Premium
Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

Ajouter aux favoris

Catégorie : DVD / Bluray

Signaler
DVD / Bluray

Dans mon projet de baisser ma pile de DVD à voir, je continue à m'en tenir à un film par soir, avec des hauts et des bas. J'ai fait une entorse à mon planning à l'occasion d'une visite chez mon soldeur préféré. J'ai mis la main sur plusieurs DVD de chez Wild Side, dont un film que j'avais adoré : All the boys love Mandy Lane.

Mandy Lane est convoitée par tous les garçons de son lycée. Outre sa beauté sublime, sa virginité et sa froideur la rendent encore plus désirable. Dans l'espoir de la séduire, des camarades l'invitent pour un week-end dans un ranch. Mais un invité indésirable commence à massacrer les convives ...

Ce film déconstruit le genre ultra-codifié du slasher, non pas par l'approche postmoderniste d'un Scream, mais en se plaçant du point de vue de Mandy Lane, qui dans un slasher classique serait la seule survivante du tueur fou : elle est vierge et innocente. L'angle d'approche est intimiste et joue avec tous les codes du genre : le tueur n'est pas invincible et n'a pas de masque, les ados sont fêtards mais névrosés (et après un temps de déconne et de défonce cèdent à la mélancolie), les meurtres sont crus (pas de grand guignol) et la bande-son ne dénoterait pas dans un film indépendant sur la mélancolie adolescente.

La qualité du film vient notamment de l'actrice principale, Amber Heard. L'actrice est plus connue pour son physique et sa vie privée (son coming out, les rumeurs de sa relation avec Johnny Depp) que pour sa filmographie, marquée du signe de la poisse : la série dont elle était la star, Playboy Club, fut la première à être annulée prématurément la saison dernière ; et la distribution de ce film reste bloquée aux Etats-Unis depuis 2007 pour des querelles entre le réalisateur et les producteurs. Elle est parfaite dans ce rôle de fille sublime et inaccessible, même si cela ne lui a pas demandé de camper un rôle à oscar.

On pourrait éventuellement reprocher au film la lenteur de son rythme, mais ce serait prendre le film pour un simple slasher (d'ailleurs en dehors de la jaquette, impossible de se douter avant 40 minutes qu'on est dans un film de ce genre !). L'histoire très classique est relancée par un twist très malin. Il surprend au premier visionnage et je peux dire pour avoir revu le film ce soir qu'il ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe et qu'il est parfaitement bien amené.

Un film atypique, complètement à part dans le monde des slashers, faisant la synthèse entre le dépouillement cru des premiers slashers et l'héritage de Scream, qui sort du simple "divertissement" pour être une double subversion faite film : une déconstruction autant qu'une reconstruction d'un genre cinématographique.

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
DVD / Bluray

Je n'ai jamais été un fan hardcore de japanime. Je n'ai toujours pas vu certaines séries cultes comme Cowboy Bebop (mais je devrai rectifier l'erreur), je n'ai pas vu tous les Ghibli, et ne me parlez pas de séries récentes. Heureusement, la présence d'une solderie près de chez moi (un magasin de la chaîne Noz, que je vais visiter au moins une fois par semaine) me permet de rattraper un peu mes lacunes.

Dont acte avec Paprika, le dernier film d'animation réalisé par le regretté Satoshi Kon. Je ne connaissais de son oeuvre que Perfect Blue, son premier film et déjà un coup de maître (un excellent thriller plus extrême que la majorité des films en prise réelle).

Dans un futur proche, des scientifiques japonais ont créé le DC Mini, un dispositif permettant aux gens de pénétrer dans les rêves et de les enregistrer. Paprika est une psychothérapeute qui intervient dans les rêves des gens. Sa personnalité extravertie lui permet de venir en aide efficacement aux patients. Mais Paprika est le double du docteur Chiba, une femme beaucoup plus froide qui fait partie de l'équipe qui a créé le DC Mini. Quand des prototypes de DC Mini sont volés, les évènements prennent une tournure inquiétante : les esprits des utilisateurs peuvent être piratés, et peuvent faire basculer le monde onirique en cauchemar bien réel ...

Le film est très coloré, les scènes oniriques (soit aussi belles qu'incompréhensibles). L'histoire est parsemée de surréalisme, et de scènes d'une violence symbolique qui n'en font pas un film à mettre devant tous les yeux. Rajoutons à celà un chara design agréable et une bande-son du tonnerre, et vous avez un superbe film qui franchit allègrement les barrières du "ghetto de l'animation".

Je vous quitte avec l'opening du film, une merveille appelée Meditational Field :

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
DVD / Bluray

Je n'ai jamais trop aimé Superman. Son invincibilité presque totale, sa personnalité sans aspérités, la difficulté à le traiter sous des angles différents ... Autant de défauts que n'a pas Batman ! Contrairement à Batman justement, difficile de dresser une liste de ses histoires incontournables, à part All Star Superman (par Frank Quitely et Grant Morrison) et 2 histoires courtes d'Alan Moore (What happened to the Man of Tomorrow ? et For the Man who has everything). A la limite, je rajouterai Red Son de Mark Millar.

Ce n'est donc pas une surprise que les aventures en solo de Superman soient peu représentées au sein du DC Universe Original Animated Movies, une collection de films d'animation Direct to Video reprenant des grandes sagas de DC. Ce film est une adaptation d'Action Comics 775 (inédit en France) : "What's so funny about Truth, Justice & American Way ?". Dans cet épisode acclamé par la critique, Superman se confronte (d'abord idéologiquement) à l'Elite, une équipe menée par le charismatique Manchester Black. L'Elite est un pastiche de the Authority, une équipe née chez Wildstorm, et qui présente des anti-héros prônant des solutions expéditives contre les super-vilains, et n'hésitant pas à se mêler directement des affaires du monde. Les méthodes musclées de l'Elite remportent l'adhésion du public, tandis que la moralité et le "boy-scoutisme" sont désavoués. Serait-ce la mort symbolique de Superman ? Si Kingdom Come était la déconstruction des anti-héros des années 90, cette histoire est la déconstruction des anti-héros "politisés" des années 2000.

Superman est en difficulté dans la majorité du film (il n'arrive pas à convaincre l'Elite du bien-fondé de son code de conduite, et les évènements ne lui donnent pas raison), mais il a finalement le dernier mot, au terme d'un double twist très bien mené, et qui montre les implications d'un Superman dénué de son sens moral aigu. Même si je n'ai pas lu l'histoire originelle, je ne pense pas qu'elle a été édulcorée dans ce film (pas destiné aux enfants). Si la violence graphique reste modérée (quoi qu'on ait droit à des morts, du sang et du vomi), la problématique n'a pas été simplifiée : est-ce une faiblesse de ne pas tuer ses ennemis ? De grands pouvoirs impliquent-ils des responsabilités pro-actives ?

Un des meilleurs films de la gamme, et que je mettrai même au dessus d'Under the Red Hood.

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
DVD / Bluray

Plus de 6 mois après sa sortie au cinéma et mes impressions enthousiastes, je persiste et signe au sujet de Captain America à l'issue de mon visionnage du DVD : un excellent film, renouant avec un certain esprit du film d'action des années 80/90, avec une esthétique rétrofuturiste des plus goûtues et un angle d'approche du personnage qui évite tout esprit cocardier américain. Le meilleur film de Marvel Studios avec le premier Iron Man.

Il ne reste plus qu'à attendre mai et les Avengers désormais.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
DVD / Bluray

Retour de mon film préféré de 2011 à l'occasion de sa sortie en Bluray / DVD. Le prix de la mise en scène n'a vraiment pas été volé, Ryan Gosling est tout en violence retenue et la bande-son est toujours aussi sublime.

La lenteur du film est envoûtante, mais ceux qui attendaient un film à la Fast and Furious en seront douloureusement pour leurs frais. Une fois de plus, il ne fallait pas se fier à la bande-annonce. L'histoire est assez classique, mais la virtuosité du réalisateur la transcende. Aucune esbrouffe dans les scènes d'action, une sobriété parfaite, parsemée de moments fugaces d'extrême violence.

Un film qui fera date, plus que jamais !

Ajouter à mes favoris Commenter (6)

Signaler
DVD / Bluray

Je me suis procuré cet après-midi le Bluray de Sucker Punch que je me suis empressé de regarder dans la foulée.

Pour mon avis sur le film à proprement parler, je vous renvoie à ma critique ciné. Mon avis n'a pas changé : une tuerie visuelle pour une histoire qui tient sur un ticket de métro. On en prend clairement plein les yeux, et ce n'est malheureusement pas toujours le cas pour les blockbusters. Ma préférence va au "monde des tranchées", retranscription steampunk de la 1ère Guerre Mondiale (avec zeppelins, cathédrale en ruine et soldats allemands de rigueur). Les actrices sont très jolies, avec une préférence personnelle pour Sweet Pea.

Au niveau des bonus, cette première édition propose le DVD et la copie digitale du titre (toujours sympa si on veut se remater le film sur un simple lecteur DVD ou son ordinateur) mais surtout 2 Bluray, dont l'un contient une version rallongée de 20 minutes. Les ajouts viennent enrichir le background et les personnages secondaires. On signalera notamment que le "clip" de Love is a Drug, relégué au générique de fin dans la version cinéma sert ici à introduire la découverte du "cabaret" par Baby Doll et  une longue scène qui montre ce qui arrive à Baby Doll après qu'elle ait été assommée lors de sa diversion pour couvrir la fuite de Sweet Pea et qui donne une toute autre dimension au docteur (joué par Jon Hamm) et son rôle dans les évènements du film 

Les bonus sont peu nombreux mais de très bonne qualité. Tout d'abord, il y a 4 courts métrages animés servant de préquelles aux univers visités dans le film et le Maximum Movie  Mode, un commentaire audio surboosté puisqu'il ne se contente pas d'une "simple" piste audio mais d'un mode interactif qui permet de consulter en cours de film des galeries, des storyboards ou des interventions de Zack Snyder lui-même (pendant que le film se déroule, une vidéo s'affiche sur le côté où il explique tel effet visuel ou telle conception de décor. Il s'agit par contre d'exclusivités pour le Bluray.

Un film que je recommande plus chaudement que jamais aux fans de jeux vidéos (sans péjoratisme aucun puisque je me compte dedans).

 

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
DVD / Bluray

 

Je n'avais encore jamais vu Grindhouse jusqu'à présent, la faute à une décision contestable de sortir les 2 films séparément au cinéma (Planet Terror réalisé par Robert Rodriguez et Death Proof, alias Boulevard de la Mort en France, par Quentin Tarantino) puis en DVD, trahissant l'esprit de ce projet qui consistait à ressusciter les doubles programmes du cinéma des années 1970, qui proposaient de voir 2 films de série B (voire Z) pour le prix d'un seul ticket. La sortie il y a quelques semaines d'une Intégrale (en Blu-ray et DVD) répare cette erreur, en proposant les 2 films en version Grindhouse (plus courtes) avec les fausses bande-annonces diffusées au cinéma (même si entre temps, Machete et Hobo with a Shotgun sont devenus de vrais films, et que d'autres films pourraient être tournés).

Les 2 films sont un hommage aux films des années 70, dans ses aspects techniques, avec une image délibérément « salie », des rayures, des faux raccords et même des bobines manquantes ou qui brûlent ! Au niveau des thèmes, on est en face de films d'exploitation plus vrais que nature : Planet Terror est un film d'horreur suintant et gore jusqu'au délire, plein de moments plus badass que nature, tandis que Death Proof est à la fois un slasher et un film de cascades de voiture (indépendamment de la patte « tarantinesque » sur laquelle je reviendrai par la suite. La violence et le sexe exsudent de ces 2 films (ainsi que des bande-annonces).

 

Grindhouse s'ouvre sur la bande-annonce de Machete, ou l'histoire d'un ouvrier agricole mexicain enrôlé par un sénateur véreux pour commettre un assassinat, mais qui se rend compte qu'il a été manipulé. Il veut se venger, à coups de machette s'il le faut. Entre temps, un vrai film a été tourné, gardant Danny Trejo (et son visage bien spécifique) en tant que héros.

Le « programme » débute avec Planet Terror de Rodriguez. Une petite bourgade du Texas est envahie par des zombies après la libération accidentelle d'un gaz expérimental lors d'une transaction entre un scientifique et des militaires. Les survivants tentent de fuir la voracité des gens contaminés et des morts revenus à la vie sous l'action du gaz. Il s'agit d'un film de zombies relativement classique mais complètement second degré, avec des maquillages purulents et sanglants à souhait, des transformations peur ragoûtantes, des mutilations et broyages de tête à foison, à ne pas mettre devant tous les yeux.

Le fun est clairement de mise, avec des explosions et des fusillades dans tous les sens et des nanas sexys qui ne s'en laissent pas compter. La musique, tous synthés dehors, est kitsch et horrifique à souhait.

 

Suivent 3 bandes-annonces qui pastichent le cinéma d'exploitation :

  • Werewolf Women of the S.S. : Un film prétendument réalisé par Rob Zombie (musicien, mais également réalisateur) mettant en scène des savant-fous nazis et des officiers féminins sadiques et lubriques. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existait effectivement dans les années 70 un courant appelé nazisploitation mettant en scène des nazis plus pervers et dépravés que jamais. Le sang et la nudité sont forcément mis en avant.

  • Don't : un pastiche des films d'épouvante de la Hammer (une firme britannique qui a produit de très nombreux films d'horreur, dont de nombreux Dracula avec Christopher Lee dans le rôle-titre). Le narrateur en fait des tonnes pour tenter d'intriguer les spectateurs avec une voix emphatique qui accompagne des images chocs mais qui ne donnent pas vraiment d'indication sur l'histoire du film.

  • Thanksgiving : Un slasher qui fait directement référence à la série des Halloween. Ici le tueur, déguisé en pèlerin, zigouille les adolescents bourrés d'hormones, lors de cette fête américaine. Le résultat est cependant bien plus violent que le film séminal de John Carpenter, et la fin de la BA complètement outrancière.

    Le but de ces films était de toute manière de repousser toutes les limites du bon goût pour inciter le public à mettre quelques dollars dans ces films tournés à la chaîne.

 

Le « segment » de Tarantino porte clairement sa marque : une reconstruction du film d'exploitation (ici un film mêlant suspense et cascades de voitures) qui permet au réalisateur de Pulp Fiction de montrer sa culture cinématographique et sa révérence envers ce cinéma bis : les références visuelles et musicales à l'époque sont légion, le choix de Kurt Russell, star du cinéma d'action des années 80, dans le rôle principal (celui d'un ancien cascadeur, Stuntman Mike, qui pourchasse les jeunes filles à bord de sa voiture modifiée) n'a rien d'innocent.

Le film est très verbeux, la tension permanente et la violence soudaine (d'ailleurs certaines scènes seraient de trop même pour une campagne choc de la sécurité routière). Les scènes de cascade sont très bien fichues (notamment grâce à la présence dans son propre rôle de la cascadeuse Zoé Bell, qui a tourné ses propres cascades pour une fois).

Death Proof est un « 2 en 1 », comme certains films de l'époque : hormis la présence de Stuntman Mike, il n'y a pas d'unité de temps, de lieu ni de personnages entre les 2 parties du film.

OEuvre de 2 cinéphiles effrénés, Grindhouse est à considérer comme un tout, un hommage à un certaine forme de cinéma, disparue aujourd'hui, et remise à l'ordre du jour à travers ces 2 longs-métrages et des bande-annonces alléchantes.

N'hésitez pas à faire un tour sur Nanarland si vous êtes curieux au sujet de ce cinéma d'exploitation

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
DVD / Bluray

Je n'avais pas pu voir le film au cinéma à cause de sa distribution confidentielle en France et j'ai enfin pu me rattraper avec l'achat du Bluray en début de semaine et son visionnage ce soir !

Le début est assez lent, un peu comme le premier tome de la BD (dont la retranscription prend un bon 1/4 du film qui dure environ 1h50) qui montre les atermoiements de Scott et les débuts de sa relation avec la fille qui hante ses rêves, Ramona. Dès lors que Scott affronte le premier des 7 ex maléfiques de Ramona, le film prend une tournure plus délirante avec des combats ébouriffants à la manière des jeux vidéos, là où la BD maintient un déroulement plus intimiste (notamment dans le tome 5).

Un très bon moment, mais je conçois qu'on adhère pas forcément au délire jeu vidéo. Le film est plein de références sonores ou visuelles à Zelda, Sonic, No More Heroes, Street Fighter, ... et plus généralement on retrouve des éléments typiques des jeux vidéos (mais dans une optique rétro) : boss à battre, scoring, level up, ...

Les acteurs sont plutôt ressemblants (même si Brian Lee o'Malley a tendance à ne dessiner que 2 ou 3 variantes des mêmes modèles). Je ne peux que conseiller la lecture de la série qui compte 6 tomes, au format et au prix d'un manga, le dernier restant à paraître chez Milady en VF.

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

Archives

Favoris