CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Ça ne s'est pas passé comme prévu...rien ne s'est passé comme prévu. C'était le chaos, du début à la fin. Les bugs, la mort, la fatigue, les rires, de l'anglais...

Il y a deux jours (putain DEUX JOURS) j'ai démarré ce qui partait pour être un sympathique marathon Mass Effect. Le but était de finir les trois opus d'une traite avant de tomber de fatigue. Déjà au démarrage, problème, le son du jeu ne fonctionne pas. Xsplit se refuse à me mettre à la fois le microphone et le son que produit mon jeu. Choix crucial dès le début : on commence quand même mais les gens n'auront que ma voix. Je démarre donc le premier jeu et chose rare en ce qui concerne Mass Effect, je décide de prendre un personnage féminin. En effet, je joue toujours des femmes quand on me laisse le choix, mis à part pour Mass Effect justement. Pour le public que je sais d'avance majoritairement (voire exclusivement) masculin, je sélectionne donc une femme, blonde (faut pas déconner). Scarlett Shepard né donc sous les yeux des quelques viewers déjà présent au tout début.

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Le premier jeu s'est plutôt bien déroulé dans l'ensemble ; je l'ai fini plus d'une dizaine de fois et je le connais vraiment par coeur. Je sais ce que je dois faire et je laisse se dérouler les dialogues pour les missions obligatoires. Bref j'essaye de montrer un peu le jeu. Le premier désastre arrivera pourtant dès ME1, sur Virmire. Alors que je parviens aisément à empêcher Wrex de péter un câble, quand vient le choix de sauver Kaidan ou Ashley, quelque chose d'étrange se passe. Je choisi d'abord Ashley, parce que je trouve Kaidan d'une platitude chiante à mourir et en plus, il serait foutu de croire que Scarlett en pince pour lui...qu'il meurt. Seulement au moment de rejoindre Ash, je meurs stupidement et me retrouve de nouveau au choix. Je décide cette fois de laisser faire la chance. Je fais tourner le joystick en tapotant A et j'attends que ça choisisse quelqu'un...et c'est là que les emmerdes ont commencé.

Ahley est donc condamné par le destin. Je crève au passage le coeur de Nemesis ou Chocolat (qui ne l'apprendra que plus tard) mais sur le moment pas de remord. On continue et puis, c'est drôle de faire des choix qu'on ne ferait pas en général. Le premier volet se clôture sans encombre.

Bilan : Ashley est morte, le Conseil a été abandonné pendant la bataille contre Sovereign et Anderson est devenu président de l'Univers (ou un truc comme ça).

 

 

Je lance le second et là, ça va déjà être moins drôle. Je rappelle à l'audience que dans ce volet, pour survivre à la mission finale, il y a des conditions. On en discute dans le chat sur la chaîne twitch et je décide de faire au moins les missions de loyauté pour éviter la casse lors de la mission finale, mais que je me passerais de farmer les minéraux sur les scanners de planètes pour avoir toutes les améliorations du Normandy SR2.

Les emmerdes continuent alors. Distrait que je suis à papoter sur le chat au lieu de m'intéresser au jeu, je loupe la mission de loyauté de Samara. Puis, faible que je suis de en pas faire beaucoup de missions annexes, je n'ai pas assez développé ma gentilesse ou ma méchanceté pour calmer le combat d'égo entre Jack et Miranda. Je les sépare en prenant le parti de Miranda (en même temps...'fin voilà quoi!) et du coup je me retrouve avec Jack et Samara pas jouasse pour commencer l'abordage du vaisseau récolteur.

En chemin, comme je n'ai pas amélioré à 100% le vaisseau (il me manquait une paire de canons SLR) Thane meurt comme une merde en se prenant une poutre sur la tronche. Ça n'est alors que le début. J'utilise ma stratégie habituelle pour cette mission finale et quand vient le moment de passer sous une bulle de protection biotique, j'utilise Samara qui ne m'est pas loyale puisque j'ai foiré sa mission. Je prie pour que si elle m'accompagne, elle survive. Et là c'est le drame. À la fin de la séquence, Samara se ramasse de fatigue et casse la bulle de protection juste avant qu'on ferme une porte. Une cinématique me montre alors quelqu'un se faire dévorer par des moustique...GARRUS !!! NON PAS GARRUS !!! Pourquoi Garrus ?! Arrivant vers le boss final, précédé de séquences d'attente et gunfight que j'exècre, je me rends compte que Jack est également morte...monde de merde.

Bilan : GARRUS est mort...il est mort Jim !!! Jack est morte. Thane est mort (avant même d'être emporté par la maladie dans le troisième opus.

 

Le troisième opus part donc sur les chapeaux de roues. Cet opus impose également, comme le second, d'avoir une certaine préparation pour la mission finale, au risque de se retrouver avec une fin exécrable. Mais rien ne peut effrayer ma Shepard qui retrouve son armure rose et surtout un nouveau brushing impeccable. Nous nous lançons donc au secours de la galaxie. Au cours de cette épopée, Mordin sacrifiera sa propre existence pour réparer l'erreur du génophage. Les Krogans se joindront donc au combat, tandis que les Galariens resteront à pourrir dans leur coin. Les Turiens, malgré l'absence de Garrus pour les amener à moi, seront suffisamment malin pour entrer dans les négociations avec de bons arguments.

La mauvaise surprise, c'est la rencontre geth/quarien s'est très mal passée...très très mal. Alors que je réglais le problème des IA en les ralliant à notre cause grâce à un virus, les quariens refusèrent de s'allier à leur création. Incapable de dépasser le conflit initial, ils ont préféré me forcer à un choix. J'ai choisi les Geth et ces derniers ont exterminés les Quariens. Et là, moment WTF complet ! Devant la défaite de son peuple, Tali se petit-suicide du haut d'une falaise ! O_O

La mine basse, je continue et rejoins une base de Cerberus pour trouver ce maudit Homme Trouble qui a chouré la pièce maitresse du plan de sauvetage de l'humanité sur Thessia (la planète asari). Qui trouve-je sur place ? Miranda Lawson...qui meurt assassinée par le ninja en mousse de Cerberus ! RAH JE SUIS EN COLERE !!!!!

On touche pas à Miranda ! Je vais péter la gueule à ce ninja de pacotille et je me dirige vers la Terre pour le combat final. Au passage on me demande « vous voulez appeler quelqu'un avant de partir ? ». Qui ça ? Ceux qui sont morts ? Ou ceux dont j'ignore s'ils sont encore vivant ? Du coup, je fonce en mode rageux/blasé sur la mission finale. Je monte à cette fameuse fin étendu. N'ayant pas assez de conciliation ou de pragmatisme pour résonner l'Homme Trouble, ce con tue Anderson d'une balle dans la tête. Du coup je le défonce et je monte. On me propose de tuer les machines (toutes), de tuer les organiques (tous) ou de synthétiser les deux...pour la vanne, je tire sur le gamin en hologramme. Réaction épidermique du mioche, il me dit « Très bien, alors le cycle continue » NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!

Bilan : Mordin est mort. Tali est morte. Anderson est mort. Les quariens sont exterminés. La moisson ira jusqu'au bout et les Moissonneurs ont gagné.

J'ai donc fait les trois jeux en 36h25 mais pas d'une traite (retrouvez les deux vidéos ICI sur ma chaîne Twitch). Au bout d'une vingtaine d'heures, sentant bien que je n'allais pas arriver au bout du second aussi vite que je l'imaginais, j'ai été dormir quatre heures histoire de pouvoir revenir et de faire la fin du marathon sans mourir. Au global, je me suis vraiment bien amusé et en grande partie parce qu'il y avait des gens régulièrement avec qui parler sur le chat. J'ai chanté souvent, je me suis beaucoup énervé sur certains passages, mais ça reste très drôle à faire, d'autant plus que l'avalanche de fails m'a permis de voir et de montrer des cinématiques que je n'avais jamais vu, étant donné que moi, comme vous, nous jouons en prenant notre temps et pour voir le maximum de choses positives. Que du bon. Et au passage, je tiens à féliciter le vrai héros de l'histoire, ce cher Sirtank qui n'a pas dormi du tout pendant plus de 50h. Encore plus fêlé que moi !

 

Passons maintenant au concours. Vous étiez finalement assez peu à participer (7 ou 8) en répondant aux deux critères demandés à savoir de m'envoyer un MP et s'abonner à ma chaîne Twitch. Donc voilà le gagnant de ce premier concours :

ANTOINESK8 !

Tu remportes donc un exemplaire de The Last of Us. Contactes moi par MP et je t'envoies ça au plus vite.

 

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Pour finir, je vais recommencer l'expérience mais pas sur une saga. Je vais faire un longplay de Red Dead Redemption cette semaine. Avec cette fois-ci OBS pour m'enregistrer vous aurez le summum de la technologie auditive, puisque cette fois je pourrais vous proposer le son du jeu en plus de ma voix suave et de mes chansons WTF. C'est gratuit, cadeau ! Et en parlant de cadeau, cette fois-ci, vous pourrez remporter Demon's Souls version Black Phantom avec le petit artbook et l'OST qui va bien.  

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Mass Effect
Jeux : 
Mass Effect, Mass Effect 2, Mass Effect 3
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Blabla

Depuis un petit moment, je n'ai pas utilisé vraiment ma chaîne Twitch. Tout simplement je n'ai pas progressé sur mes speedruns de Resident Evil 2. Mon record reste à 1h18 sur Leon A et j'ai beaucoup de mal à m'investir dans le jeu suffisamment pour aller plus loin sur les autres runs. Claire A est similaire donc j'avance aussi rapidement mais pour Leon B et Claire B il faut que je réapprenne l'ensemble de cheminement. Quoi qu'il en soit, je laisse un peu ça de côté. En revanche, quand je l'ai ouverte, j'avais aussi en tête de faire des marathons sur des séries connues. L'idée est de choisir une durée moyenne (12, 24, 48 heures) durant laquelle, sans dormir bien sûr, on finit le maximum de jeu d'une série. Ou alors à l'inverse, on choisit plusieurs jeux d'une série que l'on doit finir pour mettre fin au marathon. Comme je suis assez bons sur certaines séries, je me suis dit que je pourrais commencé par ce que j'ai actuellement. Ça me permettra aussi de rejouer à des jeux que je connais déjà, mais avec un nouvel objectif : les finir suffisamment vite pour ne pas m'endormir.

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Les jeux que je vais essayer de runner de la sorte d'ici à mon départ pour le Canada (dans un mois à peu près) sont :

- Les Resident Evil que je possède à savoir les 0, 1, Rebirth, 2, Code Veronica, Outbreak, 4 et 6.

- Les trois Mass Effect.

- Les Splinter Cell que je possède à savoir les 1, 3, 4 (version Xbox et 360) et 5.

- Les Hitman que je possède à savoir les 2, 3 et 4.

- Les Metal Gear Solid que je possède (ou que je peux emprunter pour le coup) à savoir les 1, Twin Snakes, 2, 3 et 4.

En un mois, et sachant que ce genre de défi repose sur le fait de bousiller littéralement 24h ou plus pour jouer non-stop puis dormir comme une masse pour récupérer, je pense ne pouvoir en faire que deux ou trois. Je vous propose donc un petit sondage pour savoir ce qu'il vous intéresserait de voir en priorité. Je me réserve bien sûr le droit de faire au final ce que je veux tout de même...c'est juste à titre indicatif.

Un sondage rose plein d'amour. Pour les deux qui sont sur tablette ICI.

 

Pour l'endroit, c'est évidemment ma chaîne Twitch qui sera là pour accueillir le marathon. Histoire de vous encourager à venir vérifier de temps à autres que je ne suis pas décédé de fatigue, je vais vous proposer de gagner un jeu tiré de ma propre ludothèque, seulement pour le premier marathon. Il y aura mon exemplaire de The Last of Us à remporter. Pour ce faire, un abonnement à ma chaîne twitch et un MP pour me signaler votre participation suffiront (indiquez dans le MP quel est votre pseudonyme Twitch s'il est différent de celui de Gameblog).

 

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En bref, je compte faire un premier essai d'ici la fin de la semaine (probablement de Jeudi à Vendredi ou de Vendredi à Samedi) et vous serez les bienvenus si le coeur vous en dit pour me voir terminer le plus de jeux possibles en 24H ou le plus rapidement possible trois ou quatre jeux d'une même série.

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Réflexions

 J'avais envie d'écrire un truc intelligent, fin et drôle sur Phil Fish. J'avais envie de faire une réflexion globale, de montrer que c'était symptomatique de quelque chose. Mais là je peine, parce qu'il n'y a pas de réponse facile concernant ce qui est arrivé au développeur de Fez et parce que je n'ai pas d'avis tranché sur la question. Donc je vous propose un gloubiboulga qui va revenir sur pleins de points qui m'interpellent dans cette histoire.

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Initialement, je voulais vous parler de la liberté d'expression qui a ses limites. J'avais commencé un premier texte que j'introduisais en parlant d'une commande sur priceminister moyennement satisfaisante ; au moment de noter le vendeur, je m'étais rendu compte que lorsque l'on note en dessous de 4/5 on est obligé de dire pourquoi on n'est pas satisfait. Je voulais mettre ça en parallèle avec Phil Fish et son « It sucks » concernant le jeu vidéo japonais moderne ; un extrémisme dans le propos qui lui a valu des quolibets constants pendant des semaines, quolibets qu'il aurait évité s'il avait été extrémiste dans l'autre sens. Personne ne se serait emparé de ses propos s'il avait dit : « It's the Best thing EVA PERIOD OF ALL TIME ». Une sorte de deux poids deux mesures. Mais ma réflexion ne m'a pas mené loin puisque dans l'ensemble, je ne suis pas de ceux qui apprécie cette façon de faire, d'y aller comme le pire des provocateurs en s'expliquant après avoir lâché une bombe.

Donc j'ai commencé à écrire un second billet où je parlais des magazines people qu'il m'arrivait de lire en Normandie pendant mes vacances d'Été chez mes cousins, quand la télévision était accaparé par la gent féminine en présence pour regarder Les Frères Scott (j'aime) ou Plus Belle la Vie (j'a...non je déconne). J'expliquais que c'est au cours d'une de ces lectures débilisantes et racoleuses à souhait que j'apprenais que Mel Gibson, le grand Martin Riggs de la tétralogie L'Arme Fatale ou l'excellent Mad Max dans la trilogie éponyme n'était en fait qu'un sombre connard alcoolique qui battait sa femme, la menaçait de mort depuis leur séparation et qu'il pouvait se targuer d'être un gros antisémite sous l'emprise d'un bon whisky. Ainsi, j'aurai expliqué que depuis cette malencontreuse lecture, je ne m'intéresse pas à la vie personnelle, ou plus généralement à la personnalité des artistes dont j'aime le travail, sous peine de me gâcher le dit travail. Cela m'aurait permis de dire qu'il est compliqué de faire la part des choses entre Fez et le comportement de son créateur, même quand ça n'est pas fondamentalement lié.

Du coup, je me retrouve là, sur cette page à divaguer. Je lis les avis sur différents sites francophones et globalement on parle de Fish. En revanche, sur les sites américains, on n'oublie pas deux autre larrons qui passent sous les balles : Jonathan Blow d'abord, souvent compagnon de mésaventure de Fish dans les coups durs. Lorsque l'on lit ses propres sorties, il n'y a pas de réelle opposition aux propos de Fish, si ce n'est que Blow fait un meilleur job (LAUL) côté communication en gardant des propos si ce n'est plus mesurés, au moins plus courtois. Ce qui au passage me fait dire que ce qu'on reproche, à juste titre, à Phil Fish ça n'est pas sa liberté d'expression mais bien sa façon de s'en servir.

 

L'autre larron, le troisième qui est légèrement omis de l'équation en France, quand on parle de l'histoire déjà (sauf sur JV.com) c'est Marcus Beer un chroniqueur de Gametrailers. Pour faire simple, l'homme s'est simplement lâché en parlant de Phil Fish et Jonathan Blow. Les considérant comme un duo sous le nom de blowfish (un poisson venimeux de la famille du fameux fugu) il a mis en avant ce qu'il considérait comme un manque de reconnaissance envers à la fois Microsoft, premier éditeur de leurs jeux à succès, et envers la presse vidéoludique. Je passerais sur les insultes pour en venir directement au problème : rien n'oblige personne à parler de sa création et à donner son avis sur tout et n'importe quoi. L'idée de Marcus Beer est de dire que le journalisme et la création ont un lien. Le créateur fait le jeu et profite de la promotion médiatique lorsqu'il en parle ; en échange le journaliste à le droit de venir lui poser des questions quand un événement se produit et le concerne potentiellement. Ici, nous avons toutes les traces de l'orgueil très mal placé. Le créateur ne doit rien à personne, ni aux journalistes, ni aux joueurs. C'est précisément ça que devrait défendre toute personne qui aime la création en général et le jeu vidéo en particulier. Bioware fait une fin peu satisfaisante à Mass Effect 3 pour la plupart des joueurs ? C'est triste mais c'est comme ça. Ça a été écrit par quelqu'un et ça doit être respecté, dans la mesure où ça n'est pas insultant pour qui que soit bien sûr. Libre à n'importe qui de critiquer cette fin, ou les choix artistiques ou de gameplay, ce que je ne manque pas de faire moi-même régulièrement. En revanche demander expressément une autre fin, non. 

Cette histoire qui finit par la sortie du monde vidéoludique d'un de ses créateurs indépendants, c'est du même tonneau. Il n'y a pas ou ne devrait pas avoir lien, ni complice, ni traître entre la presse et la création ou entre les joueurs et la création. Je n'apprécie pas du tout l'attitude globale de Phil Fish. Je n'ai rien contre le fond de ses déclarations, mais la manière de faire ne me semble pas la bonne. Pour autant, être littéralement insulté, de manière précise sur sa personne (lui-même lance des insultes mais c'est souvent plus généralisé) par un journaliste dans le cas présent, censé rester relativement neutre, et surtout par des milliers de joueurs, je trouve ça inadmissible. On exige rien de personne. Je trouve simplement scandaleux que personne ne trouve ça scandaleux.

Aussi vide de sens que l'on puisse trouver la fin de Mass Effect 3, rien n'aurait du obliger Bioware à la changer ou à l'expliciter si ça n'était pas prévu dans la création du titre initialement. Les joueurs ont parlé pour les développeurs, mais les joueurs ont parlé comme des consommateurs de ce qui devrait être considéré comme une oeuvre et pas comme un produit.

Dernier point sur lequel j'aimerais revenir. Il l'a affirmé lui-même par un tweet mais on aurait pu s'en douter ; malgré sa bipolarité supposée (je n'y crois pas trop mais soit) ça n'est pas à cause de cet incident en particulier qu'il a annulé Fez II ou qu'il a décidé de quitter le milieu du jeu vidéo. Je reste persuadé (et j'espère) qu'il reviendra sur sa décision mais en attendant, c'est bien pour le climat général qui l'entourait lui, et le milieu du jeu vidéo avec, qu'il arrête et non juste à cause de cet incident. Certains ne pourront s'empêcher de dire que l'on récolte ce que l'on sème et que ses diverses sorties sur Twitter lui auront finalement explosé à la figure. Je leur jetterais difficilement la pierre, étant moi même un apôtre du karma ; soit bon, un jour ça te retombera en bien dessus. En attendant, je ne peux m'empêcher de penser que ça n'a rien de très étonnant.

À y regarder largement, j'en reviens toujours à la même chose : il y a un vrai problème dans la manière dont est traité la création dans le jeu vidéo. Que Phil Fish agisse comme un connard, je pense que l'on sera tous plutôt d'accord sur le sujet ; c'est dommage et ça nuit à l'image de son jeu. Certains arriveront à séparer l'homme et son jeu, d'autres non, soit. En revanche, qu'un journaliste se permette de dire que lui ou un autre créateur, qui au passage n'avait rien demandé, doivent à leur éditeur et au journalisme vidéoludique leur succès, ça n'est pas tolérable. Le jeu est bon parce que le développeur le développe tel qu'il est, dans la mesure de ce qu'il lui est possible de faire en terme financier et technique. Fez est un excellent jeu parce que Phil Fish a mis 5 ans à le faire avec une idée de game design en tête et certainement pas parce que Microsoft ou la presse ont décidé que de le mettre en avant. Ce que fait Marcus Beer ici, c'est mettre la charrue avant les boeufs. On peut bien sûr féliciter Microsoft au moment T de son investissement d'avoir eu le nez creux et d'avoir soutenu Fish. Je pense que ce dernier est loin d'être l'ingrat pour lequel on le fait passer. En revanche, sous-entendre qu'un développeur, quel qu'il puisse être, doit allégeance et loyauté à un éditeur qui a publié son jeu précédent, c'est simplement de la connerie. Tri-Ace a fini par quitter Squarenix parce qu'ils n'étaient pas satisfaits des exigences de cet éditeur après Infinite Undiscovery et Star Ocean 4 (ces deux catastrophes). De même pour les membres d'Infinity Ward ou d'Harmonix avec Activision (ceci étant dit ils ont quitté la peste pour aller au choléra en allant chez EA).

 

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Arrêtons dès à présent de croire qu'un développeur doit sa réussite à quelqu'un d'autre que lui. Bien sûr qu'on ne peut nier la nécessité d'un appui financier. Bien sûr qu'on ne peut nier le souci voire la nécessité de plaire à un public. Mais ce n'est pas parce qu'un éditeur, des journalistes ou des joueurs rendent service à un développeur, le mettent en avant pour un de ses titres que celui-ci a une dette à vie envers eux. Le jeu vidéo n'est pas une MAFIA !

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Fez, Fez II
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Polytron
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Blabla

Let's wind the clock back four years...I wouldn't dare cross Ubisoft. I mean, what happened? Did their balls drop off? Hmm? Look, listen. I know why we choose to have our little, ahem...troll-therapy sessions in broad daylight. I know why we're afraid to go out and buy the games. The Assassin. See, the Assassin has shown gamers their true colors, unfortunately. Watch Dogs ? It's just the beginning. And as for the Division's so-called plan...the Assassin has no Jurisdiction. It'll find the Division and make it suck. I know the suckers when I see one. What do I propose ? It simple : we kill the Assassin...

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Il y a quatre ans sortait sur Xbox360 et PS3 (un peu plus tard sur PC) Assassin's Creed II. À ce moment, Ubisoft est à mes yeux l'une de mes boîtes fétiches. De celles dont j'aime la plupart des franchises, souvent démarrées sur la génération précédente. Splinter Cell, Rainbow Six, Ghost Recon, The Settlers, Far Cry, Beyond Good and Evil ou encore le grand Prince of Persia. En plus de l'idée sympathique et chauvine d'avoir une boîte française capable de produire de l'excellence, en 2009 je constate que, mis à part Rayman, il n'y a pas ou peu de jeux majeurs sortis de chez la famille Guillemot que je n'ai pas apprécié.

Puis, il y a eu un léger décrochage. Avec Assassin's Creed Brotherhood sorti seulement une année après Assassin's Creed II que j'avais parcouru de fond en comble, je me suis retrouvé avec un truc agréable mais déjà vu, déjà joué et en moins bien. La ville ne me semblait pas aussi intéressante que le trio de ACII, le scénario n'avait pas le twist de fin et certains ajouts comme la gestion de coéquipiers étaient finalement assez dispensables. Le problème, c'est que la même année, Splinter Cell Conviction marquait le retour de Sam Fisher dans le business après quatre ans d'absence. Si je considère encore aujourd'hui ce jeu comme bon, agréable à jouer et avec des mécaniques intéressantes de mise en scène par le jeu, il est clair qu'il reste un pas en arrière dans la saga qui nous avait habitué à une qualité graphique irréprochable et un gameplay fouillé et profond sans trop d'abus.

Sympathiques, voire très bons mais pas transcendants.

C'est dans cette période que j'ai commencé à douter de mes acquis. Ubisoft devenait une boîte qui me satisfaisait sans plus. À l'inverse de Capcom, je commençais à me dire que les jeux ne compensaient plus vraiment les délires de politiques marchandes de la boîte. DRMs restrictifs pour les PCistes, DLC à ne plus savoir qu'en faire, un jeu de leur série phare par an, un Prince of Persia sympathique mais on ne peut plus opportuniste coïncidant avec la sortie du film, des milliers de Lea Passion et pas d'expérience marquante de mon point de vue depuis Assassin's Creed II. De l'autre côté, l'homologue japonais (en terme de politique éditoriale) Capcom a toujours su produire des suites ad-nauseam, mais en changeant les styles, au risque de déplaire (Resident Evil ou Street Fighter ont eu leur lot de grosses innovations) mais surtout en y ajoutant de nouvelles IPs. Sur cette génération, on compte produits et/ou développés par Capcom, Dead Rising, Lost Planet, Dragon's Dogma, Ghost Trick, Dark Void, Asura's Wrath et Remember Me.

 

Et puis, il y a eu le coup de grâce, la dague plantée dans le dos, la fatality : Assassin's Creed III en 2012. Alors que j'avais préféré arrêter Revelations avant même qu'il ne m'écoeure, j'avais repris espoir. ACIII, c'était des promesses de changements sur une série que j'aimais énormément pour ces deux premiers volets (le second reste dans mes jeux préférés) mais qui par non seulement son ronronnement et sa précipitation à sortir annuellement et surtout les mêmes défauts d'exécutions et les mêmes approximations sans cesse présentes m'avait tout simplement dégoûté. À l'arrivée, c'est la plus grosse viande de cette génération à mes yeux. Un massacre complet sur le plan du game-design et de la production. Impossibilité de viser manuellement ou de s'accroupir à volonté alors que le jeu propose de l'infiltration et de la chasse. Activités balancées complètement au piffe et souvent parfaitement inutiles pour l'ensemble de l'expérience (j'ai pas utilisé une seule fois le système de marché du jeu) chargements tout le temps et désynchronisations (game-over) incompréhensibles et surtout, surtout cet effet d'aimant dans la varappe qui gâche toute tentative de jouer de manière précise et fluide en même temps. Les bugs à foison n'ont été que le dernier clou qui a scellé le cercueil de la série à mes yeux. J'ai adoré les deux Elder Scrolls et les deux Fallout de cette génération et pourtant côté finition, on est loin d'un jeu à la japonaise.

À partir de là, Ubisoft est devenu cet ami que je ne supporte plus. Celui avec qui on a passé de si bons moments mais qui a mal tourné et avec qui il est impossible de passer une soirée sans qu'à un moment donné il balance une vanne raciste ou sexiste qui donne envie de lui faire bouffer le coussin sur lequel il est assis. Je doute de TOUT désormais. Je regarde une vidéo de Assassin's Creed IV et en toute honnêteté, l'ambiance me plaît pas mal et les possibilités proposer me tentent. Mais au fond de moi, une voix me dit que ça sera la même soupe mal préparée que le volet précédent. Le mélange ne marchera pas ; le moteur est le même, la façon dont bouge le personnage aussi, ce qui veut dire qu'on est encore sur les bases de ACII qui, malgré tout l'amour que je lui porte, est dépassé aujourd'hui ! Alors je me suis rangé malgré moi aux côtés des trolls d'Ubisoft. Malgré l'envie que j'ai de jouer à Watchdogs, je sens l'influence d'Assassin's Creed et ça ne sent pas bon.

 

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Il ne s'agissait ici aucunement d'un article réellement réflexif mais simplement de mon ressenti quant à cette boîte dont j'ai aimé (d'amour) tant de jeux mais qui aujourd'hui me semble sur une pente descendante très dangereuse de laquelle elle ne semble pas vouloir s'écarter. Avec des déclarations comme : «  we won't even start if we don't think we can build a franchise out of it. », j'ai bien peur que le Ubisoft que j'aimais ne se soit définitivement fait de nouveaux amis.

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Assassin's Creed
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Ubisoft
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Les Tops

Cela fait déjà quelques semaines que je parle d'une série de Top qui vont accompagner pour moi la fin de la génération de console. Personnages préférés, boss les plus mémorables, mon top 10 (ou 15 on verra) de la génération ou encore mes déceptions. J'essaierais de couvrir un maximum de titres pour ne pas parler seulement des plus connus que j'ai adoré. Je vais commencer doucement avec un petit top, celui dédié aux TPS, genre qui a fleuri en parallèle du FPS sur cette génération. Alors dans TPS, je ne compte pas que les cover-shooter qui ont été majoritaire, mais les expériences qui globalement propose du tir et éventuellement de l'explosion avant toute chose.

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RAAAAAH Rockstar !!! Qu'est-ce qui vous a pris ? Max Payne 3, c'est un jeu auquel j'ai mis une appréciation moyenne plus (3/5) qui reste comme une grosse expérience, avec des piques de jouissance mais qui n'arrivent jamais à faire oublier ce qui m'énerve dans le soft. Les mécaniques sont grandioses. On a quelques ratés quand on se prend un bureau ou un mur, mais la physique du personnage, tout en lourdeur, c'est personnellement comme ça que je l'aime. Les impacts sont rendus à la perfection, les bruitages claquent et certains moments de bravoure comme cette glissade au milieu d'un escalator tout en descendant des mecs au ralenti, c'est magnifique. Le tout est saupoudré de destructions partielles d'environnement ; alors on parle surtout de feuilles qui volent, de vitres qui tombent en éclats ou de chaises qui valdinguent, mais l'effet est là.

À côté de ça, la narration est envahissante, étouffante et force le joueur à regarder des micro-cutscenes de quelques secondes qui n'ont strictement aucun intérêt. J'ai encore en travers de la gorge ce niveau se déroulant dans un stade de baseball ou après chaque salle, Max ouvre tout seul les portes et monte une échelle sans avoir besoin que je le fasse...pire entre chaque tir de sniper, il me reprend le contrôle.

Au global donc, Max Payne 3 aurait pu être premier, facilement. Parce que j'adore le gameplay en solo comme en multijoueur. Mais il reste en bas parce que sa narration ne me donne pas envie de m'y replonger et que le mode attaque de score est précisément entaché des chargements que cachent ces micro-cutscenes.

 

 

 

Pour le coup, je ne retiendrais pas forcément le gameplay de SotD. Même si Shinji Mikami est celui qui nous apporte le système de jeu, c'est avant tout la partie faite par Suda51 que je retiendrais. Côté gameplay, c'est tout de même solide. On bénéficie d'une seule arme, une tête de squelette qui parle et qui s'appelle Johnson, capable de morpher en équivalent d'un fusil d'assaut, d'un magnum ou d'un fusil à pompe. Le jeu propose une mécanique sympathique autour de la lumière et des ténèbres. Globalement, on se souviendra du gameplay surtout pour certaines phases spécifiques comme les excellents combats de boss. On se souviendra surtout de la roulade complètement pétée dont toutes les frames d'animation sont des frames d'invincibilité. Sachant qu'il n'y a pas de temps d'attente entre deux roulades, on peut en gros devenir increvable tant qu'on fait des roulades, ce qui facilite grandement la progression même dans les modes de difficulté les plus élevés.

Par contre, là où le jeu est vraiment génial (pour pas changer avec Suda) c'est lorsqu'il délivre son ambiance et sa partie artistique. Vous n'avez jamais vu un chasseur de démon comme Garcia Hotspur et vous n'avez jamais vu de démons comme ceux qu'il affronte en particulier Flemming, le roi des démons qui a plus ou moins décidé de se taper et de torturer la femme de Garcia pour toute l'éternité. SotD est de ces rares jeux avec un humour parfois malsain et une direction artistique particulière sans être non-sensique. Énormément d'éléments touchent au sexe ou au désir, mais le tout baigne dans le sang et parfois la vanne graveleuse. Une sorte de mélange entre Gears of War et Silent Hill. Un jeu qui gagnerait à être connu.

 

 

J'ai beaucoup de difficultés à mettre ce jeu dans ce top précis parce que c'est tout simplement le deuil de ce qui fait que j'aime le premier, à savoir que ça n'était pas juste un TPS avec des dialogues. Néanmoins et même si à cause de lui j'ai avorté mon dossier Mass Effect (que je compléterais un jour puisque j'ai déjà trois articles d'écrits dessus) je dois admettre que par sa place dans l'univers Mass Effect, le troisième volet est un des jeux que j'ai adoré faire sur cette génération et que je referais probablement quand l'envie me prendra de refaire la trilogie complète.

Côté gameplay, on a le droit à du Mass Effect ++ ou du Mass Effect 2 + sur les gunfight. En somme, c'est plus fluide, plus nerveux quoi que moins tactique à mon goût sur ce troisième opus. Les pouvoirs sont impressionnants et la tension est souvent bien là, même si des ratés sont toujours présents pour se mettre à couvert à certains endroits, ce qui est parfaitement étrange pour un TPS de ce calibre et arrivé à ce stade de la génération.

Ce qui le rend cependant si précieux, malgré ce finish indéniablement raté pour ce que j'en ai vu, à savoir la fin non altérée par le DLC gratuit, l'histoire donne souvent l'adrénaline qui provoque la tension des combats et non l'inverse. C'est parce que les enjeux sont énormes qu'on a envie de se battre et non parce que les combats sont réussis qu'on a envie de voir la suite. À côté de ça, le jeu me laisse ce goût parfois doux-amer ; ce n'est ''qu'un TPS'' alors que ça aurait pu être bien plus et la fait même de nous proposer de jouer un fantassin (certes le meilleur fantassin de tous les temps) dans des combats qui sont d'échelle galactique, je trouve ça dommage. À vrai dire, j'aurais préféré ne pas avoir à mettre Mass Effect 3 dans ce top, mais plutôt avec les JdR ou les mondes ouverts. Le plus gros gâchis de cette génération mais je ne peux pas m'empêcher de l'aimer malgré tout.

 

 

 

Le premier GeOW, au moment de sa sortie en 2006, était le plus beau jeu que j'avais jamais vu, une baffe graphique époustouflante pour un début de génération. J'avais adoré la partie technique et le gameplay simple mais pas simpliste, mais il me manquait quelque chose pour en faire un jeu de chevet, dans les meilleures de cette génération. Ce qu'il me manquait, c'était des personnages et une histoire qui me plaisent. Le second a remédié à ça.

Parce que Gears c'est le summum du bourrin absolu, du boeuf, du beauf, mais il lui manquait le second degré. Et Gears 2 a ce second degré et joue de manière très juste sur la corde de la moquerie et de l'hommage au film hollywoodien d'action des années 80-90. Gears of War 2, c'est ce que The Expandables n'a pas réussi à faire en deux films. C'est des vannes mémorables sorties de nul part, de la création de private joke avec la famille Carmin par exemple (qui me fait penser à la famille qui a des problèmes gastriques dans les MGS, la famille des Johnny) et de temps à autre, quand il faut, un peu de drame bien placé. C'est un jeu qui est grandiloquent, violent comme c'est pas permis, vulgaire dans son langage mais qui comble du miracle parvient à ne pas prendre le joueur pour un débile mental.

Les mécaniques de jeu conservent ce qui faisait le sel du premier en améliorant le tout. Du cover-shooting solide, une ou deux phases particulières pour changer le rythme, des ajouts au corps à corps et surtout un multi qui se paye le luxe du meilleur mode de jeu depuis SpyVSMercs dans Splinter Cell Pandora Tomorrow, à savoir la Horde. Réussir à survivre à 50 vagues d'ennemis en équipe de 5. Que des maps cultes, que des moments de liesse et que des souvenirs avec des Gameblogers sur ce mode en ligne. Je suis très peu preneur d'ambiances assourdissantes, de jeux vraiment bourrins ou axés sur l'action, mais alors ce GeOW2, ça reste un chef-d'oeuvre dans le genre.

 

 

BAM ! In your face !!! Et bah ouais ! Resident Evil 6 meilleur TPS de cette génération. Comme Resident Evil 4 était le meilleur TPS de sa génération. Qu'ouïe-je ? Qu'asperge-je ? Concombre ? Dans quel état j'erre ?

Ce qui m'importe de mettre ici en avant, c'est l'injustice avec laquelle le titre a été traité. Je suis le premier défenseur de la formule à l'ancienne du survival/horror tel que Mikami l'a développé sur le premier volet. Je suis fan de Resident Evil depuis le début, je fais du speedrun sur le second opus qui est mon préféré de la saga, j'ai joué à tous les opus (oui même les Gun Survivor, Dead Aim et cie) à l'exception récemment de Operation Raccoon City. Pourtant clairement ce RE6 est dans mes préférés.

Sur le plan technique , le MT Framework a pris un léger coup de vieux et si certains passages s'en sortent très bien, que les modélisations et animations sont faites avec goût, les plus attentifs à la technique d'entre nous buteront sur des textures disgracieuses et la non-intéractivité des décors qui pour la plupart sont plus un habillage du level-design qu'une part entière du gameplay. Cependant, le jeu reste beau et joui d'une vraie recherche artistique. L'ensemble du bestiaire est parfait, les décors traversés sont variés et seules les musiques se contentent d'être sympathiques sans plus.

Mais ce qui m'est cher surtout, c'est ce gameplay bossé à la japonaise et qui a une vraie personnalité. Contrairement à l'aspect générique d'un Mass Effect 3, ici le plaisir vient aussi et surtout de la façon dont on joue, qui n'est pas forcément la même pour tout le monde. La jauge d'endurance a un rôle important, les sensations de tirs sont là, les ennemis sont aussi variés en pattern qu'en design. Et au final, même si toutes les campagnes souffrent à un moment donné d'un certain temps mort, d'un moment de mou dont on se serait peut-être passé, elles offrent de la variété et un esprit plus PS2 dans le contenu.

Le contenu n'est pas riche parce qu'il y a deux milles trucs à trouver dont tout le monde se cogne en réalité. Le contenu est riche parce qu'il y a deux milles choses à faire pour exploiter le gameplay. Quatre longues campagnes, un mode Chasse à l'Homme rappelant la série des Souls (anecdotique, je le reconnais volontiers) et un mode Mercenaries dur et permettant l'attaque de score. Le tout peut également se faire en duo pour encore plus de fun et si j'ai d'ores et déjà fini les campagnes en Vétéran, je me suis récemment relancé dans la complétion du jeu en mode Sans Espoir, un mode rajouté par DLC (gratuit) qui pour le coup porte réellement bien son nom. Loin d'être parfait, RE6 me semble au final être l'un des rares TPS à avoir de la personnalité à la fois dans l'histoire (un peu concon, mais riche de ce qu'a fait la série avant) et dans le gameplay, largement revu pour que l'action soit passionnante. Pour plus de plaidoyer envers ce jeu et plus de détails sur les défauts également, je vous renvoie à mon test.

 

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J'aurais pu également citer la série des Uncharted, mais n'étant pas très friand de la physique du jeu ou de la démarche de Naughty Dog, j'ai rarement pris du plaisir sur le gameplay à proprement parler, sans même évoquer les dérives dans le too much du troisième volet que je considère personnellement comme un jeu médiocre. Je tiens par contre à citer Stranglehold qui au début de cette génération donnait un aperçu de ce que Max Payne 3 aurait pu être ou encore Vanquish qui semblait tenir un vrai gameplay mais qui m'a juste blasé par la faiblesse absolue de son univers. Pour le reste, j'ai déjà tout dit. À vous de prendre le relais.

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Nanars

Le 12 février 1809, le Comté de Hardin dans le Kentucky voyait la naissance de celui qui allait être le 16ème président des État-Unis. Abraham Lincoln restera dans l'histoire pour sa prise de position dans la Guerre de Sécession qui aura lieu sous son mandat. Lorsqu'il sort victorieux sous le drapeau de l'Union, il ajoute à la Constitution Américaine le 13ème amendement qui malgré son rang ne portera pas malheur. On se souviendra donc essentiellement de lui comme de l'homme qui a fait abolir l'esclavage aux États-Unis d'Amérique avec un superbe collier de barbe que Robert Hue ne renierait pas. Plus récemment, il a été remis sur le devant de la scène pour ses exploits cachés auprès des forces obscurs. Armé d'une hache forgée d'argent et entraîné par un croisement entre Hugh Jackman et un chanteur de comédie musicale française, on a découvert les talents de Abe dans le domaine de la chasse aux vampires dans le sus-nommé Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires. Certains auront ri de la qualité du film, de l'idée même qu'il existe, au même titre qu'on l'on esquissera un rictus devant l'affiche de Cowboy & Alien. Pourtant à y regarder, cette transposition du personnage historique dans un univers loufoque réinterprétant l'Histoire est un bon divertissement, avec quelques séquences d'action joliment mises en scène.

Que vous connaissiez Lincoln à travers la réalité où les milles réinterprétations fictionnelles qui ont pu être faites sur sa personne (Bioshock Infinite récemment) vous connaissez sans doute Abraham Lincoln. Enfin vous croyez le connaître. Car dans un monde hollywoodien où l'originalité prend la forme du dirigeant de la plus grosse puissance mondiale se frittant contre des entités sataniques, il existe le doppelgänger. Si vous n'avez pas appréciez Abraham Lincoln : Chasseur de Vampire avec une hache, attendez de voir Abraham Lincoln : Tueur de Zombies avec une faux...

Comme tout prodige de contrefaçon cinématographique de cette envergure, l'oeuvre dont je vais vous proposer la critique ici est issue de l'asile des génies mentaux : The Asylum. Si vous n'êtes pas amateurs de films tragiquement drôles, ou drôlement tragiques, que vous voulez vous y mettre en douceur, je vous déconseille fortement de commencer par les Weng-Weng et autres demake turcs de vos films préférés de Spielberg un peu trop âpre pour les novices. En revanche, je vous propose de plonger dans la folie des « films que vous connaissez mais en différents » que nous propose donc The Asylum.

Pure genius!

Cette boîte américaine, créée en 1997 dans le seul but de faire de la thune avec des DVD de mockbuster dans les supermarchés, s'est élevée au fil des années comme la référence absolue de la copie filmique de qualité douteuse pour le cinéphile, mais brillante pour le nanardeur ; une sorte de Gameloft du cinéma. On retrouvera ainsi produit par cette boîte les grands The DaVinci Treasure, Transmorphers (sorti avant Tranformers...bel exploit), 2012 Ice Age, Alien VS Hunter ou encore, celui dont je vous parle immédiatement Abraham Lincoln : Tueur de Zombies.

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Alors qu'il rentre chez lui en courant, le tout jeune Abe Lincoln découvre au premier étage de sa petite maison en bois son père qui vient de se suicider. Enfin pas tout à fait, puisque de tout évidence, rempli d'émotion, l'homme n'a réussi qu'à se faire mal à la joue, ce qui ne l'empêche de saigner abondamment par voie buccale ; une première séquence d'un réalisme à couper le souffle qui va donc jusque dans le détail de nous rappeler qu'au 19ème siècle, la dentisterie n'est pas très répandue et qu'un abcès peut vite tourner au cauchemar.

Mais bref passons. Si l'homme a mis fin à ses jours, c'est parce que sa femme est de toute évidence très malade, voire morte, voire morte-vivante. Et comme l'homme, de son aveu même n'a pas eu le courage de mettre fin à ses jours (à sa femme, parce qu'à lui ça va pas de souci) il demande à son fils de 12 ans de le faire à sa place. Une confiance paternelle touchante.

Ce traumatisme d'enfance, s'il en est, donnera la force à Abraham Lincoln d'accomplir sa destinée et de devenir Président des États-Unis et c'est à ce poste qu'on le retrouve après une title card tellement folle que même toi avec windows movie maker tu fais pas cent fois mieux. Après une démonstration d'épisme total et des séquences de bastons qui ont sûrement été faite main avec des dizaines de figurants (ou voler dans des réunions d'amateurs de reproductions de séquences historiques) on est dans le bain pour comprendre les enjeux dramatiques de l'histoire : Abe est président et c'est la Guerre de Sécession qui ne cesse de ne pas cesser. Abraham discute avec une dame (oui je ne sais pas qui c'est) d'un discours qu'il doit donner et immédiatement, un haricot rouge coller sur son visage nous indique ses préférences culinaires.

Mais ce qui nous importe ici, c'est de comprendre l'éloquence dont va faire preuve Abraham durant tout le film. Car la réalisation de Richard Schenkman (quoi ?! vous ne connaissez pas Richard Schenkman!) tient d'abord la saveur unique à son scénario et au charisme de Lincoln. Au cours du film, on aura cinq plans ingénieusement élaborés par le président, tous qui se solderont par un échec, mais jamais vraiment par sa faute. Si seulement les IAs de ses alliés étaient mieux programmées. Nous auront également une petite dizaines de demandes diverses et variées qui se solderont également par des échecs, mais ce qui compte dans le débat, ça n'est pas de convaincre.

Quoi qu'il en soit, notre président est président et doit faire face à la guerre. Mais je n'ai toujours pas parlé des zombies qui sont dans le titre. En fait, le seul mec qui est revenu de la bataille désastreuse, c'est un soldat qui est zombifié, mais pas tout à fait. Après un splendide plan sur Washington DC, on se téléporte vers un hôpital où se trouve le bougre. Le spectateur comme Lincoln sait qu'il s'agit d'un zombie puisque le film nous a ingénieusement préparé à en voir plus tôt avec la poignante scène de meurtre de la mère de Aby. Quand le soldat laisse place au monstre mangeur de chaire, seul le président sait quoi faire et sort sa faux de sa manche trop courte pour une leçon de swing dans gueule.

Les gens pardonnent tout sauf la beauté et le talent.

À partir de là, le film va partir dans la mission sauvetage/enquête. On se dirige vers un fort avec une équipe bad'ass qui n'est pas sans rappeler Inglorious Basterds bien sûr. Composée d'hommes charismatiques et compétents (plus con que pétant ceci dit) on aura le droit à un plan qui ne se déroule pas sans accroc. Je le disais plus haut, Abe est prompt à faire des plans qui se soldent par des défaites lourdes, sans doute à cause de son équipe ; personne ne remettra en cause ses idées tactiques :

Plan #1 : Prendre le Fort Pulaski avec une petite équipe bien sapée (et un black qui s'appelle Monsieur Brown) et sécuriser la zone. Résultat : 

 

Plan #2 : Trouver un télégraphe pour demander de l'aide. Résultat :

 

Plan #3 : Trouver des armes silencieuses pour tuer tous les zombies sans rameuter la moitié de l'État. Résultat :

 

Plan #4 : Nettoyer la zone de l'infestation zombies. Résultat :

 

 

Plan #5 : Puisque tout a foiré, on fait exploser ce fort à la con. Résultat :

 

TOTAUX FINAUX:

Je ne vous dévoilerais pas l'ensemble de l'intrigue, à la fois passionnante et imprévisible. Les trahisons, les morts inattendues, les répliques cultes (« Oh mon AMOUR ! Tu m'as contaminé !!! ») ou les combats chorégraphiés par le cascadeur de Derrick. Non ça, je vous le laisse, c'est cadeau. Par contre, je suis obligé de parler de la réalisation aux petits oignons (spécial cacedédi à Pedrof).

 

Pour commencer, on peut s'attarder sur l'aspect photographique de l'ensemble. À la scène introduisant Abounet et la violente mort de son père d'une infection buccale, puis de sa mère par la faux de son fils (image somme toute explicite de la faux de la Mort elle-même et de l'oedipe mêlés) on remarque que l'image est quelque peu désaturée ; normal me dira-t-on, c'est un flashback et les flashback, c'est toujours en sépia-color. Par la suite, on remarque qu'en fait tout le film est comme ça ; c'est normal, c'est au 19ème siècle donc c'est un flashback par rapport à nous, donc c'est en sepia-color.

Mais plus que le directeur de la photographie sous l'influence d'une forte dose d'alcool, c'est le cameraman qui est ici à signaler. Contrairement aux productions actuelles, celui-ci nous évite les effets parkinsonien d'un Tranformers 2. Ici, la stabilité règne sans partage et les plans sont droits et juste. Les découpages des têtes parfaits. Je vous propose d'ailleurs le top 5 des plus beaux plans du film (non retouchés) :

Bien sûr, on ne doutera pas que le réalisateur est à l'origine de ces plans époustouflants. D'ailleurs, autre prouesse, la capacité d'intégration de personnages qui ne servent à rien dans toutes les scènes du film pratiquement sans exception. Allez, puisque c'est vous, un autre Top 5 cette fois-ci dédié aux mecs qui servent à rien et qui se font chier dans le décor :

 

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Ces tics de conception sont sans doute ce qui donnent ce goût si particulier à l'ensemble du chef-d'oeuvre de Richard Schenkman. On trouvera nombre de fictions reprenant le tragique et légendaire destin de cet homme, de sa naissance à son assassinat de la main de John Wilkes Booth. Croyez moi cependant, aucune n'arrive à rendre hommage comme il se doit à ce héros américain comme Abraham Lincoln Tueur de Zombies parvient à le faire. Vive le cinéma et vive l'Amérique!

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Dessins

Depuis quelques temps, je suis dans un état étrange (et sûrement passager) duquel j'ai beaucoup de mal à sortir. Ma vie est belle sans aucun doute. J'ai un toit sur la tête, des amis que je vois régulièrement, des parents aimants, à peu près tout ce qu'un occidental moyen peut désirer en terme de technologie et comble de chance, je suis en vacances et il fait beau sur Paris. Pourtant, je suis quelque peu las de la ville, du bruit, de la pollution et surtout de la routine. Je ne suis pas parti depuis des années et même si je n'ai pas foncièrement de quoi me plaindre, j'ai cette sensation d'être en train de stagner et il me faut de l'air frais. Ce dessin, c'est juste ça. Je veux enlever ce filtre gris de ma vision quelques temps et voir la vie en couleur flashy pour mieux revenir. Je t'aime Paris, mais là tu me gonfle.

Cliquez pour plus de netteté!

 

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Dessins

Nouveau trailer de GTAV BLABLABLA Je suis grand fan de BLABLABLA donné envie de dessiner BLABLABLA. Bref quitte à faire des fanarts, j'ai voulu proposer un truc un peu original. Je suis un peu déçu qu'on ne puisse pas incarner une femme dans ce volet non plus donc je vous propose ma version alternative des trois héros. Je pense que je prendrais le temps de les mettre en couleurs.

Michele parce que c'est proche de Michael, Treva parce que c'est le féminin de Trevor et Aretha parce que Aretha Franklin...

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