CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Tests

La plupart des screenshots viennent de Jeuxvideo.com. Je joue au jeu sur Xbox360, installé sur clé USB.

Avant propos:

Un visage en 3D précalculée éclairé d'une couleur bordeaux. Quelques notes de hautbois enfilées sur une partition par Nathan McCree. Il ne m'en fallut pas plus pour savoir que Lara serait une femme importante pour moi, du haut de mes sept ans à l'époque. Tomb Raider, depuis 17 ans et sa sortie conjuguée au plurielle sur PC, Sega Saturn et PlayStation, c'est une de ces rares sagas que j'ai poursuivi d'années en années, de générations en générations. Un tel mariage, consommé depuis le second opus, ayant découvert en son temps le premier en regardant mes cousins jouer, un tel mariage disais-je, aussi long et indéfectible put-il être, fut entaché de hauts et de bas. Je suis toujours resté fidèle à Lara, dans la joie comme dans la peine. J'ai subit les innombrables bugs du troisième opus, en pardonnant à un jeu infranchissable sans code de triche. J'ai payé de ma personne et de mon porte-monnaie lorsque l'enfant terrible qu'était L'Ange des Ténèbres a finit par voir le jour. J'ai soutenu toujours Lara dans sa perte de poids mammaire pour les besoins des scènes d'action de Legend. Entre temps, j'ai même cautionné deux films la mettant en scène dans des séquences qui empiètent de manière aussi nanardesques que géniales sur un territoire purement masculin du film d'aventure et d'action. Et puis la renaissance de notre amour, il y a de cela quelques années m'a rappelé qu'après la tempête, le Soleil n'est jamais loin. Tomb Raider Underworld m'a fait voyager comme rarement. Je n'oublierais notamment pas ces longues plongées sous-marines en quête de reliques. Car s'il est bien une exception concernant la nage vidéoludique, globalement source de stresse et/ou d'ennui, c'est bien cet Underworld.

Tout cela pour dire que sans être le fan absolu de Tomb Raider, capable de citer toutes les destinations de l'archéologue anglaise a parcouru dans l'ordre chronologique de sa vie ou des sorties des différents addendum à son histoire, je reste ce joueur pour qui elle a compté et comptera probablement toujours et qui sans relâche a acheté ses apparitions publiques dès leur sortie respective. J'ai donc une certaine idée de qui est Lara Croft et de qui elle n'est pas. Son extrême sexualisation qui a souvent fait penser qu'elle était avant tout une bimbo débile n'a en fait toujours été qu'un leurre. Alors qu'elle est physiquement le miroir des héros masculins de jeu vidéo, qui poussent jusqu'à la caricature le concept de forme physique, elle a toujours été beaucoup plus intelligente que ses collègues. Parce que Lara Croft, au delà de son bonnet D, c'est une intellectuelle à la voix suave (en français toujours), au caractère trempé et à la volonté sans faille...tout l'inverse de la femme dans le jeu vidéo au moment où celle-ci arrive en 1996.

Forcément, quand s'annonce un reboot de la franchise avec en star une nouvelle incarnation de la fatale Lara, devenue alors reine de la minauderie qui à 18 ans quitte sa province bien décidée à conquérir sa vie*, je me pose des questions légitimes. On nous dit qu'on va voir comment Lara est devenue Lara Croft (sans chirurgie esthétique) en passant par diverses atrocités et on évoque même la tentative de viol avec effraction. Surtout, on nous montre des choses qui ne me rassurent pas. Aimant la solitude des temple mayas, je me vois fort marri de constater la capacité hallucinante de cette nouvelle donzelle à se mettre dans les plus belles emmerdes qu'on puisse imaginer avec toutes sortes de renégats...comme un certain Nathan Drake. Quand est-il au final ? Excellente question.

Ma critique qui critique...

"Less boobs, more pain!"

Cassons immédiatement ce suspens qui n'a que trop duré, ce nouveau Tomb Raider est un bon produit. Alertes comme vous êtes, à me lire tard dans la nuit alors que je publie à peine ou au petit matin histoire de vous rendormir dans vos céréales, vous aurez noté l'emploi du terme « produit ». Car qualitativement, en tant que produit d'une entreprise (SquareEnix) qui cherche à faire des bénéfices en employant un prestataire de service (Crystal Dynamics) pour réaliser ce produit, Tomb Raider est bon. Si l'on regarde factuellement, ce que j'avais entamé de faire dans mes premières impressions, ce nouveau TR (abrégeons abrégeons) est plutôt beau. La modélisation des personnages juste satisfaisante est largement contrebalancée par les animations travaillées, bien que manquant d'un tout petit peu de liant par endroit. Les décors vastes et ouverts à la vue sont un appel à la contemplation ; les éclairages et effets météorologiques participent à l'ambiance globale du titre qui sur la partie graphique s'en sort donc plus que correctement.

Au niveau du gameplay, on trouvera également peu de chose à redire, d'autant plus si l'on apprécie les tribulations drakiennes. Le jeu est calibré pour de la plateforme simple où le chemin que l'on emprunte est plus important que la difficulté qu'on aura à le parcourir. Les fusillades sont intuitives et si clairement le jeu n'invente rien de particulier, on sent que les développeurs ont mis tout leur coeur à une oeuvre bien glauque mais au fond habituelle dans notre média, celle du meurtre jouissif. Entre le planté de flèche dans la pomme d'Adam, les finitions à coup de piolet dans le crâne, ou les éclats de chevrotine à bout portant sur un malheureux aux aboies, clairement le joueur pourra ne pas faire dans la dentelle. Ceci étant dit, il serait mal venu de ma part de ne pas mettre une petite pièce pour ces fameuses fusillades qui déjà sont plaisantes mais qui surtout donnent souvent (pas tout le temps) l'engagement au joueur. À ce dernier de voir s'il tente la manière forte, semi-forte ou à l'ancienne, pour l'amour du dégoût (ça c'est pour mon sponsor Amora). En somme, plus que dans son modèle Uncharted, Tomb Raider propose de temps à autre de la jouer un peu plus fine et d'achever ainsi rapidement des échanges de plombs en étripant discrètement la moitié de l'effectif adverse.

Une violence exacerbée...

...de bons gunfights.

La jouabilité est donc dans la droite lignée d'un Uncharted avec simplement la mise à couvert automatique (qui fonctionne étonnamment bien) et un ajout d'un tout petit peu de poids sur Lara. On trouvera donc aussi comme son modèle des séquences de courses à pied explosives et scriptées et de temps à autre quelques QTE, ma foi assez rageants pour ma part.

La structure du jeu, elle, est plus sujette à débat. Si on sent l'influence de Naughty Dog dans le déroulement très hollywoodien du titre quand on passe sa seconde moitié, globalement le jeu est construit ainsi : Lara traverse des niveaux plus ou moins grands et doit aller de l'entrée du niveau à sa sortie pour atteindre la cinématique suivante. Entre les deux elle participe soit à quelques énigmes, soit à une ou plusieurs fusillades ou séquences plus discrètes. Chaque niveau ou plutôt zone propose un feu de camp qui servira à voyager de zone en zone et surtout chaque niveau propose une somme d'objectifs secondaires basés sur de la recherche d'objets. On alterne donc entre plateforme, gunfight et exploration si jamais on s'intéresse à la cueillette de champignon. Tout cela est saupoudré d'un tout petit peu de Metroid. Le rythme est tout de même plus doux qu'un Uncharted. Tomb Raider n'est réellement un TPS qu'à certains moments et d'ailleurs les deux passages qui forcent le combat un peu trop violemment se trouvent être les deux plus crispants en terme de jouabilité. Le tout se fait entre 8 et 12 heures et peut être continué une fois le scénario à bout pour chercher les objets manquants.

Le moment où Tomb Raider devient réellement un TPS, c'est lorsque le joueur décide de passer au mode multijoueur. Ici encore, aucune surprise. Le jeu n'invente strictement rien et fait le minimum syndical en terme de modes de jeux et de features. Combat en équipe (5VS5), chacun pour soit, capture et défense de trousse de soin (CaptureTheFlag) et prise en main d'émetteurs radio (KingOfTheHill) ; rien de rafraîchissant dans les menus. En revanche, une fois la partie lancée, on se surprend à apprécier les deux trois ajouts très bien vus à ce qui serait sinon encore une fois, le Uncharted de 2013. La jouabilité se prête très bien à des joutes en arènes et le jeu, grâce à quelques pièges taquins et une architecture des maps au moins solide et parfois ingénieuse, devient un vrai plaisir en ligne.

Le multijoueur est bien drôle. C'est dommage qu'il y ait si peu de modes et de maps. Au moins ce qui est fait est bien fait.

Dans tout cela, j'ai avant tout mentionné des choses techniques : graphismes, jouabilité, durée de vie, structure, modes de jeu. Tout cela est dans l'ensemble bon pour les standards actuels du jeu d'action/aventure classique. Si j'ai mentionné à moult reprise la trilogie de Naughty Dog c'est simplement parce que, bien que j'en doutais dans mes impressions, ce Tomb Raider tape clairement dans la même frange de joueurs et appuie sur les mêmes stimulus en cochant case par case une liste de ce qu'il faut faire pour faire un Uncharted ailleurs que sur PlayStation 3. Seulement, on pourrait aller un peu plus loin.

 

Pour commencer, si Crystal Dynamic s'en sort pas mal sur le plan technique, sur la reproduction de produit, on doutera de la suffisance de ce qui reste un talent (savoir imiter de manière correcte n'est pas si simple...hein IO Interactive) pour faire un jeu marquant. Tomb Raider, ce Tomb Raider là, le reboot n'est pas un jeu marquant. Le premier endroit où il pêche, c'est clairement sur son univers. Alors que j'exprimais la neutralité de mon sentiment face à sa trame principale qui une fois finie ne vole pas plus haut ou plus bas que les autres volets de la saga, je suis en revanche clairement vindicatif devant le traitement des personnages et la façon de raconter l'histoire.

Les personnages sont tous oubliés dans la seconde où ils nous apparaissent. Plus que leur design générique mais agréable à l'oeil, leurs personnalités en mousses ne feront échos qu'aux amateurs de films de genre et particulièrement de slasher. Le jeune binoclard secrètement amoureux de l'héroïne, le professeur pétochard, le gros mais sympathique, la black en colère, le vieux supposément increvable et le sage qui vous a dit une fois un truc (mais si, comme dans la phrase « Je me souviens, une fois il m'a dit... »). On se croirait devant le casting de Urban Legend voir même de Komodo VS Cobra.

Un nombre impair de femmes, plus d'hommes que de femmes et de la minorité ethnique...

Là où ça devrait devenir intéressant en un sens, c'est que Lara subit le même traitement. Dans un slasher où le héros est une héroïne (Scream, Friday the 13th, Halloween, The Last House on the Left...), il y a deux moments :

-D'abord, l'héroïne est embarquée dans une situation où elle n'est pas, à première vue, la plus apte à se défendre. Elle subit des violences physiques (le viol dans The Last House on the Left) ou morales (le meurtre de ses amis dans le remake de Friday the 13th) et peut même finir séquestrée par le ou les tueurs qui prendront un à un les autres membres du casting.

-Ensuite, elle trouve la force soit d'échapper à son ou ses agresseurs, soit de les mettre hors d'état de nuire.

Dans son traitement de l'histoire et de son héroïne, Tomb Raider est écrit avec des poncifs de films d'horreur. La référence explicite à The Descent qui dure pratiquement un niveau en est le parfait exemple. Ce qui pose problème plus que cet état de fait, ce sont deux choses.

Il y a une partie d'un niveau qui prend énormément à The Descent de Neil Marshall.

Le design de Lara est d'ailleurs très semblable. D'autres restes de cette probable volonté initiale de se tourner vers le glauque et l'horreur sont trouvables dans les premiers artworks du jeu où apparaissent des monstres qui rappellent les nécromorphes de Dead Space.

D'abord, la démarche n'est pas suivie jusqu'au bout. La Lara Croft rebootée n'est pas une bonne héroïne de film d'horreur, quand bien même elle passe par le même cheminement. Son caractère n'est pas assez trempé dès le début. Si elles ne commencent jamais aussi fortes qu'elles le deviennent à la fin du film, Neve Campbell dans Scream, Jamie Lee Curtis dans Halloween ou Amanda Righetti dans Friday the 13thcommence en ayant déjà du caractère. Sans être des dominatrices, elles ont du bon sens, de la jugeotte et une forme de débrouillardise qu'elles mettent à l'emploi pour survivre et serrer les dents. Lara est en revanche d'une maladresse et d'une bêtise désespérance pendant 80% de l'aventure.

Tous les éléments sont là...mais non.

Dès que le joueur ne la contrôle pas, en plus de jouer de malchance, elle ne réfléchie jamais une seconde à ce qu'elle va faire. Elle se détache d'un piège à 10 mètres de hauteur et s'étonne de finir le dos explosé au sol. Elle geint de se faire emporter dans un rapide, alors qu'une seconde avant elle sautait sur une carcasse rouillée et instable d'avion. Elle meurt de froid dans les cinématiques, mais ne prend jamais la peine de ramasser un manteau sur le corps d'un des cinglés qu'elle achevé une seconde avant. En plus donc de l'effet château de carte de Nathan Drake qui fait s'effondrer des temples sous son poids (léger), la Lara Croft nouvelle se permet d'y ajouter une forme d'idiotie d'adolescente, le tout sans aucun second degré. Là est aussi le problème, dans les slasher comme dans les Uncharted, il y a toujours une forme de dérision plus ou moins assumée qui relâche l'appréciation du spectateur/joueur et le rend plus indulgent au grand-guignolesque.

L'autre problème donc, c'est que les développeurs n'ont pas su prendre le partie de ce scénario de série B pour en faire un vrai objet de collection à ranger dans l'étagère survival/horror. Une héroïne maltraitée qui devient un monstre de puissance. Au lieu de ça, on se retrouve avec un scénario qui n'arrive pas à lier avec sa volonté de grand spectacle, l'intimisme très claustrophobie ou solitaire que réclame l'horreur. Le cul entre deux chaises, ce reboot l'est bien. Seulement ça n'est pas tant entre le reste de sa saga et Uncharted, mais plus entre The Descent et Lara Croft : Tomb Raider (la première adaptation).

Comme on pouvait s'y attendre, le manque de second degré et d'humour provoque une vraie circonspection devant ce genre de séquences qui passe plus aisément dans l'univers coloré et plus relax de Uncharted.

Pour finir sur ce carcan pour le moins raté, Tomb Raider souffre de mettre en opposition sa structure de jeu et son déroulement. L'aspect Metroid-light et la quête d'objets sont en complète contradiction avec la recherche permanente de survivants qui tend le scénario pratiquement sur tout son long. Seul un ou deux temps morts laissent supposer que Lara pourrait s'occuper à autre chose. Chose très intéressante en revanche et à la fois parfaitement dommageable, Tomb Raider arrive à faire renouer sa Lara avec celle qu'elle a été...après le générique de fin. En effet, une fois l'histoire terminée, les derniers mots de Lara sont : « Je ne rentre pas à la maison ». Le joueur se voit alors offrir la possibilité de continuer sa partie pour trouver l'ensemble des objets qu'il a laissé traîner. Si en soi, cette activité est laborieuse et sans grand intérêt ludique, il est intéressant de voir que ça nous transmet l'image d'une Lara qui a comme noté tout ce qu'elle avait vu, même furtivement durant ses déboires et qui cherche à déceler et à déchiffrer tous les secrets de l'Île. Dans cette optique, j'en viens même à me dire que quelque chose de ludiquement plus intéressant avec mettons, un camp où Lara devrait ramener ses reliques et les analyser pour découvrir des informations cachées, auraient transcendé cette fin qui pour le reste de la saga fait sens et pour cet opus apporte enfin une personnalité à Lara, à savoir la même qu'avant.

 

Tomb Raider est donc un jeu à double face. Si l'on y cherche le grand spectacle de surface, la réussite plate et technique, le jeu se laissera faire sans sourciller. Beau, aisé à prendre en main mais bon en sensations, on prendra un certain plaisir à le parcourir en solo comme en multijoueur. Il apportera pour les joueurs PC et Xbox360 une alternative intéressante sur le plan du gameplay à la proposition de Naughty Dog exclusive à la PlayStation 3. Maintenant sur le fond et l'histoire, le jeu laisse perplexe. Partant sur une idée peut-être saugrenue pour certains mais pas forcément idiote de radicalement changer de genre (cinématographique finalement), passant de l'aventure à l'horreur, Crystal Dynamics manque le coche. Pas assez jusqu'au-boutiste dans la refonte, le studio a préféré taper dans un genre pour le gameplay et dans un autre pour l'histoire donnant à la fin un micmac dont rien de vraiment bon ne ressort. Les stéréotypes ne sont pas utilisés judicieusement, l'héroïne est trop fade et pleurnicheuse et le tout ne s'accorde pas à la structure globale qui supposerait du temps pour la recherche quand Lara est dans un rush permanent. Finalement, le plus grave dans ce Tomb Raider, ce n'est pas d'avoir fait un jeu juste bon pour les standards actuels. Le plus grave c'est d'avoir à la fois loupé la refonte de Lara et de nous obliger à attendre l'après générique de fin pour retrouver l'ancienne...

*Oui je fait des références à Aznavour dans mes tests ? Qu'est-ce qui se passe ? T'as besoin d'un problème ?

PS: Je vous conseille aussi la lecture des critiques de NemesisPGBirganj et de Cinemax.

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Commentaires

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Le côté lisse me dérange pas car le jeu affiche pas d'ambition, c'est transparent quoi, par contre dans Tlou je trouve ça insupportable.
seblecaribou
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seblecaribou
C'est un jeu agréable à jouer, mais c'est lisse. Les personnages n'ont aucun intérêt, Lara est con comme une planche. Moi ça suffit à me rendre l'histoire pas sympathique. Aussi abrutissant que je trouve les Uncharted et mal calibré que je trouve le 3ème, au moins j'aime bien les personnages et le ton va avec la grandiloquence de ce qui se passe. Là justement, en tant qu'amateur de film d'horreur (et de série B) je trouve pas du tout que ça fasse le taffe. Le ton est sérieux alors que c'est juste invraisemblable ce qui se passe dans le jeu. Donc c'est sympathique, mais c'est loin d'être ce que ça veut et c'est dommage.
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Pedrof : des fois tu sais pas pourquoi c'est coloré pendant 30 secondes puis ça redevient gris ;_;
Pedrof
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Pedrof

Puis c'est tout gris :/


Lara Next-Gen B)

Sur Underworld ils avaient loupé le mémo.
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Puis c'est tout gris :/
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Je suis arrivé aux bidonvilles et pour l'instant je trouve ça correct. Si on fait abstraction de l'aspect survie avec lequel le jeu a fait sa pub et qui est clairement inexistant, et si on utilise pas l'instinct qui sert à rien et qu'on utilise pas les voyages rapides pour pas se gâcher la progression du jeu, je trouve que ça reste du TPS pseudo-aventure potable.

Y'a de l'interaction avec les éléments de décors, Lara recule quand elle prend des balles, la plateforme est meilleure qu'Uncharted. Le scénario je trouve que ça passe. C'est plus transparent que nul, même si je crains les cinématiques pas passables pour la rejouabilité. Je trouve ça plus supportable à suivre qu'Uncharted 2 ou 3, le ton reste égal, ça gâche pas le jeu par du mauvais goût ou des blagues, c'est plus le film horreur de série B. Les séquences de poussage de stick sont supportables aussi, elle marche pas à 2km/h c'est tout ce que je demande.

Si on fait abstraction (oui, encore une fois :D ) que c'est l'initiation de Lara Croft, je trouve ça sympa de la voir se dégrader physiquement, c'est pas le héros du TPS habituel qui traverse le jeu sans égratignure.

Après je trouve ça con que l'IA soit aussi pourrie en infiltration c'est très anti-immersif, que l'équipement de Lara apparaisse pas au complet sur elle alors que c'est faisable, et puis quand elle se blesse @_@... Elle fait la moitié du jeu avec un trou dans la hanche, le piège à loup passe même pas à travers le cuir de sa botte.

J'aime pas le LD faussement ouvert. C'est le LD gruyère comme dans Fable et certains RPGs occidentaux, je trouve ça super naze. Après y'a aussi les trucs à récupérer placés n'importe comment mais bon ça c'est dans tous les jeux ;_;
angryanonymous2
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angryanonymous2
Il va falloir que je t'annonce quelque chose de grave, et tu me vois désolé de détruire tes souvenirs d'enfant : on t'a menti depuis le tout premier Tomb Raider. En fait, le thème de l'intro, ce n'était pas de la clarinette, mais du hautbois. Oui, je sais, ça fait mal. Mais soyons honnête, la sonorité du hautbois, c'est quand même drôlement plus joli.
jack.boss
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jack.boss
"on trouvera également peut de chose"

P'tite faute d'orthographe. :D Sinon un test bien agréable à lire. Merci.
BlackLabel
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Merci pour ces détails même si je plaisantais :lol:

Si t'es pas plus convaincu que ça, je pense que ça en dit assez long sur le jeu :D
seblecaribou
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seblecaribou
@Cinemax: mais de rien l'ami :D

@Black: Disons que déjà sûr, je te le conseille pas à l'achat direct c'est clair et net. Si tu le trouves à bas prix ou en location, fais toi plaisir, ce sera court mais sympathique. Par contre oui ça enchaîne les trucs improbable mais au moins t'as pas le côté tatouage qui fait de toi un super-héros, c'est un peu plus "carré" jusqu'à vers la fin où comme dans tout TR on bascule dans le paranormal. Tout ce que je peux te dire c'est qu'au moins le jeu te prends pas pour un con comme Hitman Absolution...c'est juste que les développeurs savaient pas trop quoi faire de leur trame et que ça va pas à fond dans le délire survival, slasher et gore. Je pense qu'il y avait une base à un truc sympa, mais qu'ils ont pas osé taper assez dedans de peur de trop déplaire aux fans principaux de la série. Du coup c'est assez fade en fait sans être très con non plus.
BlackLabel
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seb : Bref tu veux pas m'aider à me décider ;_;
Je m'en souviendrai quand tu seras au Québec ! :diablo:
Nemesis-8-Sin
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Nemesis-8-Sin
Ce truc de nous reprocher nos morts, c'est devenu un running gag depuis l'époque de Mgs... :ninja:
seblecaribou
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seblecaribou
@Black: pffff...je saurais pas trop te dire. Pour moi les deux scénarios sont un peu neuneu dans l'absolu. Peut-être que par sa linéarité Tomb Raider s'en sort un peu mieux. Après il s'en sort mieux aussi parce qu'il y a pas le gameplay inventif de FC3 où tu joues surtout pour te faire plaisir en prenant des campements donc t'es moins l'impression que Lara fait tout sauf ce qu'elle devrait faire. Par contre ils ont encore osé nous faire le coup de "toi aussi tu tues des gens connasses" (venant de la part du méchant du jeu...okay il le dit pas comme ça :ph34r: )
Cinemax
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Cinemax
Ah enfin, je l'attendais cet avis !
Je l'ai déjà dit mais je le redis, les deux problèmes de ce jeu sont qu'il s'appelle Tomb Raider alors qu'il s'éloigne globalement de la série (je suis en train de faire Anniversary, c'est déjà pas la même approche) et surtout comme tu dis, il rempli son cahier des charges (ou décharge pour les mauvaises langues) sans aller plus loin.
C'est un jeu honnête de 2013 qui mélange plusieurs aspects sans en étoffer un seul...le côté survie et faible de Lara en premier lieu.

PS : C'est gentil de citer mon avis, merci :)
Nemesis-8-Sin
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Nemesis-8-Sin
Tu y as visiblement pris plus de plaisir que moi, mais les avis se rejoignent à peu près sur tout, au final, donc pas grand chose à rajouter de mon côté. Ah si, j'ai brûlé les étapes pour la référence à The Descent parce que j'ai jamais pu saquer ce spot pub Narta d'une heure et demi :ninja:

En revanche, j'aime beaucoup l'interprêtation que tu fais de sa dernière phrase, que je n'avais pas envisagé sous cet angle, et qui peut du coup effectivement à mon sens trouver écho, pour le personnage autant que pour le joueur (bien qu'au premier degré je pense que c'est plutôt dans le sens où l'entend Pedrof que les devs l'ont écrit...quoique)

Par contre, vous me hypez tous pour faire Anniversary et Underworld là. Va falloir que je me choppe la HD collec', je crois :D

@ Black : personnellement, j'ai préféré FC3, qui te prends pourtant bien plus encore pour un con en terme de narration "petit bourge devient rambo".
Mais ça doit être l'ambiance Club Med de la mort qui m'a attiré plus que l'ambiance, euh...Club Med de l'horreur. :genre:
BlackLabel
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BlackLabel
Seb : comment tu le situes par rapport à Far Cry 3 ? Je parle pas au niveau du gameplay, mais niveau "idéologique". Est-ce que c'est encore un "Bon c'est de la merde mais ça se laisse jouer", ou est-ce quand même un cran au-dessus ?
seblecaribou
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seblecaribou
@Kahnettan: mais clairement au début je partais pour lui mettre la moyenne pile poil parce que je trouvais le jeu pas particulièrement passionnant. Au final je lui ai mis un peu plus (3,5 étoiles ou 7/10) parce que ça reste un titre où "t'en as pour ta thune" en quelque sorte. J'ai trouvé ça agréable à jouer et je m'amuse bien sur le multi en ce moment. Mais ça reste un jeu que je trouve pas marquant.

Pour moi c'est la grosse différence avec Underworld qui était pas parfait mais qui t'emportait MALGRÉ les soucis qu'il pouvait avoir. Là c'est un peu l'inverse, le jeu est bien fini, il rempli bien ce qu'on demande à un block-buster AAA sur console HD, mais il fait pas le nécessaire (ou plutôt pas jusqu'au bout) pour donner une expérience qu'on oublie pas. Underworld, il y a des séquences que j'oublierais pas de si tôt...

@Pedrof: moi la DA m'a pas mal plu. C'est pas non plus super foufou et plein de personnalité, mais il y a des passages (notamment celui des cavernes geothermales ou celui à la The Descent) que j'ai trouvé bien bon en terme d'ambiance.

@Zinzolin: si seulement :lol:
Yeah
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Yeah
Moi ce qui m'embête le plus, c'est de devoir éviter le spoile en lisant les multitudes de réactions face à ce jeu. Etre en retard sur le planning des sorties, c'est pas toujours facile...snif
Mais de toute façon, vu les critiques, je serai certainement content de me faire ce jeu un soir d'été pluvieux quand je me le serai trouvé à 20 euros dans un vide grenier...ouais.
Pedrof
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Pedrof

Voyons, Pedrof, je faisais référence à la réussite technique. On ne me fera pas croire que des éditeurs prennent un quelconque risque financier en orientant le jeu sur un autre chemin que le blockbuster aseptisé parce qu'une tel prouesse technique à mon avis ça coûte. Mais ! Ne vous en faites pas mes frères ! La prochaine génération, la révolution, diminuera les coups de production et les survival-horror, les jeux d'infiltrations, les jeux d'aventure et les point&click reviendront sur le devant de la scène !

*ce fut la minute ironique du mardi matin*


Faudrait tellement que le modèle économique des jeux PS2 revienne, (déjà pour que je puisse un jour bosser dans ma ville sur autre chose qu'un jeu Facebook - ou sur Dishonored :genre:) pour qu'on ait quelque chose entre le jeu indé fait par un mec tout seul dans son garage et le blockbuster aux seuils de rentabilité stratosphériques.
newgamemachine
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newgamemachine
Classe cette review, les comparaisons cinématographiques sautent aux yeux et servent le jeu de belle manière. :D
Zinzolin
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Zinzolin
Voyons, Pedrof, je faisais référence à la réussite technique. On ne me fera pas croire que des éditeurs prennent un quelconque risque financier en orientant le jeu sur un autre chemin que le blockbuster aseptisé parce qu'une tel prouesse technique à mon avis ça coûte. Mais ! Ne vous en faites pas mes frères ! La prochaine génération, la révolution, diminuera les coups de production et les survival-horror, les jeux d'infiltrations, les jeux d'aventure et les point&click reviendront sur le devant de la scène !

*ce fut la minute ironique du mardi matin*
Pedrof
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Pedrof

@Liehd : On commence à avoir l'habitude, la conclusion de ce test ne m'étonne même pas. Quand je regarde les captures d'écran, je me dis : "c'est trop beau pour être vrai".


Bizarre, moi j'ai pas accroché à la DA. Je trouve beaucoup plus intéressant l'approche d'Underworld, plus coloré, des décors moins chargés autant par les détails innombrables que l'aliasing, pas d'effets m'as-tu vu sur la caméra genre reportage de guerre... Non même la DA j'ai pas accroché, après que ce soit une réussite technique, j'en ai un peu rien à foutre. Je préfère le rendu peut-être moins techniquement dernier cri d'Underworld mais qui me séduit autrement plus.
Zinzolin
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Zinzolin
@Liehd : On commence à avoir l'habitude, la conclusion de ce test ne m'étonne même pas. Quand je regarde les captures d'écran, je me dis : "c'est trop beau pour être vrai".
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
"Si l'on y cherche le grand spectacle de surface, la réussite plate et technique, le jeu se laissera faire sans sourciller".
Voilà qui résume plutôt bien l'état du média "jeu vidéo" à l'heure actuelle, hélas.
Le jeu vidéo, miroir des évolutions sociétales ? Il doit y avoir de ça...
Kahnettan
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Kahnettan
Pour moi, le jeu rattrape les défauts du scénario et de l'explosion abusive dans son gameplay, d'ailleurs ça fait longtemps que je le répète mais j'ai trouvé le jeu super agréable à parcourir, parce que les mouvement de Lara sont parfaitement maîtrisés.

Et puis après tout, Tomb Raider ça reste un scénario lambda depuis le début, et celui la ne tente pas spécialement d'arranger les choses.

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