CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris

Catégorie : Véhicules Chiants Magazine

Signaler
Véhicules Chiants Magazine

La couverture du n°416 d'Avril 2013.

Alors que le marché du véhicule chiant fait grise mine suite à la crise de la HD qui a mis à l'honneur l'action à pied au détriment des utilitaires motorisés, quelques fabricants résistent à cette récession et nous procurent de temps à autre des modèles qui ne tiennent pas la route. Après la grande surprise du M35 Mako en 2007, mais réservé à l'usage militaire ou de la nouvelle génération de NRG900 qui en 2008 a mis d'accord l'ensemble des pilotes de VC sur la sensibilité de sa conduite (nous l'avions testé en plein centre-ville de Liberty City), c'est un constructeur français qui nous a offert ce qui reste probablement la voiture grand public la moins abordable en terme de conduite que l'on ai pu goûter depuis des années. Elle s'appelle l'AitD08.

Produite à peu d'exemplaires et vendue à prix bas à quelques fins connaisseurs, l'AitD08 apparaît avec le poids des années comme un classique du VC. Son apparence sobre se décline en trois modèles distinct. On trouvera d'abord la cinq porte gris métallisée, vert bouteille ou bleu acier. Ce premier modèle à l'intérieur noir, principalement composé de matières plastique dur, satisfera les citadins avec une tenue de route impitoyable. Particulièrement retorse lorsqu'il s'agit de franchir un précipice à haute vitesse grâce à sa légèreté associée à un phénomène de ralentissement brutal qui l'empêche d'atteindre l'autre côté dans la moitié des cas, ce premier modèle décevra probablement les meilleurs pilotes de VC dans les virages où il se comporte finalement pas si mal. L'essai dans un parking en ruine s'est montré donc concluant sur les sauts, mais un peu trop précis sur la conduite pure.

L'intérieur est agréable mais manque de matières nobles pour convaincre vraiment. Pour le prix on s'en contentera.

Le premier essai en parking (à partir de 4:31)

On trouvera pratiquement autant de grief au second modèle deux portes pick-up. Disponible en rouge, ce dernier ne posera pas non plus les plus grandes difficultés aux véritables professionnels comme nous en interviewons régulièrement. Si le bilan semble donc mitigé au premier abord, il ne faut cependant pas sous-estimer l'AitD08 qui peut se révéler véritable compétitrice lorsqu'elle est poussée à bout. Le fabriquant Eden nous a permis d'essayer leur véhicule phare de 2008 lors du passage de l'ouragan Sandy sur New York. C'est donc dans des conditions parfaites que nous avons pu mettre à l'épreuve ce qui s'avère être en réalité un bijou d'approximation pour le commun des mortels et un vrai régal pour le pilote de VC.

Ce troisième modèle utilitaire et fabriqué pour les conducteurs de taxis new-yorkais se dote de la même parure intérieure que les deux autres : la sobriété demeure sur le tableau de bord qui reste assez pauvre et sans matière noble. Un choix d'autant plus regrettable qu'aucune option n'a été ajoutée. En revanche les sièges arrières font bénéficier aux passagers de 15 centimètres de place supplémentaire pour les jambes. La personne âgée qui faisait office de cobaye a été agréablement surprise par le confort intérieure malgré les secousses engendrées par la conduite.

Car si ce troisième modèle nous a révélé la vraie personnalité de AitD08, c'est bien parce qu'il a fallut s'y reprendre à dix fois pour parvenir à éviter le fossé et les accidents à répétition lors d'une simple découverte des alentours de Central Park. Glissante à souhait, réclamant une précision diabolique et prenant des chocs d'on ne sait où qui souvent font perdre un temps fou, le dernier bijou d'Eden a le mérite d'aller contre la tendance des véhicules que l'on conduit habituellement. Oubliez la facilité de prise en main très déceptive des hélicoptères et tanks de Dice, ici on est dans la pure tradition d'une DH Trilogy, une sorte de fat come-back du VC des années 90.

En plein ouragan, la dernière voiture d'Eden révèle son caractère farceur et dur à apprivoiser.

En conclusion donc, on retiendra de cette Eden AitD08 son prix très attractif (les trois modèles sont disponibles pour 5€) et son accessibilité au grand public puisqu'aucun permis spécial n'est requis pour la conduire contrairement à ses plus grosses concurrentes sur le marché comme le WarthogV2012 ou le Hammer Head qui nécessitent le BPCSNU* ou le BPA**. La finesse que sa conduite réclame la destine aux pilotes les plus chevronnés en mal de sensations de conduite exigeantes. On regrettera en revanche son manque de folie. Si le modèle pick-up s'en tire avec les honneurs au niveau de l'apparence extérieure, force est de constater que l'intérieur est un peu trop sobre sur trois modèles. L'absence d'options comme de meilleures sorties audio pour écouter la musique un peu plus fort se fait un peu sentir, même si c'est avant tout la tenue de route que l'on retiendra. Clairement un bijou très french touch.

*Brevet de Pilote du Commandement Spatial des Nations Unies **Brevet de Pilote de l'Alliance

Voir aussi

Jeux : 
Alone in the Dark
Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Véhicules Chiants Magazine

La couverture n°412 du mois de Décembre 2012.

Pour ceux qui ne le saurait pas, j'ai depuis toujours été passionné par les véhicules chiants. Alors que tous mes confrères joueurs ne parvenaient qu'à grand peine à se concentrer sur la conduite de diverses véhicules d'univers aussi varié que The Legend of Zelda, Jak 2 Renegade ou encore Halo, on m'a toujours dit que j'avais un sacré doigté avec toutes ces machines. Je suis d'ailleurs passé pro il y a de cela quelques années et à l'occasion des dix ans de ma carrière, j'ai eu le privilège de faire la couverture de Véhicules Chiants Magazine ainsi que de me voir interviewer pour parler de l'évolution des véhicules chiants et de la profession de pilote de VC. Je propose donc de découvrir cette interview si jamais vous n'étiez pas abonné à cet excellent magazine disponible dans tous les réseaux internet et extranet de la Galaxie.

2003 sur le Bateau Lion, il bat le record d'endurance: 45 heures sur l'eau en une semaine.

Véhicules Chiants Magazine : Bonjour Seb. Ça ne te dérange pas que je t'appelle Seb ?

Sebastien LeCaribou : Fais donc, je t'en pris. Je suis toujours un peu gêné quand on m'appelle Mr Caribou de toute façon.

VCM : Donc Seb, si on t'a contacté pour cette interview, c'est pour parler de ta carrière de pilote de VC. Est-ce que tu pourrais nous faire une petite rétrospective ? Pour que le lecteur ait bien tête qui tu es.

Seb : Très bien. Bon je dirais que j'ai toujours conduit avec plaisir des VC. Aussi loin que je me souvienne, les phases en véhicules ont toujours été un plaisir pour moi. Cependant, n'ayant pas trop d'amis avec qui partager ma passion de ces séquences, je n'ai jamais pu me rendre compte de celles qui posaient problème et donc du potentiel que j'avais. Entre le moment où j'ai compris que je savais faire quelque chose que ne savaient pas faire la plupart des autres joueurs et le moment où je suis passé professionnel, il s'est écoulé deux ans à peu près.

VCM : « Quelque chose que ne savaient pas faire les autres »...tu veux dire conduire des Véhicules Chiants.

Seb : Pas seulement les conduire, mais surtout aimer le faire et le faire avec grâce et sans rayure. Mon premier travail de pilote de VC, je l'ai fait sur les quais de Yokosuka au Japon ; j'étais conducteur de fenwick. C'était génial mais quand j'en parlais avec mes amis, ils me disaient que ce que je faisais n'avait aucun intérêt, ce qu'à l'époque je prenais plutôt mal. Depuis, j'ai compris que c'est simplement parce qu'ils n'arrivaient pas à le faire.

En 2000 à Yokosuka, il fait ses premières armes.

VCM : Tu penses qu'ils étaient jaloux ?

Seb : Pas jaloux, seulement ignorants de ce que ça peut être. Je peux comprendre qu'on n'apprécie pas les VC si on n'a jamais réussi à en conduire un. La première fois que je suis monté dans un warthog, un ami qui avait déjà tenté de conduire la bête m'a dit que j'allais probablement pester sur les contrôles et me planter au premier virage. Pourtant quand j'ai pris les commandes, j'ai fait une demie heure de drift sans toucher un arbre et c'est là d'ailleurs que j'ai eu mon premier contrat en tant qu'apprenti pilote pour l'UNSC en 2002. D'ailleurs, j'ai mené le Major sur un paquet de front en quatre ans chez eux.

En parallèle de ça, j'ai aussi taffé pour Black Mesa. C'était un peu laborieux, parce qu'il fallait que je retourne sur Terre pour ça, mais ça m'a permis de conduire le fantastique buggy à suspension lunaire. C'était un petit boulot ceci dit, rien à voir avec les embardées folles contre les armées covenants. En gros donc entre 2002 et 2006, j'étais soit sur un halo en tant que pilote de Warthog de l'UNSC soit sur Terre à acheminer des buggys d'un point A à un point B. C'était vraiment du plaisir de bout en bout. Encore maintenant je me demande comment cela se fait-il qu'on ait été si peu à avoir ce poste à l'UNSC en particulier. Les conducteurs de scorpion étaient enrôlés par dizaine, par contre pour les Warthog, il ne manquait pas d'arriver que je sois le seul pilote disponible.

VCM : Le warthog a toujours été un des meilleurs VC et était souvent éclipsé par la Mangoose ou le Ghost, plus faciles à manier...

Seb : Mais nettement moins charmants et conviviaux.

VCM : Tu prêches un converti là ! (rires) Par contre tu es déjà à 2006 et on a pas parlé du bateau lion avec lequel tu as pourtant battu des records d'endurance.

Seb : Ah le cas du bateau lion.

VCM : Ne me dis pas que tu es de ceux qui ne le considèrent pas comme un Véhicule Chiant ! Cette interview partait si bien...

Seb : (rires) Non il se trouve que je ne le classe pas vraiment en lui-même dans la catégorie des VC. Disons que le bateau en lui-même est assez banal. En revanche son utilisation est ce qui en fait un VC. Le fait qu'il faille manier la baguette du vent avec dextérité et les longues traversées sur une mer bleu acier. Que du bonheur.

VCM : Tu vois que tu y viens.

Seb : Bon le bateau lion, c'est...2003 ou 2004, je ne sais plus ?

VCM : 2003.

Seb : Oui c'est en fait juste après que j'obtienne ma licence de pilote de VC. Comme j'avais beaucoup roulé en warthog, j'ai décidé de me servir d'une perm' de quatre mois pour quitter un peu le vaisseau sur lequel j'étais stationné (ndlr le Pillar of Automn). J'ai eu l'occasion de trouver ce petit taffe de quelques mois sur le bateau lion. Je devais retrouver des fragments d'un énorme bijou triangulaire en or. La tenue était un peu ringarde mais finalement j'ai pas beaucoup posé le pied à terre pendant ce périple. Le vent dans les oreilles, les mouettes qui t'accompagnent d'îles en îles et cette odeur d'iode : c'était vraiment l'aventure au sens premier du terme.

VCM : Donc 2000 tu es sur un fenwick au Japon. 2002 tu es sur un halo en warthog. Et 2003-2004 tu es soit sur Terre en buggy à tracer le sable, soit sur ton bateau lion à chercher des fragments d'or.

Seb : Beau résumé.

VCM : Merci. À vrai dire si je récapitule, c'est pour qu'on comprenne bien que t'aimais beaucoup bouger au début de ta carrière. Mais depuis 2007, tu as trouvé ton Véhicule Chiant, celui dont tu as perfectionné le pilotage au point que personne n'ose même l'appeler un VC tant on a l'impression que c'est un véhicule normal quand tu es au volant. Parle nous un peu du Mako que tu conduis tous les ans depuis 2007.

Le Mako c'est l'amour de ma vie.

Seb : Le Mako c'est...(pause)...Le Mako c'est l'amour de ma vie. Pour reprendre le fil, faut voir que 2006 avait été une année assez plate en terme de VC. Je me reposais un peu sur mes crédits mis de côté et j'ai envoyé pas mal de cv. Je voulais changer un peu d'air après des années à l'UNSC. En fin 2007, j'ai d'abord eu un contrat très court chez un ancien employeur pour piloter un jet-ski au milieu d'une cité engloutie puis j'ai reçu une réponse à une demande d'entretien pour entrer dans l'Alliance.

VCM : Changer d'air mais rester dans le militaire si tu me permets.

Seb : Certes (rire). Mais là le boulot consistait surtout à m'occuper de la mécanique du Normandy SR1 et si besoin était de suppléer à Joker aux commandes, ce qui ne risquait pas d'arriver vu qu'il est bien trop bon pour avoir besoin d'un second. Disons que l'idée de ce contrat c'était de reposer un peu aussi. Un jour, alors que je regardais Sélénée (ndlr La Lune terrestre) par le hublot de ma chambrée, le Commandant Shepard est venu me voir l'air très sérieux et m'a dit : « Dans dix minutes, on amorce le largage sur la surface de Sélénée. C'est vous qui pilotez le M35 ».

Depuis 2007, il est pilote de M35 Mako pour l'Alliance.

J'avais déjà fait un transport de troupes avec le M29 Grizzly, mais c'est même pas un VC à proprement parler ; c'est juste qu'il est tellement lourd qu'on ne peut pas vraiment tourner rapidement. Le Mako par contre, c'était le VC le plus ultime. En 2007 en plus, il venait de sortir et aucun pilote de VC licencié n'avait pu encore le toucher, simplement des mecs lambdas qui ne savent pas y faire. Avec la réputation de merde qu'il se payait, j'étais sûr et certain qu'il serait fait pour moi et ça n'a pas manqué.

Le largage était très impressionnant. Quand on te lâche en Mako, tu n'es pas déposé proche du sol. Tu es largué à une centaine de mètre de la surface et tu dois amortir la chute avec les propulseurs situés sous la partie inférieure. Ils sont très équilibrés et permettent de faire des chutes vertigineuses sans heurt ; il ne faut simplement pas avoir peur et s'en servir très près du sol. Le reste est du même acabit. La direction est au millimètre. Il peut escalader une pente à 79° (il décroche à partir de 80°). Il peut se déplacer dans une direction et tirer dans l'autre, chose qui n'est pas aisée sur les Scorpions de l'UNSC par exemple. Il a parfaitement sa place au panthéon des Véhicules Chiants.

VCM : On a déjà précisé tout à l'heure que ça fait maintenant cinq ans que tu pilotes le M35 Mako. Tu as même résisté ardemment quand il a été supprimé au profit du Hammerhead après la destruction du Normandy SR1. Qu'est-ce qui fait que tu reviens toujours sur ce VC précisémment.

Seb : Je pense que c'est tout simplement le seul Véhicule Chiant pour lequel je ne comprends pas en quoi il est Chiant. Quand je suis au commande, j'ai l'impression de garer ma Smart dans le désert. Il se faufile partout, il est rapide, d'une résistance inouïe. C'est un chef-d'oeuvre. Bon après il y a aussi le contexte dans lequel je le conduis qui fait que je l'aime. C'est le même genre de sensations que sur le Bateau Lion. Tu es dans ta bulle, même si t'as ton boss qui te crie des ordres dans le casque.

Le fait qu'on nous automatise tout au niveau de la conduite n'aide pas vraiment les pilotes de VC à trouver du boulot

VCM : Bon pour finir, qu'est-ce que tu penses de l'évolution des VC, toi qui a le recul suffisant. On parle beaucoup en ce moment de la mort du marché des Véhicules Chiants. Qu'est-ce qu'en pense un professionnel comme toi ?

Seb : On ne peut pas nier que le fait qu'on nous automatise tout au niveau de la conduite n'aide pas vraiment les pilotes de VC à trouver du boulot. Je pense que l'époque des Ptérodactyles explosifs est révolue. En revanche, on a encore un rôle à jouer dans la maîtrise parfaite des véhicules pas chiants comme les voitures ou les hélicoptères. On peut encore faire la différence dans cette catégorie.

VCM : Qu'est-ce que tu entends pas là ?

Seb : Le fait qu'on maîtrise des engins maîtrisés par très peu de personnes et qu'en plus on prenne du plaisir avec, ça nous donne un avantage sur les véhicules qui sont déjà fun pour tout le monde. En somme, même en étant le pire pilote de VC qu'on puisse faire, on peut encore être le meilleur pilote de véhicule pas chiant. Personnellement, en ce moment, je suis ravitailleur sur Rook Islands ; j'alterne entre le jet-ski, la jeep et le quad. En soit, ça n'est pas vraiment des VC - même si la longueur de certains trajets feront que les plus néophytes les verront comme des VC. En revanche, je suis capable de les utiliser avec une précision assez diabolique. Ça ne vaut pas la montée vers le pique n°15 de Novéria, mais ça reste un vrai plaisir.

VCM : Ton Mako va donc pouvoir se reposer un peu, j'imagine.

Seb : (rires) Pas vraiment. Je finis toujours par le sortir de sa torpeur. J'ai un contrat à vie avec l'Alliance. C'est mon sponsor numéro 1 donc je ne risque pas de quitter la scène du pilotage de VC quoi qu'il arrive à ce marché. J'espère juste que les constructeurs comprendront qu'il y a toujours des passionnés de véhicules pas tout automatisés et sans personnalité.

VCM : Merci beaucoup pour cette interview.

Ajouter à mes favoris Commenter (20)

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris