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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Mes sagas cultes

  
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Mes sagas cultes

Bien que le jeu soit sorti en février 2009 en France, je n'ai pas pu m'essayer à Disgaea 3 tout de suite, car je n'avais pas la PS3. C'est d'autant plus rageant que le jeu aurait largement pu tourner sur PS2. Si les graphismes des 2 premiers épisodes n'avaient rien d'exceptionnel, ils sont devenus scandaleux sur PS3, avec ses sprites en basse définition ! 

En dehors de cette réalisation graphique minimaliste, le jeu introduit de nombreux changements. Il y a d'importants changements dans le système de maître / disciple, d'apprentissage de la magie et des compétences liées aux armes. Auparavant, il suffisait d'utiliser une arme pour débloquer les compétences (la vitesse d'apprentissage dépendait des affinités des personnages avec les armes). Désormais il faut utiliser le Mana, qui servait auparavant uniquement à créer des nouveaux personnages et faire des propositions de loi. Par ailleurs, la Dark Assembly laisse la place à la Classroom, aux attributions plus larges (on peut créer des clubs, placer les personnages dans la salle pour leur attribuer des bonus). Au niveau des mécaniques de jeu, les Geoblocs font leur apparition (même effet que les Geo panels et les Geo Symbols sauf qu'ils sont "autosuffisants) ainsi que le Magichange : les monstres peuvent se transformer en armes, utilisables par les personnages humains, leur octroyant des attaques spéciales supplémentaires. Par ailleurs, les attaques spéciales sont également combinables.

Au niveau de l'histoire et des personnages, ils se révèlent de meilleure qualité que dans le second épisode. On incarne Mao, l'étudiant numéro 1 de l'Académie des Démons, qui veut tuer son père après que ce dernier ait effacé par malveillance sa sauvegarde de milliers d'h sur son RPG favori ! L'histoire joue habilement sur la notion de héros dans les JV et brise allègrement le quatrième mur. La version européenne a été localisée en français par Square Enix.

Le jeu a également bénéficié d'un portage, mais cette fois sur Vita. Ici plus que jamais, il s'agit de la version supérieure : outre l'écran de la Vita, le jeu propose des sprites en haute résolution (même si on peut choisir les vieux en basse définition) et surtout les 50€ de DLC du jeu sur PS3 d'emblée (scénario supplémentaire, personnages bonus, modes de jeu supplémentaires). Le jeu a également d'autres scénarios inédits. Le jeu est trouvable à prix modique. Si vous voulez jouer au jeu et que vous avez une Vita, c'est un indispensable !

Disgaea 4 est sorti en 2011. Je me suis procuré la version collector américaine à sa sortie, et j'ai eu la chance de trouver la version française à petit prix cet été. Les grands principes de Disgaea 3 sont conservés, il n'y a pas de révolution majeure dans les classes. Le jeu offre enfin des sprites en haute définition, et le jeu est enfin agréable à regarder.

Au niveau de l'histoire,le héros est Valvatorez, un ancien Tyrant (le Démon le plus puissant de son Netherworld), un vampire qui a troqué le suçage de sang par les sardines depuis 400 ans. Il va tenter de renverser le gouvernement corrompu de son Netherworld, l'occasion d'en apprendre plus sur le passé de Valvatorez et sur les raisons de son basculement vers le pacifisme. Pour la première fois depuis le 2ème épisode, on incarne en effet un personnage plutôt héroïque du départ.

J'ai fait le jeu de manière assez hâchée, si bien que je n'en ai pas retenu grand chose (à part un twist qui relance l'intrigue vers la supposée fin du jeu). Le jeu devrait également bénéficier d'un remake sur Vita.

Nippon Ichi capitalise sur sa licence à succès, avec ces nombreux remakes et la sortie imminente d'une suite directe à Disgaea sous le nom de Disgaea D2. Le gameplay devrait revenir aux sources avec quelques surprises (la chevauchée de monstres) et ce sera l'occasion de rejouer avec la fine équipe du premier épisode (qui s'était contentée de caméos dans les autres jeux de la firme). La série reste en tout cas une exclusivité Sony (à part le remake un peu hoquetant sur DS). Disgaea 5 est d'hors et déjà prévu. La série sautera-t-elle le pas de la PS4 ?

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Mes sagas cultes

Ce n'est pas parce que c'est encore les vacances d'été et la période durant laquelle aucun manga, comic ou jeu vidéo ne sort (ou presque, puisque je viens d'acheter Tales of Xillia) que je vais laisser le blog à l'abandon. Aussi j'inaugure (encore) une nouvelle rubrique consacrée à mes sagas préférées du jeu vidéo. J'aurais pu jouer la sécurité avec Final Fantasy, mais j'ai plutôt décidé de parler d'un de mes coups de coeur depuis presque 10 ans, la série des Disgaea. Il s'agit d'une série de Tactical RPG développée par Nippon Ichi (ou N1), qui fête actuellement ses 20 ans. Cette société a explosé suite à la localisation du premier épisode de la série en Occident, par le biais d'Atlus aux Etats-Unis et Koei en Europe. Suite au succès de Disgaea, les autres Tactical de la firme sur PS2 sont sortis en Europe (je les ai d'ailleurs tous encore, à part le premier Disgaea que j'ai eu la bêtise de revendre après avoir acheté le remake PSP).

Depuis la société a ouvert une branche américaine et a oeuvré dans la distribution de nombreux jeux de plus petits développeurs en Occident, comme les Atelier de Gust ou les Neptunia de Compile Heart.

Disgaea Hour of Darkness est sorti en janvier 2003 au Japon et un an et demi après en Europe (en mai 2004). La première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un test de 2 pages dans le numéro spécial Tactical de Gameplay RPG (à l'occasion de la sortie européenne de Final Fantasy Tactics Advance). J'avais très envie de ce jeu, mais comme c'était à l'époque où je n'avais pas même Internet chez moi, j'ai du écumer les magasins et j'ai finalement trouvé le Graal près de chez moi, en fin d'été.

Et là, ce fut le coup de foudre immédiat. A une époque où FF Tactics était encore un rêve réservé à l'import, mon expérience des Tactical se cantonnait aux Shining Force, au très oubliable Legend of Kartia et aux jeux GBA FFT Advance et Fire Emblem. Le jeu possède effectivement des qualités détonnantes pour l'époque :

- un gameplay extrêmement nerveux (il n'y a que 2 tours : les personnages du joueur puis les ennemis) avec la possibilité de construire ses assauts (combos, coups spéciaux, attaques combinées) et de porter / lancer ses coéquipiers ou ennemis. Les combats opposent une équipe de 10 membres (des personnages uniques ou des personnages créés parmi une large palette de classes). Les combats ne s'achèvent que lorsque l'un des 2 camps est anéanti, et les morts n'auront pas beaucoup de conséquence puisque l'on peut facilement ressuciter les morts entre 2 combats.

Le jeu apporte une autre composante à ce gameplay assez rentre-dedans, les Geo Effects. La plupart des cartes où se déroulent les combats possèdent des cases colorées (les Géo Panels) et des petites pyramides colorées (Géo Symbols). Les GS octroient des effets aux GP sur lesquels ils sont placés. La subtilité est que les GS ne sont pas forcément de la même couleur que les GP, et qu'ils sont transportables et destructibles. Par exemple, si un GS rouge est détruit sur un GP vert, tous les GP deviennent rouges. Là où cela devient intéressant, c'est que l'on peut planifier des réactions en chaîne, permettant de remplir avantageusement la jauge de bonus. Le gameplay se veut donc à la fois accessible et parfois assez pointu. Au niveau des classes, de la montée en niveau et des compétences, il existe des subtilités dont on peut se passer, mais ce serait dommage de ne pas profiter de toute la richesse du jeu.

Le jeu possède 2 autres qualités :

- Un humour dévastateur. Le jeu est vraiment hilarant, avec des personnages déjantés et n'hésitant pas à jouer avec les clichés de la japanimation. L'histoire est bourrée de références hilarantes, de parodies. On passe un très bon moment.

- Une durée de vie infinie. Tout est configurable dans le jeu, on peut tout faire monter en niveau, les personnages bien sûr (jusqu'au niveau 9999 !) en passant par les classes aux objets. Pour cela, il faudra "rentrer" dans le monde des objets, et finir des donjons générés aléatoirement. Si l'histoire principale est finissable en 40h (mais il y a plusieurs fins), le contenu New Game Plus en nécessitera des centaines de plus, pour débloquer les personnages secrets, débusquer les boss cachés et débloquer les cartes supplémentaires (mais il faudra passer par la Dark Assembly).

Si je n'ai pas parlé de la réalisation, c'est qu'elle n'a rien de notable : des décors vides et des sprites mignons. Les scènes de dialogue sont illustrées par des artworks de qualité. Le jeu a au moins le mérite de mettre en scène des coups spéciaux spectaculaires, à défaut d'arracher les mirettes. La bande-son de Tenpei Sato alterne morceaux enlevés et morceaux plus mélancoliques.

Le jeu a bénéficié d'un remake PSP (agrémenté d'un scénario alternatif supplémentaire : "et si Etna avait accidentellement tué Laharl au début du jeu ?"), que je considère comme la meilleure version du jeu (toute la richesse du jeu dans la poche, et avec des graphismes qui rendent mieux sur l'écran de la PSP) et d'un remake du remake sur DS (qui propose une traduction en françaiset les commentaires du Prinny), qui souffre de ralentissements, de graphismes en basse définition (déjà que ce n'est pas la principale qualité du jeu) et de musiques mal compressées. Le jeu a également eu droit à une série animée et un spin-off sous forme de Graphic Novel sur PSP (Disgaea Infinite). Le jeu va également bénéficier d'une suite directe, Disgaea D2, qui sort fin septembre en Europe.

Le 2ème épisode est sorti en novembre 2006 en Europe (en février au Japon) avec un peu plus d'exposition médiatique. J'ai pu m'y adonner assez librement vu que j'étais immobilisé chez moi à l'époque. Le jeu inaugure le principe des Netherworld parallèles : ce n'est donc pas une suite directe, même si certains personnages du premier épisode reviennent. 

On incarne Adell, le seul humain qui n'ait pas été transformé par la malédiction lancée par le démon Zenon, 15 ans avant le début du jeu. Adell entreprend un rituel d'invocation pour faire apparaître le démon, le vaincre et sauver sa famille, mais il a la surprise de voir apparaître devant lui Rozalin, la fille de Zenon ! Adell entreprend de restituer sa fille au démon et de le vaincre par la même occasion ...

Les personnages et l'histoire sont moins marquants que dans le premier épisode, mais on passe cependant un bon moment. Au niveau de la réalisation, il y a un peu plus de couleurs, des thèmes chantés et une introduction animée.

Le gameplay reste inchangé, avec quelques rajouts : la possibilité de faire des Tower Attacks (en empilant les personnages), un Item World encore plus poussé et des nouvelles classes.

Le jeu a eu droit à son remake PSP, qui jouit de graphismes enjolivés par l'écran de la console, d'un scénario supplémentaire mettant en scène Axel et proposant quelques nouveautés de gameplay de Disgaea 3 (le Magichange)

J'ai décidé de couper l'article en 2 pour faciliter la lecture, dans le prochain article à paraître très vite, je parlerai des épisodes PS3.

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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