CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Son escalade sur l'Empire State Building et sa chute fatale sont légendaires pour tout cinéphile. Il a inspiré de nombreux réalisateurs, faiseurs d'effets spéciaux et même réalisateurs de jeux vidéo comme Miyamoto. Il a engendré un grand nombre de remake, de suites, de spoofs et de cross-over plus ou moins officiels. Je parle bien sûr du gorille à dos argenté le plus célèbre de la planète, le Roi Kong. En 2005, le réalisateur très en vue depuis son adaptation du voyage dans la Terre du Milieu, Peter Jackson nous proposait sa vision mise à jour de King Kong avec des effets spectaculaires et la so blonde Naomie Watts pour crier entre les mains du singe.

Tiens une occasion de mettre une photo de blonde...sautons dessus à pied joints. Let me introduce Naomie Watts!

Il faut savoir qu'officiellement King Kong n'a eu les honneurs que de trois adaptations vidéoludique. L'une sobrement intitulée King Kong, sur Atari 2600, l'autre sur GameBoy Advance, Kong: King of Atlantis basé sur un dessin animé...et enfin le troisième Peter Jackson's King Kong The Official Game of the Movie. Un sacré titre pour un jeu qui  comme beaucoup le savent déjà a été réalisé par Ubisoft en 2005, sous les commandes de Michel Ancel parce que Peter Jackson l'a choisi personnellement, le réalisateur étant fan de Beyond Good and Evil. Pour en venir enfin au jeu en lui-même, rend-t-il justice au film de 2005, ou encore au légendaire original de 1933? Difficile de répondre clairement.

Je me suis personnellement essayé à la version Xbox360. Pour un jeu de 2005 et par conséquent des tous débuts de la console, il faut admettre que le visuel tient très bien la route en ce qui concerne les décors. Les textures ne sont pas vilaines, les effets de lumière sont encore sympathiques. Pour le reste, si les êtres humains font vraiment cheapos (pauvre Naomie, tu as subit le même sort que Nicole dans La Boussole d'Or) les animaux ont bénéficié il y a cinq ans d'un soin tout particulier qui les rend aujourd'hui encore vraiment vivants. L'ambiance au globale en bénéficie et l'esthétique du titre est presque vraiment irréprochable pour recréer la mystérieuse Skull Island. La musique est également fantastique, et tout le travail sonore est exemplaire (les doublages français aussi).

Les décors de Skull Island sont assez prenants. Par contre si votre écran à des contrastes pourris comme les miens, ça peut-être un petit souci.

Le jeu prend la forme d'un FPS dans les premières minutes. On voit l'action au travers des yeux de Jack Driscoll, incarné par Adrien Brody à l'écran. Ce FPS est d'une linéarité incroyable. Ne vous y trompez pas cependant, cette linéarité n'est pas le souci mais plutôt ce qui va entraîner des problèmes par la suite. Au début on se contente de tirer avec le peu de cartouches à notre disposition, ou de jeter des sagaies dans la tête de crustacés de tailles impressionnantes, puis rapidement le jeu nous montre pas mal de subtilités. Il ne s'agit donc pas d'un bête shooter. Le feu et les appâts sont les deux éléments qui peuvent permettre de ruser et d'éliminer sans heurt les bestioles les plus coriaces. Certains animaux s'attaquent entre eux, ce qui permet de n'en tuer que quelques uns, plus faibles, de manière à distraire les plus gros le temps de passer. Cependant malgré cet aspect varié du gameplay FPS, il y a des hic.

Tout d'abord la jouabilité est d'une mollesse sans borne. Se retourner prend un temps infini et même si je conçois que l'on est pas dans un Quake, il y a quand même une limite à l'inertie qui anime le corps humain. De plus si au début on peut penser que ceci n'est qu'une manière de plus de nous détacher de l'aspect jeu vidéo (il n'y a pas d'affichage à l'écran par exemple) on se rend vite compte que cela donne surtout de gros non sens. Quel être humain marche à deux à l'heure lorsque qu'il est poursuivi par un T-Rex? Jack Driscoll...on peut rapidement en arrivé à pester contre ce personnage d'une lenteur affligeante. Il y a bien une touche sprint, mais la différence n'est vraiment pas flagrante et si vous êtes poursuivi vous n'aurez aucune chance.

Le feu a son rôle, comme la chaîne alimentaire. Bien vu!

Je courrais bien dans l'autre sens, mais au rythme où j'avance, je vais me faire croquer tout cru!

De toute manière, le jeu n'a pas du tout été pensé pour rusher. On est obligé de se poser pour savoir ce qu'il faut faire. Encore une fois c'est une qualité au début, mais cela peut aussi devenir un casse-tête régulièrement. La linéarité est là pour envoyer les scripts et s'assurer que l'on ne manque pas ce qui se passe. Cependant le jeu est assez mal débuggé et il arrive souvent qu'on bloque à un endroit pendant plusieurs minutes, avant de se rendre compte qu'un événement ne s'est pas déclenché (et qu'il ne se déclenchera plus). Le plus souvent, cela oblige à revenir au menu principal et à charger sa partie. Le souci c'est que du coup il y a un ou deux passages où l'on est pas complètement sûr de ne pas avoir oublier de faire quelque chose ou simplement que la machine n'a pas déclenché un script.

Dans l'ensemble, la partie humaine de l'aventure se révèle donc assez bien pensée, plutôt bien réalisée mais pêche par une certaine redondance malgré de bonnes idées, et surtout souffre de scripts parfois long à venir, voir carrément paresseux au point de ne pas se déclencher (cela dit ce n'est pas non plus tout le jeu comme ça). Mais l'expérience du jeu de Michel Ancel ne se tient pas juste à sa partie FPS. Régulièrement le jeu propose de nous faire incarner...Kong bien sûr, le véritable héros. Ces parties ne changent pas la linéarité du titre mais elles nous donnent un peu de variété. Ici c'est la force pure qui compte. Les animations du singe sont encore assez bien foutues et les combats tournent rapidement au massacre de dinosaure volants comme terrestres. Le rendu de la fureur de Kong est plutôt bon. Encore une fois, les sensations sont là mais c'est la jouabilité qui pêche. C'est la précision plus que la mollesse qui est cette fois ci à mettre en avant. On tape énormément dans le vide et la gestion des sauts est assez aléatoire.

Kong est brutal...si vous avez vu comment il brise les mâchoires de T-Rex, c'est pas mal jouissif de le faire dans le jeu.

Sans dire qu'on a de vrai souci de progression, les contrôles restent un peu imprécis.

Au final, King Kong est loin d'être la perfection incarnée. La jouabilité a tendance à ne pas répondre parfaitement. Trop lente pour la partie FPS, au point de parfois même casser l'ambiance et trop imprécise pour les partie avec Kong. Malgré tout, les graphismes encore satisfaisant, la bande sonore d'une très grande qualité et l'ambiance dépaysante rappellent sans cesse que le projet n'a pas été pris par dessus la jambe. King Kong est très loin d'être le bête produit mercantile. Même si son application est redondante, le gameplay est pensé pour ne pas être complètement banal et l'alternance de point de vu apporte quelques second souffles à l'aventure de Skull Island. Les scripts certes ne fonctionnent pas à la perfection (ils sont de temps à autre un tantinet buggés) mais l'histoire apporte son lot d'événements forts et de débouchés sur des décors et actions spectaculaires mettant en scène quelques fois de superbes sauriens préhistoriques. D'ailleurs je demande officiellement que Steven Spielberg contacte Michel Ancel pour une adaptation de Jurassic Park par Ubisoft. Au final j'ai apprécié l'aventure par moment mais je n'en garderais pas un souvenir impérissable. Peut-être passeriez vous au dessus de ses défauts, dans la mesure où le titre est désormais trouvable à une somme modique. Pour finir, les chasseurs de succès trouveront les 1000G les plus faciles à obtenir depuis Avatar: Le Dernier Maître de l'Air...

Voir aussi

Jeux : 
King Kong (Xbox 360)
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