CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Dessins

Depuis que j'ai appris qu'il serait au casting de Batman Arkham City, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à son histoire et aux épisodes poignants de la série animée de Bruce Timm qui lui étaient dédiés. Victor Fries est loin d'être bête et méchant, loin d'être cintré, il est simplement malheureux...

J'ai dessiné plein de Mr Freeze (le vilain qui fait face au Cape Crusader donc pas la glace) et je me suis dit que celui là valait bien une modeste colo.

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Silence, Moteur, Action!

Has he lost his mind? Can he see or is he blind?

Puisque je suis sur ma lancée, je vais continuer à vous parler de films de super-héros. Comme le First Avenger arrive la semaine prochaine, je vais revenir sur les deux films dédié à l'un de ses acolytes en armure, le milliardaire Tony Stark aka IronMan. J'ai vu les deux films dans la foulée et malgré ce que l'on a pu me dire, j'ai préféré le second volet et je vais vous dire pourquoi.

 

I am Tony Stark...

Arrogant, drôle, riche, célèbre et patriotique pour l'image, Anthony Stark n'est pas le type que l'on apprécie le plus au monde, mais dans le même temps il dégage un tel charisme que c'est dur de ne pas apprécier ses boutades et sa classe naturelle. Mais Tony Stark ne doit pas sa fortune à du vent. Tony Stark c'est l'ingénieur de la muerte, celui qui fait passer MacGyver pour un branquignole, un bricolo du Dimanche. C'est un créateur de génie qui a fondé sur les traces de son père un empire de l'armement, Stark Industries.

Évidemment il faut bien que ça merde à un moment pour que l'on pousse Tony, aveugle sur ce que l'on peut faire de ses armes une fois vendues à devenir un justicier de métal. Après une embuscade en plein désert Afghan où il faisait une démonstration de ses dernier missile, Tony se prend les éclats d'un de ses propres explosifs Stark Industries. Il est sauvé par un médecin de génie en captivité se voit obligé de maintenir une sorte d'aimant relié à une batterie proche de son coeur pour empêcher les fragments de métal de circuler et de le tuer.

Retour aux sources! Ca fait un peu pitié quand même...

Mais on parle de Tony Stark là quand même. Le mec le plus friqué des States va pas se trimballer une batterie, c'est pas esthétique. Alors pendant sa captivité, tandis qu'il fait ami-ami avec son sauveur, Tony se fabrique un nouvel aimant avec des éléments prétendument fait pour le missile que les kidnappeurs lui ont demandé de fabriquer sous peine d'atroces souffrances. Là en deux-deux Tony Stark a un putain de coeur lumineux circulaire fabriqué à l'arrache mais qui lui fournit le courant nécessaire pour vivre et accessoirement diriger seconde nouvelle création...le premier Mark.

Donc moi je me galère à ouvrir mon PC pour enlever la poussière et lui il fait ça avec deux bout de taule...Okay.

Et là je croyais que IronMan était né ou presque. En fait c'est le vrai souci que j'ai avec le premier épisode de IronMan. Je m'attendais à une heure d'introduction du personnage, de peaufinage et ensuite du vrai IronMan qui assure. Au final j'ai eu l'impression que le super-héros se cherche tout le film pour devenir IronMan à la toute fin...quand il le déclare publiquement à la télévision.

Le film reste très bien foutu et bien meilleur que je me l'étais imaginé. Tout d'abord les acteurs assurent. Robert Downey Jr est né pour être Tony Stark. Il est charismatique sans jamais être exaspérant ce qui aurait pu être la premier reproche adressé au personnage. Il est aussi très bien entouré. Jeff Bridges et sa voix incroyable est franchement pas mal dans son rôle et de manière surprenante, le rôle féminin est...bon. Oui dans un film de super-héros Marvel, la femme la plus proche du héros n'est pas une greluche qui tombe d'un immeuble en criant, c'est LA personne sans qui Tony Stark n'est rien et elle est interprêté de bien belle manière par la belle Gwyneth Paltrow.

 

Encore une fois c'est complètement gratuit!

Tout cela c'est bien jolie, mais ce qu'on attend aussi d'un film de super-héros c'est qu'il y ai de l'action qui poutre la gueule. IronMan est pas mal de ce côté ci aussi, mais étrangement c'est là que je le trouve plus faible que les autres films du genre. Oui il y a quelques explosions, oui il y a quelques scènes de vol un peu tendu et assez bien filmé pour le coup, et oui il y a un bad'ass de robot à qui il faut montré qui est la plus balèze des boîtes de conserve. Pour moi il n'y a malgré tout rien de vraiment marquant parce que Tony Stark est toujours en phase d'apprentissage et que finalement les scènes sont très courtes.

Donc un bon premier film, notamment parce que Robert Downey Jr est excellentissime dans le rôle, qu'il est bien accompagné et que les effets spéciaux sont plutôt beaux et n'en font pas des caisses.

 

I am IronMan!!!

Le second volet m'avait-on dit était un peu dans le ton débile de Transformers 2...un gage de qualité sans aucun doute. Cependant je préfère d'abord juger par moi-même, mais surtout je devais réparer un affront, car IronMan 2 était le SEUL et unique film avec Scarlett Johansson au casting que je n'avais pas encore vu. C'est désormais fait et c'est bête à dire, mais j'ai préféré ce second volet.

Les défauts sont pourtant assez flagrants. D'abord il y a un monde pas possible dans ce film. Le grand méchant n'est pas vraiment reconnaissable. On pourrait se dire que c'est Whiplash avec ses deux fouets électriques qui d'ailleurs donnent dans l'impressionnant esthétiquement (je vais y revenir) mais son background est à peine esquissé et je n'ai juste pas compris pourquoi il prétend que l'empire Stark aurait du être le sien. Ensuite il y a le petit con qui veut faire couler Tony Stark...assez marrant comme vilain mais pas vraiment de quoi laisser une trace.

Tu es très laid mon ami!

Tu es con mon ami!

A côté de ça c'est n'importe quoi dans le camp des gentils. On a Nick Fury qui sort de nul part, accompagné de la Veuve Noire elle aussi passablement inutile, bien que diablement sexy dans sa tenue de combat (merci Scarlett de lui apporter tes formes au passage). On a également James Rhodes, le pote de l'aviation américaine de Tony qui n'est tout simplement plus le même...littéralement. Terrance Howard est remplacé par Don Cheadle...pourquoi je n'en ai aucune idée, dans le même temps le remplacement n'apporte rien, mais n'enlève rien non plus à ce personnage que j'aime bien. Pour finir l'avantage de garder Jon Favreau à la réalisation, c'est qu'il ne sabote pas son propre travail sur Pepper Potts, la super-assistante du super-héros qui prend encore du galon dans ce volet...et ça j'aime.

Toi t'es là pour les fans...

Toi t'es là pour...euh...pour...*bave*

...me faire plaisir.

En fait de ce que j'ai lu, ce qui fait tilter les gens c'est le fait que Tony Stark fasse n'importe quoi. Il boit, ruine sa baraque, s'allie à n'importe qui, se fait piquer une armure...pisse dans la sienne. Mais c'est ça qui est génial dans ce volet! Tony Stark part en vrille parce qu'il a un problème d'alcool, qu'il va mourir s'il ne trouve pas une solution pour son coeur. Le méchant c'est lui, c'est le seul à s'empêcher de rester IronMan. Il ne prend que des mauvaises décisions sous la pression, mais quand il faut arrêter les conneries, il est de retour et là ça déboîte.

Probablement ma scène préférée du film. Stark dos au mur qui ne parvient même plus à parler avec Pepper.

Ce que j'avais adoré dans le premier c'est les passages ou Stark redevient l'inventeur de génie, repart dans un labo et ne se contente pas de simplement être un gestionnaire. Ce second volet nous redonne ça en bien mieux. D'ailleurs l'une des scènes que j'ai le plus apprécié de cette épisode, c'est tout simplement Tony qui bosse sous l'impulsion de Nick Fury sur la création d'un nouvel élément. Ce passage est aussi l'occasion d'un clin d'oeil au first Avenger et la vanne dessus est drôle...si si.

Pour finir, au niveau de l'action, le film prend un gros plus par rapport au premier. Des F3 qui se font couper en deux au ralenti, des dogfights bien filmés et tendus et une baston finale courte mais efficace. De quoi bien se divertir! Ah oui et j'oubliais une scène de combat avec ScarJo qui tabasse vingt mecs dans un couloir. Sérieusement le chorégraphe est bon.

 

Voilà donc ce qu'il en est pour moi des deux IronMan. Je tiens à dire d'abord que je suis très agréablement surpris par les deux volets que j'imaginais bien nases (Wolverine style) et qui s'avèrent certes pas au niveau du Dark Knight, des Watchmen ou du Kick-Ass, mais qui ont le mérite d'avoir un acteur principal génial, un rôle féminin comme on en voit rarement dans le genre et des cascades bien filmées faute d'être assez longues pour moi. Je trouve que le premier est une bonne introduction au personnage mais n'apporte pas assez de moment ou Stark assure pleinement dans son armure. Le second volet n'est certes pas exempt de défaut notamment avec son méchant bien mal interprété (bien qu'impressionnant en combat) et au global, sa chiée de personnages dont on se tape un peu; au final la Veuve Noire et Nick Fury ne font plaisir qu'aux fans qui sentent les Avengers arriver. Cependant je lui ai préféré la décadence de Stark qui se retrouve le dos au mur et n'ose pas faire confiance, même plus à Pepper et les scènes d'action au global plus efficaces.


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Silence, Moteur, Action!

Je ne pense pas m'étendre dix ans sur la réalisation de Martin Campbell, le mec qui a réssucité deux fois James Bond. J'ai juste eu l'occasion de le voir cet après-midi et pour tout dire je suis agréablement surpris.

Pas de doute, Green Lantern n'est ni le block-buster de l'été ni un très bon film de super-héros et pourtant, je trouve les critiques que j'ai pu lire à droite et à gauche légèrement dures. Cependant pour qu'on comprenne bien mon point de vue, je tiens bien à préciser que premièrement je ne connais rien à Green Lantern excepté les apparitions fréquentes de celui-ci dans la Justice League à la télévision et un semblant de background expliqué par Tchobilout lors d'une sortie à Album.

Deuxièmement j'y suis allé en me disant que je trouvais le personnage très ringard (comme quasiment tous les personnages de DC mis à part le grandissime Batman et sa clique) et que le film ne serait pas très bon. Par conséquent j'avais de la marge pour être agréablement surpris. En vérité la seule raison pour laquelle je me suis déplacé c'est Blake Lively, en priant de tout mon être que le réalisateur est l'intelligence de nous montrer, outre son beau minois, ses fantastiques jambes. Dans tout les cas j'ai été récompensé.

C'est complètement gratuit et ça n'a rien à voir avec le film...donc profitez-en bien.

Le film débute sur une longue scène spatiale qui nous expose en deux coups de cuillère à pot le background de Green Lantern. Là déjà est le premier problème, c'est que l'on sent que finalement il y a des choses à dire, mais que dans le même temps on a pas vraiment la place de les raconter. Green Lantern c'est un ordre, ce n'est pas une personne. Plus de 3000 guerriers, sorte de Buzz l'Éclair (sans le côté scaphandre) qui grâce à la Volonté dominent des anneaux et de l'énergie pure pour en faire ce qu'ils veulent (je suis vraiment désolé de simplifier à fond). La volonté c'est un peu la source de l'énergie des Green Lantern, d'ailleurs la couleur verte vient de là (ne me demandez pas pourquoi). Quoi qu'il en soit on peut alors voir que les Yellow Lantern existent puisque la Peur est une énergie également et elle est jaune. D'ailleurs un grand méchant s'est servie de cette énergie pour blaster quelques Lanterns et sortir de la léthargie dans laquelle l'un des légendaires sauveurs de l'espace l'avait mis sur une planète apparemment mal cachée. Tout ça pour dire que l'un des plus costaud des Green Lantern, sorte de Piccolo version DB:Evolution mais en rose se fait descendre et ne trouve pas d'autre endroit pour se crasher que la Terre.

"Je défend la galaxie contre l'invasion de l'infâme Empereur Zurg, ennemi juré de l'alliance sidérale!"

Tout ça c'est les cinq à dix première minutes du film. Autant dire que ça va vite et que franchement j'ai eu un peu de mal à décanter. Mais la suite qui se passe sur Terre m'a pas mal amusé. Pendant que le bordel spatial se fait à l'insu de l'humanité, Hal Jordan interprêté de manière honorable par Ryan Reynolds se réveil à côté d'une blonde toute mignonne (une inconnue malheureusement) et se presse de se rendre à sa démonstration d'aviation aux côté de Carol Ferris...

Lovin' you is easy cause you're beautiful...tooptooptoodoo Aaaaaaaaaaaahaaahaaaahaaaaa...

Là c'est le passage où je commence à apprécier le film. Certes Blake à les cheveux bruns pour une raison idiote, mais franchement elle joue impeccable, elle a l'air d'avoir un personnage un peu costaud pour une femme dans un film de super-héros et en plus de ça elle est belle...c'est ridicule à quel point elle est belle. S'ensuit un dogfight qui franchement m'a bien plu. Bien filmé, avec des cascades maîtrisées, j'avoue avoir particulièrement trippé sur cette scène de vol en F35.

LE passage qui m'a bien bien fait plaisir!

Malheureusement la suite m'a un peu laissé une impression étrange. Lorsque le film part dans l'espace, que Hal Jordan est choisi par l'anneau de feu Abin Sur etc, j'ai eu la sensation étrange que tout se déroulait comme prévu. L'ensemble du film souffre d'ailleurs pour moi de deux choses. La première, tout le monde a l'air OKAY avec le fait qu'un mec tout vert revienne de l'espace et transforme un hélico en hot-road au passage. Les discussion ne sont jamais vraiment empreinte de surprise. La plupart du temps c'est « oh mon Dieu tu te fiches de moi!? Non? Okay, c'est cool! ».

"What ze feuk! Il a le sang violet, j'arrive pas a y croire!"

"Cela dit la tenue est sympa et mes nouveaux potes ont des looks d'enfer!"

Le second problème est que globalement les personnages sont nuls, mal écrits et mis à part quelques-uns parfaitement inutile. Le pire en fait c'est je pense Blake Lively. Alors oui je fais une fixette, mais sincèrement sa scène d'introduction faisait penser au rôle de Gwyneth Paltrow dans IronMan ou de Maggie Gyllenhaal dans The Dark Knight. Une femme certes de second plan mais qui n'est pas rien sans le héros. Pourtant rapidement après le dogfight, ça se transforme en classique, mais pourquoi tu m'as quitté et pourquoi non je ne me laisserais plus avoir...bref une romance très classique.

Là elle le ridiculise au travail...lui expliquant la vie au passage.

Là c'est vingt minutes plus tard...une Mary-Jane Watson en puissance.

On pourrait croire que j'ai trouvé le film nase, mais ce n'est pas le cas. Globalement l'humour n'est pas flamboyant mais au moins est-il présent sans virer au graveleux ou au pipi-caca (qui a dit Transformers?). C'est toujours mieux que rien. Les effets spéciaux sont...potables oserais-je dire. Je considère toujours que le tout numérique est une très mauvaise idée, d'abord parce que l'on y croit moins et ensuite parce que dans deux ans on trouvera ça passablement laid.

Au global donc, une ou deux scènes d'action bien foutues, une ou deux blagues correctes et une Blake Lively belle comme un coeur qui a intérêt à apparaître dans plein d'autres films (vraiment bon ce coup-ci). En ce qui me concerne pas de quoi crier au scandale...mais pas de quoi se ruer au cinéma non plus.

Le mot sur la 3D: Je l'ai vu au MK2 Bibliothèque et malheureusement la techno était active (avec les lunette bigos et rouges) et donc la luminosité pas terrible. Quand à la 3D en elle même elle n'apporte rien de spécial si ce n'est plus d'immersion...comme d'habitude au final.

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Réflexions

Ai-je droit de ne pas aimer Kaminos passionnément. Assurément non.

Ayez au préalable lu:

-Kolia

-Kaminos

 

Mon cher Kaminos, est-ce que chat va bien?


Dans une lettre adressée à un adorateur satanique de rousse, tu lançais un débat bien contre ta volonté féline sur non pas culture japonaise, point de départ de la réflexion kolienne, mais bien sur la passion, ce qu'elle implique ce qu'elle signifie en terme d'investissement. Tu jugeais alors à l'emporte yen qu'aimer le poisson cru et se clamer adorateur de l'archipel nippon était une hérésie. Je ne relèverais pas le fait que pour un chat, demander le pugilat de mangeurs poissons crus tient sans aucun doute de l'hôpital qui se fout de la charité, mais je me dois de répondre à cet article qui m'a blessé au plus profond de mon être.

Par pudeur, pour épargner l'étalage de nos querelles amicales sur la place publique des serveurs gameblogiens, j'ai préféré ne pas te répondre par le biais des commentaires de ton article mais d'agrafer cette réponse épistolaire à mon blog, place intime de mon coeur de passionné. Et de passion je vais te parler.

 

Je pense que le principal grief que j'ai à ton encontre est le fait que ton humeur de fauve éteint, de chat enfermé dans sa vie de pacha parisien à fait de toi un animal de tout ou rien. Tu n'exprimes plus la demi mesure, tu ne suis plus la voie du milieu. Est-on obligé de n'aimer que passionnément? Est-on obligé de ne connaître de la vie qu'une chose sur le bout des doigts?

Je prendrais bien évidemment mon exemple, pour enjoindre à cette complainte un cas parlant. Du Japon, je n'en ai plus autant cure qu'il y a quelques années. J'étais de ces kikoolols, mais le temps faisant son office, la sous-culture que représentait l'exotisme japonais s'est transformé en mode, en fierté. Tel le flamboyant Kolia, je lisais Love Hina, ne manquant pas de rire et d'apprécier chaque petite information que cette lecture parmi d'autres, pouvait m'apporter. Je jouissais d'un certain plaisir à me savoir plus savant ou plus épris de ce pays que la majorité. Mais c'était avant l'explosion. Le nouveau millénaire a chamboulé cela, et l'occident a fait se coucher le Soleil Levant dans mon esprit.

 

Aujourd'hui c'est avec grand peine que je regarde un animé sans y voir toutes les tares du genre que je trouve galvaudé. Puisque la culture japonaise est devenu dominante dans notre hexagone, je me suis réfugier dans la culture de l'oncle Bill si dépréciée depuis le regain de patriotisme exalté par l'anti-terrorisme. J'en viens même, honte à moi, à renier mes amours de jeunesse, criant à qui veut l'entendre que Sangoku est ennuyeux au possible avec ses affrontements qui n'arrivent jamais, ou qu'Olivier devrait se reconvertir dans le marathon et arrêter le football. Je glorifie l'homme chauve-souris et ses acolytes, les sauveurs masqués, par opposition peut-être. Je deviens l'anti-toi. J'aime le Japon, mais plus passionnément et je n'en aime que ce que je n'en aimais pas auparavant.

Je n'en aime plus particulièrement les productions électroniques, ou artistiques, littéraire, cinématographiques mais j'en apprécie la gastronomie fine et les paysages saisissants. Je n'y connais plus rien et pourtant je l'aime et je rêve toujours de fouler son sol un jour, sans pour autant pouvoir rivaliser de connaissances avec toi ou tout autre passionné que je ne suis pas. Et pourtant je l'aime.

 

C'est en fait ici que je voulais t'amener avec douceur. Mes passions, mes vraies passions se comptent sur deux doigts. Le cinématographe et le jeu vidéo. L'un ne passant jamais vraiment devant l'autre désormais, je me suis énamouré des deux médias avec la même violence et soif de découverte. Je tente de creuser chaque jour la terre qui me sépare du trésor enfoui, celui de la toute connaissance dans ses deux milieux. J'accumule les anecdotes, les expériences, les avis que je tente de partager chaque jour. Parfois le partage est entier, complet, comme ici sur Gameblog, parfois il est amputé de certaines répliques qui auraient pu se justifier si la personne avait été aussi passionnée. C'est aussi cela le jeu. Surtout, ces deux passions sont dévorantes et engloutissent mon maigre pécule ainsi que la plus précieuse ressource après laquelle tout homme ou chat courre, le temps.

Dans ces conditions comment puis-je m'encombrer d'une passion de plus? Je ne le peux et je ne le veux. Et c'est à mon plus grand regret que je ne peux jamais développer ma culture littéraire si faible ou ma culture musicale si commune et gorgée de morceaux faciles à écouter. Bien évidemment si j'y trouvais autant de plaisir, peut-être en ferais-je l'effort, mais je me contente d'un plaisir instantané. Pourtant j'aime lire, j'aime écouter de la musique, sincèrement. Cet amour doit-il être déprécié sous prétexte que je ne suis pas le plus érudit dans ce domaine?

 

Pour finir, je tiens également à dire que tu devrais envisager la possibilité qu'il n'y ait pas de scission ferme dans chaque domaine entre passion et désintérêt. J'aime le Japon, j'aime la littérature et la musique classique mais pas au point de m'y investir pleinement. Je ne pense pas pour autant qu'il faille me moquer quand je viens à parler de ces pans culturels, surtout si cela est fait sans prétention.

 

Sincèrement à mon chat préféré.

Seblecaribou

 

PS: Pour paraphraser le sémillant Alexandre Astier, ça mon Kaminos, c'est pour ton p'tit cul.

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Tests

C'est surprenant. Surprenant comme on peut se laisser convaincre, séduire par un beau minois. Après tout c'est une passion le jeu vidéo. Parfois on ne réfléchie pas à ce que l'on fait et on fonce tête baisser, par amour, par coup de foudre. Un coup de foudre c'est ce qui m'a frappé quand j'ai vu cette petite brune d'Alice pour la première fois en vidéo. Je la connaissais déjà. D'un dessin animé vu maintes fois dans mon enfance, blonde à l'époque, d'un jeu sortie il y a dix ans, brune cette fois, puis de retour dans un film très décevant. En fait j'avais déjà un passé chargé avec Alice. Pourtant c'est aujourd'hui que j'ai craqué pour de bon.

Tes beaux yeux verts m'hypnotisent...

Alice Madness Returns est donc la suite si j'ose dire d'American McGee's Alice, sortie en 2001. Le jeu est d'ailleurs pour l'occasion fournit avec le bébé de Spicy Horse en téléchargement pour ceux qui prendront la belle en neuf. Pour les autres, privez vous je vous en pris de cette première mouture qui a malheureusement toutes les rides profondes de la vieillesse avancée.

Ce second volet est en ce qui me concerne une réussite flamboyante, de ces jeux que je vais retenir et chérir fort, d'abord parce qu'ils sont grandioses, ensuite parce qu'ils ne sont pas forcément très bien aimés des rapaces du marketing.

"Forgetting pain is convenient. Remembering it, agonizing. But recovering the truth is worth the suffering..."

Alice Madness Returns n'est pas le plus grand jeu que l'on est jamais vu. Si je devais attaquer dans le vif, je commencerais par une qualité technique qui sans conteste laisse parfois à désirer. Si la belle Alice joui d'une modélisation soignée, de détails qui fourmillent avec notamment une chevelure noire animée de manière remarquable (regarder ses cheveux a été un bon passe temps régulier dans mon voyage) il faut bien admettre que des imperfections sont très visibles. Les textures manques souvent de définitions mais surtout soufrent d'un des effets Mass Effect les plus violents que j'ai pu voir (on reste loin de The Last Remnant certes) avec ses décors souvent lisse pendant quelques secondes, le temps que la machine puisse tout afficher. Parfois on sera bloqué dans la simple action de courir ou sauter par un mur (ou une marche?) invisible qui dès que l'on consentira à faire demi-tour et à revenir franchir aura disparu par la magie du glitch. Dans un autre ordre d'idée, il peut arriver que la caméra est un peu de mal à cadrer la magnificence du décors ou des combats en arène réduite.

Pourtant, malgré ces défauts qui entraveraient aisément un quelconque autre jeu d'action/plateforme, Alice atteint le Pays des Merveilles sans encombre, offrant à qui voudra l'acquérir l'un des plus beaux jeux de cette génération de console. La raison en est simple, il est artistiquement irréprochable! Il arrive que parcourant un jeu quelconque, on se pose quelques secondes pour admirer une zone particulièrement saisissante de beauté. Ici, Spicy Horse a produit un travail hallucinant, une vraie leçon de design qui émerveille sans aucune relâche du début à la fin.

Quel que soit le chapitre, on reste émerveillé par la beauté des environnements.

Les inspirations sont nombreuses (on trouvera même un hommage à Tim Schaffer), mais la plus évidente est celle du réalisateur de la dernière oeuvre cinématographique en date sur le personnage de Lewis Caroll; mon extravagant réalisateur préféré Tim Burton. C'est toute cette poésie macabre que l'on trouve ici transposée avec maestria, toute cette inventivité visuelle et de ton qu'il n'a pas su trouver pour son adaptation. Alice Madness Returns, c'est le Tim Burton de Sleepy Hollow, de Sweeney Todd ou de The Nightmare Before Christmas qui ferait un jeu vidéo. C'est par exemple en chantonnant No Place Like London que j'ai débuté le second chapitre de Madness Returns, la ressemblance étant pour le coup frappante.

"You are young...life has been kind to you. You will learn..."

La variété est d'ailleurs au rendez-vous, mais jamais sans une cohérence avec l'histoire qui est contée. Cette histoire si prenante, pleine de suspense et de schizophrénie. Car pour sûr Alice Madness Returns est aussi à ce niveau là largement au dessus de ce que l'on rencontre habituellement dans un banale jeu de plateforme. Ne cherchant jamais à défaire réalité et invention, faits et rêves, le jeu distille son histoire au travers de cinématiques dans un style original en papier animé de divers effets, mais surtout au travers de souvenirs que l'on trouvera cachés ça et là dans des trous de serrures et qui nous éclaireront au fur et à mesure sur le passé trouble d'Alice Liddell (rien à voir avec la superette) à la manière des cassettes audio disséminées dans Rapture.

Assaisonner les groins avec le poivrier montre la voix souvent invisible vers de précieux souvenirs.

Le jeu rappelle aussi assez souvent Silent Hill dans son scénario, non pas pour son angoisse latente, mais pour sa propension à mêler une histoire personnelle à une mythologie qui dépasse le personnage. A vrai dire, on suit Alice à Londres dans une institution pour enfant dirigée par un psychiatre qui tente de lui faire oublier le traumatisme de l'incendie meurtrier qui a emporté sa soeur et ses parents dix années plus tôt. Le paradoxe étant qu'Alice cherche à comprendre les raisons de cet incendie, en prenant le chemin de son Pays des Merveilles autrefois si magnifique et désormais si torturé. La deuxième intrigue se situant dans la destruction progressive du Pays des Merveilles de manière mystérieuse...et les deux formant une histoire mature et poignante.

Pour achever ce tableau que j'espère le plus flatteur et juste possible, j'indiquerais également que le jeu ne se départie par d'une qualité musicale exemplaire. Les thèmes mélancoliques côtoient les cordes dissonantes et donnent au tout une qualité indéniable et une personnalité auditive forte. Les doublages sont par ailleurs très corrects bien que parfois un peu mou, mais toujours sauvé par une traduction sans faille et pleine de bon mots.

Comme les décors, la bande son sait se renouveler et garde une vraie cohérence avec l'esthétique.

Alors vous l'aurez compris, la forme est présente. Est-ce pour autant un bon jeu? Certainement, même si c'est sur le fond que le jeu n'est pas original. Les phases se divisent en deux grandes sections: la plateforme et les combats. La première repose sur un système de quadruple saut assez efficace et plaisant. Au lieu de simplement sauter, on peut ajouter un double saut, planer avec la robe puis sauter de nouveau pour prolonger le vol, qui sera parfois agrémenté de souffleuses verticales ou de longues descentes en glissade sur les fesses. L'exploration est également de mise car nombre de passages cachés (parfois un peu grossièrement malheureusement) donneront l'envie de sauter sur des plateformes invisibles. Les combats eux sont mines de rien un peu technique, chaque ennemi apportant son lot de paterns et de points faibles. Le couteau Vorpalin, la gatling poivrière (si si croyez-moi), la tête de cheval massue ou encore la théière mortier ne seront pas de trop contre certains ennemis particulièrement coriaces (surtout en mode cauchemardesque).

Ces théières peuvent être un peu coriaces, mais avec la bonne combinaison d'arme on en vient à bout.

Ces deux éléments de gameplay qui compose 80% du jeu sont parfois entrecoupés de petites pauses respirations avec d'autres gameplays: du shmup, de la plateforme 2D, du pachinco ou bien même du puzzle, bref un peu de tout pour ne pas lasser sur long terme, d'autant que le jeu bénéficie d'une durée de vie surprenante pour cette génération de console; comptez 15 à 20 heures en fonction de votre zèle à découvrir tous les secrets que renferme le jeu.

Je n'ai pas manqué d'apprécier les changements de gameplay qui apporte de bonnes pauses.

Voilà donc pourquoi je me suis épris d'Alice une fois pour toute. Alice est belle à pleurer. Pas techniquement non, mais artistiquement. C'est l'une des plus belle réussite de cette génération et ce avec une aisance, une cohérence avec le scénario et un respect de l'oeuvre originale qui force l'admiration. Je ne manquais jamais de passer quelques secondes de temps à autre, à admirer chaque changement de robe de cette brune aux grands yeux verts merveilleux, à contempler le ciel où la Lune fumait une pipe créant par sa fumée une aurore boréale, à regarder l'architecture de chaque chapitre à chaque fois renouvelée avec talent, le tout bercé par une bande originale magique. Le jeu n'apportera pas de révolution en terme d'interaction pure, mais il est l'exemple du gameplay traditionnel sans défaut majeur et simplement plaisant qui est sublimé par l'enrobage en or, mature sans être gore pour être gore ou grave pour être grave. Un must-play...

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Fan De

Ça faisait un moment que je ne vous avais pas parlé de James Rolfe, le Angry Video Game Nerd, celui qui a inspiré notre Joueur du Grenier national. Aujourd'hui je voulais le remettre un peu sur le devant de la scène avec une vidéo qu'il a posté il y a quelques jours sur son excellent site Cinemassacre.com dont au passage je conseil absolument toutes les vidéos, pour les cinéphiles, les rôlistes et les gamers bien sûr.

Cela fait un moment qu'on avait pas eu un épisode de AVGN et pour cause, le Nerd est sur un projet de film. Je vous renvoie d'ailleurs à sa vidéo explicative pour en savoir plus. Pourtant il a décidé de continuer les épisodes d'AVGN en parallèle du film et de ses autres projets vidéos. Du coup l'épisode de ce mois ci est un Making Of. Alors si vous voulez tout savoir sur la tonne de taffe qu'il faut effectuer pour obtenir un épisode de AVGN, je vous conseil de regarder ça. C'est toujours aussi drôle et didactique et en plus, il test un jeu que le Joueur du Grenier a déjà dépoussiéré...comme quoi ça marche dans les deux sens!

 

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Silence, Moteur, Action!

 

Ça y est. C'est finis. Harry Potter c'est finis. Oh je ne doute pas que la licence ait encore des surprises dans son chapeau pointu, mais ça y est, l'histoire de Harry Potter est arrivée à son terme. En livre depuis quatre ans. Aujourd'hui en film. Et si à la dernière lettre du dernier livre, j'étais triste de quitter ce héros avec lequel j'ai grandi, sans rancune aucune envers J.K Rowling, l'auteur de la saga, une grande dame, je suis en revanche triste et amer au moment où j'écris ces lignes et ce depuis que les lumières se sont rallumées dans la salle de cinéma. David Yates tu nous as volé le film de nos rêves.

Avant toute chose, avant de vous expliquer pourquoi je suis dégouté, pourquoi je pense que David Yates a tout simplement raté l'inratable, je vais devoir remettre en lumière rapidement l'état d'esprit dans lequel je suis allé voir le film. Harry Potter c'est ma saga chérie. Je ne suis pas un grand littéraire, j'ai choisi le jeu vidéo et le cinéma et ça me prend suffisamment de temps pour que je ne puisse pas bouffer du papier autant que de la pellicule, autant que je le voudrais donc, mise à part pour mes études. Pourtant Harry Potter c'est l'un de mes univers préférés tous médias confondus. Quand les livres ont pris fin, j'étais triste avec un sentiment de vide intense, de celui que je n'ai ressenti qu'à la fin du Retour du Roi au cinéma. Les films m'ont toujours laissé un sentiment mitigé. Entre le plaisir de retrouver Harry et l'univers de J.K Rowling et la frustration certaine du « ah je ne l'aurais pas fait comme ça ».

 

Oh non, je ne l'aurais certainement pas fait comme ça...

J'ai pourtant adoré la première partie des Deathly Hallows, les Reliques de la Mort, un film qui pour moi avait tout compris en omettant bien sûr une part importante du livre (Dumbledore et ses secrets) pour se focaliser sur la fuite en avant et la quête suicidaire de Harry. Il composait à la fois avec une très belle réalisation (photographie, décors et effets spéciaux proches de la perfection) et un script bien écrit qui s'arrêtait quand il le fallait. J'étais donc confiant, vraiment confiant, me disant que c'était la bonne, qu'après la première partie épique mais aussi forte en ambiance et en scènes posées, on aurait droit au final apocalyptique décris par Rowling il y a quatre ans. Il n'y avait qu'à le mettre en images...

 

Pourquoi Harry Potter et les Reliques de la Mort partie II est un film moyen?

 

"Bon Rupert, t'inquiètes pas pour les vannes, ce coup ci c'est pas toi qui t'y colles!"

Il y a une chose que j'ai pardonné précédemment à David Yates, réalisateur des quatre derniers films (L'Ordre du Phoenix, Le Prince de Sang-Mêlé et les deux Reliques de la Mort) c'est son absolue nécessité de créer de la comédie quand cela n'était pas nécessaire, au risque de rendre certaines scènes passablement ridicules. Dans le supplément du Empire de Juillet 2011, le portrait de Daniel Radcliff, l'incarnation filmique de Harry Potter, est illustré par une phrase du réalisateur qui est la suivante: « I think he found Half-Blood Prince a bit too light (à propos de Daniel Radcliff). I remember very early on, he came into my office and said "David, I just think this is a little bit silly, isn't it?". I said, "Dan, no, no. We've got plenty of dark stuff coming up; let's enjoy the playfulness" »

Pour les non-anglophones, cela signifie que David Yates aime la comédie et qu'il la justifie par le fait que le drame arrivant il fallait profité de ces petits moments un peu idiots ma foie, des volets précédents. Pourtant, il n'y a pas renoncé pour ce tout dernier opus. C'était l'occasion idéale, du pain béni pour offrir des combats spectaculaires que Peter Jackson ne renierait pas, mais Yates a préféré ruiner la majorité des scènes fortes en les désamorçant avec des répliques de bas étages et des choses façon Peter Parker dans Spidey 3, ne se servant plus seulement de Ron (l'excellent Rupert Grint) pour ce genre de passages. Le résultat est sans appel, les effets font rire jaune.

 

Neuville est le premier à souffrir de ces effets comiques. Il prenait pourtant enfin un rôle de meneur...

Si c'est le grief majeur que je peux associé à ce dernier opus, ce n'est malheureusement pas le seul défaut. Là où j'avais personnellement trouvé la première partie du final très bien rythmée, j'ai trouvé cette seconde beaucoup trop mal équilibrée. Les premières scènes d'actions arrivent à une vitesse folle et se déroulent de manière trop abrupte. Il n'y a pas vraiment de temps morts, mais pas vraiment non plus de moments qui jaillissent alors qu'on parle quand même de la bataille finale. De plus scénaristiquement et même si je vais y revenir après, le film expédie de manière désagréable ce qui normalement scelle l'ensemble des sept livres. En tant que fan, je sais parfaitement ce qui se passe; je ne suis pas persuadé que ceux qui ne connaissent le sorcier qu'à travers les films s'y retrouvent...alors que c'était plus évident dans les films qui ont précédés. Pour finir, l'illustration musicale est catastrophique et ne colle jamais à ce qui se déroule sur l'écran, ce qui est quand même carrément hallucinant.

 

Pourquoi Harry Potter et les Reliques de la Mort partie II est une adaptation sabordée? (SPOILER du livre)

 

Ils sont passé où mes frissons à ce moment là?

Je ne vais pas prendre de pincettes, David Yates a massacré un travail tout prêt. Il n'y avait rien à faire à part tout mettre en image et trouver sous quel plan filmer chaque séquence. L'exemple le plus flagrant de ce gâchis est la mise à mort de Nagini. Le livre met en scène cette mort de manière efficace au possible. Neuville s'approche de Voldemort qui croyant Harry décédé, a libéré son serpent de sa bulle protectrice. Neville tranche alors la tête du serpent et c'est partie pour une bataille finale qui explose la moitié du château encore debout après les premières hostilités.

Je ne vais pas vous dire précisément ce qu'en a fait Yates, mais autant vous dire que c'est mal vu. Le pire c'est que l'affrontement final est une honte et qu'une fois achevé, on a la forte impression que tout le monde s'en fout. Dans un dernier souci de vouloir nous indiquer que tous ces morts et toute cette bataille n'étaient qu'une vaste blague, le réalisateur ne peut s'empêcher de filmer le concierge de l'école en train de balayer connement un couloir rempli de gravas comme si tout cela n'avait été qu'une fête d'étudiant qui avait dégénéré. Je n'évoque même pas l'épilogue qui met en scène Daniel Radcliff et ses amis 19 ans plus tard...encore une fois l'acteur avait dit dans une interview accordée à CinéLive il y a un an qu'il ne désirait pas être vieilli artificiellement si cette scène devait être tournée mais qu'il laisserait volontiers sa place à un acteur plus âgé. Encore une fois on ne l'a pas écouté et c'est très dommage.

Le pire dans tout cela reste les morts qui perdent toute leur puissance émotionnelle qu'elles soient tristes ou réjouissantes. Fred Weasley, Lupin et Tonks qui décèdent sans même qu'on leur rende justice et Bellatrix qui se fait battre en deux sorts un peu rapide, alors qu'elle est censé être l'une des plus grandes mange-morts. Non vraiment, la mort dans ce dernier opus est vaine et c'est d'autant plus dommage que celle de Doby dans la précédente réalisation était elle plutôt bien rendue.

Je suis donc dépité. Dépité de voir un tel gâchis, dépité de me dire que ce gâchis est le dernier film sur la vie de ce sorcier que j'aime tant. J'avais trouvé le troisième volet pas génial, le sixième également, mais il y avait encore du temps et un dernier opus qui ne pouvait qu'être bon en suivant simplement ce que J.K Rowling avait écris. Pourtant ça y est David Yates a mis fin à cela, s'imaginant qu'il ne fallait pas prendre tout cela au sérieux alors que c'était précisément le moment de le faire et surtout en loupant la partie la plus facile après une première partie réussie malgré les embûches scénaristiques. Tout n'est pas à jeter certes; voir Minerva McGonagall montrer sa puissance dans un rapide duel avait quelque chose de très jouissif, la technique et la direction artistique étant toujours excellente comme sur les trois volets précédents. Seulement ce n'est pas assez, clairement pas pour rivaliser avec ce qui était faisable. La bataille semble n'être qu'une toile de fond, les morts que des événements mineurs, le dernier duel une mascarade et un déshonneur comparé au livre. David Yates tu ne l'emporteras pas au paradis...paroles de sorcier.

 

[MàJ] Comme d'habitude, un mot sur la 3D relief. Elle apporte ce que la 3D doit apporter, un peu d'immersion en plus. Pas plus pas moins. Comme elle est bien réalisée, ça m'a fait plaisir sur ce point technique. Pas de quoi crier au génie, mais l'utilisation est efficace.


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Nouveau rendez-vous avec le Club 300 Allociné en ce début de vacances d'été et dernier donc de la saison 2010-2011, cette soirée nous était proposée la projection en avant-première de Super 8, le nouveau bébé de JJ Abrams produit par Steven Spielberg. Avec un duo pareil, on s'attend à du très très lourd. Steven Spielberg en producteur, ça signifie une grosse valeur de production avec des effets spéciaux qui envoient la purée. J.J Abrams à la réalisation et au scénario, ça veut dire du suspens et encore du suspens, puisque je le rappel pour ceux qui auraient passé les vingt dernières années dans une grotte, J.J Abrams, c'est Lost, Alias ou encore le dernier Star Trek.

En partant voir le film, je n'avais aucune idée d'à quelle sauce j'allais être mangé. Seul les noms sur l'affiche me promettaient une qualité relative. Le titre m'intriguait énormément...Super 8? Comme un film en super 8? Et bien oui.

Super 8?

Faire cette critique sans livrer des points très cruciaux et spoiler les lecteurs me semblent tenir de l'exercice d'acrobate, néanmoins je vais vous donner mon avis sans donner un indice réel sur le contenu du film. Pour commencer, Super 8 est un film qui sent bon les années 80, les Gremlins, les Goonies, The Wizard, E.T, Encounter with the Third Kind (encore que ce dernier soit de fin 70). Il prend notamment aux Goonies le principe du petit groupe de jeunes adolescents qui va tenter de résoudre un problème qui dépasse les adultes et les autorités policières et militaires. Ce groupe est ici rassemblé autour d'un film réalisé en prévision d'un concours. On retrouve comme dans les films précédemment cités (et les Goonies en premier) des personnages attachants, chacun avec une personnalité forte et propre.

Il est bon de noter que de ce côté d'ailleurs, que ce soit au niveau de l'écriture ou de l'interprétation, Abrams a fait des choix remarquables. C'est notamment avec le jeune héros interprété par Joel Courtney et sa copine jouée par Elle Fanning (la petite soeur de Dakota...la même en plus jolie) que l'on constate que la direction d'acteurs est juste impeccable. Les moments qui doivent être drôle le sont, et ceux qui se doivent d'être un peu plus sérieux ne font jamais tilter (chose qui parfois n'était pas vérifié dans les années 80).

Excellent duo d'acteurs! Elle Fanning est vraiment géniale et Joel Courtney est une très bonne découverte!

Si l'on ajoute à cela des effets spéciaux hallucinants et une qualité sonore à faire baver les oreilles on arrive en ce qui me concerne à un excellent film qui cumule la nostalgie des années 80, cette humour toujours bien placé et cette convivialité de la bande de potes américains et une réalisation spectaculaire (et je laisse voir par vos yeux pour quelle raison) et digne d'un gros film catastrophe typé Roland Emerich.

Super 8 est donc un film des années 80 avec des effets spéciaux des années 2010. Il a cette ambiance si fun et conviviale qu'on avait dans les films de cette période et qu'on ne retrouve plus vraiment en ce moment. Cette forme de désuétude des dialogues, ce film qui est conscient qu'il n'a pas besoin de vouloir tout faire trop sérieusement ou trop humoristiquement. En ce qui me concerne c'est LE block-buster de cette été (en attendant bien sûr la suite et fin de Harry Potter) et ça écrase d'une semelle 2012 et Transformers 2 réunis...parce qu'il y a une histoire et des personnages attachants en plus de l'action. Allez le voir et au cinéma pour profiter de l'excellente qualité sonore qui sublime le visuel (la salle a tremblé ce soir). Le 3 Août dans nos salles!

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Blondes

Je ne mentira pas, j'ai un petit faible pour Scarlett Johansson (kof fanboy kof) un gros faible pour Scarlett Johansson. C'est pour moi la plus belle femme sur Terre, c'est une actrice talentueuse et je lui ai d'ores et déjà dédié un article complet que je vous enjoins à lire. Aujourd'hui je ne vais donc pas enfoncer le clou. Je vais vous parler non pas de l'actrice ou de la femme que j'adore voir sur un écran de cinéma, mais des nombreux avatars que j'ai créé à son nom, mais pas forcément à son image.

Voila ce qui se passe quand un développeur de "talent" modélise ScarJo...un massacre.

Je suis de ceux qui aiment vraiment personnaliser dans les jeux. Quand un jeu m'en laisse le choix, je deviens facilement une fashionista que ce soit en bolidant des voiture dans NFS Underground, en créant des niveaux dans LBP, en changeant de fringues entre chaque mission dans GTAIV ou en créant de A à Z un personnage dans n'importe quel rpg occidental. Je vais donc vous présenter cette dernière catégorie. Voilà ce qui se passe quand on me laisse créer des personnages. Ce sont toujours des femmes (ou presque) avec deux points communs: elles sont toutes blondes et elles s'appellent toutes Scarlett Johansson, même si elles ne lui ressemblent pas forcément.

 

Scar Jo, l'elfe des bois de Oblivion:

Elle ressemble plus à un croisement entre Diane Kruger et Amber Valetta.

Oblivion a un moteur de jeu assez complexe quand on veut modéliser une demoiselle un peu mignonne. Je pense que je ne m'en suis pas trop mal sortie pour ce qui est mon sixième personnage (ce qui explique le niveau 1).

 

ScarJo, la chasseresse de World of Warcraft:

La bonne surprise. Je démarre le jeu en mode essai et au moment de créer un personnage, je choisi le pseudo ScarJo qui n'était pas pris et voilà je créé de manière random une chasseresse qui est immédiatement blonde avec une poitrine rebondie. Un signe du ciel...pour la peine j'ai appelé mon loup Marilyn. Ca m'a valut plein de trucs gratos et de l'aide tout le temps d'ailleurs...ah les mecs, tous des rats!

 

Scarlett Johansson, la voleuse de Demon's Souls:

C'est mon second personnage. Le premier s'appel Merlin et c'est un magicien. Scarlett est donc une voleuse. Je lui ai enlevé le voile qu'elle a normalement sur la bouche parce que je trouve que j'ai vraiment réussi à en faire une femme super mignonne. Étrangement le fait de jouer une femme qui me plaise me donne encore plus envie de la garder en vie...chose importante dans un jeu aussi bâtard!

 

Scarlett Johansson, le nouvel espoir français pour Rolland Garros dans Top Spin 4:

Compte tenu des laidrons qu'on rencontre en face (les IA créés par le jeu) je trouve que ma Scarlett est plutôt mignonne, même si elle souffre énormément de la modélisation pourrave des visages dans Top Spin 4. Je lui laisse les cheveux courts en général, sinon elle ressemble un peu trop à Barbie.

 

Scarlett Johansson Shepard, le seul SPECTRE humain dans Mass Effect:

Soyons honnête ce n'est pas MA Scarlett Johansson Shepard vu que j'ai prêté Mass Effect, je n'ai pas pu prendre la photo. Mais franchement vu que pour la création de personnage dans le jeu on obtient que de la merde dès qu'on touhce à autre chose que la coiffure et les cicatrices, ma Scarlett de Mass Effect ressemble énormément à ça...sauf qu'elle se maquille légèrement les lèvres en rouge.

 

Il y en a quelques autres encore mais quand je n'ai malheureusement plus les jeux. Fallout 3 et Fallout New Vegas notamment m'ont permis de créer encore deux blondes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre (ou avec celle d'Oblivion) et ce malgré le moteur graphique en commun. De même pour League of Heroes, les Sims etc...Le but à chaque fois n'est absolument pas que le personnage soit ressemblant à cette actrice que j'idolâtre, pour la simple raison que les outils de création sont souvent trop cheap pour parvenir à quoique ce soit d'approchant. Du coup tout ce que je tente de faire, c'est un personnage que je pourrais mater sans me lasser pendant plusieurs heures. Ainsi je me suis créé une collection de blonde assez surprenante! Chacun ses habitudes étranges.

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Silence, Moteur, Action!

Nous l'évoquions récemment dans une conversation toute nostalgique avec Papayou et TchoBilout, les suites de films d'animations c'est pas toujours la joie. Malgré de rares exceptions comme Toy Story 2 et l'exceptionnel 3, ou le sympathique Retour de Jafar chez Disney, ou encore Shrek 2 chez Dreamworks ou L'Age de Glace 3 chez BluSky, pas si facile de parvenir à faire une suite aussi bonne que le premier épisode si tant est que le premier épisode soit bon déjà (Madagascar...).

Je dois avouer pour moi, Kung Fu Panda 2 est sorti de nul part. J'ai vu une affiche dans la rue il y a quelques mois et j'ai oublié. Je n'ai pas vu de publicité depuis, pas de bande-annonce et je n'ai su qu'il sortait ce mercredi que la semaine dernière...une occasion d'aller au cinéma.

Le retour des Furious 5!

La réussite du premier c'est trois qualités. D'abord le film est superbe techniquement mais surtout artistiquement. Le choix de la Chine des contes est judicieux. Ensuite le film est drôle notamment par l'utilisation d'anachronisme dans les dialogues et la super forme de Jack Black (que personnellement j'adore). Pour finir les combats sont fantastiques, très bien chorégraphiés et le film parvient à mettre des frissons d'extase quand il devient un peu sérieux. Kung Fu Panda 2 c'est ça mais LEVEL UP!

Évidemment techniquement, le film prend encore du galon. Ça s'affine vraiment et les effets sont splendides. Rien à redire, on atteint pas le photo-réalisme de Rango, mais ce n'est pas le but. Dreamworks parvient à doser habillement le mélange de textures riches, de fourrures qu'on sent toutes douces et de paysages criant de beauté avec son style artistique judicieux, qui permet à la fois des scènes très drôles et des moments où les personnages sont plus sérieux. Il est également réjouissant de noter que ce second volet propose beaucoup plus de scénettes en 2D comme au début du premier. Encore une fois, les artistes sont au top. Bref Kung Fu Panda 2 est irréprochable de ce côté là.

En fait la plus grosse inquiétude provenait pour moi du reste. Je me souviens du premier volet comme d'un film avec des combats très impressionnant pour un film d'animation mais j'avais un peu oublié que le film était très drôle aussi. Le tout était enrobé dans une sorte de douce moquerie du film d'arts-martiaux avec un loser qui se change en tiger. Je ne voyais pas où il pouvait aller avec ce volet, mais figurez vous qu'il est au moins aussi bon d'un point de vue de l'histoire qui mélange prophétie, paon, pandas en voie de disparition et l'enfance de Po.

Po qui est donc le héros grassouillet du film est cet fois ci déjà le Dragon Warrior, il connait le kung-fu mais doit trouver la paix intérieure pour vaincre son prochain adversaire...quand on entend son estomac gargouillé H24, dur de trouver la paix intérieure. Le film enchaîne donc comme le premier le drôle (j'ai passé la première demi-heure à rigoler non-stop au point d'avoir les zygomatiques un peu douloureux), le épique (les combats sont encore super furieux) en y ajoutant le triste et du trop choupinounet. Et je vais d'ailleurs vous faire un aveu.

Kung Fu Panda 2 est le premier film qui me fait pleurer au cinéma. J'ai failli craquer une fois devant Marley et Moi (les américains et leur maudites histoires de chiens!) et bien sûr dans l'intimité de mon canapé, il m'arrive une fois tous les 200 films de lâcher une larme, mais étrangement jamais au cinéma. Il fallait bien une première fois à tout...j'ai pleuré devant Kung Fu Panda 2 (dit comme ça c'est ridicule).

Prévoyez l'achat d'une peluche à la fin du film...

Pour résumer tout ça, je vous dirais que le dernier bébé de Dreamworks est une vraie perle, un immanquable et encore plus que le premier épisode. Ne vous laissez pas berner par l'idée qu'ils voulaient simplement rentabiliser une licence qui a marché. Ce second volet est plus beau techniquement, plus riche artistiquement, plus fort émotionnellement et en plus pour moi il trouve même un meilleur équilibre entre drôle et sérieux. J'ai adoré le premier volet mais j'ai été un peu déçu par le dernier combat qui finalement était trop burlesque à mon goût. Ici quand ça doit être un minimum sérieux ça l'est mais jamais de manière pompeuse. Les personnages secondaires sont également mieux exploités et la tigresse incarnée vocalement par Angelina Jolie en colle d'ailleurs plein la vue. Les idées de réalisation, de cadrages, de gags, tout est amplifié. Bref Kung Fu Panda 2 est à voir absolument! D'autant plus que la fin laisse présager d'une autre suite...

Je rajoute un mot sur la 3Drelief; j'étais fort marri de ne pas trouver de séance VO sans la 3D (1€ de plus) et je vous avouerais que même si j'aime toujours l'effet de profondeur, il n'apporte pas grand chose puisque le film ne l'exploite pas.

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