CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris
Signaler
Blabla

Comme tout poltron face à une possible critique, je vais immédiatement me dédouaner de toute réelle intention avec ce billet. Ce n'est pas à proprement parler une réflexion un peu posée et un tant soit peu réfléchie comme j'essaye d'en proposer de temps à autre (tant bien que mal). Ce sera plus une réaction à quelque propos entendu récemment et qui concerne le jeu vidéo. Alors non, je ne serais pas dans la vindicte qui concerne cette chère Mar_Lard puisqu'il y a déjà des réponses forts intéressantes sur le sujet ; je vous renvoies à ce (très) long billet notamment. Non, je voudrais parler d'un des derniers podcasts de Gameblog et un peu de but en blanc.

Dans le podcast 253 de Gameblog, intitulé « Jeu vidéo tout connecté attention danger ? », l'équipe de GB parle en long et en large du jeu vidéo relié à Internet et de l'avenir possible du média qui se dirige vers des consoles et/ou PC demandant au joueur une connexion et une preuve constante de sa bonne foi pour jouer. JulienC évoque à un moment quelque chose de très intéressant à savoir la pérennité des oeuvres ludiques qui aurait à terme une date de péremption, si l'on imagine un avenir où seuls les jeux hébergés sur serveurs (serveurs pouvant être coupés n'importe quand) sortiraient de manière grand public. Rahan par ailleurs parle des difficultés qu'ont les développeurs à créer des codes réseaux pour des titres ainsi architecturés qu'ils doivent recevoir des millions de joueurs lors de leur sortie. Mettant ainsi en avant la nouveauté du procédé qui amène à des crash tels que les sorties catastrophiques de Diablo 3 ou de Sim City (le reboot), il ajoute tout de même qu'évidemment, ça ne concerne pas le consommateur et qu'à partir du moment où celui-ci a payé son jeu/service il est en droit d'en jouir jusqu'à ce que mort s'en suive sans que les désidératas de l'éditeur ne viennent lui couper la chique au moment de son achat ou quelques mois ou années plus tard quand le jeu ne fait plus recette, voire pompe des ressources de serveurs pour quatre clampins qui y jouent toujours. Je pense qu'on sera peu à contredire le rédac-chef sur ce point ; ce n'est pas notre problème, on veut simplement un jeu fini et la possibilité d'y jouer où l'on veut, à partir du moment où l'on a payé.

Voilà donc où je veux en venir. JE M'EN FOUS. Je m'en fous que vous ayez des difficultés à rentabiliser vos jeux triple A qui n'ont aucune ambition, à part répondre à ce que ''demande'' le joueur moyen qui achète vos jeux. C'est un putain de cercle vicieux ; vous proposez un style parce que tout le monde achète ça, donc il n'y a qu'un style, donc tout le monde achète ça. Je m'en fous que vous ayez des problèmes avec le piratage ; c'est pas une raison pour prendre en otage les gamers honnêtes qui dépensent de l'argent pour vous faire vivre et vous permettre de créer d'autres jeux. Vous voulez nous prendre pour des consommateurs ? Alors adhérez au diktat du Client Roi. Je ne suis pas un larbin, soumis à vos envies. Vous faites des jeux pour moi parce que j'ai les moyens et l'envie, la passion de vous faire vivre pour ce que vous nous proposez.

Il y en a marre de lire que les éditeurs de jeux sont contre l'occasion, que les constructeurs de consoles pensent à la bloquer. La bloquer pour qui ? Pour les éditeurs ? Ceux que nous allons payer pour leurs titres et pour les consoles des constructeurs ? N'oubliez pas que si le jeu vidéo perd de l'argent, c'est pas parce qu'il y a plus de personnes qui vous volent vos productions, mais c'est simplement parce que ceux qui voudraient bien vous payer ont de moins en moins de possibilité de le faire et de moins en moins de raison de le faire. Arrêtez de mordre la main qui vous nourri ! Il y a que dans le jeu vidéo que j'ai l'impression d'être fliqué. À la décharge de tous ces cons d'éditeurs qui voudraient bien que Big Brother soit moins sournois et plus actif, qui voudraient qu'on soit tous aussi idiot que moi à s'inscrire sur Facebook et Tweeter (pour ne rien y foutre en plus), qui voudraient qu'on soit les fameux « predictible bastards », les lobbys du cinéma et de la musique veulent aussi prendre leurs consommateurs pour des débiles et s'assurer que ceux-ci consomment comme ils l'entendent. Acta, Hadopi, la mode des lois liberticides. Je suis le premier à m'en contrefoutre parce que j'ai suffisamment de temps passé sur un ordinateur pour savoir que c'est pas ça qui nous arrêtera.

Mais je m'égare dans mon énervement qui ne mène nul part (en fait, je suis là où je voulais en venir donc j'y reste). Quand j'entends que Sony ou Microsoft veulent trouver une solution qui satisfasse les deux parties, je suis scié de constater qu'on considère les éditeurs comme une des deux parties. Les éditeurs ne comptent pas. Ils n'ont pas leur mot à dire sur des consoles que NOUS ALLONS PAYER. Activision, EA, Ubisoft, Capcom, Konami, je vous enjoins gentiment à clairement la fermer (physiquement). Vous ne me donnez pas d'argent pour que je paye la machine qui va accueillir vos jeux et vous ne me payez pas pour que je joue à vos jeux. JE vous donne de l'argent, parce que c'est de ça dont il est question, on est des consommateurs pas des individus qui cherchent à se cultiver, je vous donne de l'argent pour que vous viviez de ce que vous produisez. C'est moi et les millions d'autres qui décident si vous êtes des inutiles au monde. La formule est sévère, elle n'est pas de moi (mais de feu Robert Castel) et veux bien dire ce qu'elle veut dire. Si vous produisez des jeux qui ne sont pas achetés par les gens, au sens de notre société capitaliste moderne, vous êtes des inutiles au monde, des surnuméraires.

Maintenant la problématique est d'avoir un peu de compassion pour la création. Si l'on avait la grande bonté d'âme de croire en un sincère sacerdoce de la part des sociétés citées (en particulier les deux premières) pour la création vidéoludique plus que le business, on pourrait s'imaginer que leur revendication, quant à l'incompatibilité entre la création AAA et le coût que cela entraîne, force à composer entre les joueurs et les entreprises qui fournissent les jeux. Non.

Si vous voulez vraiment nous prendre pour des consommateurs, assumez vos actes et vos paroles. Quand un développeur (indépendant ou pas, ça on s'en fout) dit qu'il va faire un jeu parce que c'est qu'il a envie de faire et qu'il prie simplement pour que ce qu'il va faire à l'arrivée plaise à quelqu'un, sinon tant pis, j'aurais essayé ; c'est de la création. Claude Chabrol a dit dans l'introduction de Comment faire un film : « De nos jours, le cinéma jouit d'un prestige assez bizarre. Nos contemporains ne veulent pas faire du cinéma, ils veulent être dans le cinéma, ce qui n'est pas du tout la même chose. Ceux qui veulent « être dans le cinéma » ne ressentent pas une véritable nécessité de faire un film. Cela n'est pas aussi indispensable que l'air qu'ils respirent... ». Vous ne voulez pas faire du jeu vidéo, vous voulez être dans le jeu vidéo, manufacturer un produit. Alors dans ce cas, assumez votre statut de producteur et dîtes simplement que vous êtes incapables de produire à la vitesse et à la quantité que vous produisez sans saturer le marché. Le problème c'est pas les joueurs, c'est le rythme. Le joueur est devenu boulimique mais avant d'être boulimique, il a été à la diète et ça a donné ce que beaucoup (dont je ne fais pas partie) considèrent comme l'âge d'or du jeu vidéo. Ce n'est pas le piratage ou les « mauvais payeurs » que vous pensez avoir trouvé dans les acheteurs d'occasion, qui posent problème. Ce qui pose problème, c'est qu'en Mars 2013, 60 jeux sont sortis en même temps. J'ai la légère impression qu'il y a un lien de cause à effet.

Je ne sais pas où tout cela nous mène. Je n'ai aucune solution à proposer à cette logique mercantile qui dépasse de très loin le jeu vidéo. Tout ce que je sais, c'est que comme tout bon élève de la société, je finirais par me plier à la « dictature de la majorité » (lisez Tocqueville, c'est très intéressant). Je jouerais connecté comme connard avec une caméra pointée sur ma tronche et une sonde anal qui vérifiera si tout ce passe bien en terme d'expérience...ou alors j'arrêterais avant l'insertion rectale.

Ajouter à mes favoris Commenter (24)

Commentaires

BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Zinzo : j'ai hacké le compte de seb pour faire croire que j'étais pas seul à être blasé B)
Zinzolin
Signaler
Zinzolin
J'ai lu. J'ai relu. J'ai lu les commentaires et je m'en veux parce que je ne saisis pas complètement ce billet. J'ai raté la semaine donc je dois être hors contexte, par exemple : Sony n'a-t-il pas dit que la PS4 ne bloquait pas l'occasion ?
Sharn
Signaler
Sharn
Pour information et avec un minimum de recherche j'ai fait la même chose pour le nombre de film sortant en mars 2013. Verdict? 20 films sortent sur nos écrans noirs. Peut-être que ça manque de cinéma indépendant mais c'est pas autant saturé:
http://www.sortie-ci...-mars-2013.html
seblecaribou
Signaler
seblecaribou

Le gros problème, c'est qu'on entre dans un cercle vicieux: si on est pas les larbins et que les éditeurs doivent faire ce qu'on a envie, ce sont eux qui deviennent les larbins, et ça donne parfois des situations qui font du mal aux studios qui ne voulaient pas forcément en arriver là (Mass Effect 3). C'est certain que c'est nous qui donnons le fric aux éditeurs, mais il faut être honnête, le secteur est régi par l'argent, et les studios en ont besoin pour survivre, pour continuer à faire des jeux qui nous plaisent.


Non mais ce que j'entends par là, c'est que justement, s'ils arrêtaient de nous prendre pour des consommateurs, ils auraient aucun souci à se faire sur la création et pourrait faire ce qu'ils veulent sans prendre en compte les demandes du client roi. Moi ce qui m'énerve c'est qu'il nous prennent pour des portes feuilles sur pattes mais que dans le même temps ils nous traitent comme leur chienne. Il y a un moment donné faut arrêté de faire n'importe quoi.

Quand Notch fait Minecraft, il le fait parce qu'il veut répondre à une envie qu'il a de faire un jeu. Il le fait pas foncièrement dans le but de vendre. Et bam quand le carton arrive, les gens lui demandent des trucs, mais il a la liberté de dire "NON" parce que c'est une création et qu'il a montré pleinement qu'il pouvait et devait se passer de l'avis des joueurs pour faire ça.

Là les éditeurs mastodontes, ils nous sortent la même merde (j'y vais fort mais c'est exprès aussi) tous les ans en modifiant trois paramètres parce que c'est la nouvelle mode mainstream du game design en oubliant de vérifier si ça collait ou pas à la coérence du jeu et dans le même temps, ils espèrent qu'on ne gueule pas, qu'on la ferme quand ils demande la mort de l'occasion, qu'on la ferme quand ils nous fliquent. NON. Stop. Tu veux faire des produits, alors tu l'assumes et tu réponds aux exigences du client.

Le problème c'est que le client il est pas exigent parce qu'on lui en donne trop en quantité pour qu'il se rende compte qu'on pourrait faire mieux encore en terme de qualité. Je crache pas dans la soupe, j'ai aimé un paquet de jeu sur cette génération et globalement, ceux que j'ai aimé sur cette génération, je les ai plus aimé que ceux d'avant. Mais au bout d'un moment, j'en ai marre d'être pris pour un con et un mauvais payeur quand mon poste de dépense principal c'est le jeu vidéo, que ça fait 19 ans que je donne des thunes à cette industrie et qu'elle s'est décidé à me chier dans la main.
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Y'a un truc en particulier que tu relèves mais qui est pas vraiment intégré dans la mentalité des joueurs ; le client est roi.

Sur GB je lis régulièrement des joueurs qui "comprennent" les politiques de DLC, etc., et que ça se fasse à leur détriment parce que bouh les pauvres ça leur coûte des sous. On parle d'achat militant alors que c'est de la pure connerie, surtout dans un contexte où ils visent juste ton fric.

Je pense que c'est un problème surtout lié au jeu vidéo, tout simplement parce que y'a pas de repères, c'est toujours traité différemment et absurdement. Les jeux les plus cons et mal faits sont des BGE, les pass online pour punir les joueurs d'occasion c'est pour "assurer le coût des serveurs", les DLCs de la honte "des moyens de rallonger l'expérience".

Y'a pas mal de joueurs qui rationalisent tout ça en pensant qu'il y a de louables intentions derrière, sans comprendre qu'ils se font non seulement baiser comme des bleus, mais qu'ils entretiennent et encouragent un système inventant toujours de nouveaux moyens de grignoter un peu plus, un peu plus, un peu plus.
Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
Je suis d'accord à 2000%. Tu as dit tout ce que j'ai sur le coeur depuis un bail, en la matière, pile dans les mots qu'il faut.
Rends-moi service, présente-toi aux présidentielles.
Glados
Signaler
Glados
pour une foi que je suis d'accord avec un coup de gueule ^^

Putain 60 jeux en Mars c est limite étouffant et abérant quand on analyse les sorties de l'année entière. Les éditeurs sont chiants sur ce coup là :/
aegirsson
Signaler
aegirsson
SEB, MON HEROS :worship:
Jamesismad
Signaler
Jamesismad
Ça fait du bien de relire tes articles Seb :3
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Bon, encore un article blasé de BlackLabel... :/
winston
Signaler
winston
Magnifique coup de gueule. Je te rejoins sur tout les points. Je rajouterais juste une chose : Le joueur doit retrouver l'envie de jouer et non le besoin compulsif de jouer au jeu du moment. C'est très "Hype" en ce moment je trouve. Tout le monde doit avoir fait le dernier jeu AAA du moment, histoire de ne pas rester sur le bord du chemin virtuel.

Et je rejoins aussi Celim (comme souvent) : je suis content de jouer peu.
J'espère en tout cas que ton billet fera des petits ;)
Cronos
Signaler
Cronos
Un vrai coup de gueule, c'est certain.
D'autant que je comprends tout à fait l'intention, mais je suis pas certain d'y adhérer totalement. Je ne suis pas un vendu des éditeurs non plus, je déteste beaucoup de pratiques qu'ils opèrent (les DLC des multi en masse, plus rien à débloquer dans les jeux pour avoir du bonus, un genre particulier qui sature le marché).
Le gros problème, c'est qu'on entre dans un cercle vicieux: si on est pas les larbins et que les éditeurs doivent faire ce qu'on a envie, ce sont eux qui deviennent les larbins, et ça donne parfois des situations qui font du mal aux studios qui ne voulaient pas forcément en arriver là (Mass Effect 3). C'est certain que c'est nous qui donnons le fric aux éditeurs, mais il faut être honnête, le secteur est régi par l'argent, et les studios en ont besoin pour survivre, pour continuer à faire des jeux qui nous plaisent.
Quand on voit le nombre de studios fermés l'année dernière (Junction Point, Psygnosis, et plein d'autres), on se dit que finalement, même quand on nous propose des jeux qui sortent du lot, qui changent de la donne habituelle, les joueurs n'achètent pas et suivent le mouvement en achetant le dernier Call of Duty. Je sais bien qu'il faut faire des choix dans l'achat des jeux, mais au vu des éditeurs encore debout, on se dit qu'il y a aussi un problème de notre côté.
Maintenant, on est quand même dans une période où on a vraiment de tout, avec des petits jeux indés d'un côté et des gros jeux plus classiques ou même qui tentent des choses de l'autre, on est plus verni qu'il y a quelques années, et on arrive à un point où on peut très bien s'en sortir sans participer à l'essor d'un éditeur qu'on a juré de détester.
Celimbrimbor
Signaler
Celimbrimbor
C'est là où je me dis que je suis content de, finalement, jouer peu.

Celim.
Kaminos
Signaler
Kaminos
Tres beau coup de gueule, qui met un peu d'eau dans mon vin.
ladanettedu94
Signaler
ladanettedu94
Woké, j'aimerais faire un commentaire où je fais mon malin en écrivant un pavé gigantesque qui commencerait par "Bon article, ceci dit...", mais je vais me contenter de me taire, d'en prendre de la graine, et te congratuler.

Donc voilà, congratulations (à lire avec l'accent français).
Voron
Signaler
Voron
Amen :worship:
inFy
Signaler
inFy
Je pense que les "ras le bol" silencieux vont finir par sortir. Nous on est prévenu, mais le grand public qui ne va pas forcément sur les sites spécialisés seront pas non plus forcément au courant qu'il faudra une connexion internet obligatoire pour jouer, et qu'il faudra toujours payer le prix fort (et encore plus fort) parce qu'on pourra plus acheter nos jeux en occas'.

--> Ca c'est pas faux et faut espérer que le "gros" de la bande fasse bouger les choses.

Bref, je le répète, je suis d'accord avec l'article, c'est juste que j'aurai rajouté un autre responsable de la situation. ;)
Ariakkan
Signaler
Ariakkan

Je suis d'accord sauf pour la sonde anal ;)


Idem :)

Plus sérieusement, je partage à 1000% ton coup de gueule. Je n'ai sciement pas acheté Diablo III ni Sim City car ils imposent des modèles dans lesquels je ne souhaite pas m'inscrire. Certes, la question de la connection permanente ne m'empêche pas de jouer à WoW, mais depart son statut de MMO, la connection obligatoireest justifié. Comme l'a dit Rahan dans un édito récent, j'aime avoir le choix.

Après, je me prend à espérer que toutes les déclarations récentes des grands pontes de l'industrie du genre "la connection permanente va devenir incontournable" ou " les supports physiques sont voués à disparaitre" ne sont que des coups d'esbroufe destinés à tater le terrain.
Kahnettan
Signaler
Kahnettan
Infy : Quand je dis ça, c'est pas parce qu'il faut tout acheter, mais parce que la sortie d'un jeu (si on les mets tous dans le même sac), c'est plus un attente "comme avant", vu le nombre qui sort en un mois.

Je pense que les "ras le bol" silencieux vont finir par sortir. Nous on est prévenu, mais le grand public qui ne va pas forcément sur les sites spécialisés seront pas non plus forcément au courant qu'il faudra une connexion internet obligatoire pour jouer, et qu'il faudra toujours payer le prix fort (et encore plus fort) parce qu'on pourra plus acheter nos jeux en occas'.
Et c'est pas de nous, joueurs (et râleurs) que les développeurs devraient s'inquiéter, mais plutôt du gros bétail.
Nemesis-8-Sin
Signaler
Nemesis-8-Sin
Marrant, cet après-midi même j'évoquais le sujet avec d'autres personnes (qui liront peut-être également cet article) des éditeurs, et j'en disais justement que jamais autant qu'à l'heure actuelle je n'avais eu l'impression que c'était EUX, qui prenaient à la gorge tout le monde : constructeurs; développeurs; public. L'industrie actuelle est devenue un bras de fer tacite, presque une révolte silencieuse, entre d'un côté les "méchants" éditeurs qui veulent impérativement imposer leurs lois et conditions, et de l'autre, les gens, du public enragés qui subit, aux développeurs qui tentent un petit "non, mais c'est aux joueurs de décider ce qui marche ou non. Si ils achètent de la merde, on est obligé de faire de la merde". (sous-entendu qu'un créatif attaché à une société n'est pas un créatif, mais un éxecutant, qui fait seulement ce qu'on lui dit de faire. Naughty Dog, Sony Santa Monica, on parle de vous). A ce petit jeu, on retrouve une presse qui tantôt jouit des privilèges qu'on connaît tous, mais qu'on ne citera pas; tantôt vient jouer les résistants maquisards, a grand coup de "Nous vous rappelons qu'acheter un jeu est un acte militant". Belle affaire. Exacte affaire, qui plus est, qui permet désormais de replacer la chose au coeur du débat : toi, joueur, à l'unique responsabilité de ce qui t'arrives. Mais comme toi, joueur, ne pèse pas bien lourd dans la masse de con-sommateurs du plus grand médium de divertissement actuel, tu fermeras ta gueule quand même, militant ou pas : parce que l'éditeur tient le grand public, tient les constructeur et leur occasion à deux ronds, et tient les studios, prêt à vous abreuver de suites dont vous ne voulez pas, et que de toute façon, le grand public, c'est lui qui a raison. (ok, le pavé est pas très bien structuré, mais je crois que l'idée que je voulais évoquer y est).

Ce que tu décris dans cet article est plus ou moins ce que j'ai ressenti récemment face à l'interview de Chris Balestra : un sentiment de ras-le-bol et d'impuissance, un constat : on a beau être le plus pieu des consommateurs militants, c'est désormais l'éditeur qui dit à toutes les autres parties de la chaine qui composent l'industrie quoi faire, comment le faire, et à quel tarif le faire. Et c'est eux qui nous disent de fermer nos gueules, implicitement, puisque de toute manière chaque vague crée par un DLC abusif ou par un repassage en caisse finit par se dissiper.

Et comme tu le soulignes, enfin, tout ceci n'est qu'un constat sur lequel on ne voit pas d'autre échappatoire que l'éventualité de voir tout le reste de la chaine (public, grands développeurs, studios) faire blocus contre ça. Parce qu'à notre échelle, à moins de stopper notre propre consommation, on n'enrayera rien du tout.
inFy
Signaler
inFy
Une fois encore, vous êtes libres de ne pas acheter. Ce qu'on a aujourd'hui est aussi la conséquence de nos actes.
Il est toujours bien facile de se décharger complètement quand derrière on encourage la pratique ...

Je comprends pas comment on puisse être frustré d'avoir autant de choix. Ca en donne pour tous les goûts, et si y'a quand même du moins bon, y'a aussi du pas mauvais, sans parler des "AAA" (diantre que j'aime pas ce mot)
Kahnettan
Signaler
Kahnettan
Je sais pas pourquoi j'ai pas foutu ce foutu blog en favori avant :worship:

Non sérieusement, t'as totalement raison. On va rager, se plaindre voir gueuler au boycott. Mais les tiers/constructeurs savent très bien qu'on va suivre comme des moutons jusqu'à la sonde anal comme tu le dis si bien.

Pour ça que le JV c'est une passion de riche maintenant, quand on voit les sorties (AAA et non) de mars, ça fait peur quand même, c'est même pas "sympa", c'est juste flippant parce qu'on nous fait bouffer du jeu non stop quand avant les sorties étaient plus éloignés et on attendait gentiment que notre jeu arrive.
inFy
Signaler
inFy
Bon, si on prends du recul, je reste relativement d'accord avec le fond, et à vrai dire, la forme fait du bien. Ca soulage, on décompresse, c'est presque vital.

Maintenant pour revenir au fond du problème. J'ajouterai une autre cible dans le lot, à savoir LE JOUEUR. Le joueur, en tant que consommateur, est également responsable de la situation actuelle. A l'instar d'un papy qui gueule contre les chaussettes made in china mais qui veut pas acheter français car c'est plus cher, le joueur devrait aussi arrêter d'acheter les productions AAA.

Ca me fait repenser à une chose très intéressante que tu m'avais dis l'autre jour, au sujet d'acheter le jeu en occasion pour ne pas reverser de royalties aux devs/editeurs.

Prenons par exemple le cas des DLCs, une pratique qui fait énormément gueuler, mais auxquels la majorité cèdes. Pour ma part, je n'ai jamais versé un centime pour un DLC, et je n'en verserai pas. Car c'est contre ce que je conçois, et tant pis si je passe à côté de pépite, c'est niette.

Je ne dis pas que tout le monde devrait avoir ce genre de penser, mais si déjà les joueurs arrêteraient de raler pour plutôt agir, peut-être qu'on verrait le changement. Hélas, je crains que le mal soit déjà fait, et que les 7-8 dernières années aient conforté les éditeurs dans leur course de l'argent et du fliquage. :(
MagicPie
Signaler
MagicPie
Je suis d'accord sauf pour la sonde anal ;)

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris