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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Dernières lectures

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Bastien Vivès est une star montante de la BD franco-belge, multipliant les projets, dans des domaines et thématiques très diverses. Pour une analyse plus complète de son oeuvre, je vous renvoie à l'excellent article de mon compère sur Borderlands 2, Saxo42. Il s'est lancé un nouveau défi : faire un shônen nekketsu dans les mêmes conditions de production que les Japonais : sortir un volume relié de 200 pages tous les 3 mois (sans passer toutefois par la prépublication). Pour cela, il s'est associé à Balak (un story-boarder) et Sanlaville (illustrateur qui a travaillé dans l'animation). La série paraît chez Casterman, au sein du label Delitoon, dédié à la BD en ligne.

Adrian Velba est un jeune garçon de 8 ans fréquentant l'école de combat de Maître Jansen. Pour la première fois, il va pouvoir participer au tournoi royal, confrontant des duos de combattants. Hélàs, son partenaire tombe malade à quelques heures du début du tournoi. alors qu'il pensait devoir déclarer forfait, Adrian réussit finalement à trouver un nouvel équipier, l'imposant Richard Aldana. Ce dernier dénote par son mépris des rituels de combat et son style de combat brutal et sans fioritures. Quels secrets cache-t-il ? Le duo improbable gagnera-t-il le tournoi ?

Last Man n'est pas un énième projet boîteux de manga français, avec des influences graphiques mal digérées, des cheveux en pique, des gros yeux et des japonismes lourdinges. On retrouve le style à la fois esquissé et détaillé de Vivès (même s'il a partagé le travail avec Michaël Sanlaville), mis au service de scènes d'action bien découpées et dynamiques (double influence du storyboard et d'Akira Toriyama, dont la mise en scène reste une référence depuis une vingtaine d'années). Les thématiques très shônen (le dépassement de soi, les techniques secrètes) cohabitent parfaitement avec la patte de Bastien Vivès (les dialogues réalistes, la sensualité de la mère d'Adrian ... et la tension sexuelle avec Richard qui se trouve rapidement résolue). L'histoire prend dès la fin du tome 2 une tournure très surprenante, avec plusieurs coups de théâtre coup sur coup. J'ai très hâte de lire la suite et salue les débuts très prometteurs de cette initiative.

 

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J'ai lu la semaine dernière 3 revues de la presse vidéoludique française, avec des impressions contrastées.

Alors que le numéro 22 sort en fin de semaine, j'ai finalement acheté le numéro spécial 2 d'IG Mag consacré à la saga Resident Evil. La construction du mook est assez classique (jeux principaux, spin-off, produits dérivés) et le fan absolu de la série n'apprendra sans doute rien. Je regrette un survol des anecdotes et de l'analyse autour du jeu. Dans la rubrique Personnages, Claire Redfield n'a même pas droit à sa fiche ! En supprimant l'artwork en 2ème page, il y aurait eu moyen de traiter plus de personnages. Par contre, l'entretien avec un psychologue sur l'impact du zombie dans la culture populaire et l'ouverture sur le cinéma sont très intéressants.

Le numéro 36 de Role Playing Game Magazine est symptomatique du mal qui ronge la presse spécialisée française : plutôt que de se remettre en cause et de proposer un contenu vraiment différent, la revue propose un contenu de plus en plus famélique : 80 pages bourrées de photos, avec pas mal de pub et de remplissage (2 pages pour un planning de sortie même pas remis à jour depuis le début de l'année), tests anémiques, news périmées. De plus, l'abandon du site depuis de longs mois et le délai de parution de plus en plus espacé (pratiquement 3 mois et 2 semaines depuis le dernier numéro !) laissent présager une agonie lente avant la mort en catimini d'une revue qui avait très bien commencé. Anime Manga Presse (Animeland) maintient la revue sous perfusion mais pour combien de temps encore ? Dommage car le sommaire est comme toujours alléchant : Darksiders II, Diablo III, Persona 4 the Golden, P4 Arena, ...

 

Du coup, la réussite insolente de Canard PC a de quoi laisser coi. Après avoir explosé son propre record de vente avec son épique numéro d'été, l'équipe était revenue en forme de la Gamescom. Dans ce numéro 261, retour sur Guild Wars 2 (après un article tronqué dans le numéro précédent), test de la version PC de Dark Souls, et au niveau de Console Magazine, des tests jubilatoires de Tokyo Jungle et de Super Amazing Wagon Adventure (un jeu complètement fou sur le Xbox Indie Games). Une version papier de Console Magazine est sans doute un voeu pieux (sa présence semble participer aux ventes de Canard PC et une version Ipad vient de sortir), mais bon sang que ça aurait de la gueule !

Bref, un ton inimitable, qui fait parfaitement la synthèse entre l'humour potache des années 90 et le professionnalisme acquis au fil du temps par une presse spécialisée âgée de 20 ans.

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S'il fallait une preuve de la place grandissante du jeu vidéo en tant que culture de divertissement, l'émergence d'une littérature consacrée au média et en français de surcroît, en est une de valeur.

Les éditions Pix'n'Love se sont consacrés à la publication d'ouvrages sur la culture vidéoludique. A ma grande honte, je n'avais pas encore pris le temps de faire un article sur mes impressions de lecture sur le fabuleux livre consacré aux 20 ans de Sonic. Je me rattrape, et parlerai par la même occasion du livre consacré à Final Fantasy VII, édité par Console Syndrome.

Dans cet ouvrage unique en son genre, Pix'n'Love revient sur les 20 ans du hérisson bleu, relatant la genèse du personnage, son parcours et son univers. Cet ouvrage richement illustré (et sous une superbe couverture bleue et dorée pour l'édition collector) est un incontournable pour les fans de Sonic, qui apprendront peut-être 2 ou 3 choses grâce aux anecdotes qui jalonnent ce livre. Un ouvrage né dans la douleur (les droits ont été difficiles à obtenir pour les crédits photographiques) mais l'attente en valait la peine.

Je serais un peu moins enthousiaste pour l'ouvrage consacré à Final Fantasy VII (ou plutôt à la Compilation Final Fantasy VII) et sorti dans la nouvelle "RPG collection". Je précise que c'est mon premier achat chez l'éditeur, je n'ai donc pas vu les "Grandes sagas" ni le livre consacré à Zelda. Le fan de ce jeu culte n'en apprendra pas forcément beaucoup dans ce livre, s'il a pris l'habitude de consulter assidûment le web anglophone et francophone. Tout ou presque a déjà été écrit sur le sujet dans certaines revues (mais aujourd'hui introuvables) sous la plume de Jay.

Autre reproche, presque la moitié des 320 pages de cet ouvrage (sans aucune image, pour des raisons de droits, mais ce n'est aucunement un reproche) sont consacrés à raconter l'histoire des différentes parties de la Compilation : FF VII bien sûr, mais aussi le film Advent Children et les autres jeux. Un parti pris tout à fait compréhensible mais un peu fastidieux à lire quand on se souvient de l'histoire ou qu'on a lu ces résumés dans des revues à la maquette plus ludique. Le style est un peu aride à lire et j'aurais aimé des analyses plus poussées et des informations plus détaillées, notamment sur le Debug mode.

Mais qui aime bien châtie bien, pour le reste, c'est un ouvrage qui espérons-le, ouvrira la voie à d'autres du genre. Ce n'est pas une hagiographie de Square-Enix ou de la Compilation. Les idées fumeuses de Nomura sont critiquées, de même que l' "incruste" de Genesis / Gackt dans Crisis Core, au point de ruiner une scène clé de FF VII (le basculement dans la folie meurtrière de Sephiroth suite à la découverte de ses origines dans le manoir de Nibelheim) ou encore la qualité très discutable de Dirge of Cerberus. L'ouvrage a également le mérite de présenter de manière exhaustive et en un seul livre les analyses et informations issues d'ouvrages et sites en japonais, en anglais ou en français (mais introuvables aujourd'hui). L'édition est luxueuse, ne compte pas de coquilles et propose en plus 2 ex-libris par Papayou et Orioto, bien connus sur le site.

En fait, Final Fantasy VII est un tel monument de ma vie de joueur que je suis sans doute trop exigeant. Mais si vous voulez à tout prix découvrir le jeu, d'abord faites-le et plongez dans ce livre pour découvrir l'univers de la Compilation. Je ne vous en voudrai pas si vous ne vous infligez pas Dirge of Cerberus ! 

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Paris en automne, les derniers mois de l'année et le début d'un millénaire*. Une jeune fille est assise sur un banc. Elle ne se souvient plus de rien : son nom, ce qu'elle fait là, où elle habite. Cette BD dans un format graphic novel (one-shot de 220 pages) raconte sa quête pour retrouver sa mémoire.

On doit cette BD à Boulet (que l'on ne présente plus aux gens qui suivent les blogs BD) et à Pénélope Bagieu au dessin (qui s'est également fait connaître par son blog). C'est une jolie BD qui plus qu'une histoire haletante sur l'amnésie mystérieuse de son héroïne est une réflexion sur l'identité. La fin risque de faire grincer des dents, et beaucoup de lecteurs se sont déjà exclamés "Tout ça pour ça ?", mais pour ma part, elle est très satisfaisante, dès lors  que l'on adhère au ton réaliste et tout simple de l'histoire, servie par le dessin mignon comme tout de miss Bagieu.

 

* Sauras-tu retrouver, ami lecteur la référence vidéoludique cachée dans cette introduction ?

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Freak's Squeele est une des très rares BD franco-belges dont je suis l'actualité avec intérêt. C'est d'ailleurs la seule BD pour laquelle je me suis déplacé pour une dédicace (c'était au Furet du Nord de Lille en février 2010).

Cette BD, qui paraît sur le label 619 d'Ankama, en est à son 5ème tome en un peu moins de 4 ans. Cette BD se présente sous forme d'albums cartonnés de 136 pages environ, avec une cinquantaine de pages en couleur. Une réédition tout en couleurs est prévue sous peu, mais du coup, les volumes qui en seront issus auront moins de pages.

Dans l'univers de Freak's Squeele, les super-humains sont une réalité et ils sont formés au sein d'universités spécifiques. Nous suivons les mésaventures d'un trio qui fait leur rentrée à la Faculté des Etudes Académiques des Héros. Les 3 personnages sont Xiong Mao, une étudiante d'origine asiatique, Ombre, un homme-loup et Chance, une "diablesse" à la chevelure flamboyante (Kolia, si tu me lis).

Après 2 tomes qui montraient le sens de l'humour ravageur de l'auteur (Florent Maudoux alias Fargo) et qui faisaient penser à une version grand format de Sentai School (une déconstruction décapante des héros des années Club Dorothée), le tome 3 marquait une tournure plus mature, avec une histoire plus mystérieuse et un contenu sexuel plus explicite. Le tome 4 marquait le début d'une "saison 2", après des révélations fracassantes sur nos héros, la FEAH et plus généralement sur l'univers de la série.

Le tome 5 exploite parfaitement une trame classique (les héros frappés d'amnésie sélective et qui tentent de reconstituer leurs souvenirs) et se termine une fois de plus sur un cliffhanger haletant. Le dessin, au carrefour de plusieurs influences, est toujours aussi sublime. Les personnages ont tous des designs très différents et réussis, et niveau filles, il y en a pour tous les goûts !


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Je connaissais déjà Bastien Vivès via son blog BD. Contrairement à certains de ses confrères (et -soeurs), il ne livre pas de vraies planches de BD, mais plutôt des croquis plutôt statiques dont l'intérêt repose sur des dialogues réalistes, jusque dans leur crudité. L'auteur est un gros fan de jeux vidéos, notamment de Street Fighter IV.

Le premier volume de son blog BD, paru chez Shampooing (un label de Delcourt spécialisé dans la publication des blogs BD, tels les volumes des Notes de Boulet) est consacré aux jeux vidéos. Au programme, des planches déjà parues et des inédits. Bastien Vivès retranscrit parfaitement le jargon des joueurs de Street Fighter, l'incompréhension des filles par rapport à la passion de leurs copains pour la console et les souvenirs d'enfance (les gamins qui jouent à Sonic).

Voilà, ça tient dans la poche, 192 pages pour 9,95 €. Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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