Butcher's Blog

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Par SerialButcher Blog créé le 04/01/10 Mis à jour le 28/05/18 à 12h33

"Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses."

"Je mets les pieds où je veux Little John... Et c'est souvent dans la gueule..."

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Catégorie : Jeux vidéo

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Andry "Shango" Rajoelina revient sur le devant de la scène avec sa toute nouvelle série Family. Série très connue représentant de dos une famille imaginée et créée de toutes piéces...
Les premières séries étaient consacrées aux Super Héros et aux films cultes.
Aujourd'hui c'est au tour de plusieurs familles issues du monde du jeu vidéo de se voir croquer par cet artiste talentueux.
J'imagine que vous les reconnaîtrez toutes :)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Andry "Shango" Rajoelina

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« Le jeu vidéo E.T. ne fut pas enterré car c'était soi-disant le plus mauvais jeu de tous les temps, mais les gens pensent que c'est le plus mauvais jeu de tous les temps car il fut enterré... »

C'est par cette phrase que ce documentaire tant attendu se termine. Cette affirmation a le mérite de remettre les pendules à l'heure et de nous faire regarder sous un autre angle l'histoire de ce jeu qui aurait causé la chute en 1983 du géant Atari...

 

La légende urbaine selon laquelle des millions de cartouches invendues du célèbre jeu vidéo E.T. l'extra-terrestre développé sur Atari 2600 seraient enfouies dans le désert du Nouveau-Mexique à Alamogordo depuis 1983 est connue comme le loup blanc. 

Persuadé que cette légende est en fait bien réelle, le réalisateur Zak Penn décide de se lancer dans l'aventure afin de percer le mystère. En plus de réaliser ce documentaire il prend activement part aux fouilles et enquête des mois durant afin de retrouver l'endroit exact où se trouveraient les cartouches. Ce ne fut pas chose aisée. En effet les demandes de permis et d'autorisations sous prétexte de dangers écologiques ralentirent sa démarche durant de nombreux mois... En effet que se passerait-il si les cartouches de jeux se trouvaient enterrées sous des tonnes de produits chimiques, dangereux ou toxiques ? Puis tout rentra enfin dans l'ordre. Mais Zak Penn ne disposait que de 6 mois pour trouver son trésor. Une course contre la montre commençait alors...

 

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Le documentaire retrace dans un premier temps l'histoire d'Atari via de nombreux documents d'archives uniques, émouvants et étonnants. Les témoignages des pontes de l'époque apportent un plus indéniable à ce reportage. Parmi eux Nolan Bushnell bien sûr et Howard Scott Warshaw le développeur d'E.T.

 

Atari à l'époque de sa superbe semble être l'endroit rêvé pour tous les développeurs, ingénieurs et créatifs en quête d'une entreprise où ils pourraient s'exprimer en toute liberté et faire montre de tout leur talent. C'est dans une ambiance potache et très hippie que cette société se hisse à une vitesse hallucinante sur les plus hautes marches du podium. Fumer des joints et se balader pieds nus semblait y être la norme. Un Google avant l'heure.

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Ce documentaire nous montre Howard Scott Warshaw retourner pour la première fois depuis presque 30 ans devant les locaux d'Atari non sans une certaine émotion. Longtemps considéré comme étant le seul responsable de la chute d'Atari, revenir ici signifie beaucoup pour lui. De part son témoignage nous découvrons l'envers du décor et de quelle manière fut développé le jeu E.T. l'extra-terrestre.

 

Il faut avant tout rappeler qu'Howard Scott Warshaw réalisa et développa le très connu Yars' Revenge qui fut un gigantesque succès commercial pour Atari qui lui permit entre autre d'obtenir les droits pour l'adaptation des Aventuriers de l'Arche Perdue qui ne connu pas le succès de Yars' Revenge... Bien au contraire.
Été 1982 le film E.T. fait un carton monumental sur grand écran et il faut profiter de ce succès pour créer très rapidement un jeu devant être disponible pour Noël 1982. On propose donc à Howard de relever ce défi non pas en 5 mois comme habituellement mais en 5 semaines. Une p
ure folie!

Et Howard de déclarer : « Pas de problème, c'est un bon challenge. Le principe du jeu est simple. L'agent du FBI veut empêcher E.T. de quitter la terre et donc lui vole de précieux objets collectés pour prévenir les siens. Le scientifique ne cesse de poursuivre E.T. pour l'enlever et le ramener en ville afin de l'étudier. Puis Elliot quant à lui est là pour sauver et soigner l'extra-terrestre » .
Spielberg lui-même suivra le développement du jeu et demandera à Howard s'il ne pourrait pas plutôt faire un genre de Pac-Man ? Et à Howard d'ajouter « non, il faut que ce soit un jeu différent, un jeu d'aventure ». Spielberg s'inclinera et verra même le jeu dans sa version définitive. On le voit d'ailleurs répondre aux questions des journalistes proclamant qu'il est ravi du résultat final et qu'il est tout à fait confiant quant au potentiel du jeu.

 

Mais au retour des vacances de Noël les critiques ne se font pas attendre. Chose incroyable, les gens retournaient et rendaient leurs cartouches ! La déception des acheteurs était sans appel. Ceux qui avaient tant aimé le film se retrouvaient face à un jeu difficile auquel ils ne comprenaient rien. La catastrophe économique était en marche. Des milliers d'invendus et des centaines de milliers de cartouches rendues et remboursées s'accumulaient de toute part chez les revendeurs... Quatre millions de cartouches en tout...

Et c'est à ce moment que la question fatidique fut posée : que faire de tout ça ? Il fallait s'en débarrasser à tout prix. L'idée de les enterrer discrètement au Nouveau-Mexique commença à germer doucement mais sûrement.

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Howard ayant eu vent du projet de Zak Penn voulait absolument être là lors de l'excavation. « Regarder mon passé se faire déterrer et sortir du sol... Je devais être là pour voir cela » déclare Howard visiblement très ému.

 

Le jour de vérité est enfin là. Un nombre impressionnant de passionnés et de joueurs ont fait le déplacement pour assister à ce moment historique. Des monceaux de terre sont retirés et mis de côté. On explore chaque motte de terre à la recherche d'un indice, d'un bout de manette, d'un morceau de cartouche, mais toujours rien...

Puis enfin, une cartouche sort du sol sous les acclamations de la foule et sous le regard ému d'Howard Scott Warshaw injustement tenu pour responsable de la chute d'Atari. Nolan Bushnell lui-même déclare que ceux qui imaginent une seconde que le jeu E.T. fut le seul et unique responsable de la fin d'Atari sont des idiots. Atari coula à cause de problèmes financiers et d'une mauvaise gestion. Mettre cela sur le dos d'un seul homme est totalement injuste et stupide. 

Il faut savoir que ce ne sont pas des millions de cartouches d'E.T. qui furent sorties du sol mais vraiment beaucoup moins. Ces dernières ne représentent que 10% de la totalité des jeux excavés. Parmi ceux-ci on trouve des gloires d'antan tels que Centipede, Star Raiders, Defender et même le célèbre Yars' Revenge...

 

De nombreux intervenants insistent sur le fait qu'E.T. n'est pas le pire jeu de tous les temps... Il est même plutôt bon en comparaison d'autres jeux sortis chez Atari... Ils insistent sur le fait que c'est devenu monnaie courante de dire que ce jeu est le pire jeu de tous le temps. Affirmation faite très souvent par des gens qui n'y ont jamais joué... 

« Le jeu vidéo E.T. ne fut pas enterré car c'était soi-disant le plus mauvais jeu de tous les temps, mais les gens pensent que c'est le plus mauvais jeu de tous les temps car il fut enterré... »

Juste revanche ou non, lesdites cartouches s'arrachent aujourd'hui à prix d'or sur le net...

 

Atari : Game Over est un documentaire à voir absolument, ne serait-ce que pour les archives présentées et les témoignages qui nous éclairent sur cette période qui marqua l'industrie du jeu vidéo en bien comme en mal.

Atari : Game Over est disponible en anglais non sous-titré en streaming ou téléchargement (4,26 Go) gratuits, sur le Xbox Live pour 360 et One. Durée: 1h environ.

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Far Cry, cette licence qui depuis des années nous vend du rêve, des contrées exotiques, des eaux turquoises, des palmiers, des ennemis à foison, une faune agressive et des Km2 de monde ouvert pose ses valises au pied de l’Himalaya pour un nouveau trip explosif, violent, jouissif et libérateur. Un bon défouloir au pays du Yéti.

Les lointains souvenirs que j’ai de Far Cry datent du premier opus (2004) que j’avais alors découvert sur PC chez un pote qui possédait une vraie bête de course. Je me rappelle avoir été bluffé et ébloui par le rendu graphique de ce jeu. La distance d’affichage incroyable nous amenait à tester plein de trucs. Je me souviens avoir été en haut d’une falaise, viser un bateau en contre-bas se trouvant à des kilomètres de là et tirer une roquette sur lui… Nous suivions du regard cette dernière alors qu’elle se dirigeait inexorablement vers l’embarcation. Des dizaines de secondes plus tard cette dernière explosait sous l’impact du projectile létal, nous laissant bouche bée… Et c’était alors ça Far Cry, un bac à sable immense avec des possibilités de gameplay sans fin. Je jalousai alors les PCistes de pourvoir s’éclater sur ce jeu qui en plus de combats nerveux proposait des graphismes sublimes et dépaysants à souhait… L’annonce et la sortie en 2006 de Far Cry Instincts Predator sur 360 me firent sauter de joie… Mais pour un court moment car je fût victime de la fameuse rayure circulaire causée par ma 3e Xbox 360… Putain de sa race !!!! J’étais dégoûté et fou de rage… Je ne rachetai pas ce jeu, vexé comme un pou et le laissais pourrir au fond d’un tiroir ad vitam aeternam.

Far Cry 2 quant à lui ne se déroulait pas sur une île paradisiaque mais en Afrique et nous promettait un dépaysement certain au pays des girafes et des éléphants. Une aire de jeu immense, des ennemis à foison, des armes et des pièges à gogo, mais une saloperie de malaria à soigner tous les quarts d’heure, des ennemis qui ressuscitaient comme par magie, des avant-postes rasés de la surface de la terre qui re-popaient par l’opération du Saint-Esprit… Un beau ratage question gameplay et fun… Un titre qui devint très vite pénible, lourd et chiant à souhait. 

Et puis pour ne rien arranger, après m’être acharné sur ce deuxième opus pendant des heures ma 4e Xbox 360 freeza en plein gunfight et les sauvegardes furent corrompues… à jamais... La malédiction Far Cry ne me lâchait pas d’un pouce… Je le laissais également pourrir au fond d’un tiroir ad vitam aeternam.

Autant dire que les seuls bons souvenirs que je gardai pour l’instant de cette licence furent mes parties endiablées sur PC avec mon pote… Puis Far Cry 3 pointa le bout de son nez pour nous emmener à nouveau sur un archipel lointain et luxuriant. Exit les missions bien pourries de Far Cry 2 et bienvenue dans un monde ouvert qui renouait avec les origines de la licence. Un retour aux sources salvateur pour ce troisième opus et une très bonne surprise à la clé pour cette cuvée 2012. Grâce à ce dernier je retrouvais l’excitation du premier Far Cry : pouvoir se bastonner dans un cadre sublime au bout du monde... Vaudou, magie, gunfights, kidnapping, combats contre des tigres, survie face à des requins ou des crocodiles étaient également de la partie pour notre plus grand bonheur… 

Dans Far Cry premier du nom nous incarnions un certain Jack Carver, ex-soldat des Forces spéciales américaines. Dans le deuxième épisode, toujours dans la dentelle et la délicatesse, nous dirigions un mercenaire engagé pour éliminer un certain Chacal, responsable de l’enlisement de la guerre opposant deux factions qui se réclamait chacune du contrôle du pays. 

À l’inverse, dans Far Cry 3, nous prenions le contrôle d’un certain Jason Brody, fils à papa, insouciant, arrogant, buvant plus que de raison et dépensant sans compter... En virée avec ses potes dans une ambiance Spring Break, ces derniers allaient se souvenir de leur séjour pendant très longtemps…

 

 

En effet l’attitude de ces derniers exaspéra un certain Vaas, psychopathe de son état, petit chef de guerre du coin qui ne trouva rien de mieux à faire pour s'occuper que de kidnapper Jason Brody, son frère et certains de ses amis. Après une évasion violente et meurtrière, Jason se retrouva seul au monde, livré à lui-même sur cette île tropicale perdue au milieu de nulle part.

Devant lutter pour sa survie et voulant sauver les siens, Jason trouvera de l’aide parmi certains locaux du coin et apprendra bien vite à crafter comme un dingue, à dépecer tous types d’animaux comme un boucher en série et à buter ses ennemis aussi efficacement qu'un Rambo surentraîné. En plus de cette quête personnelle, vous essaierez par la même occasion de renverser la mini dictature en place, imposée par des pirates et mercenaires qui contrôlent les points stratégiques de l’île. 

 

Je garde de très bon souvenirs de ce jeu et je me rappelle avoir été étonné de tout ce qu’il proposait comme missions annexes, lieux à explorer, missions principales, assauts et prises des camps ennemis, escalades de tours, etc… Un jeu à monde ouvert riche, beau, immense, sublime et jouissif comme les équipes d'Ubisoft savent les faire quand elles ont le temps de peaufiner leurs jeux...

 

Forcement après une expérience comme celle-ci et après avoir fini FC3 non sans avoir subi le plus long générique de fin d’un jeu que j’ai jamais vu, de mémoire plus de 20 minutes sans pouvoir le passer, un quatrième opus était bien sûr fortement désiré et espéré…

Far Cry 4 fit sérieusement parler de lui de nombreux mois après la fin des aventures de Jason Brody... Tous les joueurs qui comme moi avaient été surpris, étonnés et conquis par leurs aventures et expériences violentes sur l’archipel de FC3 voulaient en savoir plus… La vidéo de présentation de l’E3 2014 nous dévoilait Kyrat, région imaginée de toutes pièces se situant dans la très réelle région de l’Himalaya.
Ici le personnage principal que nous incarnons se nomme Ajay Ghale et n’a, heureusement cette fois encore, rien d’un super militaire ou d’un super mercenaire. C’est en effet en fils endeuillé qu'il se rend à Kyrat afin d’accomplir les dernières volontés de sa mère décédée.

 

À l’instar de Jason Brody, rien ne va se passer comme prévu et nous voici au coeur d’une guerre civile opposant la rébellion du Sentier d’Or au roi autoproclamé Pagan Min et son armée personnelle.  

Ladite vidéo nous présentait une fois de plus un univers absolument sublime et hallucinant. Exit les îles paradisiaques et bienvenue au coeur du Grand Himalaya et de ses chaînes montagneuses s’étendant du Pakistan au Tibet. Je fus immédiatement dépaysé et excité par ce nouvel univers... Après une telle présentation, la fièvre Far Cry était de retour et l’envie d’explorer cette région hostile à dos d’éléphants ou en planant en Wingsuit était plus forte que jamais.

Plus tard, nous apprendrons que pendant quelque temps les équipes d’Ubisoft avaient souhaité faire une suite directe à Fac Cry 3 en reprenant le personnage de Jason Brody mais qu’ils firent finalement marche arrière assez rapidement pour se concentrer sur ce nouveau théâtre d'opérations. Grand bien leur en a pris, car un nouvel opus se déroulant à nouveau dans un archipel nous aurait surement déçu et le sentiment de redite aurait été trop exacerbé…

Malgré ces changements de lieux et de personnages les premiers retours semblent assez mitigés. Il en ressort effectivement que ce sentiment de déjà-vu est très présent et qu'il concerne tout aussi bien les mécanismes de jeu, les missions annexes et principales, sans parler du psychopathe de service, Pagan Min, que je trouve personnellement complètement ridicule en comparaison de l’immense Vaas. Mais attendons de le voir en action dans le jeu avant de changer d'avis ou non.

 

Il est donc fort possible que nous ayons droit ici à un Far Cry 3,5 ou 3,8, soyons sympa… À moi de voir maintenant si ces redites diminuent ou non le plaisir de jeu et d’exploration… Pour me faire un jugement personnel il ne me reste plus qu’à installer mon jeu sur ma PS4, télécharger les mises à jour et quelques DLC gratuits puis de me préparer à affronter ce sous-Vaas décoloré ainsi que sa petite armée de mercenaires que je vais gentiment piétiner à dos d’éléphant…

 

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La nuit est à présent très avancée et je laisse derrière moi la région dévastée de Kyrat en proie à un conflit meurtrier afin de dormir un peu, des images et des paysages sauvages et magnifiques plein la tête.

Premier constat, Far Cry 4, le peu que j’ai pu en voir, est vraiment très très très beau. Des paysages sauvages et sublimes s’offrent à nos yeux avides d’aventure et de dépaysement.
Je n’ose imaginer les paysages des sommets les plus hauts et de voir ceux-ci disparaitre sous des avalanches meurtrières et destructrices… Le jeu est donc très propre, les jeux de lumière sont superbes, les effets de particules efficaces... On sent vraiment un gap entre ce FC4 et FC3 sur 360. Encore heureux me direz-vous, mais ce n’était pas si évident que cela… Après le scandale Watch Dogs, on se méfie toujours un peu des vidéos made in Ubisoft. Question technique RAS. Aucun ralentissement ni chute de framerate ou autre bug en vue… Du tout bon. L’ambiance musicale n’est pas en reste et colle parfaitement à l’atmosphère générale du jeu.

Mais revenons au jeu justement. Je reviens juste quelques secondes sur ce que j’ai dit plus haut à propos de Pagan Min que je trouve beaucoup plus convainquant dans son rôle de psychopathe. Dès la deuxième scène, on sent le potentiel dudit personnage. C’est plutôt plaisant et rassurant. Attendons plusieurs heures de jeu pour voir si celui-ci peut rivaliser avec Vaas ou non.

Très vite on se retrouve les armes à la main et on commence à défoncer du paramilitaire les doigts dans le nez… Le gameplay est très souple, intuitif et les armes sont très précises permettant des Headshot avec une bonne AK 47 à plusieurs dizaines de mètres de distance. Après ce premier accrochage, nous nous retrouvons dans un petit village abritant quelques rebelles du Sentier d’Or et nous voilà livrés à nous-mêmes. Un coup d’oeil sur la carte nous permettant de voir des icônes bien connues pour tous ceux qui ont joué à FC3. Deux deltaplanes et divers véhicules motorisés sont déjà disponibles. La notion de liberté est immédiatement à portée de mains et l’on sent que ce monde nous ouvre ses bras pour nous offrir des heures et des heures d’exploration jouissive.

Mais calmons nos ardeurs car comme dans FC3 nous avons intérêt à crafter comme des porcs afin d’augmenter nos chances de survie.

Obligation d’augmenter la taille de nos différentes sacoches, holsters, portefeuilles, carquois et sacs d'explosifs afin de porter le plus d’armes possibles, de munitions, de seringues et d’appâts. Ces derniers sont très efficaces. Un bout de bidoche balancée au centre d’un groupe d’ennemis et vous ne tarderez pas à voir surgir un ours ou un tigre qui se jetteront sur vos ennemis pour les réduire en miettes… Un conseil: barrez-vous vite et loin car vous serez sur la carte des desserts… Une feature un poil cheatée mais qui, j'en suis sûr, saura nous tirer de situations bien complexes.

Un arbre des compétences est également disponible et vous permettra de rendre plus résistant votre personnage et de lui apprendre diverses techniques de survie et de combat. Les postes avancés sont toujours de la partie et nous offrent comme dans FC3 de nombreuses possibilités d’assaut… L’une des parties les plus jouissives du jeu, hors phases d’exploration bien sûr.

Pour l’instant ce nouvel opus me comble et me plaît beaucoup. J’ai très envie de me perde dans ces montagnes du bout du monde, de faire du deltaplane, du parachute, de buter des centaines de mecs dans un paysage sublime et unique.


Vous m’avez vu souvent faire référence à FC3. Mais l’ayant fait de A à Z, la comparaison est inévitable et vient naturellement. Et c’est un point qui me semble essentiel et primordial quant au fait de conseiller ce jeu ou pas.
Ce pourquoi je lui mets un gros Oui Mais… En effet si un FC3 bis se déroulant dans un nouvel univers vous suffit, comme moi d’ailleurs, alors foncez les yeux fermés.
En revanche si vous aviez fait les tour des mécanismes de jeu, de gameplay, de crafting, de loot, de prises de camps de FC3 et que refaire presque les mêmes choses vous fatigue d’avance alors attendez de le trouver en occasion dans plusieurs mois ou bien passez votre chemin.
Mais il serait tout de même dommage de passer à côté de ce FPS d’aventure et d’exploration offrant un dépaysement original et unique au coeur d’une région peu, voire jamais exploitée dans un jeu…

Si vous souhaitez voir tout ceci en mouvement, je vous laisse profiter de la première heure "découverte" réalisée sur PS4:

 

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Tel le phoenix, la licence Assassin's Creed renaît de ses cendres à chaque automne. En cette fin d'année, exception qui confirme la règle, ce n'est pas un opus qui comblera les amoureux d'Histoire, d'Histoire de l'Art et d'aventure mais bien deux. Un pour chaque génération de consoles, même si l'on sent très bien que Assassin's Creed : Rogue finira dans quelques mois par débarquer sur les consoles de nouvelle génération après avoir vogué sur les flots glacés des consoles Old Gen.

Je me concentrerais donc sur la version PS4 d’Assassin's Creed Unity.

Comme vous le savez peut-être, la licence Assassin m'est très chère pour diverses raisons. J’ai toujours adoré me retrouver en plein coeur de régions, de villes et d‘époques jusqu’alors, pas, ou peu vues dans les jeux vidéo… Chaque année je me demande toujours dans quelle nouvelle ville je vais pouvoir, des heures durant, me balader et errer dans l’espace et le temps… Sachant que les recherches historiques, architecturales et archéologiques sont méticuleusement effectuées et retranscrites dans chaque opus, le dépaysement et l’immersion sont d’autant plus efficaces et jouissifs. Un vrai régal. Après L’Orient, l’Italie, la Turquie, le continent Américain et les Caraïbes, place à la France et Paris…

Il y a plusieurs mois lorsque la période historique de la Révolution Française fut enfin annoncée et confirmée, j’étais comme beaucoup, ravi et impatient. Il faut dire que les rumeurs allaient bon train et que l'apparition furtive d'un bonnet phrygien dans le DLC Assassin’s Creed: Brotherhood:  La Disparition de Da Vinci, avait de quoi nous aiguiller et nous faire miroiter cet événement historique aux répercutions mondiales et dont le sujet même de prise de liberté collait parfaitement avec la licence et le credo des Assassins... Il nous fallait être patient et attendre une éventuelle confirmation... Les opus se succédèrent mais point de Révolution Française en vue…

Les nouvelles générations de consoles semblaient être les seules à pouvoir recréer un Paris digne de ce nom... Nous sommes fin 2014 et la possibilité de pouvoir explorer Paris sous la Révolution est enfin à portée de main. Rémois d'adoption depuis plusieurs années, je n'en reste pas moins un parisien pure souche et avoir la possibilité de me promener au sein de ma ville natale, que j'adore évidemment toujours, est un argument supplémentaire pour me précipiter sur ce nouvel opus.

Assassin’s Creed Révélations était alors le seul des jeux Assassin que je n'avais pas fini, à tord sûrement, mais trop proche de Brotherhood. J'ai bien essayé de m'y remettre entre la sortie du III et du IV : Black Flag, mais impossible. Le gameplay déjà dépassé tua dans l'oeuf ce regain d’envie... ACIV : Black Flag, que j'avais tant espéré après les séquences en bateau du III, rejoignit malgré moi ce club très fermé des jeux Assassin que je ne finis pas... Absolument pas pour les mêmes raisons que l'opus Revelations, mais par manque de temps et par l'arrivée d'autres jeux. Mais je finirai Black Flag plus tard et au moment voulu, car il m'a vraiment beaucoup plu. Mais après plus de quarante heures dessus, une petite pause s'imposait... Une pause qui dure depuis plusieurs mois je vous l'accorde... Une raison supplémentaire de ne pas craquer pour AC : Rogue qui semble être très proche, trop proche surement, de Black Flag et de ses mécanismes de jeu...

 

Un petit dilemme s’impose… Que faire? Finir Black Flag et repousser de quelques semaines l'acquisition d'Unity?... C'est tentant... D'autant plus que depuis quelques heures les retours techniques peu glorieux des premiers tests commencent à apparaître un peu partout sur le net...

Mais l'amour de la licence et l’envie de voir ce qu'un jeu développé pour les nouvelles générations peut enfin offrir, surpasse et supplante ces retours habituels livrés par un web peut-être aigri... Même si je dois bien l'avouer les quelques vidéos montrant des chutes de framerate sur PS4 m'inquiètent quelque peu. Ces chutes et bugs étant monnaie courante sur 360, nous pouvions nous consoler en nous disant que c'était habituel pour ce type de jeu... Monde ouvert gigantesque, architecture détaillée de nombreux bâtiments et personnages multiples à l'écran demeuraient alors des excuses valables aux vues des capacités vieillissantes des anciennes consoles. Que la même chose soit encore présente sur ces nouvelles consoles cela fait bien chier je vous le dit clairement... On aurait aimé 3000 personnes à l'écran au lieu de 5000 et avoir un 30 FPS constant... Mais comme je suis borné et que j'aime, à l'instar de St Thomas, voir les choses de mes propres yeux, je file chez mon revendeur tout en chantonnant, ah ça ira ça ira ça ira les aristocrates on les pendra, en traversant Paris. Oui je vis à Reims, mais bosse à Paris...

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De retour chez moi avec mon précieux sous le bras j’attends impatiemment le moment où je pourrais errer au coeur d'un Paris révolutionnaire… Je patiente alors que toute ma petite famille soit couchée pour enfin pouvoir débuter mon voyage dans le temps… Téléchargements de quelques DLC gratuits, installation sur le disque dur, casque sur les oreilles, lame aiguisée et capuche relevée, je suis prêt…

 

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Il est tard, très tard et je dois absolument me pieuter afin d'assurer un service minimum au boulot demain. J'écris ces quelques lignes avant de sombrer dans les bras de Morphée. Nous débutons le jeu avec un écran titre qui nous propose un nombre assez conséquent de missions. Bien évidemment cela sent Abstergo à plein nez et nous ne pouvons sélectionner que l’unique débloquée, celle du début du jeu, nous plaçant dans la peau d’un Templier le 13 octobre 1307.

Petite prise en main nécessaire, cette date d’importance historique est un petit tuto qui nous dévoile où se trouvent les artefacts cachés et sauvés des Templiers. On imagine bien devoir les récupérer dans un futur plus ou moins proche. 

 

Cette phase terminée, nous faisons un saut dans le temps pour nous retrouver dans la peau du petit Arno… Scène de jour… Versailles…

Premier constat, Assassin's Creed Unity est tout simplement sublime... Le début nous propose des intérieurs bourrés de détails et plein de vie. Les pièces sont d'une rare beauté...

 

Les parquets sont usés, les reflets sur le marbre du sol sont bluffants, les textures des tentures aux murs sont à tomber, les matières des vêtements sont ultra réalistes… Le tout est criant de vérité. Sans parler des lumières dynamiques proposées par des bougies ou bien par un feu qui crépite dans l'âtre d'une cheminé... Ce jeu tient toutes ses promesses graphiques et on ressent bien le gap gigantesque franchit depuis Black Flag.

 

Les bâtiments extérieurs ne sont pas en reste. On se promène dans des rues bondées de gens qui s'activent, vaquent à leurs occupations, discutent entre eux... La vie est dans la rue et on y croit.

 

Question bug, rien à signaler pour l'instant... J'attends de voir ce qu’il se passera sans un Paris bondé ou à l'intérieur de Notre Dame pour constater d'éventuelles chutes de framerate qui pour l'instant me sont inconnues.

C’est à présent vraiment rassuré sur les capacités techniques du soft que je me lance dans l'aventure le sourire aux lèvres, soulagé il faut bien le dire. Toujours se méfier des retours alarmistes distillés par le web.

Après le prologue de 1307 nous suivons la petite enfance d'Arno, les drames qui ponctuent celle-ci et l'importance que prend la petite Élise, que nous recroiserons plus tard. 13 années ont passé et nous retrouvons Arno qui malheureusement pour lui se trouvera au mauvais endroit au mauvais moment le précipitant ainsi dans les geôles de la Bastille. Endroit de malheur ou notre héros fera une rencontre qui bouleversera sa vie à jamais...

Exit Versailles et la Bastille, me voici libre, mon destin d'Assassin me tend les bras, je n'ai plus qu'à saisir ma destinée à bras le corps et à endosser mon rôle d'assassin au nom de la liberté...

C’est avec l’esprit tranquille et des images sublimes plein la tête que je me couche. Je n’ai bien sûr qu’une envie c’est de continuer l’aventure et le désir de me balader dans Paris me démange sérieusement. Il est évidemment trop tôt et impossible pour l’instant de se prononcer quant à la qualité du scénario et de la métahistoire. Mais comme je l’ai dit plus haut pouvoir me balader dans l’espace et le temps suffit à mon bonheur… La carte de Paris a l’air gigantesque et on peut faire confiance aux équipes d’Ubisoft pour nous proposer des missions principales et annexes à foison. Le système de combat a bien changé et est bien plus ardu que celui des précédents opus. Peu armé pour l’instant les combats sont souvent vite expédiés et je me retrouve six pieds sous terre en moins de deux minutes. Enfin du challenge pour des combats qui devenaient vraiment trop faciles…

C’est très content de mon acquisition et des étoiles plein les yeux que je vous laisse ici. Les fans de la licence peuvent plonger les yeux fermés dans cette meule de foin remplit d’aventure et d’éblouissement.

Une heure de Gameplay sur PS4 pour les plus curieux est disponible ci-dessous:

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Dernier-né issu du studio Ubisoft de Montpellier, le jeu Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre est enfin disponible depuis plusieurs jours en téléchargement sur nos consoles de salon et PC. Intrigué par ce jeu depuis les présentations et aperçus des salons de l'année 2013, j’attendais de pied ferme cette nouvelle production made in Ubi.

Il faut dire que ce jeu avait de quoi attirer l’attention avec des bandes-annonces sublimes qui promettaient de nous offrir un jeu d’une qualité graphique unique et magnifique.

 

Ne nourrissant ma curiosité que par quelques screens, j’avoue n’avoir voulu regarder ni trailers, reviews ou vidéo-tests afin de me garder toute la fraîcheur et la surprise de la découverte visuelle du jeu. J’étais effectivement sûr et certain de me le prendre à sa sortie, tant les jeux ayant la Première Guerre mondiale comme sujet principal sont rares. Ce conflit hors-norme m’a toujours passionné tant par sa complexité géopolitique que par l’absurdité des alliances entre les pays impliqués, par l’horreur absolue des combats sur le front et les conditions de vie des soldats coincés dans leurs tranchées, attendant une mort certaine. J’ai toujours eu un respect immuable pour tous ces mecs qui ont bravé l’horreur et qui ont fait montre d’un courage admirable…

En discutant avec un pote nous nous faisions la remarque et nous nous étonnions du manque de jeu consacré à ce conflit… Interrogation d’autant plus justifiée tant les possibilités scénaristiques sont quasi infinies… Nous avions joué tous deux à l’époque à Wings et nous rêvions de pouvoir à nouveau nous immerger dans cette époque par le biais de simulateur de vol, FPS, TPS, jeu d’aventure ou autres… C’est chose faite avec Soldats Inconnus.

J’ai bien sûr lu et entendu parler rapidement du scénario, des quatre protagonistes et du chien, mais ayant voulu volontairement en savoir le moins possible, la surprise reste totale…

Le problème avec les jeux que j’attends depuis longtemps est la mise en "stand by" quasi immédiate des jeux en cours… Une petite pause s’impose pour Wolfenstein et Sniper Elite 3, pour ne parler que des plus récents, afin de voir ce que Soldats Inconnus, a dans le ventre…

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Renflouage de mon porte-monnaie virtuel sur le PSN et téléchargement dudit jeu… 1,3Go… Bon… Je vais avoir le temps en attendant le DL de me faire quelques matchs de foot sur Coupe du Monde 2014 afin de remporter ladite coupe avec la France… Un petit France/Allemagne par exemple… Serait-ce le thème de la soirée ?
Et bien finalement ce sera le visionnage de 90 minutes d'un supplice sans fin et la terrible déroute de l’équipe du Brésil face à l’Allemagne…

Ce match historique terminé, je délaisse crampons et short pour enfiler brodequins, jambières, havresac et képi.

Dès les premières minutes je suis comblé et voir enfin ce jeu s’animer sur grand écran me rassure et me laisse bouche bée… Le moteur UbiArt Framework, qui m’avait déjà estomaqué et émerveillé avec les deux derniers Rayman, remplit ici une fois de plus son office et de bien belle manière. C’est vraiment sublime… Chaque nouveau lieu traversé fourmille de détails et le rendu super « clean » fonctionne à merveille. On a envie de continuer pour découvrir les décors et les lieux suivants… L’un des gros point fort du jeu à n’en pas douter. Les animations ne sont pas en reste et donnent l’impression de se trouver en face d’un animé et d’interagir avec les personnages de ce dernier… Magique et sublime!!!!

Soldats Inconnus, centenaire du conflit oblige, profite du partenariat de la Mission du Centenaire 14-18 et bénéficie d'images issues de la série Apocalypse dont le dernier numéro était consacré à ce conflit. Lors du jeu nous trouvons divers documents et photos couleur extraites dudit documentaire, nous expliquant certains faits historiques avec précision et exactitude, donnant une crédibilité supplémentaire au jeu.

 

Mais revenons au jeu proprement dit, car c’est bien d’un jeu qu’il s’agît… En effet ici, peut-être pour répondre à une volonté pédagogique de toucher le plus grand nombre, point de combats sanglants, de gerbes de sang ou de corps mutilés par des pluies d’obus meurtriers. Nous sommes en effet face à un titre qui s’apparente plus au jeu de puzzles et d’énigmes. Ces dernières ne présenteront pas de grande difficulté. Les commandes simples et le gameplay intuitif nous permettront très vite de piger les mécanismes du jeu et nous feront progresser sans grande difficulté afin d’aider les quatre protagonistes à sortir vivants de ce conflit…

Les interactions avec le chien (trop mignon) sont plutôt bien trouvées et fonctionnent à merveille. Les relations entre les personnages vont en s’étoffant tout au long du jeu dont la durée de vie avoisinerait les 8 heures… Pour 15 euros, cela reste un très bon rapport qualité/prix.


Loin de moi l’idée de faire un test, de vous décortiquer tout le jeu et de vous narrer toute l'histoire, n’y ayant joué que deux heures. Ce que je peux affirmer c’est que ces deux heures sont passées à une vitesse ahurissante et que j’ai pris beaucoup de plaisir à aider ces pauvres bougres à rester en vie. C’est bien simple je n’ai qu’une envie c’est de m’y remettre… 

Vous l'aurez compris, je vous recommande chaudement Soldats Inconnus !

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Pour ceux qui voudraient voir les premières minutes et quelques autres phases de jeu, je vous invite à regarder les deux vidéos commentées ci-dessous, capturées sur ma PS4…

(Pour info, le son de ma voix est de bien meilleure qualité sur la seconde vidéo...)

Si vous avez déjà parcouru les tranchées de Soldats Inconnus, n’hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires.

 

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Halloween pointant le bout de son nez crochu et couvert de verrues, c'est le bon moment pour partager avec vous une playlist dediée à ce moment horrifique de l'année. Des styles de jeux variés et des époques diverses pour égayer votre effrayante soirée. Toute la rédaction de Gamerside vous a concocté avec enthousiasme cette mixtape que vous pourrez écouter ici.

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Pour tous les amoureux de cinéma, de science-fiction et de survie, la licence Alien fait partie des incontournables absolus. Le premier opus réalisé en 1979 par Ridley Scott fit alors sensation de part l’horreur et l’angoisse qu’il distillait. Pensé et réalisé en totale opposition avec le très aseptisé 2001 l'Odyssée de l'espace (1968) de Stanley Kubrick, Ridley Scott voulait nous plonger et nous immerger au plus profond d’un espace froid, dangereux, puant, crade, sale et glauque… Dans Alien, le 8e passager, pas question de tenues blanches impeccables, de vaisseaux si propres que l’on peut y manger par terre, ni de déplacements aériens au ralenti… Dans Alien, tout n’est qu’obscurité et noirceur, mort rapide, fulgurante, foudroyante, sanglante, terrifiante, violente et impitoyable…

 

Nous avons tous rêvé ou cauchemardé de pouvoir nous balader à bord du Nostromo pour y survivre face à un Alien gigantesque et véloce… Avant de pouvoir revivre ces événements ou mourir à bord dudit vaisseau il aura fallu attendre 2014, soit un paquet d’années terriennes depuis 1979… Alors bien sûr certains studios se sont essayés au fil des années au périlleux exercice de l’adaptation de cette licence sur nos micros, bornes d'arcade et consoles de jeux... Avec plus ou moins de succès...

 

Mais je citerais plus précisément l’excellent Alien Breed sur Amiga (1991 - Team 17), le très bon Alien VS. Predator (1994 – Jaguar) et son "remake" Aliens VS. Predator beaucoup moins bon pour le coup, réalisé en 2010 sur Xbox 360, PS3 et PC.

J’en oublie sûrement d’autres mais ceux précités sont les jeux sur lesquels j’ai pu m’essayer. Le dernier jeu en date sorti en 2013, s’inspirait une fois encore du film de Cameron, Aliens, et non du film de Scott. S’intitulant Aliens : Colonial Marines, le développement de ce dernier connu de très nombreux rebondissements et fut une catastrophe économique et critique au moment de sa sortie.

J’ai eu « la chance » d’y jouer après une grosse mise à jour, me permettant ainsi d’en garder un souvenir plutôt agréable :
Je ne vais pas vous résumer l’histoire abracadabrantesque ni les incohérentes du scénario, ni vous parler des ridicules Aliens aveugles, ni des quelques bugs encore présents malgré une bonne grosse maj qui semble avoir tout de même réglé pas mal de problèmes, mais juste vous donner mon ressenti. En bon fan de la licence Alien, ce jeu répondit tout de même à pas mal de mes attentes. Design des flingues, bruitages de ceux-ci, le détecteur de mouvement, le fait de pouvoir déambuler dans les couloirs de la colonie Hadley's Hope, identiques en tout point aux lieux du film Aliens... Pour cela ce jeu est plutôt assez plaisant. Cela reste un jeu à licence pas si mauvais que cela. J’ai aimé me bastonner contre des hordes d’Aliens, exploser à coup de grenades ces putains d’oeufs contenant ces saloperies de FaceHuggers et adoré balancer dans l’espace cette grosse pute de reine… Je passerai rapidement sur la fin du jeu, totalement ridicule…

Mais toujours pas de notion de peur… Dans Colonial Marines avec vos gros flingues point de sentiment de peur ou d’effroi… Même si le combat final contre la reine restait tout de même suffisamment efficace pour me faire flipper…

Au fil des années c’est tout de même le film de Cameron qui récolta le plus grand nombre d’adaptations. Normal pour des FPS où il faut flinguer à tout va… Mais toujours pas de jeu nous permettant de revivre les mésaventures de l’équipage maudit du Nostromo… Pas de jeu de cache-cache où il faut survivre face à un seul et unique Alien surpuissant face à notre faiblesse humaine et désarmée…

Ce vide semble enfin être en passe d’être comblé grâce à The Creative Assembly et Sega. En effet depuis quelques mois nous avons la surprise de découvrir des teasers et trailers nous montrant des extraits d’un gameplay plus que prometteur. Graphiquement impressionnant et respectant enfin le design des décors du premier Alien, des phases de cache-cache avec un xenomorphe, de la peur à foison, des cris et des frissons… Bref, du tout bon… Alien : Isolation semblait enfin être le jeu tant attendu où l’on se retrouve seul face à un Alien unique, sans arme et devant survivre en évitant la bête dans un pur style de fuite à la Outlast.

Mais comment revivre cette aventure ? Incarner l’un des personnages du Nostromo et rejouer le scénario d’Alien ? Oui et non. Oui grâce au DLC de l’Edition Nostromo offert pour toute pré-commande. Et non si vous vous procurez une version de base du jeu.

Alors quid du scénario d’Alien : Isolation ?
Nous y incarnons la fille d’Ellen Ripley : Amanda. L’existence de cette dernière fut dévoilé dans le film Aliens (1986) et plus précisément et uniquement dans la version Director’s cut dudit film. Fait qui ne manqua pas d’exaspérer Sigourney Weaver qui considérait ce passage comme crucial quant au développement psychologique de son personnage dans le film de Cameron. On comprend alors plus facilement le fait qu’elle retourne sur LV-426 puisque plus rien ne la retient sur terre et pourquoi elle s’attache tellement à Newt… Pour info la photo représentant Amanda âgée dans le film est en fait la photo de la mère de Sigourney Weaver, l’actrice britannique Elizabeth Inglis, décédée en 2007.

Nous incarnons donc Amanda Ripley-McCLaren qui recherche sa mère disparue. Ses recherches l’amène à se rendre sur la station spatiale Sevastopol afin de retrouver la boite noire du vaisseau de Ripley… J’imagine qu’à défaut de boite noire physique il s’agit là d’enregistrements, car le Nostromo ayant été pulvérisé à la fin du film Alien et la navette de secours où se trouve Ellen Ripley étant entrain de dériver dans l’espace depuis plusieurs années, je vois mal comment il pourrait s’agir de boîtes noires telles que nous les connaissons aujourd'hui… Attendons d’avoir le jeu entre les mains pour voir de quelle manière les développeurs s’en sortiront pour que cela soit plausible.

Toujours est-il qu’une fois à bord de la station Sevastopol vous devrez vraisemblablement survivre face à un Alien joueur, quelques cyborgs agressifs et de nombreux ennemis humains… La seule chose qui est sûre et qui se verra confirmer à la fin du jeu Alien : Isolation est le succès de notre mission ou tout du moins la survie d’Amanda puisque cette dernière mourra à l’âge de 66 ans, 2 ans avant le retour d'Ellen Ripley, 57 ans après la disparition de cette dernière.

 

Me voilà, errant à la pause déjeuner espérant pouvoir trouver une édition Nostromo chez l’un des quelques revendeurs se trouvant autour de mon boulot…  Mission accomplie, je tiens mon exemplaire entre les mains en espérant que cette dernière adaptation tiendra ses promesses et me fera frissonner comme jamais face au Xénomorphe présent à bord de la station Sevastopol…

Comme à mon habitude, j’attends que toute ma petite famille soit couchée, je dispose mon casque sur mes oreilles dans le noir absolu de l’espace et lance mon jeu… Pendant que le jeu s’installe je feuillette le mini artbook offert avec le jeu pour toute réservation de l’édition Nostromo… 

Petit échantillon d’artworks issus d’un livre qui sera vendu un peu plus tard…  Après avoir jeté un rapide coup d’oeil sur les planches d’armes, de personnages, de lieux et du dangereux Xenomorphe, je lance Alien : Isolation.

D’entrée de jeu, tout fan de la licence retrouve ses marques immédiatement. Le logo 20th Century Fox tout droit sorti d’une vieille VHS usée, rappellera aux plus vieux d’entre nous de lointains souvenirs… Puis un logo SEGA usé de la même manière laisse place à l’écran titre bercé par une mélodie tout droit sortie d’Alien que vous reconnaîtrez immédiatement… La B.O. de Jerry Goldsmith est ici totalement respectée et reprise à la note près… Frissons de jouissance assurés !

Je presse le X afin de me lancer dans ce fou et dangereux voyage. Place à une cinématique, qui introduit Amanda, durant laquelle on lui apprend que les ENREGISTREMENTS du Nostromo (et non pas la boîte noire…) ont été retrouvés et sont conservés à bord de la station spatiale Sevastopol. Au lieu de se refaire transmettre lesdits enregistrements, on propose à Amanda de se rendre avec un petit équipage de quelques personnes à bord de cette station. Elle accepte…

On se réveille alors doucement, sortant de la torpeur de l’hibernation…

Dès notre réveil et une fois le pied posé à terre nous pouvons déambuler à bord du Torrens, vaisseau de classe M identique à 95% au Nostromo. Et là on y est… Enfin… Après toutes ces années d’attente, nous voilà au coeur du film Alien. Les couloirs, les lieux, les pièces, les murs, les bruitages, les éclairages… Tout nous rappelle le Nostromo et c’est vraiment super beau, super classe, super cool, super cool et super cool…

 

Je traîne à bord afin de profiter au maximum de cette ambiance car après avoir parlé à deux membres d’équipage et fouillé un peu partout, on m’attend sur le pont principal car nous approchons de la station Sevastopol…

Nous partons à trois afin de monter à bord de cette station qui semble très endommagée et bien évidemment rien ne se passe comme prévu…

 

Après avoir erré seul(e) pendant 2 heures, je tombe enfin sur le premier être humain qui me raconte qu’un monstre rôde dans la station…

À défaut d’avoir d’autres choix, je suis ce nouveau protagoniste qui me propose de me mener à la salle de communication pour pouvoir contacter au plus vite le Torrens. En échange de ce service il veut sa place à bord de la navette afin de partir de cet enfer au plus vite… J’accepte… Le trajet jusqu’à cette pièce ne se fera pas sans mal… Déjà des groupes d’ennemis humains trainent dans les couloirs et tirent à vue… Il faut les éviter… Il faut survivre…

 

Puis après un bon moment, le voilà… Le Xenomorphe… Avide de sang et de victimes…

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Il est à présent plus de 3 heures du mat' et je me lève dans moins de 4 heures… Je sens que je vais être bien naze demain et vais subir les conséquences nauséeuses de l’hibernation et du manque de sommeil…

Alors que dire rapidement de ces premières heures passé dans l’espace froid et dangereux imaginé par Scott ? Graphiquement Alien : Isolation tient la route et toutes ses promesses d’immersion. Un petit bémol en ce qui concerne les cinématiques qui ne sont pas terribles et qui nous offrent des visages donnant l’impression d’être fait de cire… Un détail me direz-vous. Question flippe le contrat est pour l’instant rempli. On sursaute, on s’arrête de respirer lorsque la station tremble, lorsque les lumières s’éteignent, lorsqu’un bruit nous fait nous retourner à toute vitesse, lorsqu’une porte s’ouvre toute seule… Et puis comme on se conditionne à avoir peur ou avoir peur d’avoir peur, ces petits effets remplissent leurs rôles.

Même si j’ai pu errer par moment sans savoir quoi faire (voir les vidéos) il n’y a pour l’instant rien d’insurmontable. Je pense qu’il est impossible de se perdre dans la station et que nous sommes malgré tout guidés par un chemin bien balisé… J’attends de voir la suite pour confirmer cette impression… Les ennemis humains sont sans pitié et ultra violents. Peu de chance d’en réchapper sans arme. Ce qui est mon cas actuellement…

Quant aux parties de cache-cache avec l’Alien, je ne peux pas trop vous en parler pour l’instant venant juste de le croiser…

Pour finir, je dirais que ce début de jeu est une bonne surprise. Une très bonne même. J’ai envie d’y retourner au plus vite histoire de voir ce que l’Alien me réserve comme coup tordu et de voir comment je vais pouvoir m’en débarrasser… Pour tous les fans de la licence foncez les yeux fermés, Alien : Isolation question ambiance est au rendez-vous… :)

 

© D.R.

 

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The Walking Dead semble être à nouveau à l’honneur ces derniers temps. La seconde saison du jeu de Telltale Games s’est terminée en beauté le 28 août dernier sur une fin qui m’a particulièrement donné envie de me confronter à une troisième saison. J’invite les plus curieux à lire les tests disponibles un peu partout, puis, si ce n’est pas encore fait, à télécharger dans la foulée cette dernière saison.

Aujourd’hui, point de test sur la première ou seconde saison ni sur 400 Days, mais une invitation dans le bar en bas de chez moi afin de nous faire quelques parties de flipper…

Zen Pinball 2 est jeu de flipper de très bonne facture qui maîtrise le genre depuis un bon moment. Spécialisé dans les extensions de licences à gogo, Zen Pinball 2 propose régulièrement aux joueurs des tables ayant pour sujets des licences connues ou cultes comme Les Avengers ou Star Wars. Vient de s’ajouter à cette liste depuis la fin du mois d’août la licence The Walking Dead de Telltale Games.

Alors que vaut cette nouvelle table ? Graphiquement est-elle fidèle à la licence ? Je vous invite donc à visionner la vidéo découverte ci-dessous afin de vous faire votre propre avis. Une petite vidéo sans prétention afin de démarrer la rentrée en douceur.

Zen Pinball 2 – The Walking Dead est disponible au prix de 2,99 euros.

 

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Tous les vieux de la vieille ou tous ceux qui s'intéressent aux divers aspects du jeu vidéo, de son industrie et de son Histoire ont entendu parler de la légende urbaine concernant l'enfouissement de milliers de cartouches invendues du très mauvais E.T. sur Atari 2600. Ledit enfouissement eut lieu en septembre 1983 dans une décharge située à Alamogordo au Nouveau-Mexique.

Depuis, cette rumeur traversa les âges pour devenir légende...

Puis des petits curieux ont décidé de partir à la recherche desdites cartouches et d'en faire un reportage en espérant bien sûr, découvrir ce trésor vidéoludique... Le 26 avril 2014 la légende urbaine devint réalité.

Le reportage est en cours de montage et sera disponible dans son intégralité cet automne... En attendant de découvrir ce dernier, je vous laisse découvrir le trailer alléchant et prometteur...

 

 

 

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Booker DeWitt... Le personnage principal du troisième opus de la licence BioShock est connu comme le loup blanc par tous ceux qui se sont aventurés au coeur de la cité volante de Columbia. La jaquette de BioShock Infinite avait fait parler d'elle au moment de la sortie du jeu, illustrant la force du marketing qui avait imposé sur celle-ci DeWitt et son gros flingue, afin d'attirer le plus de joueurs possible... :s Bref...

DeWitt est de retour aujourd'hui car un petit malin s'est amusé à transposer ce dernier sur diverses jaquettes de jeux...

Sans révolutionner le genre, le résultat final reste assez sympa...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 © D.R.

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