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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Mangas

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PHANTOM BLOOD

Héros : Jonathan Joestar

* Lieu(x) : Angleterre

* Période : 1880

* Volumes concernés : 1-5

* Date de publication au Japon : 1987-1988

Les aventures bizarres de JoJo débutent dans une cité précolombienne où un prêtre se livre à des sacrifices humains affublé d'un curieux masque de pierre. Puis l'action se déplace en Angleterre, à la fin du XIXème siècle. Les Joestar, un couple d'aristocrates, est victime d'un terrible accident de fiacre, alors qu'ils s'étaient rendus à Londres pour obtenir un masque de pierre : tandis que sa femme décède après avoir protégé leur fils Jonathan, indemne, Georges Joestar pense devoir son salut à un certain Brando, qui était en fait là pour piller leurs cadavres. En guise de reconnaissance, Joestar dit qu'il recueillera le fils de son "bienfaiteur" s'il venait à mourir. A 13 ans, Dio fait donc irruption au manoir des Joestar et sème la pagaille dans la vie de Jonathan. Dio n'a qu'un seul but : accaparer la richesse des Joestar.

Toutes les bases de la série sont là, avec la lutte entre Jonathan Joestar et son frère adoptif Dio, qui obtient des pouvoirs terrifiants lui permettant de mettre à exécution ses sombres desseins. On retrouve pour la première fois l'Onde (Hamon en japonais), une technique respiratoire permettant d'émettre de l'énergie vitale et d'autres prouesses physiques. Cette première partie lorgne du côté de Ken avec ses personnages musculeux, ses proportions étranges, sa violence graphique et ses ennemis (parfois) chevaleresques. Le principe générationnel se met en place, en même temps que l'affrontement sans merci entre les Joestar et Dio, liés par le Destin (une des principales obsessions de l'auteur).

Influences : le dessin fait penser à celui de Tetsuo Hara sur Hokuto no Ken (qui approchait de la fin, de plus en plus essouflée), en moins détaillé. Le design de Dio fait fortement penser à celui de Souther, tandis que Jonathan fait penser à Kenshiro, en un peu plus émotif.

Postérité : L'Onde a inspiré notamment le Nen de Hunter x Hunter (le test du verre d'eau renvoie directement aux "exercices". Cette première partie a beaucoup vieilli et ne préfigure pas vraiment la suite de la saga. Mais d'un point de vue "historique", elle a eu l'honneur en 2007, pour les 20 ans de la série, de la sortie conjointe d'un film (apparemment tellement mauvais qu'il n'est jamais sorti en DVD) et d'un jeu (un beat'em all) cantonnés au Japon. A l'occasion  des 25 ans, une nouvelle série animée est sortie. Pour les quelques épisode que j'en ai vu, elle respecte beaucoup la série, avec les poses "iconiques" et les scènes clés, mais édulcore la violence (c'est pour un bien) et est un peu statique. La première partie est également mise à l'honneur dans le jeu Jojo's ... All Star Battle, avec comme personnages annoncés pour l'instant Jonathan et Will Zeppeli.

 

BATTLE TENDENCY

* Héros : Joseph Joestar

* Lieu(x) : New York, Mexique, Italie, Suisse

* Période : 1938

* Volumes concernés : 5-12

* Date de publication au Japon : 1988-1989

Dans la deuxième partie plus longue, on fait un saut dans le temps nous amenant juste avant la Seconde Guerre mondiale. On suit les aventures de Joseph Joestar, le petit-fils de Jonathan, qui lui ressemble autant physiquement qu'il est différent dans sa personnalité : Jonathan était un chevalier servant, aussi droit que fade, tandis que Joseph est fainéant et roublard. L'Onde et les masques de pierre sont repris pour des combats plus longs mais aussi plus réfléchis : Joseph utilise les moyens du bord pour vaincre ses terrifiants ennemis et n'hésite pas à opérer des replis stratégiques. Joseph est contraint de s'initier plus en profondeur dans la pratique de l'Onde pour défaire des êtres encore plus redoutables que Dio, l'occasion pour lui de découvrir les malheurs qu'a causés le masque de pierre à sa famille.

Pour éviter d'être à nouveau taxé de plagiat de Ken (désormais finie), l'auteur décide d'accentuer tous les côtés excessifs de la série, confinant à l'autoparodie :Joseph cabotine comme un malade, multiplie les poses excentriques et les mots d'esprit ; la dimension homoérotique est décuplée, avec des méchants culturistes en slips et un héros limite exhibitionniste ; la violence graphique est désamorcée par son outrance et son sang plus épais que jamais.

Influences : si l'influence de Ken s'atténue, Araki livre ici un mélange entre Indiana Jones (pour l'ambiance pulp, le voyage autour du monde ... et les nazis) et les films de kung fu ... contre des vampires. Ambiance Z pour une série pas du tout au rabais.

Postérité : la plupart des ressorts de cette 2ème partie ont été abandonnés par la suite, ne demeurant que sous la forme d'artefacts : les masques de pierre, les vampires (dans la 3ème partie, cet aspect de Dio devient presque secondaire) et l'Onde (qui révélèra toute son inutilité dans la 3ème partie). Cependant, Joseph Joestar va marquer la suite de la saga par sa présence. Cette 2ème partie est également adaptée en ce moment en anime et quelques personnages apparaîtront dans J ASB.

En dehors de la saga, les designs de certains personnages vont être repris presque tels quels par Capcom pour Street Fighter : Rose est le portrait craché de Lisa Lisa (jusque dans son origine géographique et sa palette de coups) tandis que la firme japonaise n'a jamais caché l'origine de la "brosse mutante" de Guile dans le design de Stroheim.

 Dans la prochaine partie, je parlerai de la partie la plus connue de la saga, Stardust Crusaders

Voir aussi : Hirohiko Araki, le démiurge

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Premier article d'une série consacrée à Jojo's Bizarre Adventure, l'un de mes mangas cultes, découvert tout d'abord via les scans puis légalement à l'occasion de la publication française chez J'ai Lu.

Ce premier article sera consacré à l'auteur du manga, Hirohiko Araki.

Quelques éléments biographiques et bibliographiques

Hirohiko Araki est né en 1960 à Sendai, préfecture de Miyagi. Il a commencé sa carrière de mangaka en 1980, avec un one-shot nommé Buso Poker, sélectionné pour les Tezuka Awards. Sa première série, Magic Boy GT, débute en 1982. Mais sa première série qui le fera connaître est Baoh, publiée entre 1984 et 1985 dans le Weekly Shônen Jump, et qui aura les honneurs de 2 volumes reliés et d'une OAV en 1989. Cette histoire raconte l'enlèvement d'un lycéen et sa transformation par des scientifiques en une créature symbiotique dotée de pouvoirs destructeurs. Après sa fuite du laboratoire, il est poursuivi par des assassins. L'auteur montrait son affinité pour le gore.

 

Dans sa série suivante, Gorgeous Irene (1985-86), l'auteur développe son style extravagant. Et en 1987, commence Jojo's Bizarre Adventure, série qui a fêté son 25ème anniversaire l'année dernière, ce qui en fait l'une des séries les plus longues de l'histoire du manga encore en cours. En tout, c'est 70 millions de volumes de la série qui se sont écoulés, rien qu'au Japon. C'est très loin des scores de Dragon Ball ou de One Piece, mais ça reste très important pour une série très peu connue en dehors des frontières nippones. Depuis, l'auteur s'est entièrement consacré à cette série, et ses quelques projets annexes sont tous en lien avec son univers (réutilisation de ses personnages fétiches dans des one-shots sans liens directs avec la continuité).

 

 

Evolution du style

Araki cite comme influences majeures des classiques comme Babel II (de Mitsuteru Yokoyama) , Ashita no Joe ou Dragon Ball. Dans les 2 premières parties de Jojo, son style est très proche de celui de Tetsuo Hara, le dessinateur de Hokuto no Ken, même s'il ne reconnaît pas directement cette influence, avec des personnages musculeux et des antagonistes parfois disproportionnés. Le style s'en distingue cependant par des poses bien plus maniérées et des costumes bien plus excentriques, trahissant le goût de l'auteur pour la mode étrangère. De même, le sang est traité de manière assez particulière. A l'instar du titre séminal de Buronson et Hara, les effusions de sang et scènes gores sont nombreuses, mais dans Jojo, cette violence graphique tombe dans le surréalisme avec un sang particulièrement épais et une dispersion défiant les lois de la physique.

Dans la 3ème partie, il s'éloigne un peu de cette influence avec des emprunts de plus en plus flagrants à la pop culture occidentale. Ainsi, les 2 influences officieuses pour Jotarô sont Kenshiro ... et Prince ! Les personnages commencent à s'affiner, tandis que la composition des pages se fait de moins en moins orthodoxe, au fur et à mesure que l'intrigue se teinte de suspens psychologique et d'horreur : cases de toutes formes, action sens dessus dessous, physique très étrange (gravité capricieuse, états de la matière malmenés), onomatopées "solides".  Le style montre d'ailleurs ses limites dans la partie 6 avec certaines séquences particulièrement illisibles.

La 5ème partie marque une rupture totale de style : les personnages musculeux cèdent définitivement la place à des personnages beaucoup plus androgynes, aux silhouettes élancées et aux lèvres charnues. Certains regrettent une uniformisation du style, où les personnages ne se distinguent plus par leur morphologie mais uniquement par leurs coupes de cheveux et leurs vêtements. En tout cas, le style de l'auteur n'a cessé d'évoluer, s'affranchissant progressivement de ses premières influences pour devenir singulier.

 

Un artiste influent

Bien qu'il ne soit pas cité comme une influence majeure au même titre qu'un Akira Toriyama, Hirohiko Araki est une source d'inspiration avouée pour des mangakas comme CLAMP ou Kazuki Takahashi (Yugioh). Certains personnages ont été repris tels quels ou à peine modifiés dans d'autres médias, tels Lisa Lisa (dont Rose de Street Fighter Alpha et IV est le portrait craché, jusque dans les pouvoirs) ou JP Polnareff ( Benimaru de King of Fighters). Hisoka de Hunter x Hunter est très inspiré du design de Dio dans la 3ème partie

En dehors de la simple sphère manga (et à plus forte raison du shônen), Araki a fait quelques pochettes de CD et quelques couvertures de livres (édition japonaise des romans Alex Rider). C'est l'un des 5 auteurs de BD (et le seul japonais) à avoir été mis en avant par le Louvre lors d'une exposition BD, qui a également débouché sur la réalisation d'un one-shot de 123 pages, publié en France chez Futuropolis / Editions du Louvre (puis au Japon et bien d'autres pays) sous le nom de Rohan au Louvre. Un sublime ouvrage en couleurs que je vous conseille vivement, et qui met en scène Kishibe Rohan, personnage emblématique de la 4ème partie (et double officieux de l'auteur).

Par un juste retour des choses, après des références de plus en plus flagrantes au monde de la mode (tant dans le dessin que dans le nom des personnages) et au goût de l'auteur pour l'Italie (la 5ème saison se passe d'ailleurs intégralement en Italie), Araki a collaboré récemment avec le magazine de mode Spur et la fameuse marque de luxe Gucci pour 2 one-shots. Les dessins d'Araki se sont affichés fièrement dans les vitrines des magasins Gucci du monde entier tandis que Jolyne (l'héroïne de la 6ème partie) fait le mannequin pour la collection printemps-été de la marque italienne.

 

Dans la prochaine partie, je reviendrai sur les 2 premières parties de la saga.

 

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Alors que Jotarô et ses compagnons prennent le premier avion disponible pour l'Egypte afin de débusquer Dio, ils ne tardent pas à se rendre compte que les choses ne vont pas être aussi simples : Tower of Gray n'était que le premier d'une longue liste de manieurs de Stands chargés de les empêcher de mener à bien leur mission ! Les héros n'ont d'autre choix d'utiliser des moyens de transports moins exposés pour arriver à destination ...

Le début du périple asiatique se déroule sans temps morts, et expose le principe général des Stands : les manieurs peuvent être de formes variées, et la stratégie n'est pas de bourriner comme un malade, mais d'identifier avant tout le manieur de Stand puis ses pouvoirs. Le premier combat est le plus classique de l'ensemble (un ennemi qui expose ses pouvoirs et défie ouvertement ses cibles), mais il ne préfigure en rien la suite des évènements.

Par une certaine coïncidence, j'ai lu la fin de Hokuto no Ken (tomes 22 à 26 ces derniers jours), et comme le manga d'Araki a souvent été comparé à ce shônen séminal (en termes graphiques et de violence), je reviens rapidement sur cette analogie. Au risque d'être pris pour un troll, je trouve que Ken (notamment tout ce qui vient après Raoh) a très mal vieilli, par son premier degré consternant, alors que Jojo vieillit beaucoup moins car l'auteur a fait le choix du second degré : Ken est considéré par certains comme un sommet d'homo-érotisme ? Jojo plonge les 2 pieds dedans en multipliant les poses extravagantes et les vêtements excentriques ! Ken est trop violent ? Jojo va encore plus loin avec des explosions d'un sang aussi consistant que de la confiture de groseilles !

Bref, je ne suis peut-être pas très objectif, mais cette 3ème partie en particulier reste un sommet de shônen baston,  plus de 20 ans après sa sortie.

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Conjointement à Steel Ball Run, Tonkam réédite la 3ème partie de Jojo's Bizarre Adventure, la plus populaire. Cette dernière fut en effet adaptée dans un célèbre jeu de baston 2D de Capcom sur Arcade, Dreamcast et PS One. Il y a eu également 2 séries d'OAV comptant 13 épisodes.

Alors comment expliquer la popularité de cette saison ? C'est elle qui a introduit le concept des Stands, des manifestations psychiques d'apparences diverses, conférant à leurs possesseurs d'immenses pouvoirs, invisibles au commun des mortels.

Ensuite, cette partie réintroduit Dio, transformé en vampire, et neutralisé par Jonathan Joestar dans la toute première partie de Jojo's ...

Enfin, cette partie introduit le charismatique Jotaro, une graine de bad boy, et une galerie de personnages alliés ou ennemis hauts en couleur.

Japon, fin des années 80 ... Holly, la fille de Joseph Joestar (le héros de la seconde partie), appelle son père à l'aide. Son fils Jotaro s'est enfermé depuis plusieurs jours dans une cellule. Ce dernier est hanté par un "esprit maléfique", invisible aux autres personnes, et qui lui permet de saisir les objets. Accompagné d'un mystérieux Arabe, Joseph tente de sortir son petit-fils de sa cellule ... L'histoire ne s'embarrasse pas vraiment de détails : après un combat éprouvant psychologiquement, Jotaro ne tarde pas à être averti de l'existence des Stands et de Dio. Après une rencontre avec un manieur de Stand manipulé, Jotaro et ses 3 alliés ne tardent pas à partir à la recherche de Dio, car Holly, en tant que membre de la lignée Joestar, développe un Stand qui pourrait la tuer, faute d'esprit combattif.

Le dessin encore assez grossier, mélange malhabile entre le style "musclé" à la Tetsuo Hara et le maniérisme (qui deviendra marque de fabrique du dessin de l'auteur) et la grossièreté effarante des dialogues ne portent pas préjudice à une aventure bizarre qui ne cessera de se développer, tout au long des années.

Un achat recommandé pour tous ceux qui voudraient toucher le mythe Jojo du doigt, la porte d'entrée la plus accessible qui soit à cet univers baroque et sanglant.

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2013 sera l'année de Jojo's Bizarre Adventure ou ne sera pas ! Conjointement à la réédition de la 3ème partie, Stardust Crusaders, Tonkam propose en effet la 7ème partie des aventures bizarres de Jojo, qui font un peu office de reboot.

Fin du XIXème siècle. Un milliardaire excentrique organise une course à travers les Etats-Unis, de San Diego à New York. A la clé, 50 millions de $. Des milliers de candidats sautent sur l'opportunité. L'accent est mis non pas sur un Joestar (bien qu'on en voit un) mais sur Jayro Zeppeli ... du nom de la famille maudite qui est venue en aide aux Joestar dans les 2 premières parties de Jojo's. Ce ne sont pas les seules références à la saga fleuve d'Araki, puisqu'on retrouve parmi les favoris de la course un certain Diego "Dio" Brando, un orphelin issu d'un milieu modeste qui s'est hissé au sommet de la société anglaise.

Pas de Stands à l'ordre du jour pour l'instant, mais des pouvoirs surnaturels : Jayro possède comme arme 2 boules en métal qu'il peut faire tourner à toute vitesse. D'où lui viennent ces pouvoirs ? A l'instar de Jonathan Joestar, le lecteur est invité à suivre les premiers faits d'arme de Zeppeli dans cette course folle.

Le dessin et le sens du découpage de l'auteur font encore merveille, même si on est pour l'instant loin des délires graphiques de Stone Ocean. De même, les chapitres sont beaucoup plus longs que dans les parties précédentes : la série a très vite migré du Shônen Jump à l'Ultra Jump (mensuel accueillant des séries un peu plus sanglantes et sexy que le Jump). Difficile évidemment de se prononcer tout de suite sur la qualité de cette nouvelle saison, mais en tout cas un achat indispensable pour les fans de cet univers, presque 10 ans après la sortie japonaise.

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Luffy tente de déjouer les plans de destruction d'Hody tandis que ses amis font face aux lieutenants de l'extrêmiste.

Pour la première fois depuis bien longtemps, One Piece marque le pas avec une intrigue inutilement rallongée alors que les héros sont largement supérieurs à leurs ennemis (écrasés lors de double pages en fin de tome). Luffy quant à lui, n'est mis en difficulté que par l'environnement aqueux. Hody se révèle un méchant inintéressant, puisque ses motivations sont évacuées d'un revers de nageoire après un faux suspens.

J'étais très content de revoir l'équipage au complet, mais la joie des retrouvailles pourrait tourner à l'aigre si l'histoire pourtant si riche de One Piece ne rebondissait pas.

Petit accident de parcours dans un voyage merveilleux au long cours.

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Dernier tome époustouflant pour la saison 6 de Jojo's Bizarre Adventure, qui devait d'ailleurs être la fin de cette saga-fleuve, avant que Steel Ball Run (qui commence le mois prochain chez Tonkam) ne soit transformée en saison 7.

Cet affrontement final contre le père Pucci tient toutes ses promesses, avec un déroulement et une issue des plus couillues, plus proches des évènements vus dans  les crossovers style Crisis on Infinite Earths que des mangas. Ce combat figure en bonne place dans le panthéon des nombreux combats de ce manga, ce qui n'était pas gagné vu la teneur en demi-teinte de cette saison. Il est très étonnant de voir de telles expérimentations graphiques et scénaristiques au sein du Weekly Shônen Jump, la revue de mangas la plus lue au monde, et plutôt réputée pour être un bastion du conformisme shônen. 

Pour les néophytes de Jojo, je ne peux que les encourager à se procurer dès le mois prochain la réédition de la cultissime 3ème partie, Stardust Crusaders, chez Tonkam. Quant aux fans, cette saison 6 restera comme une saison mitigée, mais avec une fin magistrale, qui a fait longtemps office de fin à une saga atypique et culte.

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Encore des digressions dans l'intrigue de Billy Bat 5 puisqu'en dépit de la couverture, l'intrigue autour de Lee Harvey Oswald ne progresse pas énormément. On est effectivement transporté dans le Sud profond des Etats-Unis en 1960, tandis qu'un couple mixte est témoin à son corps défendant des méfaits du Ku Klux Klan ... Gageons que cette nouvelle intrigue se rattachera à la trame principale (puisque le mari est chargé de prendre les rênes de Golden Cola ... à Dallas). Pendant ce temps, Kevin Yamagata tente de déjouer le complot autour du président Kennedy ... Réussira-t-il à changer le cours de l'histoire, grâce ou malgré la chauve-souris ?

J'ai toujours un peu de mal où Urasawa veut en venir, mais il réussit toujours à maintenir intact son sens du suspens et du coup de théâtre avec une dernière page très surprenante.

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2ème volume (sur 3) de la série faite par Togashi entre Yu Yu Hakusho et Hunter x Hunter.

Si la forme est moins expérimentale que le premier volume, le fond est enthousiasmant et parlera encore plus aux joueurs de jeux vidéos, puisque le Prince a décidé de plonger ses cobayes du moment dans un J-RPG obédience années 90. Tous les clichés du genre y passent, du level grinding à l'intelligence artificielle très limitée (les PNJ qui répètent les 2 même phrases en boucle). La patte de Togashi est visible, entre designs dérangeants et humour très grinçant.

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Grosse session de rattrapage sur Stone Ocean avec la lecture des 3 derniers tomes en date, avant la fin de la série en fin d'année.

Lancées à la poursuite du père Pucci, Jolyne et Hermès sont confrontées à un autre fils de Dio, Versace, dont le pouvoir lui permet de faire revivre les souvenirs "enregistrés" par le sol. De quoi faire subir aux évadées des péripéties bien anxiogènes ...

Dans le tome 15, on apprend enfin les origines du père Pucci et de son frère, dont les déréglements des pouvoirs ont des conséquences fâcheuses ... et des représentations particulièrement cauchemardesques. Escargophobes s'abtenir !

Le père Pucci a réussi à atteindre le Cap Canaveral et obtient de nouveaux pouvoirs. Est-il trop tard pour Jolyne ?

Dans ces 3 tomes, Araki renoue enfin avec la tension et l'action trépidante des parties précédentes. S'il reste toujours aussi inventif dans son découpage et sa mise en scène, il ne verse plus dans les délires expérimentaux et la confusion qui avaient pénalisé cette 6ème saison. Les personnages sont toujours aussi intéressants et dénotent dans le genre shônen. Encore quelques semaines à attendre avant de lire le dénouement d'une saison inégale mais trépidante.

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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