CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Les Tops

Voilà la suite tant (pas) attendue de mon top que je galère monstrueusement à finir. Alors juste un mot à ce sujet, si je met tant de temps, c'est parce que je veux pouvoir vraiment évoquer en détail et de façon complète pourquoi ces jeux sont si spéciaux pour moi. Et certains d'entre eux sont particulièrement compliqués à évoquer en toute exhaustivité, sans rien oublier (pléonasme). Les deux de cet article m'ont bloqué longtemps ! Parce qu'il faut avoir du temps devant soit pour faire un article potable de Metal Gear Solid 2 et 3...

Avec le top 5 que j'entame sur ces deux masterpieces, je touche un peu à mon Saint Graal vidéoludique. Ceux qui m'ont profondément marqué, encore plus que les précédents (ou que ceux qui auraient due y être). Je rappelle que je me suis donné le droit d'aligner deux jeux d'une même série ex-æquo. Ici ce sera donc deux épisodes de la série phare de Hideo Kojima. J'ai choisi donc Sons of Liberty et Snake Eater. Je n'évoque que brièvement le quatrième épisode que je viens de commencer (chapitre 2 Solid Sun) et qui pour le moment m'enchante au plus haut point. Beaucoup semble avoir été déçu par cet épisode, notament par une fin apparemment douteuse. J'en reparlerais le moment venu, pour l'instant c'est des deux précédent que je vais parler.


Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty est probablement l'un des titres les plus incroyables jamais réalisé. On se souvient tous avec émoi de cette fulgurante présentation à l'E3 2000. Un trailer superbe de mise en scène, jamais vu dans le jeu vidéo, sublimé par la musique de Harry Gregson-Williams. On connaît également tous l'histoire de cette démo vendu avec un jeu en cadeau, Zone of The Enders...oui on sait tous que c'est la démo que les gens achetaient. Moi la démo, je ne l'ai eu qu'avec le PlayStation2 Magazine. Je pense comme beaucoup, j'ai retourné cette démo de fond en comble, probablement celle sur laquelle j'ai passé le plus de temps.
Avec un trailer et une démo, Kojima a mis  le monde des gamers à ses pieds, à tel point que le jour de sa sortie, mon adorable papa a galéré pendant une journée pour le trouver, pour s'assurer que je l'aurais en rentrant du collège m'apprenant d'ailleurs le soir que Konami a eu la fulgurance commerciale de nous faire claquer 10€ de plus la bête. Apparemment nous sommes vraiment des pigeons. Mais s'il y a bien un jeu qui valait ce prix à l'époque exorbitant (maintenant dans la norme) c'est bien MGS2.


Premièrement, le jeu était une baffe graphique. Visuellement ultra chiadé, que ce soit d'un point de vu esthétique (toujours de très bon goût) ou technique avec ces effets pour le coup jamais vu sur PlayStation2 et des animations superbes. D'ailleurs il n'a pas vraiment vieilli, et reste très beau. Deuxièmement, le gameplay voyait des innovations notables. La vue à la première personne pour tirer, la possibilité de prendre en otage (combien de fois on leur a fait le coup de freeze!) et surtout une intelligence artificielle bien léchée, évidemment pas ultra maligne mais suffisamment bien pensée pour que l'on s'amuse avec. D'ailleurs le soucis du détail et les nombreuses choses amusantes que l'on peut faire à cette IA est un élément propre à la série que j'ai toujours adoré. Poser un magazine coquin, laisser des traces de pas ou de sang au sol, éternuer, on obtient toujours un truc marrant voir efficace à l'écran. Bon sur ce point, si j'apprécie toujours autant les possibilités d'infiltrations, il faut admettre que la maniabilité de MGS2 (et 3 par extension) est tout de même parfois bizarrement calée. Un temps de réadaptation est nécessaire pour y rejouer sans se faire gauler tout les cinq mètres. Par exemple pour tirer en mode FPS du coin d'un mur en étant plaqué contre celui ci, il faut maintenir quelque chose comme quatre boutons. Pas de quoi péter un câble ou vraiment empêcher d'avancer, mais un tout petit (rikiki) bémol sur la qualité général du titre (des deux titres en l'occurrence). D'ailleurs pour les plus braves, le mode European Extreme pouvait rendre fou, surtout à cause des boss juste increvables et parfois à cause de ce gameplay un peu rigide (connard de Fatman).

Cependant le troisièmement efface tout ça et envoi la série Metal Gear Solid dans sa juste case, celle des chef d'oeuvre absolue de notre média; l'histoire et sa mise en scène juste époustouflante. D'ailleurs Metal Gear Solid 2 est un jeu excessivement complexe d'un point de vue scénaristique. Au delà des twists à répétition, des clins d'oeil et rappels au premier volet, des scènes cultes qui s'enchaînent, il y a une mise en abyme incroyable sur la fin du jeu. A l'époque je me rappelle n'avoir pas saisi grand chose à la fin. Et honnêtement même en le refaisant, certaines choses m'ont paru obscure. Le rôle et la place de Raiden, des Patriots, de Snake, de ses frères, des nanomachines. Tout est très dense et compliqué et si certains ont tout capté de A à Z, je ne suis pas de ceux là je l'avoues. Mais c'est aussi ça la beauté du titre de Kojima, ses ambitions se révèlent un peu plus quand on y rejoue. On comprend de mieux en mieux les enjeux de la mythologie créée autour de cette série. Et même si on ne capte pas, putain ce que c'est bien filmé!

Voilà, Metal Gear Solid 2 est devenu un jeu mythique et dans mon coeur un très beau souvenir de la fantastique ludothèque de la PlayStation2. Sa suite m'a laissé un souvenir plus mitigé, mais avec un peu de recul elle est tout aussi géniale.

 

Metal Gear Solid 3: Snake Eater m'a déçu à l'époque. Le problème je crois c' est que je n'en attendais pas les bonnes choses. En effet, quand il a été annoncé, que l'on a pu enfin voir un bout des nouveaux décors et des nouvelles possibilités, la com avait pas mal été axée sur le côté survie en pleine jungle. Outre les camouflages, on avait la possibilité de poser des pièges, de «chasser», et l'obligation de se nourrir pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions (sans trembler comme une feuille quand on veux viser entre autre). Ceci impliquait de manière ingénieuse l'horloge interne de la console qui faisait se gâter nos casses croûte, pour peu que l'on ne joue pas pendant plusieurs jour. Un autre aspect était la façon de se soigner qui dépendait du type de blessure, un trip un peu à la Rambo grosso merdo. Le soucis, c'est que finalement toute cette partie du game design que j'imaginais primordiale, ne sert strictement à rien dans le jeu. Tout est fait pour que l'on survive sans vraiment se faire chier. Si l'on mange un animal pourri, un remède soigne le mal de ventre, si on se blesse, on a toujours tout en quantité pour se soigner. Du coup, tout cela devient superflu et limite lourdingue. Quand avant on prenait simplement une ration pour retrouver de la vie, il fallait là suturer la plaie, la désinfecter ou mettre un onguent en cas de brûlure etc...Dans le même ordre d'idée le camouflage passait constamment par un menu qui coupait sans cesse l'action. Au final cette partie la du gameplay est réussi, mais dans le feu de l'action on fait parfois des conneries où on perd un temps fou, à changer de camouflage. Ceci additionné aux autres petit problèmes de maniabilité ont fait que je n'ai pas sue apprécier Metal Gear Solid 3 une fois sortie du jeu.

 

 

Je me rappelle d'avoir énormément aimé ma première partie, mais n'avoir pas eu plus envie que cela d'y revenir. Mais en y repensant...qu'est-ce que c'était bon! Visuellement, le jeu était encore une fois une vraie réussite, avec cette jungle certes très couloir, mais vraiment vivante et surtout toujours ce chara design fantastique. Eva, The Pain, The Sorrow, The End ou The Boss. Chacun d'entre eux est bien designé. Mais surtout comme dans le deuxième volet, chacun d'entre eux amène une séquence fantastique. Je retiens notamment le cultissime affrontement de sniper contre The End. Probablement l'un des boss les plus marquants pour moi. Et ce n'est qu'un moment parmi les dizaines d'autres que propose cet épisode de la saga MGS. D'ailleurs il est en ce qui me concerne très sympathique de noter que le scénario est moins ambitieux que celui de Sons of Liberty. Loin de moi l'idée de dire que celui ci est petits bras. Cependant on en comprend plus aisément les tenant et les aboutissants, ce qui n'empêche pas d'être passionnant à suivre et bourré de références et de réponses aux questions que la série a posé. Car cet épisode a le bon goût de se dérouler avant tout les autres, pour nous expliquer la genèse de Big Boss. J'en ai beaucoup voulu à Kojima de m'avoir fait miroité une simulation de survie, et finalement aujourd'hui je comprends que je m'étais carrément gouré. Que j'aurais tout simplement due voir en Metal Gear Solid 3, un MGS tout simplement, avec un scénario passionnant et riche, une réalisation de haute volée, des personnages mythiques et des possibilité d'infiltration toujours bien pensée malgré un gameplay un peu rigide. Car c'est pour moi la super recette de ces deux jeux qui aujourd'hui font partie de ceux qui m'ont le plus marqué durant cette décennie. De vrais chefs d'oeuvre qui comptent à eux seul un bon gros paquet de passages cultes du jeu vidéo. En vous remerciant Monsieur Kojima...

Je me rend compte que je ne rend pas assez justice à ces deux must play mais j'ai fait mon possible pour vous exposer mes raisons de cette marque indélébile que ces jeux m'ont laissé...

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Commentaires

seblecaribou
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seblecaribou
D'un point de vue nostalgique je placerais toujours MGS2 devant...mais comme je l'ai dit, plus j'y repense et plus des moments comme l'affrontement face à The End ou The Boss, ou la remontée de la rivière, ou même certains passage d'infiltrations très lent et long parfaitement exécuté me font pencher pour MGS3. Ca varie vraiment en fonction des jours...impossible d'en mettre un catégoriquement devant l'autre.
Kratos
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Kratos
En fait, le gamedesign de MGS3 a tout de même été étudié pour cette caméra, et son emplacement est parfois beaucoup utile qu'une vue 3eme personne classique. Certes, ces moments sont rares (c'est surtout en intérieur/escalier). En ce moment je joue à Subsistence, et je jongle souvent entre la caméra classique des MGS et celle en 3eme personne (on peut passer à tout moment de l'une à l'autre par simple pression sur R3).

Moi qui me disait qu'il fallait absolument une caméra 3eme personne quand je jouais à Snake Eater, eh bien depuis que j'ai Subsistence, me voilà plus nuancé. Cependant la meilleur option reste Subsistence, étant donné qu'on peut switcher à tout moment, donc, entre les deux caméras.

Si on n'a que Snake Eater, c'est très loin d'être injouable, il faut juste jouer avec la vue première personne.

Sinon, après avoir fait des demi dizaines de fois les 2 jeux, ma préférence va toujours à MGS2. La claque a été beaucoup plus forte à l'époque, étant donné qu'il enterrait tous les graphismes et la mise en scène du moment, les scénar (et même aujourd'hui, la fluidité, le gameplay, bref, tout. Il aura marqué le jeu vidéo en son entier, contrairement à MGS3, du moins dans une moindre mesure quant à ce dernier.
seblecaribou
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seblecaribou
Je dis pas impossible! Moi je l'ai jamais eu la version Subsistance, et j'ai fait le jeu sans me soucier des soucis de caméra ou de jouabilité. Seulement si on passe à côté de ce chef d'oeuvre pour ces détails, mieux vaut aller vers la version qui les corrige!
Numerimaniac
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Numerimaniac
Oui enfin... le game design de MGS3 est quand même calculé pour être joué avec une vue de dessus hein... Et puis la jungle est pleine de couloirs, quand on y regarde de plus près.
Certes, peut-être que c'est plus pratique d'y jouer avec une autre caméra, mais de là à marquer impossible en lettres capitales!
seblecaribou
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seblecaribou
@benbass: ah mais j'ai bien précisé que c'était une plait d'un point de vue gameplay parfois, enfin plutôt qu'un ré apprentissage est obligatoire. Sinon c'est dommage mais tu passes à côté! Alors une chose achète MGS3: Subsistance! La caméra est manuel dans celui là. Le même jeu mais grandement soulagé dans la jouabilité par ce
Chriclau
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Chriclau
2 chefs d'oeuvres absolus :)

benbass> Non tu n'es pas le seul loin de là, beaucoup s'en sont plaint.
Il faut un temps d'adaptation vu l'absence du radar, mais une fois qu'on a bien assimilé comment jouer, c'es-à-dire en utilisant au maximum la vue subjective, en s'arrêtant aux bons endroits, en définissant sa stratégie, en ne fonçant pas tête baissée, on s'y fait largement. ( Enfin je dit "on" mais je parle pour moi quoi ). Il faut "simplement" appréhender le jeu d'une certaine manière, différente de tous les autres jeux typés action c'est vrai.
benbass
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benbass
Je suis le seul à etre choqué par cette caméra dans MGS3 ? J'y ai joué il y a moins d'un ans (ouai , j'ai du retard) , et il m'a été IMPOSSIBLE! d'y jouer correctement. On ne voit pas à 10 metres devant le personnage. Alors ou l'on se cache en permanence comme un con ou on là joue action en voyant les ennemie au dernier moment...
Autant le 2 c'était des couloirs et ça ne m'a pas déranger de me planquer à chaque coin , autant dans la jungle , j'ai halluciné.
seblecaribou
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seblecaribou
Bah moi j'ai adoré The Twin Snake, et d'ailleurs quoi qu'en disent les gens, j'ai trouvé que le côté parfois too much était super. D'autant que faire The Twin Snake c'est vraiment faire MGS1 avec toutes les améliorations du 2 ce qui n'est pas négligeable! Le fait est que si je devais recommencer la série en entier, je passerais surement par Twin Snake plutôt que par l'original sur PSone...
Numerimaniac
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Numerimaniac
Bah oui upselo, qu'est-ce qui t'arrive? tu veux écrire pour mon site? (*kof* *kof* on fait ce qu'on peut).

@ seblecaribou : faut dire que MGS2 a été un choc que MGS3 n'a pas été capable de me faire... et j'aimerais préciser que je porte MGS The Twin Snakes pas si en mauvaise estime.
seblecaribou
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seblecaribou
Oula j'ai gardé du lourd pour la suite! Même si le numéro 4 risque de faire dresser les cheveux sur la tête de certains: "quoi tu l'as mis avant MGS??"

Sinon oui je vois que t'as plus d'encre, c'est dommage parce que t'as fait des articles super intéressants et bien complet surtout (avec ref et tout) bref chapeau bas, et j'espère que tu nous donneras une suite bientôt!
upselo
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upselo
T'as intérêt à assurer pour justifier que les prochains soient devant ces deux la ^^.
Concernant ma plume, elle est surtout bien asséchée :/
seblecaribou
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seblecaribou
D'autant que ta plume est plus affutée que la mienne Upselo! C'est toujours compliqué d'en parler sans faire trop de redite. J'ai vraiment essayé de focalisé sur pourquoi ils comptent pour moi...

Enfin bref il m'en reste 4 pour finir ce top et c'était vraiment le numéro 5 le plus dure à sortir!
upselo
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upselo
Deux excellents jeux, avec des qualités et des défauts bien différents dans mon coeur. En tout cas, certains détails que tu relèves font aussi partie de ce qui m'a marqué (les freezes !, les twists de MGS 2, la classe de MGS 3).
Allez, moi aussi, j'arriverai à écrire dessus !
seblecaribou
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seblecaribou
C'est marrant d'ailleurs que l'ont arrive rarement concernant ses deux jeux à savoir lequel est meilleur ou même lequel on préfère. MGS2 plus ambitieux scénaristiquement mais beaucoup moins maîtrisé en terme de cinématiques et codecs que le 3.

Moi d'un point de vue pure du ressentie, c'est le 2 qui s'impose, mais parce qu'à l'époque il m'a bluffé alors que le 3 m'a déçu. Après avoir refait le 2, et recommencé le 3 (sans le finir) je suis plus si sûr que ça de ma préférence...quoi qu'il en soit les deux sont des réussites magistrales, il y a pas photo.
Numerimaniac
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Numerimaniac
Je m'étais amusé à faire les trois MGS dans l'ordre chronologique (MGS 3, MGS1 (The Twin Snakes), MGS2).
Et bien, il n'y a pas photo, MGS 3 est quand même le plus maîtrisé de la trilogie, avec des cinématiques d'une rare maîtrise et des moments cultes à foison. Bien sûr, au bout du troisième, le "choc" de MGS1 puis de MGS2 - pour beaucoup, nouvelle console - est moins fort.

D'où l'importance capitale du jeu dans la vie d'un joueur, qui peut changer son appréciation!

Édito

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