sur un fond de jazz particulièrement frais et relaxant, le jeu ne va pas aussi loin que Tetsuya Mizuguchi - qui dans Rez réinterprétait la théorie sur la synesthésie de Kandinsky - mais le jeu propose une cohérence graphique et sonore particulièrement bien construite qui parvient même à éviter l'écueil de nuir à la jouabilité, bien au contraire.

En définitive, jouez à Proun, bande de communistes ! Sachant que pour ne serait-ce que deux euros de plus que ce que vous allez débourser, vous auriez droit à un niveau supplémentaire.

Voir aussi

Jeux : 
Proun (PC)
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Commentaires

Killyoh
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Killyoh
Ah putain, j'ai essayé c'est super prenant! BON TRIP.
Killyoh
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Killyoh
Nan y a pas de version Mac, gros menteur!
Poufy
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Poufy
Génial y a une version Mac, je vais tester ça merci pour la découverte :)

Sub-Gaming Haven

Par Jean-Gildas Blog créé le 17/06/11 Mis à jour le 28/04/13 à 22h10

Parce qu'avant d'être une vitrine commerciale où les blockbusters mainstream viennent assommer le consommateur de nouveaux emballages pour la même soupe, le jeu vidéo est aussi et avant tout une culture dont les perles restent cachées, et méritent d'être trouvées.

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Édito

Des années 50 à aujourd'hui, du premier pong sur oscilloscope au dernier FPS en full HD dans ton slip, le jeu vidéo, comme tout vecteur de création, s'est développé peu à peu - autant d'un point de vue culturel que d'un point de vue commercial - pour peut-être parfois mériter le rang d'art.

Et si aujourd'hui comme toute entreprise médiatico-technologique (je crie ton nom TF1), les constructeurs actuels misent sur du produit sûr, facile, grand public donc sans saveur, cette flamme qui s'est allumée dans les dernières décennies brûle encore en certains.

Ici point d'onanisme sur des séries maintes fois ressassées, le but est la découverte, la redécouverte d'œuvres. Peu importe leur âge, peu importe leurs défauts, leurs qualités, tout ce qui transcende le jeu vidéo mérite sa place ici plus que n'importe quel Mario, God of War ou Fable d'aujourd'hui.

Kevin, un conseil, passe ton chemin.

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