Vers la 8ème génération de console

Vers la 8ème génération de console

Par SCPH Blog créé le 12/04/10 Mis à jour le 08/06/10 à 20h34

Actuellement sur Red Dead Redemption et Split/second
Attendu cette semaine : SUPER MARIO GALAXY 2 !!!

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Catégorie : Retro

  
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Ayant une affinité avec les RPG, c'est avec plaisir que je vais vous présenter un RPG méconnu mais d'une série ô combien surpuissante... La série des Chrono.

Je ne vais pas m'étaler sur les Chronos car d'autres l'auront déjà fait bien mieux que moi, mais sur son spin-off. Car contrairement à ce que beaucoup pensent, Chrono Cross n'est pas le second épisode de la saga. En 1996, un RPG nommé Radical Dreamers sort sur Super Famicom. Mais seuls les privilégiés qui possèdent le Satellaview, un add-on pour la console de Nintendo pourront s'y essayer. Grâce à cet add-on, les joueurs pouvaient se connecter par satellite à un système qui leur permettait de downloader des jeux et des démos. Radical Dreamers était un de ces jeux et sort au japon le 1er juin 1996 sous le nom de Radical Dreamers: Nusumenai Hōseki sous licence Square.

Il n'a pas connu un succès comparable à celui de Chrono Trigger pour plusieurs raisons : la principale est que les possesseurs du Satellaview étaient peu nombreux (l'add-on valait à l'époque l'équivalent de 3000 francs). Ensuite le jeu n'est jamais sorti en version US, et enfin Radical Dreamers est un RPG " Visual novel " c'est à dire qu'il ne comprend presque que des dialogues qui défilent devant quelques images et animations.

Pourquoi celui-ci ? D'une part car il fait partie intégrante de la saga Chrono et l'histoire se poursuit dans les trois épisodes. Mais aussi car il a été crée par des grands du RPG console , à savoir Masato Kato pour l'histoire, Akira Toriyama pour le characters design et Yasunori Mitsuda pour la musique, dont quelques-unes une des 16 pistes ont même été reprises dans Chrono Cross comme par exemple le thème en combat. Je ne vais pas sortir CV de ces illustres génies mentaux, lecteurs de qualités que vous êtes, je ne vous ferai pas cet affront.

Relations avec les autres Chronos

Radical Dreamers met en scène trois persos jouables de CC tels que Serge et Kid ainsi que Magil qui vont devoir aller voler la Frozen Flame (le logo du jeu si vous suivez bien) dans le repaire d'un certain Yamaneko. Au fur et à mesure que le scénario progresse, nombre de relations avec CT apparaissent et on apprend certains détails sur les protagonistes. Près d'une vingtaine de personnages non jouables apparaissent dans l'histoire.

Quant à Chrono Cross, pas de doutes, il s'agit bien de la suite de Radical Dreamers. Ainsi la relation entre Kid et Yamaneko introduite dans CC se déroule dans RD. Et dans CC, on retrouve certaines allusions à RD, comme par exemple le texte de l'intro qui est sur l'écran de l'ordinateur de Chronopolis et de nombreuses références à cette bande de bandits.

Lynx: Aha... So you must be Kid then... A member of the fearsome band of thieves known as the Radical Dreamers, correct?
Viper: Radical Dreamers...? This young lady...?
Glenn: !? Blonde braids... A blood red blouse... That sounds like the description of that thief from the Radical Dreamers... And that red bandana... He is just like the ghost Karsh was describing.
Computer: ...... I wonder if you still remember... How we first met... and our many adventures... It all seemed like a dream... We ran like the wind duirng those warm, summer days... long ago... You were a piece of a star, that fell from the sky... I can still relive the memories of those days long past... Just by closing my eyes like such, and whispering your name into the desolate night... Kid... Kid... Radical Dreamers


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Comme a l'accoutumé, il y a différentes fins ou plutôt différents arcs, du sombre au potache. Le premier arc est le plus important, les autres sont écrits par des co-scénaristes mais non officiels dans l'histoire des Chrono car ils modifient beaucoup le passé des personnages principaux. A noter que le premier arc, est celui qui débloquera les suivants. Au nombre de 7 au total, ainsi qu'un secret Bonus : Music test et un EXTRA SEKRIT BONUS (sic) Zero Wing.

- Kid : Le Trésor interdit (écrit par Masato Kato)
- Magil : Pris entre l'amour et l'aventure (écrit par Miwa Ikuta)
- Kid et le tournesol (écrit par Makoto Shimamoto)
- SuperXtreme Alphacosmos Police Case EX Ultra (écrit par Takashi Tanegashima)
- Retour à la maison : La lumière de Shea (écrit par Takashi Tanegashima)
- L'énigmatique super-arme : Paradise X (écrit par Daisuke Fukugawa)
- Le royaume des ombres et la déesse de la mort (écrit par Miwa Ikuta)

Et pour le plaisir des yeux

Voici l'intro traduite, histoire de vous faire une idée.

 

Interview intéressante de Masato Kato de novembre 1999 :
http://mitsuda.cocoebiz.com/friends/kato.html

Photo : Nintendo.fr

Voir aussi

Jeux : 
Chrono Trigger, Chrono Cross
Sociétés : 
Squaresoft
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L'article rétro d'aujourd'hui porte encore sur un poids lourd du jeu vidéo, mais plus précisément dans le domaine du RPG. Nous sommes en 1998, et Squaresoft s'apprête à sortir un RPG philosophique complexe qui deviendra plus tard une saga : Xenogears.

I'm Alpha and Omega, the beginning and the end, the first and the last

Apocalypse 22:13 du Nouveau Testament, voilà par quoi commence l'intro du jeu. S'en suit une scène présentant le vaisseau Eldridge qui subit apparemment une perte de contrôle suite a une sorte de virus. Le commandant donne l'ordre de quitter le navire, mais en vain car l'ordinateur détruit les vaisseaux de secours un a un avec ses propres canons. N'ayant plus d'espoir, le commandant engage donc l'autodestruction de l'Eldridge. Celui-ci se crash sur une planète avoisinante, et parmi les débris, une femme se relève. Elle est nue, et possède une très longue chevelure mauve.

Le jeu reprend par la suite dans un village nommé Lahan, où un jeune homme amnésique du nom de Fei, qui a été amené quelques années plus tôt en piteux états, s'apprête à célébrer le mariage de ses deux meilleurs amis. Un soir de retour d'un bon repas dans la cité voisine, il voit débarquer plusieurs Gears (robots de combat) qui engagent un combat. Lorsqu'il rentre dans le cockpit de l'un d'eux qui n'a plus de pilote, il se met à le contrôler précisément, et suite a une série de flash à cause de la mort en direct de son ami, il réduit à néant le village dans une gigantesque explosion. Evidement, lorsqu'il revient à lui, il se fait bannir par les survivants de son village.

Et nous voilà ainsi parti pour une 50aine d'heures de jeu, dont le scénario, qui est a coup sur le plus gros point fort du jeu, nous émerveilleras de sa richesse.

Tetsuya Takahashi (FFVI, FFVII, Chrono, Parasite Eve, etc...) signe ici sa première licence personnelle dont il a écrit le script dans une minutie absolue. Directement inspiré par la philosophie contemporaine de Freud, Nietzsche, Freud, Jung et cie, il créé un scénario d'une richesse incroyable, terriblement complexe, et dont les thèmes abordés en font un succès au japon.

Il faut savoir que rien n'a été fait au hasard. Chaque personnage, principal ou secondaire, a son background très fouillé. Les rebondissements incessants, et grâce à une mise en scène calculée au poil de fesse, nous forcent à tenter de percer le mystère du scénario en vain.

Même si c'est correct pour l'époque, les graphismes sont très loin d'égaler la surpuissance des musiques misent en scène. Yasunori Mitsuda (Chrono Trigger, Chrono Cross) compose ici l'une des meilleurs oeuvres de sa carrière. A tel point que vous allez vous surprendre à vous arrêter pendant le jeu, uniquement pour écouter la mélodie. La présence des choeurs a plusieurs reprises ajoute un coté poignant dont on est vraiment sous le charme. Une OST a écouter absolument !

Concernant son système de combat ATB en tour par tour, son originalité réside dans son attaque. Votre personnage possède un certain nombre de point, et vous avez trois coups différents à utiliser avec la manette. Un coup léger, moyen et fort, dont les nombres de points requis varient en fonction de la puissance, ce vous obligera à choisir les enchaînements et les attaques spéciales du personnage à bon escient.
Vous avez aussi la possibilité de monter dans un gears, où vous utiliserez un système de réservoir, plutôt que des points d'action, et vous ne ferez qu'une seule attaque, sauf si vous économisez le coup pour faire une attaque spéciale au tour suivant, mais le principe reste globalement le même. 

 

L'anecdote du jeu, c'est que le budget alloué à été trop rapidement utilisé. Et cela se ressent à partir du CD2, où des donjons, des gears, et la plupart des quêtes annexes ont été supprimés. Malheureusement, Squaresoft qui n'avait aucune certitude sur l'accueil et le succès du titre, n'a pas engagé d'enveloppe supplémentaire. Ce qui entacha l'épisode qui se voulait être le 5eme d'une saga de 6 opus, et qui créa une tension entre le studio et Takahashi qui finira par carrément partir avec son équipe pour fonder son propre studio, Monolith Software, et enfin commencé son oeuvre comme il avait toujours voulu le faire : Xenosaga !

Je finirai en vous proposant de lire un artbook particulièrement soigné sur ce jeu : « Xenogears Perfect Works ». Ces 300 pages d'une qualité supérieure vont vous présenter en profondeur les planètes, les religions, les schémas précis des personnages et des gears, etc...
Ultra complet, cet ouvrage a demandé quatre mois de travail à un courageux afin de le traduire le plus précisément possible pour en ressortir toute la richesse de leur travail. A lire ici

Images : Xenogears, SquareSoft / Screenshots, SquareSoft / Perfect Works, DigiCube / XenoSaga

 

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Jeux : 
Xenogears
Sociétés : 
Monolith Software, Squaresoft
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Bon, j'vais pas tourner autour du pot, Day of the Tentacle est un jeu culte.
Une sorte de grand classique du jeu d'aventure point n' click du siècle dernier. Et oui déjà, il a été édité en juin 1993 par LucasArts et a été réalisé par Dave Grossman et Tim Schafer.

Les 7 disquettes 3''5 présentent la pseudo suite de Maniac Mansion, avec trois personnages hauts en couleurs. Bernard Bernoulli et ses deux amis Laverne et Hoagie qui devront traverser le temps a travers des WC afin d'empêcher une tentacule pourpre, créature d'un savant fou, de conquérir le monde ! Ils traverseront le temps car, hélas, lors d'un voyage dans le temps, une panne enverra chacun d'entre eux, dans une époque différente : passé, présent et futur.

Le jeu est complètement loufoque et dès la cinématique d'intro le ton est donné. Le savant Fred Edison a mis au point une substance radioactive, et dès lors que l'une de ces créatures tentacules auquel il a donné vie en boit, 2 bras lui pousse (a la tentacule), et lui vient l'idée de conquérir le monde. Le savant propose donc a nos trois compères d'entrer dans un chrono WC pour changer le court du temps, mais ces toilettes envoient donc Hoagie le rockeur 200 ans dans le passé lors de la rédaction de la constitution, et Laverne quant a elle arrivera 200 ans dans le futur alors que les tentacules sont bien les maîtres du monde, et les humains, leurs larbins. Enfin Bernard revient au présent.

Donc pour ne pas que ça arrive, nous devrons contrôler chacun leur tour ces trois personnages avec un principe simple : chaque action influence le cours du temps. Exemple, si vous congelez quelque chose, il sera toujours congelé dans le futur. Le joueur pourra aussi transférer des objets inertes de son inventaire a travers les différentes époques grâce aux Chrono WC et devra ainsi résoudre des dizaines d'énigmes pour faire avancer l'intrigue.

L'atout majeur du jeu, si ce n'est son humour déjanté, c'est sa réalisation. Du très grand LucasArts dont je rêve secrètement d'un lifting de la qualité de celui de Monkey Island. Les dialogues sont d'une qualité irréprochable, notamment lors des scènes dans le passé avec des personnages emblématiques de l'histoire américaine tels que George Washington, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin, ainsi que leurs supposés descendants. L'intérêt du jeu vient aussi de la connaissance réel de l'histoire américaine tel que Betsy Ross qui est la personne qui aurait confectionné le premier drapeau américain. Graphiquement, pour l'époque, le 320x240 permet de jolie chose, et l'aspect cartoon du soft, sa fausse perspective et ses animations sont exceptionnelles.

Bernard: "Look behind you, a three-headed monkey!"
Purple Tentacle: "The only three-headed monkey here is in FRONT of us." 

La musique est elle aussi de qualité puisque ce sont trois compositeurs phares de LucasArts de l'époque qui vont s'y atteler, avec chacun une époque. Clint Bajakian (Monkey Island, Sam and max) pour le passé, Peter McConnell (Indiana Jones, la série des Star Wars ou plus récemment Brütal Legend) pour le présent et enfin Michael Land (Monkey Island, Sim City) pour le futur.

L'anecdote intéressante c'est la raison pour laquelle dans 90% des jeux LucasArts le joueur ne peut pas mourir... Et bien simplement car les devs ont pensé que le jeu ne doit pas punir le joueur d'explorer l'univers du jeu. Et c'est ainsi que dès 1990 et le jeu Loom, les joueurs ne peuvent plus mourir.
D'ailleurs en parlant d'anecdote, nous pouvons jouer intégralement à Mania Mansion dans Day of the Tentacle, et ce fut le premier jeu de l'histoire du jeu a permettre ceci. Unbelievable !

La tentacule pourpre est peut-être l'un des plus grands méchants des jeux vidéo ! Mouhahaha

"I feel like I could... like I could... like I could... TAKE ON THE WORLD!!" 

Images : Artwork, Ennelia // Day of the Tentacles, LucasArts // Screenshots, LucasArts

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Jeux : 
Day of the Tentacle
Sociétés : 
LucasArts
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Édito

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