CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Catégorie : Histoires Vidéoludiques

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Histoires Vidéoludiques

Fère Efther,

Dans ma fifite d'une grotte plonfé dans le noir, une fute fur un rofer, fe me fuis fendu la lèfre comme le fent fend l'air. Fi elle ne dégonfle pas fite, fe texte pourrait defenir paffablement faftidieux à lire comme à écrire. Fe font les rifques du métier de foyageur aux lèfres fenfibles. Faurait du mettre un Labello de qualité. Comme felui que nous partafions sur le porte un fion. Fe ferais une paufe ici car la douleur me fait confondre afion et un fion, fe qu'on ne prend pas dans les mêmes firconftanfes. Fu me manque. Même mon pfire ennemi me manque. Fette île aura ma peau et je ne sfuis qu'au début de mon périple suicidaire. Suicidaire. SUI-CI-DAIRE. C'est bon, ma lèvre a dégonflé.

 

Chère Esther,

Depuis combien de temps suis-je ici ? Je sais qu'une bonne heure me sépare de ma première prose à ton égard. Je sais que quarante cinq minutes me sépare de ma première pause à mon égard ; qu'il est dur d'avancer. J'ai pourtant arrêté de fumer...depuis...mon...arrivée...cette pente est raide. Comme un mauvais présage qui ne présage rien de sage, des tombes tombent sous mon regard hagard. Ou serait-ce des menhirs druidiques ? Je n'arrête ma course sur les rotules que pour admirer le symbole chimique que je serais bien en mal de déchiffrer. Si seulement en cours j'avais écouté cette professeure de chimie au physique retournant la physique et ne stimulant que les yeux de l'adolescent boutonneux que j'étais à l'époque. Au lieu de cela, je n'ai que son souvenir, le vent et une formule formulée de telle manière qu'elle reste un mystère, tout comme la raison pour laquelle je suis sur cette île. Je commence à penser à l'envers. Du décor, je ne vois plus que l'endroit où je me trouve, la montagne cachant mon horizon funèbre.

   

 

Chère Esther,

« Cher Esther » n'était pas une faute d'orthographe et tout devient clair. C'était une faute d'accord. Je le sais car le temps me fait mûrir, comme le temps fait mourir certaines femmes mature dont j'aurais volontiers bu, jusqu'à la lie, la coupe. De cheveux sont parsemées mes épaules car en l'absence de peigne, j'ai bien de la peine à ne pas perdre ma tignasse au vent. Ce vent constant qui balaie la plaine à pleine vitesse, heurtant mes yeux de son sable, de sa poussière comme certaines femmes matures dont j'aurais balayé le tapis...mais je m'égare. Ce n'est pourtant pas faute de chemins alambiqués et labyrinthique, ce qui revient au même point, puisque je tourne en rond sur ce chemin unique. Je prends le temps d'admirer la beauté d'un bateau qui coule comme un gâteau au soleil d'un mariage en été. Suis-je marié ? Es-tu mienne, je ne le sais toujours pas. Et j'avance, et j'avance, et toujours rien n'arrive. Même pas moi.

   

 

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Cher Esther,

Prononcer ton nom ne fait que ramener à ma mémoire cette petite fille de cinéma que ses parents adoptifs auraient mieux fait de noyer dans l'eau qui m'entourre ou d'abandonner à son triste sort sur cette île vierge de toute compagnie depuis une éternité. Si je t'écris depuis mon PC, c'est parce que je suis venu tester le wifi qui a su étendre son réseau par delà ces eaux. Les nouvelles ne sont guère bonnes ; mon bateau a rendu l'âme. Non pas que cette barque eut été un jour un fier vaisseau, j'ai cependant bien peur de ne pouvoir revenir. Où ? Qu'en sais-je? Je ne suis qu'au début de cette randonnée. Marchons-un peu si tu le veux bien. Il n'y a plus que cela à faire.

   

   

 

Cher Esther,

Le sable est meuble et friable et si je trouve moyen de ne faire que des lapalissades, c'est parce que la solitude déjà me gagne. J'ai marché une poignée de minutes jusqu'à trouver une embouchure. Me mouillant de la tête au pied, je ne suis pas parvenu à passer de l'autre côté. Vexé comme un putois, j'ai donc rebroussé chemin jusqu'à retrouver les quelques marches que j'avais abandonné à leur sort quelques minutes auparavant. Pas plus rancunière que cela, elles me laissèrent les fouler sans geindre ; ceci étant dit, a-t-on déjà vu une marche se plaindre d'être foulée. Les chevilles se plaignent d'être foulée, mais les marches...qui fera la démarche de plaindre les marches. La vue est splendide si tu savais. Tu le sais probablement à vrai dire, puisque je ponctue mes phrases de photographies. Pour une raison qui m'est inconnue, je ne parviens à redresser mon appareil pour obtenir des clichés au format portrait. Un portrait de paysage m'aurait pourtant semblé plus romantique qu'un paysage de paysage pour le moins redondant.

   

 

Chère Esther,

Je viens de me rendre compte que j'ai sous-entendu par une grossière faute d'orthographe que ton sexe n'était pas l'opposé du mien...qui est un pénis. En parlant de pénis, j'entrevois une péninsule où s'est échoué un bateau. La mélancolie me gagne, ce qui est somme toute moins déprimant que la méchante colique. Et si je me sens soudainement si poète, c'est que le vent souffle trop fort dans mes oreilles pour que je puisse entendre mes propres âneries. Camion disait-on ? Poète, poète. Effectivement, je parle tout en écrivant. J'écris tout en parlant. Je marche tout en faisant les deux et je tombe parce que je ne regarde pas où je vais.

   

 

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 J'arrive pas à croire toutes les merdes qui me sont tombées sur la gueule pendant le mois qui vient passé. Je vais pas faire dans les détails mais en gros pendant une dizaine de jours j'ai pas pu revenir sur Los Santos à cause d'une histoire de condés qui m'a mis dedans. Je me suis retrouvé à devoir crécher dans les Badlands à Angel Pine, un putain de trou paumé. Pour un gosse de la rue comme moi, c'était quand même bien la lose.

Heureusement avec un ou deux contacts j'ai pu rapidement trouver de quoi me sortir de ma caravane de bouseux. Je dors en ce moment dans une cabane en bois en plein milieu de nul part avec une folle dingue qui s'appelle Catalina. On va pas se mentir, c'est une bombe. Par contre quand je dis folle dingue je rigole pas. Depuis quelques jours on fait des jobs ensemble ; j'essaye de choper l'oseille pour pouvoir partir vers San Fierro et c'est un peu borderline ce qu'on a fait jusque là pour pas dire plus. Franchement ça se passerait mieux si cette hystérique avait pas autant de facilité à sortir son flingue. J'ai toujours la trouille de prendre une bastos perdue.

Bref, là je suis sur Los Santos en speed et j'en profite pour foutre encore une ou deux photos pendant que je suis pas encore repéré par les flics. D'ici un jour ou deux, je retourne dans ma forêt. J'ai un dernier plan foireux qui devrait me suffire à me sortir de mon ambiance de Vendredi 13 (tain il était cool ce film). Bon après je vanne les paysans du coin parce que ces connards sont à moitié tarés avec leurs fusils de chasse mais franchement niveau décors, c'est pas mal pour mon passe temps et ça me change de mes quartiers.

First Night In The Badlands. © CJ

 

The Last Farm On The Left. © CJ

 

A Deadly Premonition... © CJ

 

Little Toluca. © CJ

 

There's A Storm Coming...(Crazy Bitch) © CJ

 

 

The Golden Mountain. © CJ

 

 

Le Soleil Rose. © CJ

 

La prochaine fois que je pose un truc, je pense que j'aurais fait mon trou à San Fierro...sinon c'est que je suis mort dans la forêt ou pire que je suis devenu fermier. Ça me fout les boules rien qu'à y penser. Peace.

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Salut. J'm'appelle CJ. Je vis à Ganton, un quartier pourrave de Los Santos. En fait je vivais à Liberty City mais j'ai du revenir pour une galère de famille. C'est toujours autant la merde ici. Pire même. Enfin bref, je vais pas parler de ça, on s'en tape. En plus ça me coûte une blinde de me connecter dans ce cyber café.

 En gros quand je suis pas en train de faire des conneries pour mon frangin ou cette bande d'escrocs que j'appelle mes potes ou que je surveilles pas ma soeurette qui fricote avec ce latinos, je développe un passe-temps qui fait de mal à personne pour changer. J'ai trouvé le vieil appareil photo de ma mère dans sa chambre. On lui a acheté pour Noël il y a genre dix ans et on s'en est servie une fois pour prendre les photos de Noël de cette année. Quand je dis qu'on l'a acheté...on l'a ''trouvé'' par terre, derrière un camion de livraison. Enfin voilà quoi. Je suis sûr qu'elle le savait mais elle a rien dit parce que c'était Noël.

En tout cas maintenant je me trimbale ce truc tout le temps dans la caisse et je prends des photos à droite à gauche. J'aime bien faire ça. Je suis tout seul. Personne pour me casser les couilles avec un coup à la con où je risque ma peau. Je fais ce que je veux avec. J'ai du finir la péloche couleur avant de faire des photos en N&B mais j'aime bien les deux. Bref j'arrête parce que sinon je vais vraiment me ruiner pour Internet et j'ai d'autres conneries à payer que ça. Voilà mes premiers clichés que j'ai scanné ; le proprio me fait un prix pour ça. Au fait si jamais quelqu'un fout un commentaire, je répondrais pas avant la semaine prochaine. Je peux pas venir me connecter tous les jours et en plus ça charge à deux à l'heure, ça me soûle.

 

At attention! © CJ

 

Law and Disorder. © CJ

 

The American Dream. © CJ

 

 

Hey Julie! © CJ

 

Silent Street. © CJ

 

Sweet memories... © CJ

 

American stallion © CJ

 

Skinny Mike. © CJ

 Voilà, j'en remettrais peut-être si je trouve le temps de traverser la ville pour venir dans ce foutu cyber café. Peace.

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La tempête ne se calme pas dehors. Fordhiver est invisible, ensevelie sous la neige. Comme si l'Académie avait rassemblé ses plus grands invocateurs et que tous avaient produit leur plus puissants atronachs de glace pour qu'ils aspergent de leur souffle ce dernier lieux de vie avant la mortelle banquise. Je ne bougerais pas aujourd'hui. Je vais me contenter des piètres talents de conteurs et de joueur de luth du barde pour me lover dans la chaleur du feu de cette vieille auberge. Dès demain, je m'engagerais dans le reculé et haï bastion de la magie en Bordeciel. Là je pourrais enfin laisser court à mes talents de Bréton. Je crois...

Je ne devrais peut-être pas être ici. Je pense que j'ai cédé à la peur. Je n'ai jamais été une guerrière et je n'ai pas envie de le devenir. Père pensait que mes dons pour la magie de destruction ne devaient pas être gâché par une vie d'hermite. Qu'y puis-je si je suis taillée pour la lecture et l'apprentissage passif ? Nombre des sorts dont je connais les secrets aujourd'hui, je ne les ai point appris au combat, mais auprès de mes maîtres en Hauteroche. La magie coule dans les veines de ma race certes. C'est d'ailleurs difficile de concevoir que deux contrées si proche géographiquement que Hauteroche et Bordeciel puissent avoir une conception si différente de la magie. Cependant, la Destruction a des secrets que moi-même je ne voudrais pas découvrir et nombre de sorts ne devraient être appris par personne. Quoique je doute de ce que pourrait bien m'apprendre les mages d'un pays qui a presque banni la magie et qui croit encore que l'on peut se faire exploser en prononçant à haute voie la phrase d'un livre.

Je ne peux plus me leurrer. Je ne suis pas venu à Fordhiver pour apprendre dans la pire académie de mages de tout Tamriel. Je suis venu parce qu'ils attendent de moi que je les sauve de cette nouvelle plaie divine et que je suis persuadé que j'en ai pas la force.

Lorsque j'ai été prise et amenée à Helgen, je tentais de rejoindre Bruma. Les huit ont été bien cruels. C'était la première fois de ma vie que je soulageais de sa bourse un homme ivre. Les quelques pièces que j'en ai tiré devaient me permettre de payer une auberge en arrivant en Cyrodiil. Mais bien évidemment il a fallut qu'un justicier nordique veille à ce que je reste pour assister à la destruction de ses terres. Un vol ! Un vol suffisant pour que l'on me traîne sans ménagement et sans procès à la décapitation et que j'en sois sauvée par rien de moins que la créature la plus improbable que l'on puisse imaginer.

Un dragon. Hérissé de piques, aux écailles noires et au cris assourdissant. Le simple fait de se poser sur cette tour a fait vaciller la hache du bourreau. Certains pourraient dire que j'ai été sauvé par la grâce divine et qu'en retour, je dois me mettre au service de ce peuple. Je n'y vois qu'une immonde ironie. Le premier faux pas moral d'une pauvre brétonne perdue loin de sa famille, puni par la plus lourde responsabilité que l'on puisse imaginer. Les dragons ne sont pas des créatures communes, sauf dans les paroles que l'on entend dans ce genre de bouge nordique où les vieilles légendes content des histoires de héros flamboyants, preuves de la grandeur de la race locale. Leur grandeur est bien fanée et de toute évidence, même leurs héros, guerriers dans l'âme n'ont rien pu faire. Et on me demande de protéger toute une région contre ces créatures.

Bien sûr je ne serais pas seule, j'imagine, si je me décidais à aider ces gens. Mais ils cherchent un meneur et une voie qui dépassera les querelles entre Sombrages et Empire, ces viles affrontements de pouvoir. Jusqu'à présent, je n'ai été bonne qu'à écouter les ordres sans sourciller. On m'a demander de me rendre seule dans un des lieux les plus dangereux que j'ai visité de ma vie. Les loups et les bandits, j'en fais mon affaire. Les draugrs en revanche...si ma curiosité maladive sur la magie ne m'avait pas poussée à entrer dans ce Tertre, je serais peut-être enfin à Bruma à l'heure qu'il est. Ou même dans la grande Bibliothèque de la Cité Impériale.

Je crois que c'est bien la seule et unique raison qui me pousse à ne pas tenter de nouveau ma chance et quitter ce pays froid pour une région plus accueillante. Je vibre lorsque je crie. Je pensais que la chaleur de mes sorts étaient la sensation la plus forte et intime que je puisse ressentir. Je me suis trompée. Le Thu'um est plus fort, plus puissant que toutes les magies que j'ai bien pu expérimenter. Je ne pensais pas un jour avoir autant envie d'un pouvoir. C'est bien ce qui me fait peur hélas. J'ai été appelée, choisie. Par les Huit, par les habitants de Blancherive qui voit en moi celle qui a occis un dragon -ils en oublieraient presque que je suis mage- et maintenant par les Grises-barbes. J'ai envie d'y aller, de répondre à l'appel du Haut-Rothgar, mais j'ai peur de le faire pour les mauvaises raisons.

Regarde toi maintenant. Tu as traversé la moitié de Bordeciel pour aller noyer tes soucis dans l'alcool d'Hydrhonning. S'il y a une chose qui est bonne et douce ici bas, c'est cette hydromel. Voilà que tu parles seule...je vais aller dormir, la nuit me portera peut-être conseil...

 

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Jeux : 
The Elder Scrolls V : Skyrim
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J'ai un peu mal à la tête ce matin. Ça revient de façon régulière. J'imagine que c'est ce qui arrive à toute personne qui prend une balle dans le lob temporal et qui n'en meurt pas. Ça et la perte partielle de mémoire. J'ai quelques souvenirs de mon enfance. Je me rappelle de la voix de Maman mais pas de son visage. Je crois que Papa est mort peu de temps après s'être engagé comme caravanier pour traverser le pays; il est tombé dans une embuscade de raiders...ou alors je confonds avec une histoire que j'ai entendu dans un bar. Ça ne m'étonnerait même pas.

Il y a peu de chose de mon passé dont je suis parfaitement sûre...mis à part mon nom ; je m'appelle Scarlett...Scarlett Johansson. Le Doc Mitchell m'a dit que c'était normal, que ça mettrait peut-être des mois à revenir, ou que peut-être ça ne reviendrait jamais. Il m'a dit que je devrais déjà être contente d'avoir encore mon visage d'ange. C'est vrai qu'il a fait un travail d'orfèvre. Non pas que la beauté soit toujours un avantage dans les wastelands, quand on pense aux rats qu'on peut bien y croiser ; m'enfin ça aurait été dommage de perdre cet atout qui m'a mine de rien sortie de pas mal de galère depuis mon réveil, et probablement aussi bien avant que je prenne une balle au dessus de l'oeil.

Oui, je ne suis pas vraiment une goule. Maman disait que j'aurais pu être une star du cinéma comme on en faisait avant, si seulement l'ambiance avait encore été à cela. Je suis sûre que certains riches pervers me verrais bien dans des films, mais probablement pas ceux auxquels Maman pensait. Il fallait bien compenser ma faible constitution par quelque chose. Je sais tenir une arme et j'affectionne même les fusils -les armes de poing ou à laser ne me sied guère- mais quand il s'agit de résoudre un conflit, je préfère le charme, la discussion, les négociations ; et pour ce genre de résolution pacifique, ma "gueule d'ange" comme dit le Doc Mitchell, est une aide assez précieuse.

Entendons-nous bien, je ne suis pas une potiche. Négocier sans cervelle, même pour la plus belle des ladies, ce n'est pas recommandé. Dans les wastelands, particulièrement ici sur la côté Ouest, avec tous ces malades de camps différents qui ne luttent que pour un brin de pouvoir, si l'on veut survivre, il faut soit être fort, soit être en nombre, soit être malin et discret. Je suis assez frêle comme je l'ai déjà dit, je ne suis que rarement accompagnée -il n'y a que peu de personnes qui ont de bonnes intentions envers une jolie femme- si j'ai survécu jusqu'ici, c'est donc que je ne suis pas la dernière des idiotes et que s'il s'agit de traverser un bâtiment infesté de crétins armés jusqu'aux dents, je suis capable de le faire sans que l'un d'entre eux n'aperçoive ne serait-ce qu'un de mes cheveux blonds, le tout en piratant n'importe quel poste sur lequel je tombe.

Je suis en route pour Novac en ce moment. Je ne sais pas bien ce que je vais y faire, mais je trouverais sûrement. Je trouve toujours quelque chose à faire. J'aide quand je le peux et des gens à aider, on en trouve toujours. Je venais à peine d'être rafistolée et de me réveiller à Goodsprings qu'il a fallut que je tombe sur une conversation entre un poudrier et Trudy qui est ce qui se rapprocherait le plus d'un maire de cette ville. Enfin ville...j'ai remarqué que les habitants de la région utilise le mot ville de manière assez abusive. Trois tas de taules qui se battent en duel, pour moi ce n'est pas vraiment une ville. Quoi qu'il en soit, un jeune caravanier, un certain...c'est quoi son nom déjà. Je suis partie de Goodsprings depuis seulement trois semaines et j'ai déjà oublié son nom. Faut dire qu'il m'a piqué 50 capsules au jeu de Caravane alors que je ne connaissais pas les règles.

Bref n'étant pas rancunière pour un sou (ni pour 50) j'ai aidé ce type à se sortir de la panade. Pour faire simple, le poudrier qui s'était pris le bec avec Trudy était à la recherche de ce caravanier. Je dois bien admettre que l'idée d'aider plutôt les poudriers m'a effleuré l'esprit ; à la vue du nombre de ces ex-détenus avec qui j'ai du utiliser la négociation armée quand je suis arrivée à Primm, j'aurais peut-être du. Mais où en était-je ? Je n'arrive pas à me concentrer, avec ce mal de crâne.

Je lui ai dit de rester caché dans sa station service délabrée et que j'allais voir ce que je pouvais faire. A deux on se serait fait massacré sans aucun doute. Je vise bien, très bien même, mais ma combinaison de l'abri 21 offerte gracieusement par le Doc n'est pas en kevlar. D'ailleurs je ne la porte plus trop. Quand je dois traverser les terres arides entre deux villes, je suis toujours équipée de mon armure en cuir. Armure est un bien grand mot ceci dit. Au moins, les balles ne me traversent pas directement et certaines morsures de fourmis ou geckos sont nettement moins dangereuses. Et puis j'ai ce foulard trouvé sur un cadavre à Primm. J'évite les insolations, j'ai déjà assez à faire avec les problèmes d'eau et de nourriture. Pas moyens de boire ou manger sans s'intoxiquer d'une manière ou d'une autre. Mais pourquoi je parle de ça ? J'étais en train de parler de l'embuscade à Goodsprings.

La première personne à qui j'ai pensé pour m'aider à défendre le pauvre caravanier...RINGO ! Il s'appelle Ringo !

Enfin...la première personne à qui j'ai pensé pour m'aider à défendre Ringo, c'est Sunny. Cette femme est beaucoup plus capable que moi de survivre. Si j'ai tenu jusqu'ici -je suis à la Station Ranger Charlie- c'est en partie grâce à elle. Elle m'a remis le pied à l'étrier. J'étais courrier avant pas mercenaire. Elle m'a donc donné un fusil à vermine ; ce truc n'a l'air de rien, mais je l'ai tellement rafistolé que je pourrais mettre une balle dans les mandibules d'une mante à 200 mètres. Elle m'a également montré grossièrement comment faire sa tambouille. C'est donc sans surprise qu'elle a accepté de se joindre à moi sans condition.

Sunny comme moi n'envisageait pas vraiment qu'on puisse battre une bande de poudriers -qui au passage se nomment ainsi parce qu'ils utilisent de la dynamite pour se faire comprendre- si on les affrontait à trois. Connaissant le poids certain de l'avis de Trudy sur les paysans du coin, elle m'a conseillé d'aller la voir. Cette dernière était loin d'être enchantée par l'idée de se mettre les crapules à dos pour quelqu'un qui finalement n'appartenait pas à Goodsprings. J'ai su la convaincre en lui expliquant qu'étant les attaqués, il nous serait aisé de leur tendre une bonne vieille embuscade. Avec elle acquise à notre cause, on avait déjà de quoi faire le poids. Je me suis juste assuré que le vendeur du village, cet espèce de rapace, comprenne bien que la survie des habitants étaient dans ses intérêts pour qu'il nous fournisse des armures en cuir...Tiens, c'est d'ailleurs là que j'ai obtenu celle que je porte actuellement. Il me tarde d'arriver à Novac pour que je puisse remettre des vêtements plus élégants pendant quelques temps.

Quand j'eus rassemblé tout le monde, je me suis empressé de prévenir Ringo que l'on allait se battre à ses côtés. A peine sortions-nous de la station délabrée, que six poudriers entraient en ville. On était bien préparé. Un peu juste côté organisation, mais à part quelques balles dans les gigots, on en est tous ressortis vivants. On ne peut pas en dire de même pour les poudriers. Celui qui était venu pousser une gueulante dans le bar de Trudy s'est fait arraché la jambe par un tir de 357 Magnum. Les autres sont tombés sous une pluie de balles et le dernier a même eu le droit à une décapitation en bonne et due forme. 75% de chance de le tuer ; c'était ce qu'indiquait mon VATS. Ce bijou fait des merveilles.

Le Doc m'a donné son ancien PipBoy-3000. Il avait l'air de penser que ça me serait vaguement utile. Ça m'a sauvé la mise plus d'une fois. Ne serait-ce qu'avec tout le bardas que je transporte ; ce truc garde constamment en mémoire ce que je trimbale, mon nombre de capsules et a même un accès directe à mes fonctions vitales. C'est lourd certes, mais à part ça, ça n'a presque que des avantages. Je suis même surprise que personne n'est encore essayé de me le prendre...

Ma migraine s'est un peu calmée. Je pense pouvoir faire les deux ou trois derniers kilomètres qui me sépare de Novac sans m'évanouir. Par contre, il faudrait vraiment que je trouve un médecin sur place. Ma jambe me fait toujours mal depuis l'embuscade à la frontière de Nipton et si je compte marcher jusqu'à Vegas, il va falloir que je puisse tenir debout une journée entière sans avoir à faire des pauses dans tous les patelins du coin.

D'autant qu'au rythme où je vais, je me serais mis à dos toutes les factions de la région avant d'arriver et de mettre la main sur le charmant jeune homme en costume qui m'a laissé pour morte. Ce serait dommage...

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Jeux : 
Fallout : New Vegas
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J'avais un peu lancé le concept avec une mission de Hitman: Blood Money. Le principe étant de raconter exactement ce que j'ai fait dans le jeu mais en y mettant le ton approprié au personnage etc...

 

Je ne prends plus beaucoup le métro. J'ai fait suffisamment de trafiques, tuer suffisamment les bonnes personnes, conduit suffisamment de voitures pour des braquages et vendettas pour habiter dans le plus beau quartier de Liberty City et m'éviter de prendre le métro. Ma Comet flambant neuve est garée en bas de mon appart dans le quartier d'Algonquin, Middle Park East. Quelque soit l'endroit où je devrais me rendre en ville pour régler une affaire à la con qui finira comme toujours en bain de sang, j'y serais en 15 minutes avec dans le piffe l'odeur du cuir de mes sièges (ou du shit de Jacob) et pas celle de la sueur de tous les porcs qui s'entassent dans cette boîte de conserve sur rails. Et je serais bien installé dans mon costard de chez Perseus...le magasin est à même pas 3 minutes de l'appart.

La dernière fois que j'ai approché d'un métro, je n'étais à Liberty City que depuis trois semaines. Trois semaines à essayer de se sortir de la merde, à conduire des taxis pour Roman, cet empoté d'artiste du foutage de gueule...si on l'écoutait, la vie était belle en Amérique, la terre des opportunités. Et quand je dis que je conduisais des taxis...c'était le côté légal (encore que) de ce que je passais mon temps à faire.

La dernière fois que j'ai monté les marches menant au quai d'un métro, j'allais faire ce que je faisais réellement depuis trois semaines; tuer des mecs parce qu'on me l'avait ordonné. J'ai fait ça en Yougoslavie, sous le couvert officiel de ma patrie et je me suis fait enculer par un traitre. Quitte à recommencer ce travail ingrat, autant s'assurer qu'on est payé par des gens haut placé, je me disais. Comme ça en cas de nouvelle enculade, j'aurais un peu d'argent pour me retourner, plutôt que de crever la gueule ouverte au pays.

Je travaillais pour Mikhail Faustin à ce moment là, un gros taré de Russe qui avait la main mise sur Broker. Gros taré parce qu'un rien lui faisait appuyer sur la détente...ou me demander d'appuyer sur la détente, mais un gros taré loyal au final. Je devais taffer pour lui; j'avais exécuter Vlad, l'un de ses hommes de mains qui se tapait la copine de Roman. Toujours est-il qu'encore une fois, Mikhail m'avait demandé de faire le sale boulot et d'abattre Lenny, un "gamin" (presque la trentaine déjà) qu'il soupçonnait d'être une balance. Allez savoir si c'était pas la coke qui lui faisait penser ça.

Il était 4h du matin quand j'ai traversé le pont de Broker pour aller vers South Bohan, ce quartier miteux; encore plus miteux que celui où Roman et moi on habitait à ce moment là, avec ses cafards gros comme des souris. Un repère à putes et à dealers où les deux seuls bâtiments décents était le Burger Shot et le Triangle, un club de strip. En y allant je n'avais aucun stress. Ça faisait un moment déjà que je ne suais plus de peur pour ce genre d'opération à 300$. Pourtant quand j'ai entendu mon portable sonné et que le nom Mikhail est apparu sur l'écran, j'ai eu un soulagement; peut-être que ce coup-ci Dimitri lui avait fait entendre raison et que je n'aurais pas à ajouter un mort à ma conscience déjà pas mal chargée.

Mikhail appelait seulement pour me dire que Lenny n'étais pas chez lui, mais qu'il avait été vu sur le quai de la station de Windmill Street. J'ai laissé mon tacot en bas de l'escalier. Mon 9mm dans la poche intérieur de mon blouson j'ai monté doucement les marches et quand j'ai aperçu Lenny sur l'autre quai, je lui ai dit que Faustin pensait que c'était une balance et qu'il avait un message pour lui.

Deux rames se sont croisée en même temps et le temps que je me rendes compte que Lenny se faisait la malle, son pote avait sortie un Uzi. Heureusement que les trois semaines passées m'avaient remis dans le bain. J'ai sortie mon flingue en sautant sur les rails et j'ai collé une balle entre les deux yeux du pseudo garde du corps. J'ai couru 20 mètres. Lenny n'avait même pas eu le temps d'atteindre le bas de l'escalier. Deux balles entre les omoplates...pas très fair-play, mais efficace. Il a roulé sur les dix dernières marches. Quand il s'est arrêté, sa nuque avait craqué et sa tête me faisait bizarrement face alors qu'il était sur le ventre. Flippant.

Je suis revenu sur mes pas, j'ai traverser de nouveau les rails avant qu'une rame ne s'arrête à la station et ne manque de m'éclater, et j'ai à peine eu le temps de descendre les escaliers, de démarrer la voiture et de me garer en vitesse deux ruelles plus loin que déjà les flics débarquaient. Les chances qu'ils remontent jusqu'à moi étaient nulles (l'arme était volée) et dans cette cohue personne n'avait pu voir et mémoriser ma tronche avant que les premiers coups de feu ne partent. Pourtant voir la tête retournée de ce "gamin" me regarder, ça m'avait renverser le bide et je suais, j'avais le coeur qui voulait sortir par la bouche. Fallait que je pense à autre chose, mais rien ne venait à l'esprit, ou plutôt l'inverse, je pensais à plein de trucs d'un coup.

J'avais pas envie de rentrer tout de suite dans mon appart pourri. Il me fallait de l'action, quelque chose pour évacuer cette énergie malsaine. Je voulais appelé Michelle, avec un peu de chance, un rencart rapide aurait finit au pieux, mais il était même pas 5h30. Me masturber dans ma caisse à 200 mètres de mon dernier crime, c'était quand même sacrément dégueulasse. Pourtant ça y était presque; rien que de penser à me taper Michelle sur son canapé tout neuf, je commençais à bander. Le coeur palpitant encore plus, les yeux fixés sur le rétro mais dans le vague, je m'imaginais la prenant sans ménagement, elle qui sous ses vêtements pas super sexy et ses questions à la con sur mes activités, étaient une putain de furie question sexe. Encore aujourd'hui je me demande pourquoi elle couchait avec moi...c'est ça travailler sous couverture à la CIA?

Les flics se sont barrés assez rapidement. J'avais la main sur la cuisse quand j'ai vu les gyrophares passer dans l'autre sens, dix secondes avant que je me décide à faire le truc le plus déprimant de ma vie, ce qui n'aurait pas été peu dire. Du coup j'ai rallumé le moteur, reculé et en roulant un peu vers la zone industrielle, j'ai vu des prostituées qui marchaient d'un air pressé; 5h30 passé cette fois, le soleil allait pas tarder à éclairer la crasse de South Bohan et les flics seraient moins indulgent de jour. Leur nuit était finie...enfin presque puisque je me pressais auprès de cette métisse avec ses bourrelets dépassaient légèrement de sa mini jupe.

« Tu montes?

-Trop tard mon lapin, reviens demain, j'ai finis ma nuit...

-Allé!

-T'es sourd le ruskov, je te dis que j'ai finis.

-Je te payes le double de ce que tu prends d'habitude et se sera vite fait. Je compte pas m'éterniser dans ce quartier de merde »

Elle montait et je l'emmènais dans la zone industrielle surplombant Chase Point. Elle me proposait très professionnellement trois tarifs; 20 pour un coup de main, 40 pour une pipe et 70 pour "l'amour". "L'amour" bien sûr, je l'avais pas emmené à l'arrache dans cette zone dépeuplé de Bohan pour simplement faire du touche pipi.

J'étais toujours en train de bander. C'est allé vite. J'ai pensé à la tronche de Lenny pendant qu'elle me mettait une capote et s'installait sur moi et du coup j'ai accéléré les choses avant que l'image de ce mec ne me fasse retomber. J'ai regardé la pute droit dans les seins, j'ai pensé à Michelle, au poster de la rouquine épilée de près dans l'appart de Roman, au porno encore dans le magnéto que je m'étais passé le deuxième jour d'insomnie après être arrivé à Liberty City. Et après une minute d'agitation au plus sur le siège en position couchée, mon coeur a eu son repos...tout le sang de toutes mes extrémités est reparti. Je sentais plus mes doigts encore sur le cul de la prostituée, et mon cerveau marchait uniquement par vaguelette.

Je respirais fort mais avec lenteur. Elle me regardait droit dans les yeux avec un air amusé. Je ne lui avait pas menti ça avait été vite fait. Elle m'a fait un petit sourire...mais un beau sourire quand même. Je sais pas si elle se payait ma tronche intérieurement où si elle compatissait, en tout cas elle m'a fait le tarif normal. Avant qu'elle ne claque la portière, j'ai dit à haute voix « Maintenant je me sens vraiment vide ». En tout cas, j'ai pas repensé à l'autre Lenny pendant longtemps après ça. J'ai eu d'autres occasion de me prendre la tête avec un cadavre plus tard.

J'ai enlevé la capote et je l'ai envoyé à travers la fenêtre sur le container le plus proche...splotch. Il était temps d'aller dormir ce coup-ci, le soleil commençait à se lever. Quand je suis repassé près de la station Windmill Street le corps avait déjà été enlevé, et flics et ambulances avaient déjà quitté les lieux. On ne s'attarderait pas sur cette affaire c'était sûr. Maintenant que j'avais la tête un peu plus au calme comme seule elle peut l'être après du sexe, j'ai appelé Mikhail; c'est Dimitri qui a décroché. Il m'a supplié de lui dire que je n'avais pas exécuter le petit Lenny. Je lui répondais alors que si les deux balles dans le dos n'avaient pas fait le travail, le tour des cervicales en revanche avait du bien le calmer. C'est là que Dimitri a cru bon de me dire que Lenny était en fait Lenny Petrovic, le fils d'un des parrains de la mafia russe à Liberty City. C'était bien la peine de m'annoncer ça quand le mal était déjà fait.

Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas eu plus peur sur le moment. Sûrement que je m'imaginais mal être pris à partie, moi l'homme de main pour un coup de sang de ce taré de Mikhail Faustin. J'avais tort mais ça, c'était pas maintenant que j'allais l'apprendre. Je roulais vite sans m'en rendre compte, j'avais atteint le pont de Broker, en un rien de temps j'étais au péage. 5$ de plus en moins.

Alors que je me pensais presque arrivé, le génie de Roman est entré en jeu. Il m'appelait à 6h du mat' tout au plus pour savoir si je voulais aller mater des nibards avec lui au Triangle...même un mec pas intellectuel comme moi aurait vu l'ironie de la situation. Payer une pute 70$ pour oublier Bohan quelques heures où je venais de descendre le fils d'un ponte de la mafia russe pour y retourner la queue encore humide et recroquevillée et le cerveau comme sous helium pour mater des femmes à poil. J'ai éclaté de rire.

« Pourquoi tu rigoles connard?

-Tu tombes tellement mal que tu tombes bien! Je passe te prendre...

-Ahah voilà ce que j'aime entendre cousin! Les Bellic qui vont mater de l'américaine!!! A tout de suite! »

Je suis passé le prendre et on a parlé de l'Amérique. Il a pas pu s'empêcher de me dire que la vie était merveilleuse et qu'on serait bientôt les rois du Monde. Tout ce que je voyais c'est que depuis trois semaines j'avais passé mon temps à tuer, à racketter et à dealer tout en essayant de planquer de la thune que je serais sûr qu'il n'irait pas claquer aux cartes. Et pourtant j'étais joyeux, son optimisme était communicatif. Il m'a détaillé la gueule qu'aurait notre manoir, le nombre de voitures de sport qu'on pourrait garer devant et comment Brenda, Tiffany et leurs copines stars de films porno nous tiendraient les couilles au chaud. Je lui ai rappelé que si j'avais mis une balle dans l'oeil de Vlad, c'était pas pour qu'il commence à piner à droite et à gauche, et qu'il trompe Malorie avec la première bimbo venue.

« T'inquiètes pas! Ce soir on pine pas, on mate! »

On arrivait au Triangle Club et son logo en néon rose. Le tacot garé, on se dirigeait vers l'entrée, Roman surexcité comme un gosse devant Disneyland. Le vigile nous rappelait que les armes étaient interdites dans le club, ce qui prouvait au passage son incompétence, vu que mon 9mm était toujours dans la poche intérieure de ma veste. Le temps que je check au bar s'ils avaient encore de la vodka à cette heure là du matin, Roman était déjà installé à regarder une stipteaseuse faire son show. Je m'avançais vers lui quand une autre demoiselle, une blonde platine juste habillée d'un string noir et de deux sparadraps sur les tétons de ses énormes seins est venu me demander si je voulais une danse privée...je me sentais mieux qu'il y a une demi-heure mais pas encore la tête à me faire chauffer par une meuf qui avait 18 ans depuis seulement quelques mois.

Avant que je dise non, Roman lui avait mis des billets dans le string en faisant claquer la ficelle et en répondant « oui » à ma place. Je l'ai donc suivie vers les salon privé pour ne pas casser l'ambiance. Elle avait à peine commencé à enlever les sparadraps et à se frotter sur moi que déjà je sentais l'érection monter...

Roman avait raison, les seins des américaines sont vraiment magiques.

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Jeux : 
Grand Theft Auto IV
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Histoires Vidéoludiques

Nouvelle chronique avec un titre qui résume le concept. Un rapport de mission à la première personne. Evidemment il y aura probablement plus de jeux guerriers ou d'infiltration cités ici...mais sait-on jamais, une quête de jeu de rôle pourrait faire l'objet d'une d'un de ces billets. Ne jugez pas trop sévèrement mes défauts littéraires, il ne s'agit ni plus ni moins que de partager mes missions préférés, de manière un peu différente qu'un simple résumé.




Une mission. Deux cibles. La première était un chanteur d'opéra. Celui-ci a été accusé de pédophilie. La véracité de le rumeur importait peu. On ne juge jamais une cible. Le second était un admirateur. Ambassadeur des Etats-Unis au Vatican, il était mêlé à divers affaires de prostitutions. Les deux cibles se sont retrouver dans le même opéra Parisien durant les répétions d'un spectacle prenant place durant la Première Guerre Mondiale, spectacle qui n'aura jamais lieu.

La principale difficulté était simplement d'atteindre les cibles. La zone entourant la répétition était réservée à la troupe d'acteurs et la deuxième cible par son statut d'ambassadeur bénéficiait d'une protection rapproché sur le balcon d'où elle observait et de deux chiens de gardes postés devant la porte de ce balcon. Sans compter la police locale, et les diverses gardes qui patrouillaient dans les allées, c'était là que se situait vraiment le problème majeur.

Par chance l'opéra était en rénovation et les ouvriers et visiteurs représentaient déjà une bonne source de distraction pour les autorités. Cela me donnait une opportunité d'accéder aux coulisses à condition de porter les habits appropriés. La première étape fut donc de trouver une personne qui me fournirait une tenue pour passer les gardes. En entrant l'opéra, je me suis dirigé vers la réception pour récupérer un mauser dissimulé dans un smoking du vestiaire. Ca me serait peut-être utile plus tard. Au moment même où je rangeais l'arme hors de vue du réceptionniste, un ouvrier se dirigea vers les toilettes. L'opportunité était trop belle. Vingt secondes de «tête à tête» et je ressortais des toilettes en simple travailleur, le pistolet bien rangé au fond de la caisse à outils. Le produit que j'avais injecté à cet ouvrier n'agirait qu'une heure, je devais donc me presser de mettre en place le plan. J'aurais pu me servir de la corde à piano, mais je préfère éviter les drames...tant que ce n'est pas nécessaire.



Toujours est-il qu'ainsi déguisé, j'ai pu entrer dans les coulisses sans soucis, les gardes ne déployant pas un zelle exemplaire pour fouiller entièrement chaque personne allant et venant. Rapidement je devais m'introduire dans la loge du chanteur pour lui distribuer les adieux de mon client. Seulement entre chaque répétition de la sempiternelle même scène d'exécution pendant laquelle ma cible feignait une mort par arme à feu, j'ai remarqué que les deux chanteurs prenait le temps de se soulager. J'ai décidé alors que ce n'était pas moi qui allait exécuter le présumé pédophile...j'entrais dans la loge du deuxième chanteur l'espace de quelques secondes, suffisamment pour pouvoir échanger l'arme factice avec le mauser que j'avais récupéré plus tôt.

Le problème était que la répétition suivante n'allait pas tarder. Une fois les deux ténors de nouveau sur scène je n'aurais pas beaucoup de temps pour exécuter la deuxième partie du contrat. La panique gagnerait rapidement la bâtisse. Les repérages m'avaient laissé la possibilité de me servir du lustre. Le faire tomber d'une telle hauteur me permettrait à la fois de déclencher le tout à distance, et de faire passer l'ensemble de la mission pour une suite de coïncidences, d'accidents malencontreux...

J'avais exclu cette option pour une raison évidente de bruit. Surtout, amener l'une des deux cibles sous ce lustre aurait été trop aléatoire et au vu de l'entourage de l'ambassadeur, si l'on me voyait à proximité j'avais peu de chance de m'en sortir sans forcer la porte de sortie. Après tout j'étais le mieux payé de l'agence parce que j'étais le plus silencieux. Pourtant à ce moment précis lorsque je sortais de la loge avec l'arme factice dans ma boîte à outil, l'option me semblait la plus efficace. Un accident qui suit un accident. Que de drame. Cela hanterait cet opéra pour les années à venir. Je me précipitais dans les escaliers menant à la structure haute du bâtiment. Un peu de plastique séparerait le lustre du plafond.

Evidemment c'est lorsque le déroulement du plan nécessite d'être réglé comme une montre suisse, qu'un grain de sable vient altérer le mécanisme. L'accès au lustre était facile, malheureusement un ouvrier un peu bavard me bloquait la voie. La musique repartait...la répétition était en train de reprendre. L'ouvrier ne semblait pas vouloir quitter les lieux. La voix de ma cible s'élevait en échos dans la coupole qui surplombait la salle. S'il s'éternisait dix secondes de plus, je lui briserait la nuque. Le deuxième ténor entama sa partie du récital, mais la voix d'un autre homme couvrit le chant. Un des chef du chantier appela l'ouvrier qui me laissa le champ libre pour agir.



Avec sang froid, je mettais en place le petit explosif. L'avantage de travailler avec Diana, c'est que le matériel était fiable et performant. De n'importe où dans l'opéra, je pourrais le déclencher sans soucis de signal. Je n'avais tout au plus qu'une minute trente pour prendre une position idéale. Je redescendais jusqu'au niveau de la réception et j'observais le spectacle dans l'ombre d'un échafaudage de la salle.

Quand la balle du mauser atteint la poitrine du chanteur, la scène parue plus vraie que nature à son partenaire. Comme prévu la réaction fut assez rapide. Le metteur en scène monta rapidement constater par lui même la mort de sa star et ce ne fut qu'une affaire de secondes pour que l'ambassadeur ne sorte de son balcon blinder et ne s'expose à la chute du lustre. Le timing était parfait. Le bruit et l'agitation me permirent de passer récupérer mon costume en tout aisance, laissant sur l'ouvrier inerte et presque nu sur la cuvette, ses habits qui m'avaient été d'une grande utilité. Quand j'ai quitté l'opéra, deux personnes étaient mortes dans des circonstances qu'on mettrait longtemps à déterminer. Est-ce que le monde se porterait mieux sans eux? Je ne juge jamais une cible.

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Hitman : Blood Money
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