CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris

Catégorie : Nanars

Signaler
Nanars

Le 12 février 1809, le Comté de Hardin dans le Kentucky voyait la naissance de celui qui allait être le 16ème président des État-Unis. Abraham Lincoln restera dans l'histoire pour sa prise de position dans la Guerre de Sécession qui aura lieu sous son mandat. Lorsqu'il sort victorieux sous le drapeau de l'Union, il ajoute à la Constitution Américaine le 13ème amendement qui malgré son rang ne portera pas malheur. On se souviendra donc essentiellement de lui comme de l'homme qui a fait abolir l'esclavage aux États-Unis d'Amérique avec un superbe collier de barbe que Robert Hue ne renierait pas. Plus récemment, il a été remis sur le devant de la scène pour ses exploits cachés auprès des forces obscurs. Armé d'une hache forgée d'argent et entraîné par un croisement entre Hugh Jackman et un chanteur de comédie musicale française, on a découvert les talents de Abe dans le domaine de la chasse aux vampires dans le sus-nommé Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires. Certains auront ri de la qualité du film, de l'idée même qu'il existe, au même titre qu'on l'on esquissera un rictus devant l'affiche de Cowboy & Alien. Pourtant à y regarder, cette transposition du personnage historique dans un univers loufoque réinterprétant l'Histoire est un bon divertissement, avec quelques séquences d'action joliment mises en scène.

Que vous connaissiez Lincoln à travers la réalité où les milles réinterprétations fictionnelles qui ont pu être faites sur sa personne (Bioshock Infinite récemment) vous connaissez sans doute Abraham Lincoln. Enfin vous croyez le connaître. Car dans un monde hollywoodien où l'originalité prend la forme du dirigeant de la plus grosse puissance mondiale se frittant contre des entités sataniques, il existe le doppelgänger. Si vous n'avez pas appréciez Abraham Lincoln : Chasseur de Vampire avec une hache, attendez de voir Abraham Lincoln : Tueur de Zombies avec une faux...

Comme tout prodige de contrefaçon cinématographique de cette envergure, l'oeuvre dont je vais vous proposer la critique ici est issue de l'asile des génies mentaux : The Asylum. Si vous n'êtes pas amateurs de films tragiquement drôles, ou drôlement tragiques, que vous voulez vous y mettre en douceur, je vous déconseille fortement de commencer par les Weng-Weng et autres demake turcs de vos films préférés de Spielberg un peu trop âpre pour les novices. En revanche, je vous propose de plonger dans la folie des « films que vous connaissez mais en différents » que nous propose donc The Asylum.

Pure genius!

Cette boîte américaine, créée en 1997 dans le seul but de faire de la thune avec des DVD de mockbuster dans les supermarchés, s'est élevée au fil des années comme la référence absolue de la copie filmique de qualité douteuse pour le cinéphile, mais brillante pour le nanardeur ; une sorte de Gameloft du cinéma. On retrouvera ainsi produit par cette boîte les grands The DaVinci Treasure, Transmorphers (sorti avant Tranformers...bel exploit), 2012 Ice Age, Alien VS Hunter ou encore, celui dont je vous parle immédiatement Abraham Lincoln : Tueur de Zombies.

------------------------------------------------------------ 

 

Alors qu'il rentre chez lui en courant, le tout jeune Abe Lincoln découvre au premier étage de sa petite maison en bois son père qui vient de se suicider. Enfin pas tout à fait, puisque de tout évidence, rempli d'émotion, l'homme n'a réussi qu'à se faire mal à la joue, ce qui ne l'empêche de saigner abondamment par voie buccale ; une première séquence d'un réalisme à couper le souffle qui va donc jusque dans le détail de nous rappeler qu'au 19ème siècle, la dentisterie n'est pas très répandue et qu'un abcès peut vite tourner au cauchemar.

Mais bref passons. Si l'homme a mis fin à ses jours, c'est parce que sa femme est de toute évidence très malade, voire morte, voire morte-vivante. Et comme l'homme, de son aveu même n'a pas eu le courage de mettre fin à ses jours (à sa femme, parce qu'à lui ça va pas de souci) il demande à son fils de 12 ans de le faire à sa place. Une confiance paternelle touchante.

Ce traumatisme d'enfance, s'il en est, donnera la force à Abraham Lincoln d'accomplir sa destinée et de devenir Président des États-Unis et c'est à ce poste qu'on le retrouve après une title card tellement folle que même toi avec windows movie maker tu fais pas cent fois mieux. Après une démonstration d'épisme total et des séquences de bastons qui ont sûrement été faite main avec des dizaines de figurants (ou voler dans des réunions d'amateurs de reproductions de séquences historiques) on est dans le bain pour comprendre les enjeux dramatiques de l'histoire : Abe est président et c'est la Guerre de Sécession qui ne cesse de ne pas cesser. Abraham discute avec une dame (oui je ne sais pas qui c'est) d'un discours qu'il doit donner et immédiatement, un haricot rouge coller sur son visage nous indique ses préférences culinaires.

Mais ce qui nous importe ici, c'est de comprendre l'éloquence dont va faire preuve Abraham durant tout le film. Car la réalisation de Richard Schenkman (quoi ?! vous ne connaissez pas Richard Schenkman!) tient d'abord la saveur unique à son scénario et au charisme de Lincoln. Au cours du film, on aura cinq plans ingénieusement élaborés par le président, tous qui se solderont par un échec, mais jamais vraiment par sa faute. Si seulement les IAs de ses alliés étaient mieux programmées. Nous auront également une petite dizaines de demandes diverses et variées qui se solderont également par des échecs, mais ce qui compte dans le débat, ça n'est pas de convaincre.

Quoi qu'il en soit, notre président est président et doit faire face à la guerre. Mais je n'ai toujours pas parlé des zombies qui sont dans le titre. En fait, le seul mec qui est revenu de la bataille désastreuse, c'est un soldat qui est zombifié, mais pas tout à fait. Après un splendide plan sur Washington DC, on se téléporte vers un hôpital où se trouve le bougre. Le spectateur comme Lincoln sait qu'il s'agit d'un zombie puisque le film nous a ingénieusement préparé à en voir plus tôt avec la poignante scène de meurtre de la mère de Aby. Quand le soldat laisse place au monstre mangeur de chaire, seul le président sait quoi faire et sort sa faux de sa manche trop courte pour une leçon de swing dans gueule.

Les gens pardonnent tout sauf la beauté et le talent.

À partir de là, le film va partir dans la mission sauvetage/enquête. On se dirige vers un fort avec une équipe bad'ass qui n'est pas sans rappeler Inglorious Basterds bien sûr. Composée d'hommes charismatiques et compétents (plus con que pétant ceci dit) on aura le droit à un plan qui ne se déroule pas sans accroc. Je le disais plus haut, Abe est prompt à faire des plans qui se soldent par des défaites lourdes, sans doute à cause de son équipe ; personne ne remettra en cause ses idées tactiques :

Plan #1 : Prendre le Fort Pulaski avec une petite équipe bien sapée (et un black qui s'appelle Monsieur Brown) et sécuriser la zone. Résultat : 

 

Plan #2 : Trouver un télégraphe pour demander de l'aide. Résultat :

 

Plan #3 : Trouver des armes silencieuses pour tuer tous les zombies sans rameuter la moitié de l'État. Résultat :

 

Plan #4 : Nettoyer la zone de l'infestation zombies. Résultat :

 

 

Plan #5 : Puisque tout a foiré, on fait exploser ce fort à la con. Résultat :

 

TOTAUX FINAUX:

Je ne vous dévoilerais pas l'ensemble de l'intrigue, à la fois passionnante et imprévisible. Les trahisons, les morts inattendues, les répliques cultes (« Oh mon AMOUR ! Tu m'as contaminé !!! ») ou les combats chorégraphiés par le cascadeur de Derrick. Non ça, je vous le laisse, c'est cadeau. Par contre, je suis obligé de parler de la réalisation aux petits oignons (spécial cacedédi à Pedrof).

 

Pour commencer, on peut s'attarder sur l'aspect photographique de l'ensemble. À la scène introduisant Abounet et la violente mort de son père d'une infection buccale, puis de sa mère par la faux de son fils (image somme toute explicite de la faux de la Mort elle-même et de l'oedipe mêlés) on remarque que l'image est quelque peu désaturée ; normal me dira-t-on, c'est un flashback et les flashback, c'est toujours en sépia-color. Par la suite, on remarque qu'en fait tout le film est comme ça ; c'est normal, c'est au 19ème siècle donc c'est un flashback par rapport à nous, donc c'est en sepia-color.

Mais plus que le directeur de la photographie sous l'influence d'une forte dose d'alcool, c'est le cameraman qui est ici à signaler. Contrairement aux productions actuelles, celui-ci nous évite les effets parkinsonien d'un Tranformers 2. Ici, la stabilité règne sans partage et les plans sont droits et juste. Les découpages des têtes parfaits. Je vous propose d'ailleurs le top 5 des plus beaux plans du film (non retouchés) :

Bien sûr, on ne doutera pas que le réalisateur est à l'origine de ces plans époustouflants. D'ailleurs, autre prouesse, la capacité d'intégration de personnages qui ne servent à rien dans toutes les scènes du film pratiquement sans exception. Allez, puisque c'est vous, un autre Top 5 cette fois-ci dédié aux mecs qui servent à rien et qui se font chier dans le décor :

 

------------------------------------------------------------

Ces tics de conception sont sans doute ce qui donnent ce goût si particulier à l'ensemble du chef-d'oeuvre de Richard Schenkman. On trouvera nombre de fictions reprenant le tragique et légendaire destin de cet homme, de sa naissance à son assassinat de la main de John Wilkes Booth. Croyez moi cependant, aucune n'arrive à rendre hommage comme il se doit à ce héros américain comme Abraham Lincoln Tueur de Zombies parvient à le faire. Vive le cinéma et vive l'Amérique!

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Nanars

Il y a quelques instant, je rattrapais mon retard dans les émissions de Destructoid et l'épisode du 11 juillet était l'occasion pour Max et Tara de nous parler d'une nouvelle tripotée de films adaptant des jeux. Outre une version live action de Halo 4 divisée en épisodes, il est aussi fait mention d'un film God of War, un autre dédié à Deus Ex et enfin pas plus tard qu'hier j'apprenais que c'était Michael Fassbender qui serait en haut de l'affiche de l'adaptation cinématographique de Assassin's Creed. La réflexion de nos deux compères de Destructoid était simple ; ils ne sont pas encore sortis et pourtant on sait déjà qu'ils vont tous probablement craindre méchamment. Ma question est donc POURQUOI ?!

Pourquoi dans mon top 11 des pires films de tous les temps, il y a quatre films adaptés de franchises pour le moins célèbres dans notre média préféré ? Quand j'y pense, à part Silent Hill que j'aime vraiment et Max Payne que je n'ai pas trouvé catastrophique à l'extrême, tout le reste patauge dans une fosse à purin. Les quatre Resident Evil (bientôt cinq) d'une connerie qui dépasse l'entendement, House of the Dead, Far Cry, Alone in the Dark, Tekken, Doom, Hitman, Blood Rayne, Street Fighter, Dead or Alive, Tomb Raider : Le Berceau de la Vie...que des bousins ! Aujourd'hui je vous propose donc mon top 5 des raisons pour lesquels les adaptations de jeux en film, c'est de la merde de manière presque systématique.

 

Number 05 - Ils trahissent l'oeuvre originale...

Le premier point est évident, aucun des films mentionnés ne respecte l'esprit de la série qu'ils adaptent. Resident Evil est, par exemple, le fourre tout ultime des scènes de n'importe quoi. Autant le premier tentait laborieusement de rester dans l'esprit épouvante, autant au final il ne parvient qu'à être un film d'action horrifique pas trop dégueulasse (le premier reste regardable). Malheureusement par la suite, ayant déjà acquis la licence, Sony Pictures nous a proposé de l'action débile au possible, des scénario qui n'ont strictement rien à voir avec la trame des jeux (c'est qui Alice?) et une utilisation des personnages qui tient plus du viol collectif que du respect des fans (le Nemesis qui est amoureux...priceless). Dans un autre genre, Hitman est le film qui n'a rien compris à qui est Code 47 ; une histoire d'amour, du bourrinage à gogo, un clones black (mais WTF?!) et une scène de baston au katana...un délice !

 

 

Number 04 - Ils collent trop à l'oeuvre originale...

Alors oui, je sais, on a l'impression que je me contredis, mais attendez que je m'explique. Ce qui est pire que de trahir l'esprit de l'oeuvre originale, c'est de nous faire croire qu'on la respecte en réalisant un défilé de cosplay avec des clin-d'oeils bien nases pour que le fan ait un os à ronger. Quand on voit la tenue d'Ada Wong pour le prochain RE, la tenue de Kylie Minogue en Cammy dans Street Fighter, ou même l'apparition de Pyramid Head qui n'a juste pas de sens dans Silent Hill, on sent que l'intention est systématiquement de dire « si si on a joué aux jeux nous aussi ! ». La plupart du temps ça ne colle pas et pour cause, les design de jeux vidéo sont la plupart du temps très caricaturaux et ne doivent pas être transposés traits pour traits au cinéma...sinon on arrive à des drames comme Christophe Lamber en Raiden.

 

 

Number 03 - Ils se prennent trop au sérieux...

Quand on adapte Silent Hill, ou le premier Resident Evil, je comprends qu'on tente de rester dans un ton grave qui colle à l'esprit de la série. Mais par pitié, les ''réalisateurs'' des bouses infâmes comme Tekken ou Dead or Alive doivent arrêter de faire ce genre de...de...de trucs au premier degré. La plupart du temps, il manque clairement un peu d'auto-dérision pour que la pilule du film moisi passe un peu plus agréablement. Typiquement Hitman est un film qui se prend trop au sérieux. Déjà pour ce qu'il propose en terme de scénario et de séquences stupides, ça ne devrait pas être le cas. De plus (et là on en revient à raison numéro une) comme beaucoup de série du jeu vidéo, il y a un certain sens du comique dans cette série de jeu; on peut quand même se déguiser en tout et rien et tuer avec des méthodes bien stupides. De la même manière, faire de Max Payne un film complètement sous Prozac , c'est oublier qu'il a une part de conscience de l'absurdité d'une telle dramaturgie dans les jeux. Souvent donc, l'un des problèmes majeurs reste le manque de subtilité et d'humour qui fait relativiser la stupidité de ce qui est proposé.

 

 

Number 02 - Le choix des licence est foireux dans 80% des cas...

Ça c'est un peu le problème de base des adaptations de jeux en film. Le choix laisse très souvent dubitatif. Le peu de jeux qui se voit adapté sur grand écran est souvent dans la frange de ceux qui ont une histoire dont on se fout éperdument, voire qui n'ont pas de scénario du tout. Toute la vague des jeux de combats, les Tekken, DoA, SF, MK et compagnie sont typiquement des jeux qui ne devraient pas être adaptés et pour cause, ils souffrent de tout ce que j'ai bien pu dire auparavant. Ils n'ont pas les combats qu'on peut faire dans le jeu, ce qui est très dommage parce que le film d'art-martiaux se passent volontiers de scénario si les combats sont bons. Ils sont trop proches des jeux avec des design de personnages d'un mauvais goût qui dépasse la moustache de Hulk Hogan. Pire que tout, ils prennent leur histoire au sérieux alors que de toute évidence, l'histoire est tout simplement inexistante. Je tiens tout de même à sauver Mortal Kombat (le premier) qui dans le domaine reste dans la catégorie du nanar assumé avec en plus des chorégraphies bien sympathiques. Alors il semblerait qu'avec Assassin's Creed ou Deus Ex on ait des licences plus transposables en terme d'univers, mais à aprt ceux là, c'est un peu le néant. Si on passe au delà de cette catégorie précise, la plus grosse interrogation de ma vie de gamer et cinéphile demeure l'adaptation de House of the Dead qui est un rail shooter...no comment.

 

 

Number 01 - C'est toujours Uwe Boll qui réalise !!!

Mais pourquoi ?! Comment ce mec fait-il pour toujours avoir le feu vert des producteurs et les licences des développeurs. Sans rire c'est le plus grand mystère de l'histoire de l'humanité. Arrêtez de vous demander quel est le sen de la vie ou si la race humaine est la seule forme de vie intelligente de l'Univers et aidez la recherche scientifique à résoudre cette énigme : envoyez des sioux à l'Arc !

Bon pour être plus général, le problème n'est pas juste Uwe Boll, même s'il reste une plaie pour les deux industries du cinéma et du jeu vidéo. Non le problème c'est que les films qui adaptent des jeux ne sont pas de bons films. Avant d'être de bonnes ou de mauvaises adaptations, fidèles ou pas, ce ne sont pas de bons films, bien réalisés avec de bons acteurs et un scénario qui tient la route. Ils sont fait pour la valeur marketing et non pour être de bons films. Au delà de toutes les considérations que j'ai pu mettre en lumière, c'est ce qui fait qu'on est toujours réticent quand un nouveau projet du genre est annoncé. Au lieu de se servir d'un univers, d'une ambiance, de s'inspirer et non pas de décalquer quelques éléments pour les coller sur une production très pauvre, les films adaptant des jeux sont toujours pris pour leur valeur marketing uniquement. C'est pour cela que je reste sur l'idée que le film Silent Hill n'est pas mauvais du tout ; il ne calque pas trait pour trait ce l'on trouve dans les jeux, il prend largement des inspirations dans l'univers graphique, mais surtout il n'oublie pas de raconter une histoire et d'y apporter sa touche qu'elle plaise ou non (le changement de héros, la dégradation progressive des murs, les insectes etc). Surtout, il n'oublie pas qu'un film et un jeu, ce n'est pas le même format narratif...

 

Alors oui, on est à un stade où lorsqu'il est adapté, le jeu ne l'est que pour sa valeur marketing. On compte sur les fans pour venir y jeter un oeil et on compte sur un grand public pas trop regardant pour faire le reste et accepter le résultat souvent pitoyable. Je pense que ça n'est pas près de changer, pour la simple raison que c'est la même chose dans l'autre sens. Ceci dit, je reste convaincu qu'un jour quelqu'un comprendra, à l'instar de Konami et Christophe Gans, qu'on peut faire un film tiré d'un jeu sans trop froisser les fans. Il suffit qu'il soit bon, tout de suite, la rage sera moindre...

Ajouter à mes favoris Commenter (24)

Signaler
Nanars

Vous en avez marre de Resident Evil ? Et ben moi jamais ! Donc aujourd'hui je vais casser du sucre sur le dos du quatrième volet, version Gamecube évidemment. Ça va on rigole (rangez immédiatement ces torches et fourches, bande de malpolis). Bon allé, on va faire dans l'intro classique et efficace. Tout fan de film d'horreur, particulièrement du sous-genre zombie, sait que Resident Evil est clairement inspiré de ce cinéma américain. Les noms et lieux de la saga parfaitement ancrés dans l'Amérique du Nord, l'aspect cloisonné qui n'est pas sans rappeler Night of the Living Dead du fameux George A. Romero (le créateur de ce sous-genre), les zombies qui ont  la même démarche que dans ce même film, les angles de caméra très soignés et fixes. Bref sans avoir un background de malade mental, on sait d'où ça vient. Malheureusement, il y avait une chose qu'on ne savait pas avant 2002, c'est là où ça ne devait pas retourner...au cinéma.

Oula oui ! On aura toutes les discordes que l'on souhaite au sujet de Resident Evil : Code Veronica, de l'épisode Zero ou du cinquième volet que j'ai traité pas plus tard qu'avant-hier, mais je pense qu'il y a une quasi unanimité autour d'un fait : Resident Evil au cinéma, c'est pas juste pourri, c'est au delà de ça...

Dame Seli: Alors?

Arthur: *regarde l'écran*

Arthur: J'ai vu un film une fois qui s'appelait le Cinquième Élément, et c'était bien. Là aussi c'est un film, probablement avec les mêmes acteurs. Mais par un procédé miraculeux que j'arrive pas à m'imaginer, on dirait des gadins.

Dame Seli: Non mais c'est la réalisation ça.

Arthur: C'est prodigieux...

Vous savez il y a un jeu qui m'impressionne par son rythme c'est Bayonetta. La première fois que vous jouez, vous affrontez un boss et c'est tellement énorme que vous vous dîtes « Best boss ever ! Ils pourront pas faire mieux ! » et puis au chapitre suivant c'est encore plus dingue. Le rapport avec Resident Evil ; je peux en trouver un purement factuel. Bayonetta est une réalisation de Hideki Kamiya, créateur de Devil May Cry chez Capcom et de...Resident Evil 2 avant ça. Mais là n'est pas l'argument, non Bayonetta partage quelque chose avec les films Resident Evil. A chaque fois que tu en vois un, tu te dis « putain, c'est la pire bouse que j'ai jamais vu ! Ils pourront pas faire pire ! » jusqu'à ce que le suivant soit annoncé...ou que tu regardes Batman&Robin de Joel Schumacher (tétons apparents power!). A l'instar des boss de Bayonetta il y a une certaine montée en puissance dans les excréments qui dépasse l'entendement et qui ne laisse qu'une question en suspens : mais jusqu'où iront-ils ?

S'ils comptent nous faire toutes les couleurs de l'arc-en-ciel on est pas sortie de la merde!

Avant de faire une review par film, je voudrais d'abord expliquer une petite chose. Mila « Multipass » Jovovich est aujourd'hui connue et ce grâce à la franchise Resident Evil. Personnellement, je la connais du génialissime Cinquième Élément et de Jeanne D'Arc, deux films réalisés par Luc Besson qui n'ont pas connu de succès outre Atlantique donc de manière internationale (pourtant merde Chris Tucker qui chante All Night Long c'est culte!). Du coup, il ne faut pas s'étonner que la belle une fois le pied mis à l'étrier par le premier volet filmique de la saga, elle n'est pas lâché l'affaire, malgré le côté de plus en plus navrant de l'épopée de son personnage.

Autre point important, elle et Paul W. S. Anderson (réalisateur du premier et quatrième volet) entretenaient une relation depuis 2002 et sont désormais mariés depuis 2009. Ceci relativise le fait que malgré la qualité absolument pitoyable du personnage principal, non seulement celui-ci ne soit pas mort dans un épisode, mais qu'il soit même cloné de plus en plus, histoire que Mr.Anderson est plein de fois sa petite femme à l'écran une fois tous les deux ans au cinéma. Qui s'en priverait ?


Pour finir, sachez que Paul W. S. Anderson est habitué à la fois aux adaptation de jeux en film, puisqu'il a quand même tenu la caméra pour le truculent Mortal Kombat et le « il n'aurait jamais du sortir » Dead or Alive, mais également pour d'autres nanars comme Death Race 1 et 2 où il a été tour à tour réalisateur, producteur puis « scénariste » (j'imagine que vous comprendrez l'intérêt des guillemets).

Evil laugh is evil...

Bon allé trève de blabla, il est temps d'enfoncer des portes ouvertes, de tirer sur des ambulances, voire sur des corbillards...

 

 


Resident Evil (2002)

-Mais pourquoi on a signé ce contrat?

-Attends, toi ça va, t'es là que pour un épisode!

Je pense que je vais en surprendre plus d'un, mais pour moi, le premier volet au cinéma n'est pas une catastrophe complète. C'est même un film d'action potable, qu'on peut suivre avec un certain intérêt notamment pour une ou deux scènes assez fun. Le film reprend en fait la trame du premier dans une certaine mesure puisqu'il escamote les personnages connus (ne vous inquiétez pas ils se feront violer dans les épisodes suivants) pour en créer un nouveau nommé Alice. Alice c'est Mila Jovovich et d'une certaine manière c'est un peu la copine débile lambda à qui on montre le jeu en lui disant qu'il y a une atmosphère géniale et qui au bout de cinq minutes vous demande pourquoi vous tirez pas dans tous les sens parce qu'on est quand même dans un jeu vidéo, merde !

Du coup Alice, elle commence amnésique, ne sait rien de rien, mais comprend vite qu'elle a des capacité qui dépasse celles d'un être humain normal. C'est à dire qu'à partir du moment où l'on est capable de faire un coup de pied rotatif en appuie contre un mur pour se débarrasser d'un doberman en putréfaction, on montre déjà que si on a eu BacS c'est pas grâce à la physique mais à l'EPS option GRS.

Pourquoi se faire chier avec des armes à feu?

Pourtant, mis à part cette scène proprement scandaleuse, le brisage de nuque de zombie absolument pas safe ou encore Michelle Rodrigez qui joue les zombies aussi bien que les humains (c'est à dire mal) le film s'en sort sans mention mais sans le déshonneur complet. Au rang des choses assez plaisantes, le côté horreur de l'ambiance est assez bien retranscrit dans une ou deux scènes et le mec qui esquive les lasers pour se faire trancher par le coupe patate est plutôt culte. Le scénario suit finalement de manière plutôt fidèle le jeu, dans un sens, même s'il a tendance à amener du second dans le premier, chose qui va d'ailleurs se voir répéter par la suite. Donc pour une première adaptation ça aurait pu être pire. Je ne dirais pas que ça aurait pu être mieux non plus, parce que côté écriture, la saga de Capcom n'a jamais été un modèle non plus. En revanche clairement, l'action est trop présente et le suspens est rapidement tué.


Note du film : 5/10. Note du nanar : 4/10

 

 

Resident Evil : Apocalypse (2004)

Pourquoi je suis encore à poil au début du film?

Bon c'est là que les athéniens s'atteignirent. Dès le second opus, il y a un gigantesque pas en avant dans la débilité. Attention, pas dans la débilité de bas étage, pas juste dans le l'incohérence de base, pas juste dans la vanne à deux sous du film d'action américain des années 80-90, comme cette scène surréaliste où Kurt Russel se travesti dans Tango&Cash. Nooooooooooooooon ! Ça va bien plus loin.

Première chose cet épisode tente toujours sans le sens de la réalité de coller à la saga vidéoludique d'un peu plus prêt. Mais pas genre de lui coller avec le respect due à une lady appréciée par des millions de fans, non. Avec toute la bêtise du gros lourd qui se croit irrésistible et qui croit vraiment qu'il sait ce qu'il fait mettant ses sales pattes où il ne faut pas. Par où commencer ?

Je pourrais démarrer sur le scénario. Il suit directement le premier. En gros Alice sort du manoir, son chérie d'amour a été enlevé par des scientifiques pour subir une expérience top sicréte, liée au programme « Nemesis ». Elle se retrouve à demie à poile (oui comme dans le premier) dans une ville vide au sortir d'un hôpital (oui comme dans 28 Days Later). Pendant qu'elle faisait une sieste donc, le T-Virus s'est répandu et toute la ville a été contaminée et c'est un bordel monstre.
Dans tout ce bordel, la über bien gaulée Sienna Gillory arrive dans un cosplay assez réussi de Jill Valentine, histoire de tenter de donner une demie molle aux fans et de les maintenir devant l'écran sans qu'ils ne se doutent du massacre à venir.

Attention, la photo pourrait avoir été coupée pour faire croire que la belle Sienna Guillory est nue dans une scène du film.

Moi je vous conseil d'écouter Careless Whisper en même temps que vous regardez la photo...c'est encore plus senssoual!

Car en fait c'est ce que fait ce Resident Evil : Apocalypse. Il ne parle pas des personnages, des lieux, des complots, des histoires autour de la saga. Il ne fait que lancer une tendance qui sera en fait l'apanage de toutes les suites déjà produites ou à venir : jeter des os pour les fans (genre Carlos Oliviera et Jill dans cette épisode) histoire qu'ils restent en haleine pour ensuite développer l'histoire d'un perso inexistant dont personne n'a rien à foutre à par Paul W. S. Anderson parce que c'est sa femme. Évidemment comme c'est la franchise cinéma Resident Evil, elle ne jette pas l'os dans l'écuelle du fan non, mais en plein dans la gueule et si t'es pas content bah c'est pareil !

Bon on va pas rester sur Sienna Gillory alors qu'il y a beaucoup mieux ! Par miracle, la production est parvenue à récupérer un masque de vilain de Power Rangers au dernier moment avant le tournage, du coup on a la chance d'avoir le Nemesis. Comme je l'ai dit plus tôt, le Nemesis s'avère être le choupinet d'amour de Alice. Du coup il a un relent amoureux. Au lieu de crier « STAAAAARS ! » et de ne courir qu'après Jill ou Chris (qui je le rappel n'apparait qu'au quatrième épisode au cinéma) il court après Alice...qui n'a rien à voir avec les S.T.A.R.S soit dit en passant. A vrai dire il ne lui court pas après mais c'est plutôt elle qui lui court dessus. Oui elle est un peu conne, ou alors c'est le mec qui a fait le script qui est sous crack.

Chériiiiiiiiiiiiiiiie!!!

Bref dans tout ce bordel il y a une scène qui a ce jour est la scène la seconde scène la plus too much que j'ai jamais vu de ma vie, juste après la vrille sous la grue qui enlève une bombe sous la Audi du Transporteur 2 (les amateurs de nanars savent de quoi je parle). Je ne vais pas la décrire...juste regardez :


A partir de là, je n'ai plus d'argument à avancer.


Note du film : 1/10. Note du nanar : 9/10

 



Resident Evil : Extinction...si seulement ! (2007)

-Salut! Nous on est les vrai héros de Resident Evil en fait...

-On en reparlera quand on comparera nos chèques, biatch.

Apocalypse est dans mon top 11 personnel des pires films de tous les temps. Celui-ci mériterait d'y être aussi et même devant mais il ne l'est pas et je vais vous dire pourquoi. Sur beaucoup de points, Extinction est encore pire si c'était possible que l'épisode qu'il suit. La raison principale est le script, l'histoire, les personnages, bref le déroulement. Déjà c'est un doigt d'honneur d'une heure trente envers tous les fans de la saga. Apocalypse avait déjà cette forme turgescente en tuant le Nemesis simplement en l'empalant, mais là c'est encore mieux défini.

Troisième épisode et toujours pas de Chris Redfield. Dieu merci, il a été préservé jusque là et Leon aussi du reste. Par contre il y a du guest avec entre autre Claire qui est un personnage que j'aime beaucoup (Resident Evil 2 étant mon volet préféré de la saga) et qui ne sert à rien, la première apparition de Wesker qui trouve le moyen d'être encore plus ridicule dans ce film que dans l'intro en live du premier jeu (je vous conseil la Caz'Retro qui revient sur ce pur moment nanar du jeu vidéo) ou encore un casting qui comprend dans ses rangs Ashanti, il y aurait de quoi dire avant même de parler des scènes à chier à proprement parler.

En fait ce qui est surprenant avec ce film, c'est que techniquement, esthétiquement et d'un point de vue des lumières, il est plutôt bon. C'est dur de l'admettre, mais il y a un vrai fossé entre Apocalypse et Extinction, même si ceci dit, battre Apocalypse sur le plan technique n'est pas un exploit en soit. Par contre ce qui rend ce film si magiquement mauvais, c'est que malgré sa tentative d'ambiance post-apocalyptique, qui au passage est totalement en adéquation avec l'ambiance de Resident Evil (c'est vrai, qui ne se rappel pas d'avoir traversé le désert en bus avec Leon?) le film soufre d'un scénario d'une autre dimension et qui finalement en fait un patchwork incroyable.

C'est la famille de Hitchcock qui a du être touchée!

Entre autres on trouvera des scènes inspirées directement des Oiseaux (à ne pas confondre avec les zoiseaux de Birdemic), de Jurassic Park ou de Dark City. Ce qui est étrange c'est que jamais le réalisateur ne pense à copier Resident Evil. Pourtant les deux titres sont similaires...c'est dommage. Quoi qu'il en soit Extinction à la palme du scénario le plus merdique de la saga en film. L'ensemble n'a aucun sens, le film n'a pas d'enjeu, les dialogues sont particulièrement à chier et en plus, on en a globalement rien à foutre de ce qui peut bien arriver aux personnages. Donc si vous êtes chaud pour un Mad Max du pauvre qui n'a pour lui qu'une technique pas dégueulasse...bah écoutez faites, vous plaisir !


Note du film : 2/10 Note du nanar : 6/10

 

 


Resident Evil : Afterlife 3D (2011)

-Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grosse douille...

-Ouh c'était mauvais comme réplique!

-Dixit la meuf qui vient de faire un salto sans raison.

Ça y est on touche le Saint-Graal ! Le retour en grâce de Paul W. S. Anderson. Pour le coup on pourra appeler ça un « fat come-back » . Car non seulement il est producteur et « scénariste » comme sur les deux volets précédents, mais en plus il cumule les casquettes en prenant celle de réalisateur, histoire de s'assurer cette fois que le travail soit mal fait même au niveau des cadrages, des effets et de l'ambiance. Faut pas déconner quand même les gens auraient pu s'imaginer que le film précédent était presque bon !

Milla: C'est bon, mon amour c'est bien de la merde?

Paul: T'inquiètes je gère!

Du coup là c'est l'orgie, le régal, le fourre tout absolu, mais attention c'est un foutage de gueule...en 3D !!! Car la vraie raison pour laquelle Extinction a une suite, ce n'est pas pour clore le scénario au combien philosophique qui nous avait laissé avec un cliffhanger au dernier volet, que quand tu le vois, tu te bouffes la tête. Non, non. C'est parce que Resident Evil est la licence la plus rentable actuellement en production chez Sony Pictures ! C'est pas magnifique de constater que le bon goût est universel ? Alors forcément pour faire encore plus de fric mais en faisant comme si on en avait quelque chose à foutre des quelques fans suffisamment débiles pour avoir vu les trois précédents, on va faire un film plus nase, plus con et avec l'obligation de payer 3€ de plus en salle...(ou la possibilité d'attendre qu'internet fasse son boulot).

Scénaristiquement (mettre ce mot dans une phrase pour parler de RE au cinéma, ça me fait toujours bizarre) le film ne se passe pas tout de suite, là maintenant, après le précédent. On a une légère ellipse qui nous fait passer de la découverte des clones d'Alice, qui est pour mémoire un soldat supérieur infecté par un virus, T, G, V, S, N, C, F...je ne sais plus duquel il s'agit. Toujours est-il qu'elle n'est pas contente et qu'elle va se précipiter chez Wesker qui se trouve au Japon (ne me demandez pas pourquoi) pour le déloger et l'éliminer. Bon c'est l'occasion d'admirer les zombies alors admirez les bien parce que après c'est fini ; mis à part quelques plans larges dans les séquences suivante, les zombies ne servent à rien.

Pour en revenir à Wesker, il y a un truc qu'il faut admettre, c'est qu'il a...super pas la classe. Je pense que le problème est à peu près le même que lorsque Kylie Minogue incarne Camy, ou que Christophe « high »Lambert incarne Rayden (dans Mortal Kombat, pas dans MGS). Les personnages de jeux vidéo très caricaturaux ou très fort en design, notamment japonais ne sont pas du tout de bon candidat à la transposition directe. Du coup le Wesker avec les cheveux blonds-jaunes gominés, les lunettes noires et la gabardine chourée à Neo, tiré de Resident Evil 5, qui était assez classe en combattant téléporteur façon Diablo, devient irrémédiablement nanar de manière instantanée. A ce titre chacune de ses apparitions est un régal...enfin bref.

Ce n'est pas un suicide...

C'est un meurtre...

Alice arrive pour lui mettre la main dessus. En fait je devrais dire Alices arrivent pour lui mettre les mains dessus. Après deux trois utilisations de slow-mo plus cheap encore que quand toi tu le fais pour déconner en soirée, elle arrive devant le grand-méchant blond qui se barre et nous laisse avec un suspens en mousse : est-ce que l'explosion du complexe militaire top secret que Alice a trouvé sur Google-map en tapant « japon, complexe secret, wesker », a tué l'héroïne ? Quoi qu'il arrive la réponse est non, déjà parce qu'il faut une suite, et ensuite parce que ce sont des clones...mais non c'est pas facile comme explication. En vérité, la vraie Alice (vous savez celle qui n'existe pas dans la saga RE à la base) est bien vivante et elle vient de perdre tous ces pouvoirs (ooooooooooh).

Bref, on avance à une nouvelle scène dont on a rien à foutre et qui nous rappel « ah mais oui c'est vrai, il y avait des personnages de Resident Evil la dernière fois ! ». Alice cherche donc dans une land désolée où se trouve ses amis, avant de rapidement comprendre qu'il n'y a plus personne mise à part une Claire Redfield encore plus inutile qu'auparavant (si c'était possible) puisque amnésique (AHAH ! Ça c'est du retournement!). Du coup elle décolle de nouveau, mais ensemble pour rejoindre la ville...je ne me souviens plus pourquoi. C'est l'occasin d'une nouvelle scène surréaliste avec un atterrissage qui ne ressemble à rien.

Je vais m'arrêter là sur les descriptions parce qu'en fait tout tient à ça. Comme il n'y a pas de scénario, les personnages vont à droite. Puis ils vont un peu à gauche pour varier. Entre les deux ils font du slow-motion avec des effets qu'on imagine aisément réalisés pour la 3Drelief. Le tout pour arriver entre les deux à nous placer Chris, incarné par Wenworth Miller et parvenir à un final qui est en fait une reproduction miteuse du combat Jill+Chris VS Wesker de Resident Evil 5, le jeu.

Putain, encore en taule...

J'ai oublié d'ajouté qu'il y a le bourreau de RE5 justement et qu'il meurt après une cascade d'un pitoyable sans nom ; je me disais que ça devait être dit.


Note du film :1/10. Note du nanar:10/10!!!

 



J'ai vu un paquet de bouses dans ma vie. Vraiment beaucoup. Des films d'exploitations composés de plusieurs films comme Flic ou Ninja, des trucs tellement mal doublé qu'on ne peut s'empêcher de rire au point de se fêler une côte comme Hitman le Cobra, des block-busters hypra too much, mal réalisé et qui pense pouvoir se cacher derrière le divertissement pour justifier les personnages à crever dans un rictus tellement ils sont stéréotypés, comme 2012. Mais rien, je dis bien rien, n'atteint la saga cinématographique adaptant Resident Evil. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas un mauvais film isolé.

C'est une tétralogie de nanars!!!

Même Joel Schumacher s'est arrêté à deux films après Batman Forever et Batman&Robin. La question n'est même pas de savoir si oui ou non il faut acheter ses films. La question est de savoir si vous êtes prêt à encaisser autant de conneries que cette tétralogie a à offrir.

Comme une bonne saison de Power Rangers, suivie du visionnage du film, les quatre Resident Evil avec des pizzas, des potes et un téléphone pour appeler les urgences quand vous aurez éclaté votre vessie à force de vous pisser dessus...c'est un régal de connaisseur. Et le mieux? C'est que c'est pas fini...

Voir aussi

Groupes : 
Resident Evil
Ajouter à mes favoris Commenter (31)

Signaler
Nanars

C'est avec une certaine joie que je vous annonce qu'une nouvelle console est sortie dans un anonymat incroyable puisqu'il s'agit d'un projet secret de partenariat entre Microsoft et Nintendo. Sous le nom de Code magicSTATION, la Miwi n'est vendue que par la Maison de Valérie si l'on en croit le prospectus trouver dans la boîte aux lettre ce matin...il y a sûrement eu un énorme chèque de signé pour que personne d'autre n'en entende parler!

La console reprend ingénieusement le design d'une Xbox360 en cheap, avec un superbe « infrazone » marqué sur le côté et bénéficie d'une Miwimote sans fil qui vous permettra de jouer aux 85 jeux inclus dans la boîte. Faites du baseball, du bowling, de la boxe, des fléchettes et j'en passe, sûrement avec une reconnaissance de mouvement supérieur au PsMove.

Si vous avez à acheter un tapis Spiderman ou un canapé pour jouer à votre Miwi, profitez-en car vous payerez votre console next-next-gen 24,90€ au lieu de 59,90€. Attention vous avez 15 jours pour profiter de cette offre. Incroyable!

MàJ: Je viens de constater qu'en plus la console est 32BITS!!! Sérieusement! Elle concurrencerait aisément la PlayStation...1. Oui je sais c'est nase.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Nanars

Troisième et dernière partie de cette enfilade de "films" de Uwe Boll et ça y est je tiens le Saint Graal de la filmographie du réalisateur le plus foireux et plus scandaleusement mauvais de l'histoire du cinéma moderne.

Ceci est une pancarte, Attention Nanar! Peu de gens sont habilités à les reconnaître.

House of the Dead est encore une fois une adaptation du jeu vidéo éponyme. Avant de commencer cette chronique, je me pose une question; mais qu'a donc cet homme contre ce média? Croyez moi, si vous tombez un jour sur un film de ce taré, vous verrez Resident Evil sous un autre angle.

BOLL KG PRODUCTION presents de la merde!

Bref House of the Dead est l'adaptation du rail shooter de Sega sortie sur Dreamcast et en borne d'arcade. Première interrogation, pourquoi adapter un jeu qui n'a pas de scénario? Tant qu'à vouloir faire un film d'un jeu, autant en choisir un avec un minimum de background. Il ne me viendrait pas à l'idée de faire un film Tetris. Cela dit ne jurons de rien, Uwe Boll est capable de tout.

Le film part donc avec une histoire vaseuse, clé de voûte de toute oeuvre Bollienne. Je suis cependant surpris par ce troisième film dont le scénario peut-être suivit. Sa minceur n'y est bien sûre pas étrangère mais attendez ce n'est que le début. Une bande jeunes beaux attardés stéréotypés à fond partent pour une petite rave party, sponsorisée par Sega d'ailleurs (quelle honte). Evidemment la fête ne se passe sur une pelouse, dans un champ ou dans une salle communale. Non la fête se déroule sur une île au milieu d'un lac surnommée, accrochez vous bien, Isla de la Morte. C'est marrant, ça vous le fait aussi. Ca sent mauvais on est d'accord.

Oh nan, le nom de SEGA est vraiment dans le film...c'est pas vrai!

Et de un...

Et de deux...

Et de trois plans nichons...le début du film tente d'accrocher l'oeil. Mais on va rapidement être hypnotisé par la réalisation sous crack!

 

Arrivé sur l'île en retard après loupé leur ferry, les jeunes cons trouvent le lieu de la fête saccagé. Histoire de pas être venu pour rien, ils vont fureter un peu dans la forêt pour bien être à la merci des zombies les plus incroyables que j'ai jamais vu. Car Uwe Boll a frappé avec une telle force qu'on a du mal à s'en relever. Ce film n'a AUCUNE logique, et AUCUN code. Les zombies courent dans la forêt avec le plan ultra cliché où on les aperçoit le personnage se retourne et là le zombie passe dans l'autre sens. Et deux secondes après ils sont lents et marchent à deux à l'heure. De plus je tiens à dire que j'ai rarement vu un film fait avec si peu de bout de ficelle. Les maquillages juste risible, les costumes dans le même ton, et les effets normaux foireux...Petit récapitulatif de tout ça:

Le marin avec le crochet.

Le plan sous l'eau qui annonce...enifn voilà.

Les amants crapuleux qui vont se faire bouffer.

Un plan foireux d'un caméraman bourré...

Le flashback en Sépia, la cerise sur la gâteau au popo!

Uwe Boll, c'est un constat, est un réalisateur d'une médiocrité effarante. Usant et abusant de certains artifices et clichés qui ne fonctionnent même pas, il a mit avec House of the Dead la barre à telle niveau de connerie que sincèrement Ed Wood et sa bonne volonté peuvent maintenant reposer en paix. Premièrement, il utilise un bullet time risible et en fait usage avec une obstination monstrueuse. A environ 50 min du film, vous verrez une séquence de dix minutes montre en main qui défi les lois de l'intelligence cinématographique. C'est non seulement hyper cheap, mais c'est en plus proposé de façon tellement inappropriée que je me demande pourquoi personne ne lui a dit que c'était de la merde.

Un Bullet Time du très pauvre...ça dure Une bonne minute et il y a 5 personnages dans la scène. Faites le calcul.

Le truc qui fait une pirouette en lançant la hâche à mi-chemin, c'est un zombie...

T'es un Uruk-Hai ou un zombie toi? Décidemment Uwe Boll transcende les genres!

D'ailleurs House of the Dead a un peu l'esprit décomplexé de BloodRayne, mais y ajoute un je-ne-sais-quoi de stupide qui rend le tout juste hallucinant. En fait le tout pourrait avoir l'air du film bourrin assumé, mais au final c'est juste un tas de bouse qui se prétend divertissant. En tout cas vous risquez parfois de bien rire. Car en plus de ses effets Matrix du pauvre, House of the Dead bénéficie de l'implantation d'image du jeu qui servent de transitions entre les scènes. Et là...je ne sais même plus quoi dire. D'ailleurs la scène de shoot de dix minutes est ponctuée d'effets accélérés, ralentis, de caméra qui tournent, tout pour faire vomir au final ou avoir une bonne petite crise d'épilepsie.

Pour bien achever les stéréotype, ne vous inquiétez pas, toutes les minorités sont représentées et oui toutes les minorités décèdent de façon ridicule face à des zombies maîtres d'art martiaux, ou déguisé en motte de terre herbeuse. Le scénario propose d'ailleurs un background fouillé avec des flashbacks. Oui c'est une spécialité de la maison en quelque sorte. Ce coup ci l'effet est sépia. Parce qu'on revient loin dans le passé. En effet l'explication à la présence de mort-vivants sur l'île, c'est qu'un mec au temps des pirates à trouvé le moyen de vivre éternellement en se servant de cadavre. Ceci dit, avec la gueule qu'il se paye, pourquoi au juste il a envie de vivre? Et surtout pourquoi sur cette île merdique? Ca le film n'y répond pas, en revanche il donne un cachet très exotique à ce grand zombie en lui insufflant un accent nanar. C'est très important pour que le film soit le plus merdique possible de veiller à chaque détail.

Oh mon dieu, lachez moi monstres de gazon!

I will live foleveul...FOLEVEEEEEEEEEUL!!!

Bon c'est du Uwe Boll, mais il n'a pas réussi à coller sa scène de cul, du coup comme je l'ai dit, pour introduire le film, il y a des plans nichons un peu partout. C'est fin et ça ne mange pas de pain, ça permet en plus au film d'atteindre un sommet de crétinerie inenvisageable avant sa création.

Voilà donc pourquoi Uwe Boll déchaîne les passionnés de cinéma et de jeu vidéo. Crachant avec une bêtise effarante à la gueule des deux médias, il est une certitude après avoir vu ces trois films, c'est qu'il ne comprend aucun des deux. Avec sa réalisation calamiteuse et soit complètement fauchée, soit interrogatrice sur le bien fondé du budget, Uwe Boll n'a ni les moyens, ni le talent de faire quelque chose de...décent, regardable, proche d'un mauvais film. House of the Dead est un maître étalon du mauvais film, qui redéfini à lui seul la notion de bon sens. Pensé jusque dans l'accent du grand méchant pour être un sombre daube.

Au final, je crois que je préfère BloodRayne qui est nettement plus drôle pour son mélange de gore assumé et de tentative navrante de faire un film potable. House of the Dead laisse souvent en tête l'impression que l'on se fout de notre gueule simplement, du genre «tient amateur de gore débile, mange tes clichés que j'assume». En fait on peut avoir l'impression que c'est assumé mais parce que le mec voulait juste pas se faire chier. Cela dit, quand on voit qu'il persiste dans ses tentatives foireuses, on peut se dire qu'au final il croit en ce qu'il fait et c'est là que House of the Dead devient un nanar de catégorie A. Si Uwe Boll pense sincèrement que son film est génial (ce qui semble être le cas) je crois que je ne peux qu'applaudire des deux mains ce génie débile...

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Nanars

A la suite de ma chronique tardive d'hier soir, je me suis dit que j'allais attendre la séance du lendemain pour voir Alone in the Dark. Une bonne nuit pour se remettre du visionnage de BloodRayne. Du coup me revoilà après Alone in the Dark. Et quoi dire d'autre que déception.

 

Si BloodRayne est profondément mauvais, c'est par son histoire qui ne veut rien dire, ses scènes sorties de nul part, son casting au bord de la dépression, ou tout simplement pris d'un ennui palpable, ses combats d'une mollesse affligeante, et surtout sa réalisation faite en dépit du bon sens. Mais BloodRayne a ce côté gore avec un soupçon de sexe avec une direction artistique en roue libre qui par moments le rend incontestablement drôle. Ce qui en fait presque un bon nanar. Malheureusement, je suis au regret de vous annoncer que Alone in the Dark est juste un navet.

Putain mais de quoi ils parlent? Je sens que je vais encore rien capter...


Prenant encore les mots adaptation et surtout scénario, par dessus la jambe, Uwe Boll fait un flop indéniable avec ce film. Bon on connaît tous ce jeu fondateur du survival/horror et français comme on aime si chèrement à le rappeler. Et bien Uwe Boll transforme ça en une bouillasse d'action foireuse, pas même à tendance horrifique. Erdward Carnby ici campé par Christian Slater est un policier du paranormal je crois. Alors encore une fois pourquoi «je crois» et bien parce que je n'ai encore rien compris à la trame de Alone in the Dark, par conséquent je vais essayer de donner des info mais avec des pincettes.

Vous sentez la tension distillée par la trame? Non? C'est normal. Par contre eux ont l'air de la sentir.

Donc Christian Slater est un enquêteur du paranormal en veste longue, histoire d'avoir la classe. Qu'est-ce qu'il recherche? Sans mauvaise foi, j'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais c'est que dès le début du film il transporte un caillou qui vient des Abkani une civilisation ayant mystérieusement disparue et qu'apparemment c'est le fil conducteur de l'histoire. Tout ça est sensé avoir un rapport avec les ombres. Mais comme pour BloodRayne, la réalisation est tellement branli-branlo que pour suivre ce qui se passe, faut s'accrocher...mais à quoi?

A la tentative désespéré de faire de l'action foireuse et sortie de nul part encore une fois (la scène de poursuite au début n'a juste aucun sens). A ses effets de bullet time juste les plus mal placés que j'ai jamais vu? Aux efforts pitoyable de Tara Reid de jouer les historiennes anthropologues? Au pire sacrifice de l'histoire du cinéma à la fin du film? Mouais.

J'ai jamais vu un gunfight aussi brouillon que ce qui suit cette arrivée en fanfare.

Mais arrêtes Tara, t'es pas crédible là!

Là par contre...

Le pire dans l'histoire c'est que c'est chiant. Avec BloodRayne, je me suis quand même marré sur certaines séquences, soit parce qu'elles sont fondamentalement drôles, soit parce que je me suis demandé ce que pouvaient bien penser les acteurs. Alone in the Dark est juste foireux. Les scènes d'actions sont encore filmées n'importe comment, les dialogues sont imbitables. Je ne vais pas en rajouter. Ce n'est même pas offensant pour le jeu, ça n'a rien à voir.


Il y a tout de même une chose qui n'est pas à jeter. La scène de fesses. C'est nettement moins tétons que celle de BloodRayne (plus classique en somme) mais surtout elle est couverte par la chanson Seven Seconds de Youssou N'Dour et Neneh Cherry qui est merveilleuse. En somme la seule chose bien du film, c'est une composition qui n'a même pas été faite pour.

Le meilleur moment du film, en très grande partie grâce à la musique.

La filmographie de Uwe Boll ne m'apparaît plus alors comme la mine d'or, l'Eldorado tant espéré pour le chercheur de nanar moderne que je suis. Cependant je garde espoir. Il me reste House of the Dead, entamé un soir de fête mais jamais regardé en entier. Peut-être le sauveur...

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Nanars

Normalement quand je dois parler un peu en détail de quelque chose, que ce soit un jeu, une musique, un livre ou en l'occurrence un film, je me laisse un peu de temps pour y réfléchir, histoire de voir si avec le recul je n'ai pas jugé trop hâtivement, de manière positive ou négative d'ailleurs. Cela dit, je me dois de faire cette petite chronique maintenant histoire de ne pas oublier ce que je viens de voir.


un film avec Kristana Loken en vampire sexy...miam

 

Partant dans l'optique de juger par moi même si la réputation de l'inénarrable Uwe Boll était fondée, je me suis mis en tête de me voir BloodRayne et Alone in the Dark. Avant de démarrer le deuxième je tiens sincèrement à vous faire part de mes impressions à chaud sur le premier. Démonter un film de Uwe Boll, ce n'est même plus un exercice de style, c'est limite faire un marathon de défonçage de portes ouvertes. Par conséquent je ne vais pas être complètement critique...enfin je vais quand même bien lui mettre la misère.

Commençons par le commencement. BloodRayne est à l'origine un jeu vidéo. Bah oui sinon le "réalisateur" allemand ne se serait pas donné la peine d'en faire un mauvais film. Le jeu est assez connu pour son aspect mélangeant le BTA de bas étage et le gore, tout en nous faisant contrôler une héroïne sexy demi-vampire, sorte de cousine rousse de Blade. Les jeux ne sont pas grandioses. Je n'ai personnellement goûté qu'au premier, et franchement malgré le côté super cheap sur plein de choses, ça restait bien sympathique de trancher des nazis. Car oui, c'est pendant la Seconde Guerre Mondiale que se déroule le jeu, et c'est là le premier point de cette chronique.

 

BloodRayne c'est l'histoire de...euh...

Qu'y a-t-il d'important d'abord pour faire un film? demande avec toute l'innocence du monde le simple cinéphile que je suis. On me répond l'histoire, et j'enchaînerais en disant «correct» avec la voix de Laurence Boccolini. Je ne vais trop tourner autour du pot, je n'ai absolument rien compris, mais alors vraiment rien à BloodRayne. Après vérification sur Allociné, il y a bien un scénariste ayant travaillé sur le film. Pour être plus précis, il s'agit d'une scénariste, auteur de American Psycho dont j'ai entendu le plus grand bien. Alors comment on en arrive à cette espèce d'étron purulent qui ressemble à un mâcher/coller de sous-Van Helsing et bien ça c'est entièrement due à notre brave Uwe Boll.

De base, le jeu prend donc place comme je le disait plus haut, en 1935 et un peu plus loin, et sa suite se passait soixante ans plus tard. Du coup dans BloodRayne le film, on a le droit à la fin du Moyen Âge...logique non? Le plus beau dans l'histoire c'est quand même la mise en scène, le montage, la réalisation, bref tout un pan d'un film qui fait que celui ci tient debout (avant de tenir la route). Ici Uwe Boll dit foutre, à bas les conventions, à bas les réalisations classiques et lisibles, faisons un grand n'importe quoi, pour que le peu d'histoire soit juste incompréhensible.

 

BloodRayne Back to the Future.

Le début du film nous jette dans l'ambiance direct. On suit d'abord trois personnes qui vont s'avérer être des chasseurs de vampires, parmi eux un rescapé de Reservoir Dogs et Michelle Rodrigez dont je reparlerais plus tard. L'implication des acteurs est déjà palpable. Je me moque, mais sincèrement ça transpire pas l'envie de faire un bon film. Cela dit, on ne les voit que quelques minutes, juste le temps que le tavernier roublard leur présente l'héroïne sous forme de freak de fête foraine. On a alors droit à la pauvre Kristana Loken dans le rôle de Rayne, qui sert d'attraction foireuse. Rapidement sur le point de se faire violer (bah oui elle est mignone Kristana Loken tout de même) elle bouffe son agresseur (qui n'est autre que son exploitant de forain) et se lance dans une orgie de sang, pas piquer des hannetons.

Ah bah oui, faut demander avant sinon ça pique...

Fais pas cette tête là il l'a mérité...par contre ta copine.

Ce que j'oublie de préciser, c'est que le tout se passe sous forme de flashbacks, tendance filtre rouge, avec des sursauts pour revenir à la réalité de la pauvre en panique, son jolie minois recouvert de sang. Alors je ne suis pas contre ce genre de clichés. Mais putain ça dure des plombes. Sans déconner, je dirais bien qu'une bonne première demi-heure de film est composé de ce patchwork d'images de maintenant, d'avant maintenant et de pendant maintenant. Et si encore le tout était bien foutu, mais nan. On ne comprend rien pendant tout le film. Déjà parce que le scénario ne vaut pas tripette, mais en plus parce qu'il est tourné avec les pieds. Il y a cette espèce de façon de filmer l'action à l'arrache en voulant rendre ça rapide, et en camouflant les défauts évidents. Mais ça c'est encore autre chose.

 

Blood Rain

Bon l'histoire est à chier, vous l'aurez compris, mais si seulement l'action était bonne je m'en serais carré l'oignon. Déjà je l'ai dit, Uwe Boll filme de façon très bizarre. Avec beaucoup de gros plans en pleine action, ne permettant jamais «d'apprécier» les combats omniprésents dans le film. On passe d'un corps à corps à un autre avec parfois un angle de caméra super cheapos, et pour lequel parfois je n'ai même pas compris la signification. Pour en plus rajouter à cela, il n'y a pas de chorégraphe. Je n'ai pas envie de dérouler tout le générique pour vérifier. Parce que si jamais je voyais un nom associé à «chorégraphe», je crois que j'aurais le plus grand frisson de la honte que j'ai jamais eu. Donc il n'y a pas de chorégraphe. Les combats ne ressemblent à rien de ce que j'ai pu voir avant. En fait il ne ressemble à rien. L'utilisation de l'épée est vraiment foireuse et d'une mollesse juste incroyable. Il faut voir le duel entre Kristana Loken et Michelle Rodrigez. C'est tellement pitoyable. Les coups ne sortent pas, et pour le combat final, on a le droit à la plus pathétique passe d'arme de l'histoire du cinéma de cape et d'épée, avec un espèce de triple tour sur elle-même, Rayne est juste à côté de ses crocs.

Fame, I'm gonna live forever. I'm gonna learn how to fly

Pour vous donner l'ampleur des dégâts, ils ont même réussi à foirer la scène d'entraînement en montage. Vous savez le classique, avec la progression du héros qui apprend les coups et à la fin arrive toujours à désarmer son professeur, où à atteindre des sommets de maîtrise en une minute de montage sur une musique entraînante. Rocky l'a fait admirablement à six reprises, et même Tom Cruise l'a fait dans Le Dernier Samouraï...et bien ici c'est raté.

Bon je démonte un peu trop le film là. Il y a des aspects tout de même positif à cet espèce de réalisateur en roue libre qui croit qu'il fait bien en faisant de la merde. Déjà le film est bien décomplexé. On ne comprend rien certes mais alors qu'est-ce que ça gicle! Une épée dans l'oeil, sous la jugulaire, dans le bide, partout où ça rentre. Décapitations, acharnement à mourir de rire sur un pauvre type à terre (ils sont au moins quatre sur lui) une bonne massue avec piques en plein sur le pif...c'est juste bien gore. De ce côté là pas de doute, le père Boll fait dans l'adaptation pure et dure. Mais pas de soucis, pour les plus sensible, c'est du gore drôle. A l'inverse d'un Massacre à la Tronçonneuse: Le commencement où on subit l'action incroyablement violente, ici le mélange de bastons pipeaux et de sang qui sort par tout les orifices donnent un résultat souvent amusant.

C'est bon les mecs, je crois qu'il est mort!

Par contre, il y a des choses que même par absence de complexe je n'ai pu voir comme divertissantes. Oui il y a une scène de cul dans le film. Le soucis c'est qu'en général, on les voit venir à des kilomètres et au final ce n'est pas bien méchant. Seulement le caractère purement foutraque de la trame fait que quand la scène en question arrive, elle tombe juste comme un cheveu sur la soupe et en plus, elle arrive à être très vulgaire. Alors je ne vais pas faire ma prude, voir Kristana Loken se faire lécher un nibard est loin d'être une torture, cela dit ça aurait pu être un chouilla plus classe ou mieux amené...remarquez qu'il y a une tentative de remettre le côté très érotique des vampires au goût du jour, notion qui a complètement disparu avec les nouveaux vampires ados. Pourtant je n'ai même pas envie de saluer le geste.

Il y a pas à dire, vous les vampires vous sucez super bien.

Elle est belle, elle a des jolies seins, m'enfin bon...c'est un poil vulgos, et puis ça dure des plombes.

 



BloodRayne et cie

En fait BloodRayne fait partie d'une certaine catégorie de film de genre avec du gore et du cul, ou du nichon. Mais même dans cette catégorie très peu apprécié des hautes instances cinématographiques, BloodRayne est mauvais. C'est quand même dingue de ne pas arriver à divertir avec des combats gores, une vampire sexy et deux, trois prostitués roumaines (qui apparemment sont de vraies filles de joie) pour la figuration. Et bien pourtant Uwe Boll parvient à atteindre ce niveau, mais le casting n'y est pas complètement étranger.

Bon je répète le nom de Kristana Loken à tort et à travers mais qui est-elle bon sang? Et bien si vous avez vu Terminator 3, vous aurez reconnu le sexy T-X, qui tente de fracasser Scharzy pendant tout le film. Personnellement j'ai été séduit pas la demoiselle, une très jolie blonde (même si elle n'est pas dans mon top). Celle ci a le rôle principal. Et que dire de plus, sinon qu'elle fait son job ou qu'au moins ELLE, elle essaye. En effet faute d'être convaincante parce que tout le monde fait n'importe quoi, du scénariste, au directeur de la photo, en passant évidemment par le caméraman, elle y croit. Ce qui est dommage, c'est qu'à part elle, personne n'a l'air d'y croire vraiment.

Il y a pas, elle est belle comme un coeur, cela dit ça ne relève même pas le niveau du film.


Le grand méchant (de ce que j'ai compris) en permanence avec un visage figé sur une expression passablement ridicule, a sincèrement l'air de se demander ce qu'il vient foutre ici. De même, certains personnages n'ont soit aucune utilité, soit en ont prétendument une, mais quand ils meurent, non seulement on s'en fout, mais eux aussi! Sans blaguer, regardez la tête de Michael Madsen quand il se prend une épée dans le torse à la fin. Dans un autre genre, Michelle Rodrigez, qui depuis un moment n'a l'air d'avoir que le registre «je suis vénère» à son actif, joue comme dans Fast&Furious, ou Resident Evil (oui elle en était aussi) à savoir comme une latina juste hors de propos pour le film. En bref c'est globalement n'importe quoi.

Si je te fais chier à te planter mon épée dans le coeur, dis le tout de suite...

 

Ce n'est je crois même plus la peine d'essayer d'aller plus loin. BloodRayne est un mauvais film sur un paquet d'aspect. Est-ce que c'est le film qui donne toute la crédibilité à la réputation de réalisateur foireux de Uwe Boll? Ca je n'en suis pas sûre. La réalisation est assez moche et surtout brouillonne, le scénario probablement foireux de toute façon est juste imbitable, les combats ne ressemblent à rien. Bref on a l'impression d'avoir un trio gagnant, d'autant que l'on est pas super diverti dans l'ensemble Pourtant le côté très gore, sans être trop cheap, de l'action, et cet aspect global de je m'en foutisme aigu rendent le tout regardable et parfois drôle. Presque un nanar, et presque un bon en plus!

Ajouter à mes favoris Commenter (6)

Signaler
Nanars

 

 

    Un saut nanar...

Comment ai-je pue acheter ce jeu? Comment ai-je pue y jouer?

Deux question qui me reviennent sans cesse lorsque je repense à Twin Caliber. Alors pour remettre les choses dans leur contexte historique de l'époque, Twin Caliber est sortit le 1er Novembre 2002 sur PlayStation 2, et a été créé et édité par Rage Software. En y repensant je me suis dit que jeter un coup d'oeil au CV du studio anglais n'était pas du luxe, histoire de poser un peu le tableau avant de démolir avec une tendresse nostalgique ce nanar vidéoludique.

Les gens de Rage Software sont responsables de nombreux jeux de sports moyen ou mauvais avec notament leur série Striker ou le David Beckham Soccer, séries footbalistique, Jonah Lomu Rugby, ou encore Dead Ball Zone, sorte de Blood Bowl version handball...Ils ont également été chargé du minable portage de Doom sur Sega Saturn, et on sévit sur un paquet de plateformes différentes comme l'Amiga, l'Atari ST, la Megadrive, la PlayStation et donc la PlayStation 2. Sans dire qu'ils sont complètement incapables, hormis le sympathique Wild Wild Racing (PS2), et le plutôt bon Rocky (Xbox), on peut difficilement parler de parcours sans faute. Je pousserais même un peu en disant qu'ils ont un bon nombre de bouses à leur actif.

Twin Caliber est donc de ceux là. Deuxième jeu sur PlayStation 2 du studio, il part d'une "bonne idée" à savoir faire un Rail Shooter à la troisième personne, avec une belle mise en scène. Je soupçonne d'ailleurs le studio de vouloir faire preuve d'opportunisme, en surfant sur la vague Matrix et Max Payne (sortit un an avant). En effet outre le fait que les deux héros du titre utilisent deux pistolets chacun, il est notable que le titre use et abuse du Bullet Time. Mais ce n'est pas là, dans cette pseudo tentative de surfer sur la vague que réside le côté si profondément merdique du titre.

 

Des héros nanar

Car la première chose qui choque vraiment, c'est la laideur du jeu, évidemment laideur toute relative. Le jeu serait sortie sur la première PlayStation, avec ses textures bidons, ses animations risibles et sa technique globalement toute foireuse, on aurait sans doute parlé de demi échec. Mais sur la génération128 bits, on peut presque, qu'est-ce que je raconte, on peut complètement parler de fiasco visuel. Un naufrage qui ne se limite pas à la simple plastique mais carrément à la direction artistique. Grosso modo on affronte des zombies tout nu, dans la peau d'un flic avec une clope au bec ou d'un détenu torse poil avec son pantalon orange. La classe on vous dit! Bien sûr ils sont obligé de coopérer pour des raisons scénaristiques hautement philosophiques que je n'évoquerait pas puisque je ne m'en souviens plus. A noter que c'est nettement plus drôle de jouer en coop au titre, ou alors de ne pas y jouer aussi. Tout simplement parce que comme tout bon nanar, c'est encore entre potes qu'on l'apprécie le plus.

Et pendant ce temps là, Square pétait la rétine avec son FFX...

Pour ce qui est du gameplay, on touche encore à une perle du genre "je me craque jusqu'au bout". Pour être honnête, je n'ai pas rejoué au jeu avant d'écrire ce billet, mais il m'a suffisamment marqué pour que je puisse vous décrire les sensations incroyables manette en main. Déjà le principe veux que l'on déplace pas son personnage, c'est lui qui avance tout seul, comme dans un rail shooter donc. On dirige alors le bras droit du personnage avec le stick droit, et le bras gauche avec le joystick gauche. Et on tire avec les gâchettes. Cela permet en théorie de croiser les tires, et d'obtenir des poses super classes façon Equilibrium (un de mes films cultes) Le problème étant que techniquement c'est tellement foireux, que les bugs et personnages donnent souvent des trucs supra ridicules (les jambes qui s'emmêlent, les bras qui se collent à cause d'un bug de pixel) et surtout le tout est finalement injouable, même si on aurait pue s'en douter d'après le concept. En effet la précision est tout sauf le mot d'ordre de notre couple, et on pète régulièrement des câbles sur l'espèce de ligne en pointillés censée représenter la trajectoire de la balle (qui moi me fait étrangement penser aux petits boules que Pacman doit gober, un hommage peut être). Balles qui n'atteignent pas toujours leur cible...du coup on jette souvent une dynamite histoire de déblayer la route; un seul mot, jouissif (ironie quand tu me tiens). Il est également à noter qu'au delà de sa qualité graphique plus que médiocre, le jeu joue sur les angles de caméra cinématographiques, qui ne font que rendre l'action encore plus illisible et injouable, si cela était possible. Par exemple un magnifique plan de face des héros. C'est superbe (-ment laid) mais on ne vois plus les ennemis, du coup difficile de viser.

 

Une caméra nanarde

une caméra nanarde

En bref, je dirais que Twin Caliber est de ses immondes étrons que l'on affectionne par leur médiocrité qui marque l'esprit, d'autant plus par son côté jouable à deux, enfin injouable à deux pour être précis. Ultra moche, ultra buggé, ultra injouable, bref ultra culte. Je vous conseil sincèrement d'y jeter un coup d'oeil, juste pour se rappeler ce qu'est une vraie bouse, un vrai nanar vidéoludique (car oui on se marre en y jouant), à l'heure ou tout le monde est atteint de blasitude...

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Nanars

                                                      

Les Power Rangers resteront dans le coeur de la génération Club Dorothée comme les héros d'une mythique série, au même titre que tout ce que proposait cette mythique émission. N'étant qu'un gosse à l'époque, je ne saisissais pas encore le caractère proprement humoristique de toutes ces bouses que je regardais, ce qui constitue aujourd'hui mon bagage vidéo-débilo-culturel. Entre les productions mettant en scène JCVD, les action movies testostéronés avec Sly ou Gouvernator (ou Dolph Lundgren), les animes tel que DBZ et Ken et leur VF surréalistes, ou encore les séries japonisantes comme Bioman, il y aurait de quoi dire et je vais tenter de m'y mettre. Revenons-en donc à nos Power Rangers, témoins indissociable de la génération 90's au même titre que les Minikeums.

 

Seuls, ils sont débiles, unis c'est encore pire !Power Rangers: Le Film c'est un peu le St Graal de l'homme dépressif. Le film qui par son incroyable culot ose prétendre être un bon divertissement, sous prétexte qu'il s'adresse à un jeune public et pousse à son paroxysme la notion même de crétinerie naïve. Tiré donc de la série homonyme, il étire toutes les caractéristiques de la version télévisuel pour en faire un long métrage hallucinant.

D'abord pour les plus ignorants (ne rougis pas devant ton pc, ce n'est pas grave de ne pas savoir) les Power Rangers sont cinq jeunes lycéens banals, avec des belles têtes de vainqueur, réunissant évidemment toutes les couleurs de peau (apparemment il y avait déjà un cota à l'époque). Mais ils ont quelque chose de spécial. Grâce à leur montre en plastique, ils peuvent devenir des ninjas modernes avec combis en lycra et casques de moto. La transformation en gardiens de pouvoir passe par une incroyable petite chorégraphie, incluant paroles insensées et moulinets de bras. Et boum un effet pyrotechnique incroyable et un faux raccord plus tard, les voilà beaux comme des camions de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, avec chacun un animal préhistorique comme totem (d'où le design du casque bien sûr).

 Alors des ninjas certes, mais des ninjas sautillants qui bondissent pour un rien, enchaînent les saltos inutiles pour sortir un coup de pied au bout, qui agitent les bras pour exprimer leurs émotions qui de base se limitent à être contents ou tristes ou énervés (enfin dans la limite du raisonnable on s'adresse quand même à un public jeune...ou débile) qui pointent du doigt les ennemis et qui sont complètement dans le vent (ça veut dire à la mode). Bref des ninjas de grande classe qui ont masterisé une technique de combat à mi-chemin entre l'art martial et la GRS. Evidemment ils maîtrisent aussi des armes divers en plastique (oui comme leur montre) ce qui vous le noterez facilite grandement la production de produits dérivés, puisque les jouets sont la réplique exact des armes du film...

 

Donc ces héros se battent comme personne, c'est peu de le dire. Mais contre qui? Et bien ils affrontent de terribles méchants en caoutchouc et en CGI tous pourris, et doté d'un design certifié 100% douteux. Je parle bien sur d'un cochon avec une voix française fluette, d'une volée de corbeau humanoïde, d'un grand vilain violet qui surjoue comme personne. Le tout est tellement cheap et mal foutue qu'on se demande sincèrement si quelqu'un de bon sens à un jour travaillé pour la série ou le film.

                                             Un méchant qui cabotine comme personne

Evidemment il y a un but derrière toute cette molle violence acrobatique. L'objectif se situe entre sauver le monde avec un coup de pouce d'une naïade peu fringuée (très jolies soit dit en passant) et ressusciter leur mentor, un certain Zordon (oui même les nom en tiennent une couche), un grand esprit tantôt dans un tube en plastique, tantôt portant un masque en caoutchouc, décidément véritable marque de fabrique de la série Power Rangers. Pour cela ils sont aidés (ou pas) par des seconds couteaux niais et/ou stupide, un robot complètement en roue libre qui balance des "Ayayayaye" pendant plus de cinq minutes d'affilées et des gamins avec des casquettes à l'envers (vous moquez pas c'était la mode à l'époque!). Cette grande quête les mènera dans divers magnifique décors et maquette d'un réalisme saisissant. Qu'on ne s'y trompe pas, Power Rangers: le Film est une vraie aventure!

Evidemment ce serait réducteur de dire que les Power Rangers ne font que se battre; ils font des blagues aussi (pendant qu'ils se battent d'ailleurs en général) ils agitent les bras...je sais, je l'ai déjà dit mais ils le font vraiment beaucoup. Il est à noter que les répliques sont la preuve que rien n'a été oublié ou laissé au hasard. Les costumes et les effets spéciaux ayant mis la barre tellement haut, il eut été dommage que les dialogues ne suivent pas. On a le droit à tout et n'importe quoi surtout si c'est bien stéréotypé (le méchant qui fait des blagues tout en étant méchant, les héros qui vannent en tapant). Car le cabotinage général est de rigueur, sur fond d'explosions incroyables d'étincelles et de fumigène, et porté par des moments de bravoure enfantine face à des dinosaures en caoutchouc (ils doivent avoir des réductions incroyable pour cette matière) et le tout est magnifié par la VF qui sans être catastrophique (c'est un block-buster) parvient à tutoyer le divin, tellement elle rajoute une couche de stupidité sur le gâteau de la connerie. Je n'évoquerais même pas le combat final, avec robots géants en forme d'animaux qui marque le retour de la CGI de base étage...

Voilà donc tout ce que Power Rangers aura à donner et c'est tellement qu'on ne saura jamais assez remercier soit le réalisateur du film, soit les créateurs de la série qui clairement ont montré la voix. Power Rangers: Le Film est une petite pépite, alliant foutage de gueule généralisé dans la réalisation, stupidité de l'ensemble des répliques (mention spéciale au power ranger bleu qui les cumule scène après scène) et incroyable manque de sens de la réalité de l'ensemble du casting. Bref une version longue d'un épisode de la mythique série qui m'aura permis en un article de placer 3 fois le mot "caoutchouc" preuve que c'est un élément clé au même titre que la baston-gymnastique de ce chef d'oeuvre du côté obscur du 7eme Art. Une perle qui a sue me divertir étant môme (qu'on ne prenne pas cet article comme un molard dans la soupe) et me faire rire aux éclats depuis son aquisition en DVD. Prévoyez une couche et des mouchoirs, vous risquez de vous faire pipi dessus ou de pleurer de rire au choix. Le tout avec un petit air de nostalgie...

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris