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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Ciné

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Ciné

Plutôt que de faire 2 petits articles, j'ai décidé de regrouper les 2 derniers films que j'ai vus au cinéma cette dernière semaine.

Je n'attendais absolument rien de Wolverine : le Combat de l'Immortel. A vrai dire, vu les avis catastrophiques sur Origins, je n'avais même pas vu ce premier film. Le nouveau film se passe après X-Men 3 (de sinistre mémoire), alors que Wolverine s'est retiré de la civilisation. Mais il décide de rendre un dernier hommage à un richissime industriel japonais, sur son lit de mort, qu'il avait sauvé lors du largage de la bombe atomique sur Nagasaki. Cette vieille connaissance révèle à Logan qu'il pourrait le rendre mortel et lui permettre de mener une vie normale ...

Au final, c'est une bonne surprise (d'autant que je n'en attendais pas grand chose), librement inspiré de la toute première mini-série sur le personnage, par Claremont et Miller. Il n'y a pas de longueurs, quelques scènes esthétiquement réussies et évitant les clichés sur le Japon, les scènes d'action correctes et les acteurs plutôt bons. Et sinon, restez après le générique ... ^_^

Sur le papier, Lone Ranger avait tout de "Pirates des Caraïbes dans le western" : Johnny Depp dans le rôle du sidekick qui vole la vedette au héros, Gore Verbinski à la réalisation et Jerry Bruckheimer à la production, un film Disney.En fin de compte, c'est un peu plus que cela, avec un Johnny Depp perché mais un peu plus sobre que sur Jack Sparrow, moins de fantaisie visuelle, un discours un peu subversif (un héros qui devient hors-la-loi devant la corruption des hommes de loi, la dénonciation du racisme des Blancs envers les Chinois travailleurs du rail et les Indiens). Il y a quelques longueurs, mais on passe un bon moment, notamment grâce à une scène d'action finale pleine de péripéties.

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J'avais beaucoup d'impatience vis-à-vis de Pacific Rim, après visionnage des premières bande-annonces. Je n'ai jamais vu les films Transformers, mais je n'en ai lu que du mal. La perspective de voir des robots géants foutre sur la gueule de monstres tout aussi géants était enthousiasmante. Certes, je ne m'attendais pas à du grand cinéma, mais à un énorme divertissement en ce temps estival. Et je n'ai pas été déçu.

Durant les 2h de Pacific Rim, j'ai replongé en enfance. Le scénario tient un timbre-poste mais ça marche du feu de Dieu. Les scènes d'action sont dantesques, les scènes d'humour avec les sidekicks très drôles. Le film réussit là où le premier film GI Joe échouait : retranscrire à l'écran, avec des moyens considérables et des effets spéciaux réussis, des rêves de gosses qui jouent dans leur chambre avec leurs jouets. Un futur classique pour petits et grands !

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Je laisse tomber les articles sur les 2 films médiocres que j'ai vus lors de la Fête du cinéma (World War Z et Dark Skies), pour faire un nouvel article cinéma sur le film que j'ai vu hier, Monstres Académie. Dire que Pixar est en petite forme depuis le sommet Toy Story 3 n'est pas un secret, et on pouvait légitimement s'inquiéter du choix de faire une préquelle à Monstres et Compagnie, un film sorti il y a déjà 12 ans. Faire une préquelle est un moyen facile de faire des entrées, mais pose 2 problèmes : éliminer les enjeux (on sait déjà que les personnages présents dans les oeuvres d'origine sont vivants) et faire de la rétrocontinuité (réécrire le passé des personnages, quitte à faire des incohérences ; mettre en scène des personnages et des faits pas du tout référencés au départ). Ce film tombe malheureusement dans les 2 écueils.

Le film raconte la première rencontre entre Bob et Sully à la Monstres Académie. A force de travail, Bob a réussi à y entrer pour suivre un cursus de Terreur d'Elite tandis que Sully arrive nonchalamment à l'université, héritier d'une longue lignée de Terreurs qui possède des facilités dans ce domaine. Les 2 personnages ne se supportent pas, et ils sont tous les 2 exclus du cursus de Terreur. Seul moyen de le réintégrer : remporter les Jeux de la Peur, mais pour celà Bob et Sully devront surmonter leurs différends et faire d'une fraternité de bras cassé des champions de la peur ...

D'un point de vue technique, le film est comme toujours chez Pixar très impressionnant. L'humour fait souvent mouche, chez les enfants comme chez les adultes (la parodie des campus américains est bien vue). Le problème est qu'il n'y a pas de réel enjeu, pas même de véritable méchant (même si on assiste au basculement dans le côté obscur de Boggs, le méchant de Monstres & Cie). On passe un bon moment devant le film, mais il n'est pas aussi prenant que le premier, sans parler des chefs d'oeuvre du studio. Signe des temps, Pixar commence à faire de la sous-traitance de licence, puisque le studio a délégué Planes (un film dans l'univers de Cars ... mais mettant en vedette des avions) à un autre studio de Disney.

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Je ne mettais pas d'attente particulière envers le nouveau film Superman. Je n'ai vu que le tout premier de 1978, sympathique mais vieillissant, et Superman Returns, un film au charme désuet qui a trop voulu singé l'esprit des 2 premiers films (on oubliera par charité chrétienne les 2 nanars suivants).

Ceci étant dit, les noms associés au projet donnaient envie et montraient une ambition certaine : Zak Snyder à la réalisation, et David Goyer et Christopher Nolan au scénario. Les premières bande-annonces indiquaient la volonté d'un reboot de la licence redonnant ses lettres de noblesse au premier des super-héros.

ATTENTION SPOILERS

Je ne m'apesanterai pas sur l'histoire, mais j'avoue sincèrement que jusqu'à la moitié du film, je pensais qu'il était à c(h)ier grave, si vous me permettez ce jeu de mot. Le film adopte en effet une optique plus sombre et réaliste, notamment dans le récit des origines, pour le moins elliptique.Si les origines de Kal El sur Krypton sont bien détaillées, les premières années de Clark à Smallville sont elliptiques. Ainsi, on a même pas droit à la découverte de la capsule spatiale par les Kent. Le film bouscule également la tradition en occultant complètement le volet de l'identité secrète "Clark Kent, reporter maladroit au Daily Planet de Metropolis". En effet, sans doute pour coller plus à une optique réaliste, Clark Kent passe ses premières années d'adulte à voyager et à sauver des gens .... sans prendre la peine de cacher ses capacités. Du coup, Lois Lane, souvent présentée comme une journaliste très douée, découvre les pouvoirs de Clark en quelques rencontres ! Ce point m'a beaucoup gêné, et a failli me faire détester cordialement le film. Une autre chose qui m'a gêné dans le parti pris réaliste du film, c'est que l'armée américaine n'ait jamais rien découvert sur Clark Kent avant le message de Zod, alors que Clark n'a pas été particulièrement discret et que sa capsule ait passé l'atmosphère sans susciter aucune réaction (33 ans auparavant, soit 1980, on est encore dans le contexte de Guerre Froide, ce qui rend encore plus étonnant que les Etats-Unis ne scrutent pas leur espace aérien).

Et puis, le miracle opère : le retour de Zod en moitié de film permet à l'intrigue de prendre son rythme de croisière. Les motivations de Zod sont intéressantes, inhabituellement "matures" pour un film Superman : il ne peut lutter contre son destin, qui est de sauver Krypton, même si cela suppose d'anéantir les Terriens en fondant une nouvelle Krypton. L'histoire en elle-même est porteuse de beaucoup de choses : la dimension messianique de Superman, son double héritage kryptonien-terrien. Seule la toute fin m'a perturbé : Superman ne tue pas, jamais, même en cas de force majeure. C'est à mon avis la seule condition qui fait qu'il puisse être toléré sur Terre (même s'il est vrai que les Terriens ne peuvent pas grand chose s'il décidait de faire n'importe quoi)

Les scènes d'action sont spectaculaires, retranscrivant bien la puissance des combats entre 2 Kryptoniens, même si elles sont concentrées sur la deuxième moitié du film. Les personnages et acteurs sont plutôt bons, notamment Henry Cavill (en dépit de ses faux airs de Tom Welling, le pseudo Clark Kent de la série fleuve Smallville). Le rôle de Russell Crowe me dérange un peu, avec son double rôle : Jor El et une intelligence artificielle particulièrement réactive (au point de jouer le rôle de deus ex machina). Mais je suppose que les auteurs voulaient qu'il justifie plus son cachet d'acteur que Marlon Brando (payé très grassement pour une contribution assez limitée dans le premier film de 1978). Amy Adams est tout à fait crédible et charmante, et garde sa rousseur, pour le plus grand plaisir de Kolia.

En fin de compte, ce film est assez réussi, implantant enfin de manière crédible Superman dans le cinéma actuel, même si cela va être très difficile de créer un univers partagé au cinéma pour DC Comics.

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Je suis allé plusieurs fois au cinéma depuis mon dernier billet dans cette rubrique, mais je ne me sentais pas forcément l'envie ou la capacité de faire des articles intéressants. Mais je ne pouvais pas faire autrement que de parler d'Iron Man 3, étant donné que les comics sont une des composantes de mon blog.

Iron Man était un film capital pour Marvel Studios, décidé à reprendre en main ses licences éparpillées parmi plusieurs compagnies, pour le meilleur (Spider-Man 1&2) mais surtout pour le pire (Daredevil, Ghost Rider, Fantastic Four). Ce fut une excellente surprise, qui propulsait l'univers Avengers au cinéma et relançait la carrière de Robert Downey Jr, acteur très doué mais qui avait hypothéqué sa carrière après de nombreux déboires privés. Le 2ème film fut une douche froide, une semi-parodie avec une histoire faiblarde et des personnages en roue libre. A tout seigneur tout honneur, c'est Iron Man qui a la primeur du premier film post-Avengers (un triomphe commercial et critique).

SPOILERS SUR LE FILM

Tony Stark a du mal à se remettre de ses émotions d'Avengers (où il a échappé de peut à la mort après un sacrifice héroïque), il ne dort plus et passe de plus en plus de temps à travailler sur ses armures. Le gouvernement américain se passe de ses services face aux attaques terroristes revendiquées par le Mandarin, se reposant sur Iron Patriot (la "nouvelle identité" de son ami Jim Rhodes, alias War Machine) ...

Iron Man 3 est très audacieux, trop sans doute. Ceux qui voudraient voir un film de super-héros seront très surpris. Marque de fabrique de la licence, il y a beaucoup d'humour et de second degré. Mais contrairement au 2ème film où les acteurs étaient en roue libre, l'humour fonctionne très bien ici. Le changement de réalisateur fut bénéfique (Jon Favreau laisse sa place à Shane Blake, plus connu pour Kiss Kiss Bang Bang, un polar plein d'humour avec ... Robert Downey Jr et ses scénarios sur des classiques de l'action comme L'Arme Fatale). Le réalisateur insuffle une ambiance et des dialogues qui détonnent dans cette machine hollywoodienne, qui audace suprême, ne propose pas de super-vilain traditionnel (la vérité sur le Mandarin est extrêmement couillue) et presque pas d'armure (Tony Stark passe plus de la moitié du film en "civil" et casse toutes ses armures, Rhodey est le dindon de la farce). La scène post-générique, traditionnelle des films Marvel, est un quasi-troll. Commencer le blockbuster de Marvel cette année par Blue, le tube "immortel" d'Eiffel 65, donne le ton : le film sera décontracté. Le générique de fin et sa réinterprétation très jamesbondesque du thème principal clôt idéalement le film.

Les interactions entre les personnages sont très amusantes (notamment avec le gamin) et l'histoire, vaguement inspirée par l'arc Extremis, se laisse suivre sans déplaisir, même si elle n'est pas vraiment creusée.

 Ce film polarisera les spectateurs : certains détesteront la dimension presque parodique du film, les autres salueront la décontraction du film, mais qui ne laisse pas la cohérence de côté. D'un point de vue univers cependant, ce film ne donne pas de piste pour le second volet d'Avengers et marque une régression niveau intensité

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Quentin Tarantino continue son hommage au cinéma bis en s'attaquant cette fois au western, avec Django Unchained.

Sud des Etats-Unis, 1858. Django est un esclave, libéré par un chasseur de primes allemand, King Schultz. Ce dernier a besoin de Django pour neutraliser 3 frères, contremaîtres dans l'ancienne plantation de Django. En échange de son aide, le chasseur de primes lui promet de l'aider à retrouver sa femme, vendue dans une autre plantation.

Même si la majorité des références me sont passés au dessus (n'étant pas un cinéphile averti), j'ai cependant passé encore une fois un très bon moment. Le film, durant 2h45, souffre cependant de quelques longueurs et d'un certain déséquilibre entre ses différents "actes". Certains passages sont géniaux et les acteurs sont au top (mention spéciale à Samuel L. Jackson, que je n'avais pas reconnu tout de suite).

Un des meilleurs films de Tarantino à coup sûr !

 

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Pour faire face au retour de Pitch Black, le Croquemitaine,qui menacent les rêves des enfants, les 4 Légendes, groupe composé des mythiques Père Noël, Fée des dents, Lapin de Pâques et Marchand de Sable reçoivent l'aide d'un nouvel allié inattendu, le facétieux Jack Frost, invisible aux yeux des vivants. Tout en combattant les noirs desseins de Pitch, Jack tente de connaître ses origines ...

2 ans après le très bon Dragons, Dreamworks revient avec un nouveau film d'animation pour les fêtes de fin d'année, très éloigné de leurs pochades pénibles et redondantes (Shrek, Madagascar et Cie). C'est encore une fois une très bonne surprise, à mon humble avis supérieur au Disney de fin d'année, les Mondes de Ralph.

L'intérêt du film ne repose pas sur son histoire, qui tient dans les quelques lignes au début de cet article, et prévisible de bout en bout. Ceci étant dit, le film démarre tout de suite, puisque l'équipe est constituée du départ et que ses membres sont très connus, à l'exception de Jack Frost évidemment. C'est un personnage très intéressant, facétieux sans être malfaisant, que 300 ans d'isolement n'ont pas trop aigri.

Au niveau du design, le meilleur (le père Noël aux avant-bras tatoués) côtoie le moyen (Pitch semble tout droit sortir d'une pub de parfum. Choix sans doute intentionnel puisque son doubleur en VO est Jude Law). Les décors sont magnifiques.

La grande force de ce film, ce sont ses scènes d'action époustouflantes et son discours sur la force des rêves et de l'imaginaire. Loin des longueurs des Mondes de Ralph et de la lourdinguerie coutumière des films Dreamworks, un excellent divertissement pour toute la famille. S'il ne fallait voir qu'un film d'animation en cette fin d'année, allez voir celui là, de quoi rattraper une année 2012 en demi-teinte de ce côté là (après un Brave décevant et un Ralph en demi-teinte).

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Pour son traditionnel film de fin d'année, Disney a pris un risque en présentant un film mettant en scène un "vilain" plutôt que le personnage mignon ou la princesse habituels, assez méta et portant sur les jeux vidéos. De même, il n'y a aucune chanson dans le film !

Ralph la Casse est le méchant d'une borne (lorgnant du côté de Donkey Kong et Rampage) trônant fièrement depuis 30 ans dans une salle d'arcade. Quand la salle ferme, les personnages des bornes reprennent leur vie. Lassé d'être humilié par le héros, Félix Fixit Jr,  et de vivre dans une décharge, Ralph se met en quête d'une médaille pour être considéré comme un héros, même si pour cela il brise une règle des personnages de jeux vidéo : rentrer dans une autre borne et perturber son déroulement ... Débarquant dans Sugar Rush (un simili Mario Kart), il rencontre Vanelope. Ces 2 exclus arriveront-ils à s'accomplir, au détriment de la survie de leurs univers respectifs ?

La bande-annonce et la campagne d'affichage laissaient présager un hommage aux jeux vidéos. Au risque de surprendre ou de décevoir), la majorité des allusions au monde du jeu vidéo sont dans les bande-annonces : les "célébrités" sont cantonnées à des caméos, concentrés au début du film. Le jeu vidéo se révèle d'ailleurs rapidement comme un prétexte, comme le choix curieux de résumer les jeux vidéos aux bornes d'arcade (alors que ces salles d'arcade n'existent pratiquement plus aux Etats-Unis). On est donc très loin du "Roger Rabbit du jeu vidéo" espéré par certains. Ceci étant dit, le générique de fin est une véritable ode au rétrogaming.

L'histoire du film est assez classique et ne décolle vraiment qu'aux 2/3 des 1h40 du film et il faut vraiment attendre la fin du film pour ressentir une réelle tension. Les personnages sont plutôt sympathiques (avec Ralph, qui à l'instar des premiers vilains du jeu vidéo, est un "vilain désigné") et le design très agréable (même si diabétiques s'abstenir).

Un Disney mineur, qui n'a pas la profondeur d'écriture d'un Toy Story. Reste un divertissement sympathique, mais qui n'est pas le feu d'artifice attendu.

Sinon, j'ai vu le court-métrage Paperman et c'était très sympa.

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Après le triomphe commercial, artistique et critique de la trilogie du Seigneur des Anneaux, l'adaptation de la préquelle Bilbo le Hobbit paraissait une évidence. Las, le projet est passé de mains en mains et il aura finalement fallu attendre 10 ans pour voir le livre adapté en film, sous la forme d'une trilogie.

Choix étrange, car le livre, publié en 1937, ne compte que 300 pages. C'est suite au succès inattendu de cet ouvrage destiné aux enfants que l'éditeur a demandé à l'auteur, JRR Tolkien, une suite. Il s'agit évidemment du Seigneur des Anneaux. Entre temps, Tolkien a remanié un peu le Hobbit pour le rattacher au même univers.

La trilogie du Hobbit semble prendre le chemin inverse du Seigneur des Anneaux, où des passages avaient été sautés ou remaniés (mais je ne suis pas sûr que beaucoup de monde regrettent Tom Bombadil et le  nettoyage de la Comté ...). L'histoire a été très étoffée, avec des apports d'autres écrits de Tolkien, un approfondissement des personnages et un assombrissement de l'ambiance (même si ce premier film est plus léger que le Seigneur des Anneaux).

Le film, comme toute bonne préquelle, prend tout son sens quand on a vu la première trilogie cinématographique. Le film s'ouvre sur une séquence déjà vu dans la Communauté de l'Anneau : Bilbon écrit ses mémoires et se prépare à quitter la Comté, tandis que son neveu Frodon prépare la fête pour son anniversaire. Retour 60 ans en arrière : le jeune Bilbon est embarqué par le magicien Gandalf dans une expédition de 13 Nains, menée par Thorin Ecu-de-Chêne, qui veut reconquérir le royaume d'Erebor tombé dans les griffes du dragon Smaug. D'après mes souvenirs, c'est environ la moitié du livre qui est couverte, avec les scènes clés ... et beaucoup de rajouts qui font traîner un peu le film en longueur (près de 3h !) : apparition de personnages absents dans le roman, d'autres étoffés (Radagast le Brun avait droit à 2 allusions dans toute l'oeuvre de Tolkien), développement d'intrigues pour rendre plus sombre l'ambiance (l'apparition d'un nécromancien à Dol Guldur, l'affrontement entre Thorin et Azog, créé pour l'occasion).

Le film se repose un peu trop sur les acquis du Seigneur des Anneaux : beaucoup de reprises musicales, décors superbes mais déjà magnifiés dans la trilogie originelle, certaines redites. Le film a pour l'instant un peu de mal à renouer avec le souffle épique de la première trilogie, en dépit de passages à couper le souffle. Gageons que les 2 autres films sauron(t) réserver leur lot de moments époustouflants (après tout la bataille du gouffre de Helm dans les 2 Tours n'était pas aussi spectaculaire dans le roman, et au final, peut-être la meilleure bataille jamais tournée au cinéma). Je regrette que l' "agenda secret" de Gandalf ne soit pas assez exploité (dans le roman, il ne survient que pour sauver ses compagnons en mauvaise posture et s'absente la plupart du temps). 

J'en attendais sans doute trop. Réitérer le coup du Seigneur des Anneaux était sans doute trop demander. Reste que pendant 3 heures, je me suis évadé dans la Terre du Milieu, à travers un film qui artistiquement reste au sommet, même s'il se contente de surfer sur la "nostalgie" d'une trilogie qui hante toujours beaucoup de monde (dont moi).

Un mot pour finir sur la 3D. A priori, j'ai vu le film en 24 images /s et pour le coup la 3D n'apporte absolument rien.

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Norman est un jeune garçon qui a un pouvoir étonnant : il peut voir les morts et leur parler. Ce don ne sera pas de trop pour défendre sa ville contre une invasion de zombies, alors que la ville fête son 300ème anniversaire ...

Profitant d'une place offerte, je suis allé voir ce film d'animation, en 3D (je n'étais pas allé voir un film en 3D depuis belle lurette, et elle se révèle une fois de plus accessoire). Ce film est bourré de clins d'oeil aux films d'horreur des années 80 (jusqu'à des poussées anxiogènes au synthé lors des attaques des zombies). Pour autant, le pastiche originel prend une toute autre tournure aux 2/3 du film. Je suis assez surpris par le traitement assez frontal de certains thèmes dans un film pour enfants : sous-entendus sexuels, évocation sans ambages de la mort (parfois violente), ostracisme du héros par rapport à son  pouvoir. Le combat final doit être assez impressionnant pour des jeunes enfants.

Pour autant, les personnages intéressants et l'ambiance horrifiquene font pas oublier une histoire qui ne décolle jamais vraiment et une fin pas très surprenante. Un film qui se laisse régarder, mais qu'on oublie assez vite. Le précédent film de Laika Studios, Coraline, était bien meilleur.

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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