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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Seconde vie

  
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Seconde vie

Alors que Duck Tales Remastered vient de sortir en dématérialisé sur les différentes plateformes de jeu et qu'un remake de Castle of Illusion est également prévu, je me mets à rêver à une nouvelle sortie pour mon jeu Disney préféré : World of Illusion.

Qu'est-ce que c'est ?

World of Illusion est un jeu de plateformes publié par Sega en décembre 1992. Sega avait à l'époque la licence pour les personnages classiques et avait donc livré en exclusivité sur la Megadrive des chefs d'oeuvre comme Castle of Illusion (également porté sur Master System et Game Gear) et Quackshot (un pastiche d'Indiana Jones avec Donald dans le rôle principal). En 1992, la Megadrive est à son apogée, et vient de recevoir un nouvel incontournable.

Alors qu'ils préparent un spectacle de magie, Mickey et Donald découvrent dans les coulisses de la scène une mystérieuse boîte magique. Mais c'était un piège, et nos 2 héros se retrouvent transportés dans un monde d'illusion. Le chemin sera long pour revenir dans leur monde ... L'époque était aux histoires très simples, mais ce n'est clairement pas l'intérêt du titre.

Il s'agit d'un jeu de plateformes, où l'on incarne Mickey, Donald ... ou les 2 ! En effet, le jeu est doté d'un mode multi en coopération. Pour se débarasser de leurs ennemis, Mickey et Donald ne doivent pas leur sauter dessus, mais les transformer d'un coup de cape magique en fleurs, papillons ou oiseaux.

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

World of Illusion marque les progrès dans la programmation de la Megadrive. Par rapport à Castle of Illusion (dont il reprend une partie des stages), la réalisation a fait un bond de géant. Les graphismes sont incroyablement colorés et montrent les prouesses techniques dont est capable la 16bits de Sega : effets de scrolling, distorsions (le stage aquatique avec les héros qui se démènent dans leur bulle et l'arrière-plan qui se gondole), jeu sur les perspectives (la forêt où on joue au second plan). Seuls les passages en ombre chinoise dans le dernier monde sont ratés. Certains passages restent mémorables par leur originalité et/ou leur poésie (le stage de Noël, la montagne en plein orage, l'interlude sur le bouchon de champagne). Les musiques du jeu étaient sympathiques mais pâtissaient un peu de la puce sonore de la console (mais avaient un rendu moins 8bits que Castle of Illusion), et il y avait quelques voix digitalisées ("Alakazam !").

Le jeu offrait une durée de vie honorable en proposant 3 parcours assez différents (il y a des passages inédits dans les différents mondes selon que l'on joue Mickey, Donald ou les 2 en coopération), et c'est le jeu que j'ai le plus fini sur la console. Il faut dire que le jeu n'était pas particulièrement difficile, et comme beaucoup de jeux de la période, le fait de le connaître par coeur permettait d'aller assez vite.

La ressortie prochaine de Castle of Illusion, les clins d'oeil à la licence dans le (raté) Power of Illusion sur 3DS peuvent faire envisager le retour de ce jeu sous une forme remastérisée. D'ailleurs Orioto s'était fendu d'un hommage au jeu sur son DeviantArt, montrant qu'avec un peu d'huile de coude, un relifting rendrait encore plus justice à la direction artistique du jeu.

Voir aussi

Groupes : 
Mickey Mouse
Plateformes : 
Megadrive
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Seconde vie

Le calme plat dans mes lectures me donne l'occasion de parler enfin de mon jeu préféré de tous les temps, plus de 12 ans après sa sortie. Attendez vous donc à une présentation bien moins objective que d'habitude !

Qu'est-ce que c'est ?

Suikoden II est un RPG édité par Konami, sorti en 2000, et la suite de Suikoden I, qui avait pratiquement accompagné la sortie de la Playstation. L'histoire s'inspire du roman chinois Au Bord de l'Eau (Suikoden est la transcription japonaise du titre chinois). Dans cette histoire, 108 personnages d'horizons divers s'unissent contre le gouverneur corrompu de leur province. Ces 108 personnages, les "étoiles du destin", se réunissent autour d'un meneur, et se cachent dans une forteresse au milieu de marais. Tous les épisodes numérotés suivent la même trame et se passent dans le même univers, à des époques différentes.

Suikoden II se passe 3 ans après le premier épisode. Le héros et son ami Jowy effectuent leur service militaire au sein de l'armée des Highlands. Alors qu'ils passent la nuit dans un camp à la frontière avec les Cités-Etats de Jowston, leur régiment est victime d'une attaque des soldats des Cités-Etats ! Sauf qu'ils découvrent que cette attaque est menée par leur capitaine, qui agit sur les ordres de ses supérieurs afin de créer un casus belli avec Jowston. Ils sont obligés de fuir et sautent d'une cascade. Ils en réchappent et sont récupérés par de vieilles connaissances du premier épisode ...

Suikoden II améliore sur tous les points Suikoden I : les graphismes sont beaucoup plus fins (tout en restant en 2D traditionnelle), le character design revu, le recrutement des 108 (!) étoiles mieux amené. Le seul petit recul vient de l'OST, un peu en deçà de celle du premier épisode. Le gameplay est beaucoup plus souple.

Le système de combat propose 3 phases distinctes :

- Les combats traditionnels représentés façon 3D isométrique : 6 membres, organisés en 2 lignes (en fonction de leurs armes) affrontent les ennemis. Ils ont le choix entre des attaques normales, des attaques magiques (reposant sur des Runes, conférant des bonus ou des "points de magie" plutôt qu'une barre de mana) voire des attaques combinées (en fonction des affinités entre les personnages)

- Le duel, reposant sur le système "pierre-ciseaux-papier"

- Les batailles, qui après les "mêlées" du premier (pensez au jeu Streepass Conquête) laisse la place à une carte où il faudra déplacer ses unités, tour par tour.

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

A la sortie du jeu, j'étais en pleine découverte du genre RPG. Je n'avais jamais fait le premier épisode, mais j'ai eu la chance de trouver le jeu neuf dans un éphémère magasin de JV de Boulogne-sur-Mer, au prix modique de 329F (très ironique vu l'escalade rapide du prix du jeu, diffusé à très peu d'exemplaires). Et là, dès l'introduction, je suis tombé amoureux du jeu. Elle n'a rien d'exceptionnel dans la forme (surtout quand on sort des cinématiques époustouflantes de Final Fantasy VII et VIII), mélangeant 3D très sommaire et artworks, mais la musique épique, le défilement des images, en fait encore aujourd'hui un de mes moments préférés de ma carrière vidéoludique.

Le jeu est incroyablement bien rythmé, plein d'émotion et de moments cultes. Le méchant, Luca Blight, est fascinant, et fait forte impression dès sa première apparition. Jamais la saga n'a atteint un tel sommet. Je n'ai jamais pu m'essayer au III (pas sorti en Europe), mais le IV est une abomination et le V, bien que très bon, est en deçà. Quant à l'épisode Tierkreis sur DS, c'est dans l'absolu un bon RPG mais qui n'a absolument rien à voir avec la série. Si je devais citer un défaut au jeu, c'est sa traduction française complètement aux fraises.

 

Le jeu n'est jamais ressorti en Europe ou aux Etats-Unis sous quelque forme que ce soit. Il existe une compilation des 2 premiers épisodes exclusive au Japon. Comme beaucoup de ses congénères, Konami semble avoir tiré le trait sur le J-RPG, capitalisant sur ses séries phares, tournant leur regard vers l'Occident. Même une simple émulation sur le PSN me mettrait en joie.

BONUS

Je ne pouvais clôre cette rapide présentation d'un de mes jeux cultes, sans la fameuse introduction. Dont acte :

Voir aussi

Jeux : 
Suikoden II (PlayStation)
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Seconde vie

Live A Live est un RPG sorti par Squaresoft sur la Super Famicom en 1994. Si le jeu n'est jamais sorti des frontières nippones, il a eu droit à une traduction non officielle en anglais  et est trouvable facilement en émulation (c'est d'ailleurs par ce biais que j'ai découvert le jeu). C'est un jeu très ambitieux, puisqu'il propose d'incarner 7 personnages, dans des scénarios indépendants, dans des ambiances très différentes. 

Qu'est-ce que c'est ?

 

Live A Live est découpé en 7 chapitres, dans l'ordre chronologique :

- La Préhistoire : Pogo, l'homme des cavernes, vient en aide à une jeune fille menacée d'être sacrifiée à un dieu dinosaure. Coup de foudre immédiat entre les 2 jeunes gens.

- La Chine médiévale : un vieux maître de kung-fu veut transmettre son art martial à plusieurs disciples

- L'ère Bakumatsu : le ninja Oboro doit commettre un assassinat politique pour le compte de son clan. Pour cela, il doit s'infilter dans un château féodal.

- Le western : le hors-la-loi Sundown Kid est pourchassé par le chasseur de primes Mad Dog. En halte dans une petite ville, les 2 ennemis vont devoir unir leurs forces contre une bande de brigands.

- Le présent : la conquête du titre mondial pour le catcheur Masaru

- Le présent proche : les aventures psychiques d'Akira. Pour éviter la résurrection d"un démon, Akira doit réveiller le robot géant Buriki Daioh.

- La science-fiction : les mésaventures du robot Cube à bord d'un vaisseau soumis à d'inquiétants évènements.

En dépit des graphismes uniformisés, chaque chapitre a sa propre identité visuelle, assurée par 7 mangakas différents. Les ambiances et gameplay sont très différentes, d'une romance complètement loufoque (Pogo) à un survival horror (Cube), d'une suite de combats de boss (Masaru) à un chapitre qui n'en propose qu'un (Cube). Le chapitre d'Oboro préfigure Tenchu de plusieurs années en mettant l'accent sur la visite incognito d'un château et en proposant d'éviter les combats au maximum.

Le seul point commun entre les chapitres est le système de combat, mêlant RPG traditionnel et Tactical RPG : les combattants évoluent sur une grille, faisant des attaques de zones. Presque tous les chapitres permettent de diriger plusieurs personnages. L'accent n'est pas vraiment mis sur le level grinding, puisque vous terminerez chaque chapitre autour du niveau 10. Autant dire qu'il faudra être très précis dans ses attaques tant le système de combat peut se révéler exigeant.

Signalons également que ce jeu marque lremiers pas de Yoko Shimomura dans la composition musicale, bien des années avant Kingdom Hearts. Elle livre déjà des thèmes extraordinaires comme le thème des combats de boss, Megalomania.

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

Live A Live est un jeu très ambitieux en termes de narration, et propose un des twists scénaristiques les plus hallucinants vus dans un jeu vidéo :

Le chapitre médiéval, qui se débloque une fois les 7 premiers chapitres finis, commence comme une histoire lambda d'heroic fantasy, et tombe comme un cheveu sur la soupe. Et subitement, tout part en eau de boudin après le pseudo combat final. Le héros Oersted se rend compte que tout le monde l'a trahi, et sa rancoeur le transforme en Odio le Roi Démon, l'ennemi qui pourchasse les 7 héros dans leurs scénarios respectifs. C'est une déconstruction brutale des récits de chevalerie en même temps qu'un retournement de situation diabolique (dans les 2 sens du terme !) faisant le lien entre tous les chapitres ! Les personnages sont tous transportés dans le monde d'Odio et unissent leurs forces pour le détruire.

Ces derniers temps, Square Enix se concentre plus sur ses licences occidentales et se cantonne à capitaliser paresseusement sur sa série phare. Il pourrait être utile de relancer à peu de frais ce RPG atypique.

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Seconde vie

 Dans le contexte actuel des reboots, de l'explosion du dématérialisé et autres compiles HD, je me dis que cela pourrait être l'occasion de revoir des jeux que j'ai beaucoup appréciés remis à l'ordre du jour. Nouvelle rubrique sur le blog, "ils mériteraient une nouvelle vie", où je présenterai des jeux parfois cultes, souvent méconnus, et qui n'existent pas en dehors de leur plateforme d'origine.

Commençons modestement avec l'un des derniers Tactical de Nippon Ichi (firme plus connue pour sa série des Disgaea) sur PS2, Soul Nomad and the World Eaters (aucun rapport avec le jeu presque homonyme de David Cage)

 

Qu'est-ce que c'est ?

Soul Nomad est un Tactical RPG de Nippon Ichi sorti en 2007 au Japon et aux Etats-Unis avant de connaître une sortie très discrète en Europe en 2008, par le biais de Koei (qui s'était chargé de la distribution des précédents jeux de N1 sur PS2)

Son gameplay est très différent de celui de Disgaea et des autres jeux de la firme à l'époque (Phantom Brave, Makai Kingdom). Il se rapproche de celui d'Ogre Battle : on fait progresser ses personnages sur une carte (littérale) afin de leur faire combattre les ennemis. Ici, un personnage ne représente pas que lui-même, mais est le chef d'une escouade, composée de plusieurs membres. Le joueur doit créer ses escouades à partir de "Rooms", proposant plus ou moins de places et d'avantages (ou de malus), et à partir de personnages uniques et d'unités nombreuses. En fonction de la composition et du placement des unités (sur 3 rangs possibles), les attaques sont différentes et des capacités spéciales se débloquer. Le level grinding est bien moins poussé que dans les autres jeux de la firme puisqu'on peut directement acheter les unités au niveau du héros. Une fois au contact de l'ennemi (ou à distance de tir), on passe en "écran splitté" où les 2 factions lancent automatiquement leurs attaques. Si Revya meurt, c'est Game over (sans doute parce que Gig prendrait alors le contrôle du corps pour le malheur de tous).

 Le jeu se passe sur le continent de Prodesto, dans le monde d'Haephnes. 2 siècles avant le début du jeu, Prodesto a été unifié par Lord Median le Conquérant. Mais une épidémie l'emporte lui et son fils qui devait lui succéder. Sa fille Layna assure le pouvoir avec sagesse. Mais elle doit faire face à la terreur semée par le Dieu de la Mort, Gig, et ses acolytes, des monstres géants nommés les World Eaters, qui détruisent Prodesto. Layna réussit à enfermer l'âme de Gig dans une épée. Les World Eaters, privés de leur maître, s'endorment, et restent un symbole de terreur. Mais le mal est fait, et Prodesto dépérit, au point que la civilisation ne se concentre plus que dans un petit village. On prend les commandes de Revya (qui peut être un garçon ou une fille) qui avec son amie Danette, est chargé(e) par Layna (l'ancienne du village, désormais âgée de plus de 200 ans) de protéger le village contre le réveil des World Eaters. Layna leur remet chacun une arme. Revya se voit ainsi confier l'Onyx Blade ... où est enfermé Gig, qui va tenter de prendre le contrôle du protagoniste ! Il échoue, mais va rester en embuscade tout le long du  jeu pour tenter de prendre les commandes et de séduire le joueur pour qu'il utilise ses pouvoirs restés intacts ...

Au niveau de l'histoire, c'est de très loin le jeu le plus sombre de la firme. Si on retrouve l'humour des autres jeux de la firme, l'univers est également beaucoup plus violent, puisqu'on parle de massacres de civils, esclavagisme, viol et fanatisme religieux. Si le jeu est déjà très sombre, le New Game Plus va encore plus loin en proposant le Demon Path, ou une version alternative de l'histoire où Revya décide de céder au côté obscur de Gig ...

La réalisation est médiocre, même si on atteint pas le niveau scandaleux de Makai Kingdom. Les musiques de Tenpei Sato, compositeur attitré des jeux N1, se font plus martiales et dramatiques.

 

 

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

Les Tactical RPG de N1 se prêtent parfaitement au format portable, qui permettent d'atténuer la laideur des sprites en basse résolution et de faire des sessions courtes de jeu (il n'y a certes pas de sauvegarde rapide, mais une bataille se règle en moins d'une demi-heure). Un portage sur PSP a longtemps fait l'objet d'une rumeur mais rien n'est jamais venu. De plus N1 a porté pas mal de ses jeux sur consoles portables et ce jeu atypique au sein de leur univers (composé de dimensions parallèles) tant par son ambiance bien plus glauque et son gameplay plus stratégique mériterait bien une 2ème vie. Las, la firme se consacre à la distribution de J-RPG  ultra de niche et à rentabiliser le plus possible la licence Disgaea (bien que j'ai très hâte de jouer à Disgaea D2, la suite directe du premier épisode et déjà confirmée pour sortir en Occident).

  Et pour finir le trailer de lancement du jeu :

Si cette rubrique rencontre son succès, je parlerai de jeux bien plus cultes pour moi.

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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