Butcher's Blog

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Par SerialButcher Blog créé le 04/01/10 Mis à jour le 18/11/16 à 10h36

"Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses."

"Je mets les pieds où je veux Little John... Et c'est souvent dans la gueule..."

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Pour tous les amoureux de cinéma, de science-fiction et de survie, la licence Alien fait partie des incontournables absolus. Le premier opus réalisé en 1979 par Ridley Scott fit alors sensation de part l’horreur et l’angoisse qu’il distillait. Pensé et réalisé en totale opposition avec le très aseptisé 2001 l'Odyssée de l'espace (1968) de Stanley Kubrick, Ridley Scott voulait nous plonger et nous immerger au plus profond d’un espace froid, dangereux, puant, crade, sale et glauque… Dans Alien, le 8e passager, pas question de tenues blanches impeccables, de vaisseaux si propres que l’on peut y manger par terre, ni de déplacements aériens au ralenti… Dans Alien, tout n’est qu’obscurité et noirceur, mort rapide, fulgurante, foudroyante, sanglante, terrifiante, violente et impitoyable…

 

Nous avons tous rêvé ou cauchemardé de pouvoir nous balader à bord du Nostromo pour y survivre face à un Alien gigantesque et véloce… Avant de pouvoir revivre ces événements ou mourir à bord dudit vaisseau il aura fallu attendre 2014, soit un paquet d’années terriennes depuis 1979… Alors bien sûr certains studios se sont essayés au fil des années au périlleux exercice de l’adaptation de cette licence sur nos micros, bornes d'arcade et consoles de jeux... Avec plus ou moins de succès...

 

Mais je citerais plus précisément l’excellent Alien Breed sur Amiga (1991 - Team 17), le très bon Alien VS. Predator (1994 – Jaguar) et son "remake" Aliens VS. Predator beaucoup moins bon pour le coup, réalisé en 2010 sur Xbox 360, PS3 et PC.

J’en oublie sûrement d’autres mais ceux précités sont les jeux sur lesquels j’ai pu m’essayer. Le dernier jeu en date sorti en 2013, s’inspirait une fois encore du film de Cameron, Aliens, et non du film de Scott. S’intitulant Aliens : Colonial Marines, le développement de ce dernier connu de très nombreux rebondissements et fut une catastrophe économique et critique au moment de sa sortie.

J’ai eu « la chance » d’y jouer après une grosse mise à jour, me permettant ainsi d’en garder un souvenir plutôt agréable :
Je ne vais pas vous résumer l’histoire abracadabrantesque ni les incohérentes du scénario, ni vous parler des ridicules Aliens aveugles, ni des quelques bugs encore présents malgré une bonne grosse maj qui semble avoir tout de même réglé pas mal de problèmes, mais juste vous donner mon ressenti. En bon fan de la licence Alien, ce jeu répondit tout de même à pas mal de mes attentes. Design des flingues, bruitages de ceux-ci, le détecteur de mouvement, le fait de pouvoir déambuler dans les couloirs de la colonie Hadley's Hope, identiques en tout point aux lieux du film Aliens... Pour cela ce jeu est plutôt assez plaisant. Cela reste un jeu à licence pas si mauvais que cela. J’ai aimé me bastonner contre des hordes d’Aliens, exploser à coup de grenades ces putains d’oeufs contenant ces saloperies de FaceHuggers et adoré balancer dans l’espace cette grosse pute de reine… Je passerai rapidement sur la fin du jeu, totalement ridicule…

Mais toujours pas de notion de peur… Dans Colonial Marines avec vos gros flingues point de sentiment de peur ou d’effroi… Même si le combat final contre la reine restait tout de même suffisamment efficace pour me faire flipper…

Au fil des années c’est tout de même le film de Cameron qui récolta le plus grand nombre d’adaptations. Normal pour des FPS où il faut flinguer à tout va… Mais toujours pas de jeu nous permettant de revivre les mésaventures de l’équipage maudit du Nostromo… Pas de jeu de cache-cache où il faut survivre face à un seul et unique Alien surpuissant face à notre faiblesse humaine et désarmée…

Ce vide semble enfin être en passe d’être comblé grâce à The Creative Assembly et Sega. En effet depuis quelques mois nous avons la surprise de découvrir des teasers et trailers nous montrant des extraits d’un gameplay plus que prometteur. Graphiquement impressionnant et respectant enfin le design des décors du premier Alien, des phases de cache-cache avec un xenomorphe, de la peur à foison, des cris et des frissons… Bref, du tout bon… Alien : Isolation semblait enfin être le jeu tant attendu où l’on se retrouve seul face à un Alien unique, sans arme et devant survivre en évitant la bête dans un pur style de fuite à la Outlast.

Mais comment revivre cette aventure ? Incarner l’un des personnages du Nostromo et rejouer le scénario d’Alien ? Oui et non. Oui grâce au DLC de l’Edition Nostromo offert pour toute pré-commande. Et non si vous vous procurez une version de base du jeu.

Alors quid du scénario d’Alien : Isolation ?
Nous y incarnons la fille d’Ellen Ripley : Amanda. L’existence de cette dernière fut dévoilé dans le film Aliens (1986) et plus précisément et uniquement dans la version Director’s cut dudit film. Fait qui ne manqua pas d’exaspérer Sigourney Weaver qui considérait ce passage comme crucial quant au développement psychologique de son personnage dans le film de Cameron. On comprend alors plus facilement le fait qu’elle retourne sur LV-426 puisque plus rien ne la retient sur terre et pourquoi elle s’attache tellement à Newt… Pour info la photo représentant Amanda âgée dans le film est en fait la photo de la mère de Sigourney Weaver, l’actrice britannique Elizabeth Inglis, décédée en 2007.

Nous incarnons donc Amanda Ripley-McCLaren qui recherche sa mère disparue. Ses recherches l’amène à se rendre sur la station spatiale Sevastopol afin de retrouver la boite noire du vaisseau de Ripley… J’imagine qu’à défaut de boite noire physique il s’agit là d’enregistrements, car le Nostromo ayant été pulvérisé à la fin du film Alien et la navette de secours où se trouve Ellen Ripley étant entrain de dériver dans l’espace depuis plusieurs années, je vois mal comment il pourrait s’agir de boîtes noires telles que nous les connaissons aujourd'hui… Attendons d’avoir le jeu entre les mains pour voir de quelle manière les développeurs s’en sortiront pour que cela soit plausible.

Toujours est-il qu’une fois à bord de la station Sevastopol vous devrez vraisemblablement survivre face à un Alien joueur, quelques cyborgs agressifs et de nombreux ennemis humains… La seule chose qui est sûre et qui se verra confirmer à la fin du jeu Alien : Isolation est le succès de notre mission ou tout du moins la survie d’Amanda puisque cette dernière mourra à l’âge de 66 ans, 2 ans avant le retour d'Ellen Ripley, 57 ans après la disparition de cette dernière.

 

Me voilà, errant à la pause déjeuner espérant pouvoir trouver une édition Nostromo chez l’un des quelques revendeurs se trouvant autour de mon boulot…  Mission accomplie, je tiens mon exemplaire entre les mains en espérant que cette dernière adaptation tiendra ses promesses et me fera frissonner comme jamais face au Xénomorphe présent à bord de la station Sevastopol…

Comme à mon habitude, j’attends que toute ma petite famille soit couchée, je dispose mon casque sur mes oreilles dans le noir absolu de l’espace et lance mon jeu… Pendant que le jeu s’installe je feuillette le mini artbook offert avec le jeu pour toute réservation de l’édition Nostromo… 

Petit échantillon d’artworks issus d’un livre qui sera vendu un peu plus tard…  Après avoir jeté un rapide coup d’oeil sur les planches d’armes, de personnages, de lieux et du dangereux Xenomorphe, je lance Alien : Isolation.

D’entrée de jeu, tout fan de la licence retrouve ses marques immédiatement. Le logo 20th Century Fox tout droit sorti d’une vieille VHS usée, rappellera aux plus vieux d’entre nous de lointains souvenirs… Puis un logo SEGA usé de la même manière laisse place à l’écran titre bercé par une mélodie tout droit sortie d’Alien que vous reconnaîtrez immédiatement… La B.O. de Jerry Goldsmith est ici totalement respectée et reprise à la note près… Frissons de jouissance assurés !

Je presse le X afin de me lancer dans ce fou et dangereux voyage. Place à une cinématique, qui introduit Amanda, durant laquelle on lui apprend que les ENREGISTREMENTS du Nostromo (et non pas la boîte noire…) ont été retrouvés et sont conservés à bord de la station spatiale Sevastopol. Au lieu de se refaire transmettre lesdits enregistrements, on propose à Amanda de se rendre avec un petit équipage de quelques personnes à bord de cette station. Elle accepte…

On se réveille alors doucement, sortant de la torpeur de l’hibernation…

Dès notre réveil et une fois le pied posé à terre nous pouvons déambuler à bord du Torrens, vaisseau de classe M identique à 95% au Nostromo. Et là on y est… Enfin… Après toutes ces années d’attente, nous voilà au coeur du film Alien. Les couloirs, les lieux, les pièces, les murs, les bruitages, les éclairages… Tout nous rappelle le Nostromo et c’est vraiment super beau, super classe, super cool, super cool et super cool…

 

Je traîne à bord afin de profiter au maximum de cette ambiance car après avoir parlé à deux membres d’équipage et fouillé un peu partout, on m’attend sur le pont principal car nous approchons de la station Sevastopol…

Nous partons à trois afin de monter à bord de cette station qui semble très endommagée et bien évidemment rien ne se passe comme prévu…

 

Après avoir erré seul(e) pendant 2 heures, je tombe enfin sur le premier être humain qui me raconte qu’un monstre rôde dans la station…

À défaut d’avoir d’autres choix, je suis ce nouveau protagoniste qui me propose de me mener à la salle de communication pour pouvoir contacter au plus vite le Torrens. En échange de ce service il veut sa place à bord de la navette afin de partir de cet enfer au plus vite… J’accepte… Le trajet jusqu’à cette pièce ne se fera pas sans mal… Déjà des groupes d’ennemis humains trainent dans les couloirs et tirent à vue… Il faut les éviter… Il faut survivre…

 

Puis après un bon moment, le voilà… Le Xenomorphe… Avide de sang et de victimes…

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Il est à présent plus de 3 heures du mat' et je me lève dans moins de 4 heures… Je sens que je vais être bien naze demain et vais subir les conséquences nauséeuses de l’hibernation et du manque de sommeil…

Alors que dire rapidement de ces premières heures passé dans l’espace froid et dangereux imaginé par Scott ? Graphiquement Alien : Isolation tient la route et toutes ses promesses d’immersion. Un petit bémol en ce qui concerne les cinématiques qui ne sont pas terribles et qui nous offrent des visages donnant l’impression d’être fait de cire… Un détail me direz-vous. Question flippe le contrat est pour l’instant rempli. On sursaute, on s’arrête de respirer lorsque la station tremble, lorsque les lumières s’éteignent, lorsqu’un bruit nous fait nous retourner à toute vitesse, lorsqu’une porte s’ouvre toute seule… Et puis comme on se conditionne à avoir peur ou avoir peur d’avoir peur, ces petits effets remplissent leurs rôles.

Même si j’ai pu errer par moment sans savoir quoi faire (voir les vidéos) il n’y a pour l’instant rien d’insurmontable. Je pense qu’il est impossible de se perdre dans la station et que nous sommes malgré tout guidés par un chemin bien balisé… J’attends de voir la suite pour confirmer cette impression… Les ennemis humains sont sans pitié et ultra violents. Peu de chance d’en réchapper sans arme. Ce qui est mon cas actuellement…

Quant aux parties de cache-cache avec l’Alien, je ne peux pas trop vous en parler pour l’instant venant juste de le croiser…

Pour finir, je dirais que ce début de jeu est une bonne surprise. Une très bonne même. J’ai envie d’y retourner au plus vite histoire de voir ce que l’Alien me réserve comme coup tordu et de voir comment je vais pouvoir m’en débarrasser… Pour tous les fans de la licence foncez les yeux fermés, Alien : Isolation question ambiance est au rendez-vous… :)

 

© D.R.

 

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Commentaires

Kelun
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Kelun
Bonne chance pour le chapitre 5. :D
winston
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winston
Je me tâte de me le prendre sur 360. En tout cas ça sent la flippe à chaque pièce !

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