CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Le Journal du Caribou

Le drapeau de l'Université Laval.

Je ne ferais pas d'affirmation à votre place, d'autant que chacun aura sa propre conception de la semaine passée, mais je reste à peu près certain que votre semaine a été beaucoup moins longue que la mienne. Pas moins fatigante, puisque j'en ressors en plutôt bonne forme, mais probablement moins riche en événements nouveaux, de ceux qui vous font vous interroger : « Ça c'est passé hier ça ? C'est pas possible c'était au moins le mois dernier ! ». Oui, ma semaine a été chargée. Je vais cependant me focaliser pour ce billet sur la partie estudiantine de celle-ci. Je vais donc vous présenter un peu le cadre dans lequel je vais étudier cette année : la fantastique Université Laval. Pour démarrer, un brin de wikipedia me semble légitime.

L'Université Laval, que l'on abrégera volontiers Ulaval, est la plus ancienne structure d'enseignement supérieur de tout le Canada, avant l'UQAM, UdeM ou l'UQAC. Elle fête d'ailleurs son 350ème anniversaire cette année en 2013. Installée à Québec (la ville), elle se trouve dans l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cape-Rouge, à environ trente minutes du Vieux Québec en bus. Sans entrer dans une somme de détails indigeste, disons qu'avec son budget annuel colossal atteignant près de 700 millions de dollars canadien, elle n'a pas à rougir des plus prestigieuses universités américaines qui sont synonyme d'excellence. Si vous n'êtes pas canadien, il y a de fortes chances que vous n'ayez jamais entendu parler d'Ulaval avant que je l'évoque pour vous, et c'est un tort parce qu'en terme de qualité de cadre et d'enseignement, c'est assez incroyable.

L'arrivée sur le campus a été ce qui m'a fait vraiment réaliser que le Canada, Québec compris, c'est l'Amérique du Nord. J'expliquais dans mon billet précédent que c'était accompagné en voiture par mon cousin résident actuellement à Montréal que je posais pour la première fois mes yeux sur Québec. Lui-même, habitué du pays depuis une petite année, n'a pu refréner un « mais c'est une ville ton campus ?! » à notre arrivée devant les deux drapeaux qui indiquent l'entrée du territoire des Rouges et Or. Une ville ? Pratiquement. Ulaval, c'est 17 facultés qui vont de la Médecine, au Droit, en passant par les Sciences Sociales ou la Foresterie. On y trouve pratiquement 40000 étudiants chaque années répartis dans les 67 départements et écoles que compte l'université. Pourtant, on ne se marche pas sur les pieds et pour cause, avec 2km² de surface, on a de quoi respirer tranquillement. L'aménagement est également plutôt bien pensé. Il y a une trentaine de bâtiments que l'on appelle des pavillons et chacun rempli un ou plusieurs rôles ; résidences pour étudiants (comme celle où je vis moi-même), administration, bibliothèque, salles de classes. Une vraie ruche. Ou plutôt une fourmilière. Une fourmilière géante.

Pour rappel, la température à Québec peut aisément descendre à -30°C avec un ressenti de -40°C à cause du vent et même si cela dépendra de l'année dont on parle, les tempêtes de neige ne sont pas rares. En conséquence, cette énorme structure a été faite avec une idée pour faciliter la période hivernale : des tunnels qui s'étalent sur 10km relient tous les bâtiments ou presque entre eux. De plus, l'université propose des services comme les traditionnelles cafétérias ou cantines, ou d'autres plus exotiques comme un coiffeur ou un dépanneur (entendez par là une épicerie ouverte tard pour dépanner en cas de besoin) et même un pub universitaire dans lequel les soirées sont régulières. Entre ça et la possibilité de jouer à la console, au billard, au ping-pong, aux fléchettes ou de suivre des soirées cinéma dans les résidences, il est possible de tenir des jours entiers sans s'ennuyer, à l'intérieur même du campus de l'Université.

Beaucoup de moyens sont mis sur le sport.

À tout cela s'ajoute encore autre chose. Ulaval est une université très active sur le sport. Si on parle en terme de structure, c'est le grand n'importe quoi. Un stade football de 12000 places, une piscine olympique, des terrains de tennis en extérieur et en intérieur, des pistes d'athlétismes, des salles dédiées au matériel de musculation ou au yoga...si vous aimez ne serait-ce qu'une activité sportive en amateur, vous trouverez ici chaussure à votre pied. Pour les pros, j'utilisais plus tôt le nom Rouge et Or, à savoir le nom des équipes de tous les sports à Ulaval. Soccer, football, volley-ball, basket-ball, natation...ce ne sont que quelques uns des sports représentés par les Rouge et Or. Toutes les équipes ne sont pas championnes, mais certains sports comme le volley-ball ou le football (américain j'entends) voient les Rouge et Or s'imposer régulièrement. C'est là que je vais pouvoir aborder un aspect intéressant de cette université.

Les Rouge et Or contre McGill au Telus Stadium d'Ulaval.

Cette avalanche de découvertes pratiquement quotidiennes, de la cuisine des résidences aux bâtiments de cours m'a personnellement provoqué une réaction inattendue. Alors que je m'imaginais tâtonner en permanence, me sentir perdu et presque effrayé par la proportion hallucinante des lieux, je me suis rapidement retrouvé dans une ambiance qui m'a semblé familière, quand bien même je n'avais jamais vécu sur un campus auparavant. Tout n'est pas la perfection absolu ; l'architecture des bâtiments n'est par exemple pas passionnante, loin s'en faut et on se demande parfois pour certaines bâtisses, si au lieu de faire deux pavillons éloignés, en faire un seul un peu plus haut n'aurait pas été plus judicieux. Malgré tout Ulaval, c'est une université dans laquelle j'ai l'impression, ou du moins le désir d'être chez moi. Tout est fait pour que l'étudiant ne soit pas une personne qui passe et change d'horizon. Tout est là pour que l'on soit un membre d'une énorme fraternité. Je ne suis là que depuis deux semaines et j'ai déjà l'impression d'être un membre d'un tout. J'ai une fierté à être ici. Pas simplement pour le fait d'avoir réussi mon départ et mon arrivée, mais également parce que je suis à Ulaval et pas ailleurs. Je suis brandé Université Laval. Je ne l'ai pas encore, mais je vais acheter un pull de l'université et je porte déjà mes clés sur un tour de cou rouge de l'université. Au stade où j'en suis, je n'ai pas pu vraiment juger encore de la qualité de l'enseignement (dur de ce faire une idée sur une semaine de cours) mais pour avoir vérifié un peu qui me donnaient des cours, j'ai affaire à des excellents professeurs.

Il m'est aujourd'hui difficile de peser le pour et le contre quand je ne trouve pas de contre...enfin pas de contre. Il y a un contre de taille, l'argent, mais ça j'y reviendrais dans un billet dédié aux coûts d'un tel voyage. Ce que j'essaye surtout de dire, c'est qu'au delà des moyens mêmes, l'Université Laval me montre l'esprit plus anglo-saxon des études supérieures. Si j'ai détesté mon passage à Paris 1 et que j'ai adoré mes trois années à Paris 7, pas une seule seconde je ne me suis senti réellement membre d'un tout, d'une équipe dans ces deux universités. Pourtant, deux semaines après mon arrivée, je suis d'Ulaval.

Cette sensation globale tient, je pense, d'une part au fait que je vis sur le campus et que je suis dans l'enthousiasme d'arrivée et de la découverte. Je suis plus aisément intéressé par ce qu'on me propose. Non pas parce que c'est nouveau (il y a un club de photo à P7 par exemple) mais parce que j'ai encore l'euphorie du débarquement. Cependant, je pense sincèrement que la façon de faire, l'état d'esprit qui créent une identité à Ulaval (identité aussi permise par les moyens dantesques forcément) entretiennent cette euphorie. Si vous saviez le nombre d'associations, de fêtes de bienvenu, d'organisation dédiées à l'intégration des étudiants, tout cela dans le but de faire rester l'étudiant (et de faire tourner l'université). Et à la lecture d'un billet aussi dithyrambique sur cette vie universitaire, vous vous doutez bien que ça marche pas mal.

Pour finir sur quelques images pour résumer la semaine passée, je vous propose quelques clichés du premier match de la saison des Rouge et Or en football américain, remporté à domicile par Laval face à McGill. Ensuite mes photos du Vieux Québec avec notamment l'inévitable Château de Frontenac. Pour finir quelques photos prises à l'Agora du Vieux Port de Québec où nous avons pu voir une représentation gratuite du Cirque du Soleil.

  

    

  

      

    

  

     

Les photos présentées sont les miennes. Si vous voulez les utiliser pour x ou y raison, veuillez me le demander avant.

 

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Le Journal du Caribou

L'entrée du tout petit aéroport Jean-Lesage, Québec.

J'en ai des choses à vous dire. Beaucoup, probablement trop pour que vous preniez réellement le temps de les lire. Mais puisque j'en ai quelque peu besoin, pour ma libération spirituelle personnelle, je vais prendre le risque, comme à chaque billet, qu'il ne soit pas vraiment lu. Du commencement, il y a de cela quelques années, à maintenant...j'ai du pain sur la planche. Comme prévu, ce blog prend des atours plus personnels et moins virtuels. À vous de voir si cela vous convient toujours. Si vous pensez que c'est trop personnel justement, ayez la pudeur que je n'aurai pas et ne lisez simplement pas.

Le Canada en général et le Québec en particulier ne sont pas des rêves tout récent pour moi. À la sortie de mon bac il y a six années, j'avais en tête de devenir infographiste et de baser ma carrière sur mon talent (bien maigre, je m'en rends compte aujourd'hui) de dessinateur. Le métier en question aurait été un moyen de parvenir à travailler dans le jeu vidéo au Canada donc, où à l'époque Ubisoft et consorts développaient de gros titres et de grosses équipes prestigieuses grâce à un crédit d'impôt qui fit du pays un nouvel El Dorado du développement. Cependant, avec si ce n'est la faiblesse de mon dossier, au moins son caractère moyen, je ne pouvais prétendre à une école de dessin telle que les Gobelins, pour ne citer que celle-ci, école qui m'aurait permis d'accéder au milieu. Au lieu de cela, je me suis engagé dans la voie universitaire en espérant y étoffer mon curriculum et parvenir en école plus tard. L'expérience fut un vrai désastre, au point de me faire arrêter le dessin pendant une année complète de perdition suivant deux années exécrables sur les bancs de Paris 1. Au passage, c'est dans ce bourbier que je rencontrais, comble de bonheur au moment où j'en avais besoin, mon ami Akiru sans qui je ne serais jamais arrivé jusqu'à Gameblog. Ceci est une autre histoire.

Malgré cet échec cuisant et pour le moins déprimant, au sens clinique du terme, je suis parvenu, croyez-le ou non, à me sortir de cet immobilisme mental grâce à la Sociologie. Cette science dont personne des profanes (ou même des experts) ne saura dire en quoi elle consiste, m'a amené à mettre de l'eau dans mon vin, à ne pas accepter toute chose comme un fait irrémédiable et inaltéré dans le temps. Alors que paradoxalement, j'y apprenais que la plupart des considérations que je pouvais avoir sur le Monde était des fabrications sociétales, j'y développais encore plus ma vision des choses. Car s'il y a une chose qui est fascinante avec la sociologie, c'est son inexactitude ; il y a toujours une exception à la règle. Alors pendant trois années à Paris 7, j'ai progressé, je suis devenu nettement plus intelligent (relativement à ce que j'étais à la base forcément, donc vous en faites ce que vous voulez). Je n'en suis pas devenu plus cynique pour autant. Mes rêves étaient, sont et, je l'espère, seront intactes malgré la déconstruction constante des faits que j'opère pour le bien de mes études.

La sociologie m'a amené à reconsidérer la façon de voir ma propre vie, un peu plus loin que le simple contentement du quotidien dont je devrais me suffir. Je suis avantagé, chanceux ; ça je le savais déjà. Parisien sans problème grave au niveau de ma santé ou sur le plan financier, si je n'ai pas encore trouvé mon âme soeur, je reste entouré de parents aimants, d'une famille solide et adorables et de beaucoup d'amis sur lesquels je peux compter (et qui je l'espère peuvent compter sur moi). Après deux années en sociologie, j'ai décidé de mettre à profit ma toute jeune et fébrile expertise dans l'enquête sociologique et de trouver le culot et la ressource pour enfin profiter de cette chance qu'est ma vie actuellement. En Octobre 2012, j'ai porté ma candidature à un programme d'échange international.

J'ai écouté le bouche-à-oreille où plutôt le téléphone arabe. En terme d'administration, tout le monde semble savoir, mais personne ne sait vraiment. J'ai appris à lire des documents officiels complets de 15 pages avec cinquante cases à cocher, à remplir, à réfléchir, à creuser pour faire les choses correctement. Entre le début de ma démarche l'année dernière et mon arrivée aujourd'hui, j'ai mis pratiquement toute l'énergie et la motivation que j'ai accumulé pendant ces années de frustration à observer la vie sans jamais y participer, tout cela dans une visée : vivre au Québec.

De Paris à Québec, on ne s'en rend pas compte, mais l'échelle change radicalement.

Parce que c'est une chose que j'oublie de dire, mais la raison pour laquelle j'ai décidé que cette fois était la bonne est parfaitement de mon fait. Tout comme la faute de cet immobilisme dans ma vie m'incombe (et me décombe) entièrement. Le confort, j'y étais attaché. Si j'utilise l'imparfait, c'est parce qu'aujourd'hui j'espère m'être prouvé à moi-même par cette expatriation que mettre son confort dans la balance en vaut la chandelle. En Octobre 2012, j'ai simplement décidé d'appliquer la fameuse tirade si niaise et pourtant si vraie : « Ne rêve pas ta vie, vis tes rêves ».

Pour en revenir à la partie administrative, ceux qui ont suivi les quelques (pour être gentil) statuts où je me suis épanché avec un misérabilisme digne de Slumdog Millionaire sur le stresse que j'ai subit ces derniers mois, je pense que vous aurez une idée très vague de ce que j'ai ressenti depuis Janvier dernier. Pourquoi était-ce si horrible ? Pourquoi la simple idée de devoir reporter un départ pour 2013/2014 à 2014/2015 m'arrachait le coeur ? La réponse est dans les paragraphes précédents. J'ai décidé que je devais le faire, parce que la possibilité s'offrait à moi ; et d'un coup une personne, inconnue, cachée par sa fonction administrative, protégée par le statut de sa profession, par son autorité, à tout moment, pouvait mettre fin à cet enthousiasme avec un simple « Refusé » sur un bout de papier.

Il y a toujours un bout de papier entre soi et le reste du Monde. Un passeport, une carte d'identité, un gros chèque, une autorisation...j'ai eu la chance de tout obtenir. Ça n'a pas été toujours simple moralement. Je ne cacherais pas le fait que j'ai versé une ou deux larmes pendant un jogging après avoir appris que je n'étais pas pris directement dans mon Master à Paris 7 (obligatoire pour partir en échange). Probablement était-ce plus de la fatigue nerveuse, de l'accumulation d'anxiété qu'un réel désastre dans la mesure où je suis parvenu à régler le problème. Toujours est-il que ça a été long, fastidieux et épuisant. Penser quotidiennement au voyage que fait un bout de papier qui va déterminer si on va réaliser ou non son rêve dans les deux ou trois mois à venir, c'est une petite épée de Damoclès. J'ai l'impression toutefois d'en faire trop mais c'est ainsi que j'ai pris ce voyage de toute façon. Du premier papier déposé au Bureau des Relations Internationales de ma fac au permis d'étude obtenu à la douane de Québec, j'ai pris tout cela à coeur, sans retenu, comme si ma vie en dépendait. Et j'ai surtout tout fait moi-même. Je ne remercierais jamais assez mes parents pour s'être tant inquiété et pour me soutenir aujourd'hui financièrement dans cette aventure au combien égoïste. Cependant, ils n'ont vu que la partie émergée de l'iceberg, que les moments où j'ai choisi de leur parler des papiers que j'attendais ou que je venais d'obtenir. Encore une fois, veuillez excuser cette complainte. Tout ce que j'essaye de dire, c'est que j'ai fait mon premier vrai pas dans une vie d'adulte.

Alors la grande question demeure : est-ce que cela en vaut la chandelle ? PUTAIN OUI.

Je suis arrivé à Québec à 10h30, le lundi 26 Août. J'ai passé l'une des plus longues journées de ma vie (marathon Twitch mis à part) puisqu'elle a commencé à 4h45, heure de Paris, pour aller à l'aéroport et s'est terminée à 19h heure de Québec quand je me suis écroulé sur mon lit sans même une couette ou un oreiller pour dormir. La fatigue a facilité le processus transition. Dans cette journée, je n'ai pourtant eu le temps de faire que peu de choses : acheter un portable local, faire quelques magasins pour trouver de quoi manger, récupérer les clés de ma chambre universitaire. J'ai pu faire tout cela à l'aide d'un cousin venu me chercher à l'aéroport ; sans lui, j'aurais probablement été bien plus déprimé en arrivant. J'ai vraiment une famille formidable (© TF1).

Effectivement, en arrivant je n'ai pu immédiatement sauter de joie. Si j'ai ressenti l'immense soulagement d'avoir vaincu les administrations canadienne et française, j'ai surtout eu un choc de voir mon confort réduit à peau de chagrin. Le mardi, je n'avais en fait ni literie, ni frigo, ni micro-ondes, ni wifi...Pourtant le petit blues de l'arrivée à vite laissé la place à cet inexplicable enthousiasme. Je n'ai jamais été aussi heureux d'avoir le dos au mur. Impossible de revenir en France, impossible de téléphoner à qui que ce soit et pourtant, c'était la banane au lèvre que je faisais le tour de l'immense campus, qui s'apparente plus à une petite ville d'ailleurs, à la découverte des commerces environnants. Nous sommes aujourd'hui le vendredi 30 Août et j'ai pallier à la plupart des manquements à mon nid douillet. Ce qu'il me manque viendra au fur et à mesure.

Si j'étais complètement honnête, ce qui est l'objectif de ce journal de bord, je dirais que je ne suis pas encore tout à fait heureux comme je ne l'ai jamais été, mais pas très loin. En revanche, je suis plus optimiste et empreint d'un enthousiasme infini. J'ai envie de tout faire, de tout voir, de tout faire partager aussi. J'ai pour l'instant peu de photos ou de vidéos vraiment dignes d'intérêt esthétique ou didactique, mais je vous propose d'ores et déjà quelques clichés du Parc National de la Jacques Cartier situé à trente ou quarante minutes de mon université. J'ai quelque peu réduit la qualité des images pour pouvoir les mettre sur le blog. Un dernier mot pour la route : j'ai hâte de rester pour de bon...

  

 

Parc National de la Jacques Cartier, Septembre 2013.

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Journalisme Total

Après la conférence Sony de cette GC 2013, on nous a proposé en vidéo un Q&A avec différents game-designer travaillant actuellement sur des jeux pour Sony. Shuhei Yoshida (CEO de la branche entertainment de Sony), David Cage (le pionnier de l'émotion vidéoludique selon notre source chez Canal +), Dan Pinchbeck (écrivain sur Dear Esther de The Chinese Room), Darby McDevitt (scénariste chez Ubisoft) et Russell Harding (director de Book of Spells). Une partie précise de ce Q&A a attiré l'attention de la rédaction de CARIBOU, le seul blog cervidé indépendant de la toile.

Il est question à un moment donné de trouver une manière procédurale de fabriquer des histoires en suivant un modèle programmé. David Cage évoque ici ce qui lui semble une utopie qu'il cherche tout de même à atteindre. Darby McDevitt répond alors qu'un algorithme semblable a dores et déjà été trouvé en musique, puisqu'il est possible de produire des improvisations de saxophone en suivant des patterns couramment utilisés par des saxophonistes célèbres. La conversation en reste cependant là.

Ce que ne vous dit pas David Cage à ce moment précis, c'est qu'en réalité, il a déjà élaboré une première forme de générateur d'histoire lui permettant de concocter des jeux avec de multiples fins. En effet, lors d'une visite dans les studios de QD, il nous a dévoilé en exclusivité sa machine inspirée de la technologie Europa Corp qui permet à Luc Besson de renouveler sans cesse son cinéma en tournant autour des mêmes thèmes forts comme les chinois, les yamakasis ou les voitures de la marque Audi. Pour ne pas dévoiler la manière exacte dont fonctionne la machine qui est en réalité un logiciel très puissant, l'EmotionGen, qui demande beaucoup de puissance de calcul (expliquant au passage la faim de Cage concernant la technologie) nous ne vous mettrons que des screenshots et pas de vidéo. Voici donc l'interview.

Avant l'interview, le game-designer semble serein. Nous l'aurions été aussi si nous avions su ce qu'il nous aurait présenté.

Caribou : Alors bonjour David, ici vous allez nous expliquer un peu comment fonctionne votre logiciel. J'ai cru comprendre en parlant avec la partie tech de l'équipe que même s'il ne paye pas de mine, il est porté par de solides algorithmes.

D.C Comique : Oui, notre but ici à Quantic Dream c'est de se servir de la technologie pour générer de l'émotion. Ça passe par des moteurs next-gen qui permettent d'animer le moindre poil de sourcil de nos acteurs comme de modéliser une hémorroïde douloureuse qui pourrait faire souffrir le personnage s'il est mal assis. Avant on aurait du écrire dans une bulle ou faire dire au personnage « putain j'ai mal au cul ». Maintenant, d'un soulèvement de sourcil, d'un léger décalage de fesse, le joueur saura la douleur que ressent le personnage. Seulement la technologie visuelle ça ne fait pas tout loin s'en faut.

Caribou : Clairement, le parent pauvre du jeu vidéo story-driven (ndlr : histoire d'un pilote de F1 ancien boxer) c'est tout simplement l'histoire.

D.C Comique : Exactement. Au lieu d'apprendre à écrire, à Quantic Dream on a décidé de plutôt faire un logiciel qui nous permettrait de manière semi-procédurale de créer des histoires emotion-driven.

Caribou : Semi-procédurale ?

D.C Comique : Oui en fait, on met des idées et des thèmes forts dans le code et EmotionGen va créer un scénario adapté à ce qu'on recherche. On peut également bloquer certains paramètres. Si un des artistes se sent dans une période « grèle » on peut bloquer le paramètre sur grèle et ne générer qu'une partie du scénario.

Property of QuanticDream (cliquez pour plus de netteté)

Caribou : Alors je comprends bien Musique, Météo et je crois comprendre Perte, mais à quoi correspondent les autres variables.

D.C Comique : Hobby, c'est le hobby du tueur. C'est important les hobbies dans la vie. On veut pas donner l'impression que le tueur est un obsessionnel ; c'est un peu trop cliché. Donc plutôt que de le représenter seulement au travers de ses meurtres en donnant une signification à ce qu'il fait, on lui donne un hobby. Là par exemple, le tueur ferait des macramés ; il déposerait des bracelets chez ses victimes.

Caribou : C'est génial.

D.C Comique : Et c'est infini ! Entre Heavy Rain et Beyond on a rajouté le scoubidou, le crochet et le maquétisme. Bon pour Beyond c'est tombé sur la guitare, mais comme on voulait pas avoir un tueur deux fois de suite, on s'est dit que ça serait l'héroïne qui en ferait.

Caribou : Ah donc vous avez déjà utilisé l'EmotionGen sur Heavy Rain avant Beyond ?

D.C Comique : Oui. C'était la version 2.0 par contre. Beaucoup moins fines. On a pas obtenu assez d'émotion. Mais là, on a rajouté âme ou encore chien dans les Pertes. Les chiens, c'est de l'émotion de la truffe à la queue. D'ailleurs, une semaine après qu'on en rajoute dans l'EmotionGen 2.3, Activision présentait Call of Duty : Ghost Dog.

Caribou : D'ailleurs, autre chose qu'ils vous ont piqué ; l'utilisation d'un acteur connu au casting, ici Forest Whitaker.

D.C Comique : Effectivement on a été les premiers, après Wing Commander ou GTA...ou Elder Scrolls...ou encore Fallout à avoir casté des acteurs pour plus d'émotion dans nos jeux.

Caribou : Pour en revenir à l'EmotionGen, je ne comprends toujours pas la variable Nudité.

D.C Comique : En fait on a remarqué qu'une scène de nudité était obligatoire pour obtenir de l'émotion dans les sous-vêtements des plus jeunes joueurs qui n'ont pas le droit de jouer à nos jeux, mais qui le font quand même. Par contre, au-delà de trois séquences de nudité, c'est plus de l'émotion dans le slip, c'est du porno. Donc la variable va de 1 à 3.

Caribou : Bien vu. Mais le truc que je ne comprends pas, c'est qu'il n'y a pas de fin là.

D.C Comique : On garde cette partie du logiciel secret. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ça fonctionne à peu près de la même manière. D'une manière globale, c'est nous qui faisons le lien réel entre les mots. Il y a toujours un solide travail d'écriture pour que le tout soit logique. Mais un jour on arrivera à générer un script de 10500 pages en appuyant sur une touche.

Caribou : Ça fait rêver ! Bon allez pour le fun, il y aurait moyen de faire un ou deux essais pour voir la puissance de la machine.

D.C Comique : C'était pas vraiment prévu et on fait rien pour le fun à QD, mais je comprends que ça puisse émouvoir. Je vais juste chercher des mouchoirs et on regarde ça.

Après avoir bidouillé quelques paramètres de manière à ne pas permettre de sortir le meilleur du logiciel, mais de simplement en faire une démonstration, l'EmotionGen a sorti un scénario :

Un joueur de violon perd son violon au cours d'un concerto. C'est en réalité un potelier qui lui a pris car il est fan de son jeu, mais ne peut plus le voir en concert parce que c'est devenu trop cher pour lui depuis que le toit de son atelier a cédé sous la neige et qu'il ne vend plus de sculpture. Pour se venger de ce cruel destin, il pose donc des sculpture en forme de violon chez le violoniste qui se meurt peu à peu de chagrin. À la fin, on apprend que le violoniste est en réalité le jumeau du potelier, ou sa jumelle, en fonction des choix que l'on fait (il faut se couper quelque chose).

C'est tout pour cette fois, j'espère que cette exclusivité vous aura plu. Encore une fois, on parle ici de quelque chose que personne n'a encore jamais dévoilé et que vous ne verrez sûrement pas dans un autre blog. Bien à vous...surtout à toi là. Oui toi...humm. Ah oui et surtout, remerciez Akiru pour la découverte de la dite machine.

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Blabla

Il n'y a pas très longtemps, lors d'une IRL parisienne, je rencontrais PYT; cette dernière me demandait s'il m'était possible de lui faire un portrait de ScarJo. Je m'exécutais sans rechigner, prenant à la fois plaisir à la tâche et plaisir à faire plaisir. Et que reçois-je aujourd'hui par LaPoste, livré par une charmante postière (étrangement elle ne m'a pas dit "sympa l'entrée, je peux voir la chambre?"), un paquet!

Une pochette à dessin avec du matos en plus dedans (ça me changera de mes crayon à papier pourris)! Et ça rentre impeccable dans mon backpack. 

 Un grand merci et plein de bisous donc à PYT pour tant de dévotion! Maintenant j'ai plus d'excuse pour ne pas dessiner...

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Blabla

Ça y est c'est fait ! Mon blog est prêt pour mon départ. Pour ceux qui l'ignorerait encore (c'est pas faute de m'égosiller virtuellement pour que tout le monde soit au courant) à partir du 26 Août ou au plus tard mi-Septembre, je quitte mon Paris natal pour une période de huit mois. Je m'en vais faire mon Master 1 de sociologie au Québec (la province), à Québec (la ville) à l'Université Laval. Comme je ne serais pas dans le confort et proche de tout ce que j'ai normalement chez moi et que je pars pour réussir mon année, quelques petites choses vont changer concernant mon blog.

Déjà, je n'aurais pas à disposition de consoles de salon. J'ai décidé de ne pas en emmener pour m'aérer un peu le cerveau. Je pars seulement avec la PSP et la DS. Ça veut dire que je ne pourrais pas jouer aux jeux récents qui arrivent en pelleté avant Mai 2014. Pas de GTAV, de Rayman Legend, de Saints Row IV et surtout...pas de GTAV! C'est ma plus grosse tristesse concernant mon départ (je veux dire les gens on s'en fout, j'ai l'habitude de les voir) mais c'est ainsi. Ça signifie également que je ne posterais probablement pas de critique de jeu pendant la durée de mon voyage, en tout cas concernant des jeux récents. Au passage, je ne prends pas non plus ma tablette graphique, donc je n'aurais probablement pas de nouveaux dessins en couleur à fournir avant longtemps et puisque je n'aurais pas de consoles de salons et que je ne sais pas comment sera ma connexion Internet, je ne proposerais plus de stream avant mon retour.

J'attends toujours la sortie d'une MappleBox 360 pour me sauver la mise, mais comme aucune annonce n'a été faite, je commence à craindre le pire.

D'une manière générale, je ne ferme pas mon blog, loin s'en faut. J'aime y écrire et c'est bon pour mon mental d'y poster ce qui me passe par la tête. Cependant l'activité autour du jeu vidéo sera largement ralentie. En revanche, il basculera vers une sorte de carnet de voyage avec beaucoup plus de IRL dedans. Des vidéos, photos et récits de ce que je vois, de ce que j'aime et de ce que je n'aim...non faut pas déconner, il y a rien que je n'aimerais pas. Bref, je ne déserte pas, mais ne vous inquiétez pas si jamais je suis absent pendant une longue période (genre deux jours) de Gameblog. Je serais probablement à potasser à la bibliothèque (ou pas).

Oh et puisque que j'ai rhabillé mon blog au thème de Canis Canem Edit (ouais je suis un puriste), je propose de voir la bannière et son fond (sans personnages ni titre) en HD. Le blog devient au passage CARIBOU: Scholarship Edition.

Cliquez pour plus de netteté!

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Blabla

Une petite preview de ma prochaine bannière WIP qui sera en tête de mon blog pour mes huit mois à Québec.

Si tout se passe correctement, j'aurais finalement mes papiers d'immigration à temps pour que Papers, Please se passe bien IRL, le 26 quand j'arrive à Québec. Alors en ce moment je prépare pleins de choses. Je prépare la liste des trucs à prendre pour ma valise. Je prépare l'arrivée en coordination avec ma fac pour pas me retrouver SDF et que ma chambre soit prête dès le 26 au soir. Et surtout le prépare mon blog niveau esthétique pour huit mois qui vont vraiment changer pas mal de choses. J'en parlerais plus en détails lorsque je posterais la nouvelle bannière et décoration d'ici un ou deux jours. Et pendant ce temps là, pendant que je me stresse de petites choses, je rêvasse. Et quand j'imagine mon arrivée au Canada, elle ressemble à ça...

Oyeah, it's gonna happen!!!

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Je ne sais pas pour quelle raison j'ai eu autant la flemme de faire un petit post récap de mon second longplay dédié à Red Dead Redemption, mais donc le voilà. Pour être honnête, il n'y a pas grand chose à dire puisque RDR est un jeu assez linéaire en terme de progression. L'histoire est une ligne droite. Mis à part mentionner le fait que j'ai réussi l'exploit de conserver le même cheval, nommé Tabernacle, du début à la fin du jeu, il y aura pas grand chose à ajouter. J'ai adoré refaire le jeu, malgré une partie au Mexique qui s'éternise réellement et dont l'implication pour le joueur est pratiquement nulle. Bref, je vous laisse avec la rediffusion qui dur 17h40 (si l'insersion bug allez ICI)  :

Ah oui et le concours. Vous pouviez remporter un exemplaire de Demon's Souls version Black Phantom contenant le jeu, un tout petit artbook, l'OST et...c'est tout et c'est déjà pas mal. J'ai fait un tirage au sort via du RNG et what do you know ? C'est celui qui avait proféré des menaces puis qui avait tenté de me soudoyé qui a été tiré au sort. Lucky son of the beach...le vainqueur est donc :

CELIMBRIMBOR !

Allez mon ami, envoie moi ton adresse postale par MP avant que je décolle pour le Canada et je te ferais parvenir ce jeu que, j'espère, tu apprécieras au moins autant que Dark Souls.

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Red Dead Redemption
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Blabla

Je me rappelle d'un moment dans le jeu vidéo où tout était simple. Dans une mesure, ça l'est encore relativement sur la plupart des jeux consoles. On mettait une cartouche, un CD, un DVD dans la machine et pour peu que cette dernière ne soit pas sur le point de canner, le jeu démarrait. S'il ne démarrait pas, il n'y avait rien à faire, c'était de la merde et personne n'y jouait. Le PC avait sûrement ses petits soucis à lui déjà dans cette période. Tous les micro-ordinateurs ont eu leur lot de problèmes très propres à l'informatique. Des histoires de fichiers corrompus, d'incompatibilité système et/ou matériel. Des emmerdes dont on se passait bien sur console. Loin de moi l'idée de faire le candide, le mec qui débarque et ouvre les yeux sur ces soucis, mais j'ai un peu l'impression qu'on se fout de ma gueule. J'aime pas trop les voleurs et les fils de putes.

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Hier, je lis le test élogieux de Fumble au sujet de Papers, Please. Je lis le propos et le concept du titre et décide de me laisser tenter. Je me dis à ce moment là que le dématérialisé, c'est vraiment génial. Ça permet à des petits développeurs de prendre une idée et de la pousser un peu. Je vais y revenir dans un post dédié prochainement. Bref, je paye et télécharge le jeu ; j'y joue et là c'est juste fantastique. Un serious game comme j'aimerais en voir plus souvent mis en avant. Addictif et glauque, le jeu est intelligent et son gameplay, en plus de servir parfaitement son propos, joue vraiment sur les failles du modèle de gestion bureaucratique. Encore une fois, je vais y revenir dans un article dédié, parce que là, ça n'est pas le propos.

Ce matin, je me réveille très tôt pour une raison inconnue et me dit joyeusement : « je vais continuer ma partie de Papers, Please, ça fait plaisir ». Wait for it...stupeur et tremblement. RUNTIME ERROR. Quel est le foutre ? Pour quelle raison obscure obtiens-je cette fenêtre qui m'agresse de son langage informatique et anglophone ? Je viens en paix, je ne désire que jouer paisiblement et c'est comme ça qu'on me récompense. Alors je fouille un peu. Désinstalle, réinstalle. RUNTIME ERROR. Okay, donc je vais essayer en mode hors-ligne. RUNTIME ERROR. Je vais décocher la case mise à jour automatique et réinstaller le jeu. RUNTIME ERROR. Can't tell if trolling or just being a computer...

Direction internet ; je tape le message et tombe sur le fabuleux site Comment ça marche qui m'a déjà sorti de la mouise plus d'une fois. Sauf que cette fois-ci, trois pages de commentaires n'ont apparemment rien donné. On parle vaguement de mettre à jour C++ Visual mes couilles. Donc on change de stratégie et on va sur le forum dédié dans Steam. Je constate que je ne suis pas le seul à avoir le souci. Dieu merci, ça n'est donc pas mon PC qui s'est fait une pirouette d'update ni vu ni connu, jt'embrouille. Ceci étant dit, le problème ne semble pas réglé pour autant et ça fait déjà une demie-heure que je suis en train de chercher pourquoi le jeu à ses menstruations maintenant et me refuse l'entrée de son temple sacré. Il s'avère qu'après avoir tourné sur le forum sans succès (en réalité sans cliquer sur le bon lien posté en fin de topic) je suis allé voir directement le compte Twitter de Lucas Pope, développeur du titre Papers, Please et celui-ci indiquait qu'il fallait tester la version bêta du titre...qui elle fonctionne.

Le pire dans cette histoire, ça n'est pas tant d'avoir perdu trente minutes pour démarrer un jeu, le matin au réveil, encore en train de digérer mon chocolat et mes tartines de pain grillé. Le pire, c'est que le jeu marchait hier soir. Le pire c'est qu'il ait été mis à jour et que soudainement, la version bêta du titre est valable alors que la gold ne marche pas. Tout ça, par la magie d'une mise à jour. Moi ça me rappelle quelque chose. Une histoire entendue en Espagne, il y a de ça un an maintenant.

J'exagère sans doute puisque finalement la build bêta est tout à fait jouable, avec les sauvegardes de la version de sortie sans souci, mais là n'est pas la question. Le fait est qu'aujourd'hui, un jeu peut-être fonctionnel un jour et ne plus l'être le lendemain si, sur un coup de tête, sûrement partant avec de bonnes intentions, son créateur décide que telle ou telle chose doit être modifié. Le problème c'est qu'on peut rapidement se retrouver avec le phénomène George Lucas qui a juste réinventé le concept de restauration avec ses deux trilogies Star Wars. Ce qui me chagrine dans l'histoire, c'est à la fois la possibilité sortir un jeu qui ne marche pas pour faire de l'argent et le patcher par la suite que l'inverse, sortir un jeu qui marche et pour x ou y raison, le modifier et le rendre injouable chez certaines personnes. Au-delà même de l'aspect strictement technique, il y a une absence de pérennité de l'oeuvre qui est assez alarmante. De nos jours, TOUS les jeux vidéos sont susceptibles de subir l'effet who shot first.

 

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Pas question pour moi d'étendre le sujet à une réflexion générale sur la transmission du patrimoine vidéoludico-artistique. Il est 8h45 du matin et normalement, je devrais encore être en train de dormir pendant quatre heures. Il est trop tôt pour philosopher. Simplement, c'est la seconde fois cette semaine que je suis « forcé » de taper la discut' avec des développeurs indépendants directement sur leur Twitter pour leur demander un coup de main pour simplement jouer au jeu. Plus tôt dans la semaine, j'ai du effectivement contacter le développeur de Saturn 9, un jeu d'horreur sur XBLA à 80 points microsoft (moins d'un euro), fort sympathique au demeurant mais qui crashait dès que je tentais une nouvelle partie ; il se trouve que j'ai trouvé la solution tout seul (le dev m'a répondu, mais ne voyait pas d'où pouvait provenir le souci) à savoir mettre la console entièrement en anglais pour la langue et la région. Toujours est-il que je vois là une succession d'affaires, deux mois après la sauvegarde plantée de TLOU, un problème de fond. Ils sont où les jeux stables ?

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Journalisme Total

Je l'ai exprimé lors de mon dernier stream. Je me suis dit que les images parleraient mieux que les mots.

 This is not a method

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Groupes : 
Grand Theft Auto, Assassin's Creed
Sociétés : 
Ubisoft, Rockstar Games
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Dessins

Juste un croquis griffonné après avoir maté un journal de dev sur ce jeu. J'aime beaucoup l'ambiance visuelle (MIB meets les 50's) et franchement, j'aimerais bien me le faire celui-là !

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