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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Catégorie : Séries télé

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Séries télé

Fiche technique : 2 saisons de 13 épisodes (2008-2009)

Au sein d'un programme top secret, des hommes et des femmes sont programmés pour remplir des missions spécifiques. Ces dernières peuvent être d'ordre romantique ou physique mais aussi les faire entrer dans l'illégalité ...

Après l'arrêt prématuré de Firefly, Joss Whedon enchaîne sur un nouveau projet de série télévisée avec la Fox, Dollhouse, avec comme tête d'affiche Eliza Dushku, inoubliable Faith de Buffy / Angel. Las, outre un développement chaotique, la série n'a reçu aucun soutien de la chaîne : pilote et premier Season Finale pas diffusés, nombreux changements demandés, et diffusion dans la "case de la mort du vendredi". Ces bâtons dans les roues et un début poussif semblaient condamner la série prématurément. Cependant, grâce à l'appui des fans, la série a finalement connu une deuxième saison, permettant à Whedon d'apporter une véritable conclusion (contrairement à Angel ...)

Qui sont les personnages ?

Echo (Eliza Dushku) : "Réactive" la plus sollicitée, Echo est au coeur de tous les mystères. Elle semble avoir une prédisposition pour conserver des souvenirs de ses "implantations", ce qui cause des dysfonctionnements dans une machine bien huilée.

Paul Bennett (Tamoh Pennicket) : Cet agent du FBI enquête à sa façon sur Dollhouse et "Caroline" (la vraie identité d'Echo). Ses supérieurs pensaient l'avoir orienté sur une voie de garage en le faisant enquêter sur cette "légende urbaine", mais il pourrait s'approcher du but.

Adele Dewitt (Olivia Williams) : La directrice de Dollhouse. Sous ses dehors d'Anglaise policée, elle cache une personnalité de fer.

Boyd Langton (Harry Lennix) : Le "Protecteur" d'Echo. Il prend son rôle très à coeur.

Topher Brink (Fran Kranz) : Le "programmeur" de Dollhouse. Geek par excellence, c'est un génie autoproclamé qui ne se pose aucune question éthique sur son travail.

Points forts / points faibles

- Des premiers épisodes catastrophiques. Il faut attendre l'épisode 6 pour que l'histoire devienne intéressante.

- Eliza Dushku est une piètre actrice (dans le premier épisode, elle n'est pas du tout crédible en négociatrice du FBI et dans les autres, c'est fan-service à fond)

- Paul Ballard est un boulet

- Le dernier épisode la saison 1 (pas diffusé à la télé à l'époque pour des raisons contractuelles) est fabuleux, et relance à lui seul l'intérêt de la série

- La saison 2 est bien plus intéressante que la saison 1

- Une série courte mais finalement concise

Qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui ?

Même si elle est un cran en dessous de Buffy et Angel, Dollhouse se révèle en fin de compte une très bonne série d'anticipation S-F, explorant à fond son concept casse-figure, le déconstruisant tout au long de ses 26 épisodes, d'abord maladroitement puis de plus en plus subtilement. On retrouve les dialogues percutants de Whedon et pas mal d'acteurs de son univers (je vous laisse la surprise). L'épée de Damoclès sur la série a évité tout éparpillement superflu. A la fin, toutes les questions trouvent leur réponse logique, même si pour cela il a fallu s'infliger des premiers épisodes poussifs. Une série qui mérite d'être découverte, mais obligatoirement en VO(ST) et en DVD. Depuis, le succès phénoménal d'Avengers semble avoir définitivement sorti Whedon de son bras de fer constant avec les networks.

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Fiche technique : 1 saison de 6 épisodes (2007)

Qu'est-ce que ça raconte ?

Le docteur Tom Jackman a un problème. Il cohabite tant bien que mal avec un être dénué de toute moralité. Particularité : ils partagent tous les 2 le même corps ! Quand l'un est en éveil, l'autre sommeille Ayant abandonné femme, enfants et travail pour ne mettre personne en danger, il recrute une infirmière en psychiatrie pour gérer son problème. Mais tandis qu'il a de plus en plus de mal à contrôler son changement de personne, une mystérieuse corporation semble connaître son secret ...

Quelques années avant Sherlock, le scénariste Steven Moffat s'était attelé à placer dans un contexte contemporain un autre monument de la littérature anglaise, L'Etrange Cas du Docteur Jekyll et de M. Hyde de R.L. Stevenson. Sans spoiler, l'intrigue est bien plus qu'une simple transcription dans l'Angleterre de la fin des années 2000 et agit comme une véritable déconstruction d'une histoire maintes fois adaptée sous les formes les plus variées.

Qui sont les personnages ?

Là encore, je préfère éviter les spoilers, d'où une présentation très sommaire.

- Tom Jackman : le héros de l'histoire. Homme d'une grande droiture d'esprit, il a conclu un accord avec son autre "personnalité". Pour épargner ses proches, il a coupé tout contact avec eux, à la grande incompréhension de sa femme.

- Claire Jackman : la femme de Tom. Elle ne comprend pas la décision soudaine de son mari d'abandonner sa famille. Mais elle va apprendre la vérité, tôt ou tard.

- Katherine Reimer : l'infirmière recrutée par Tom pour surveiller les agissements de son double. En dépit de ses compétences, est-elle vraiment là purement par hasard ?

Points forts / points faibles

- Une interprétation sans faille de James Nesbitt, l'acteur principal, qui jongle sans problèmes entre 2 rôles diamétralement opposés.

- Aucun temps mort dans une histoire qui ne cesse de prendre une tournure surprenante

- Une série qui ne néglige jamais l'humour pince-sans-rire typiquement anglais en dépit de son sujet horrifique

- Une fin à la limite du grotesque après un sans-faute

- Un héros qui a des faux airs avec Luc Châtel, ça peut être bloquant

- Le "sang" du coffret steelbox coagule et donne un résultat tout moche

Qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui ?

Steven Moffat était déjà connu pour avoir relancé la licence Doctor Who. Ce Jekyll n'a pas été une tâche sur son CV. La série est en effet captivante de bout en bout, sans singer les Américains et montre la réussite de l'auteur à livrer sa propre version de personnages célèbres sans les dénaturer : le docteur Who, Sherlock Holmes ou bien encore Tintin. 

La série est facilement trouvable en coffret DVD chez Studio Canal.

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 Fiche technique : 1 saison de 8 épisodes (2007)

Qu'est-ce que ça raconte ?

La famille Brogan fuit son passé... Prise en charge par le système de protection des témoins, elle s'installe dans une bourgade bucolique baptisée Meadowlands. Mais très vite l'espoir d'une vie nouvelle s'évanouit : la peur d'être rattrapé par son passé, la paranoïa et les secrets torturent les Brogan.

Il est toujours étonnant de voir qu'avec des moyens financiers relativement similaires, les Anglais sont capables de créer des séries audacieuses, au niveau qualitatif des séries américaines, sans rien abdiquer de leur personnalité, tandis que les Français se vautrent dans la naisierie et le fiasco (hors formats courts et certaines fictions historiques). Meadowlands (ou Cape Wrath en VO) est un autre exemple d'une supériorité évidente des Anglais sur les Français dans le domaine de la série télé. 

Cette série en 8 épisodes (disponible en DVD chez Studio Canal et trouvable pour une bouchée de pain dans certaines solderies) mêle donc un cadre à la Desperate Housewives (une banlieue a priori idyllique avec une "face cachée"), du mystère à la Lost (on en apprend plus sur le passé des résidents du quartier via des flashbacks) et une ambiance parfois aussi glauque que Twin Peaks (mais sans éléments surnaturels). La sauce n'a pas prise, puisque la série n'a duré que 8 épisodes.

Qui sont les personnages ?

On suit avant tout les membres de la famille Brogan, même si on en apprend un peu plus sur les autres résidents du quartier, qui ne sont pas arrivés là par hasard.

- Danny Brogan : le père qui tente de sauver son mariage et donner une vie meilleure à sa famille par un nouveau départ. Il a un passé trouble et n'est pas ce qu'on peut appeler quelqu'un de sympathique.

- Evelyn Brogan : Sa femme, qui tente également de renouer avec son mari. Elle n'est pas aussi irréprochable qu'on le pense.

- Mark Brogan : le fils de 17 ans, complètement traumatisé par l'incident qui a conduit sa famille à Meadowlands. Il n'a pas parlé depuis des mois et refuse d'enlever ses gants, qui cachent plus qu'une blessure physique.

- Zoe Brogan : sa soeur jumelle. Comme beaucoup de filles de son âge, elle oscille entre amour parental et volonté de défi, quitte à flirter avec des hommes plus vieux et peu recommandables. Mon personnage préféré (et pas seulement parce que l'actrice est très jolie).

Points forts / points faibles

- Une tension psychologique qui ne retombe jamais, un sentiment constant de paranoïa sans tomber dans le grand guignol

- Une série qui préfère se consacrer aux relations personnelles que de se perdre dans des flashbacks inutiles (contrairement à Lost)

- Pas de concession au "politiquement correct" : les personnages sont parfois odieux, y compris Danny, le "héros".

- Un cliffhanger de fin de saison qui ne sera jamais résolu.

- Quelques compléments d'information n'auraient pas été de trop

Qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui ?

La série datant de 2007, elle n'a évidemment pas vieilli esthétiquement. C'est un condensé parfaitement maîtrisé de plusieurs influences pour un résultat complètement original, mais qui n'a pas pris. Signalons la présence de Tom Hardy dans un rôle secondaire, et qui a depuis connu une explosion de sa carrière au cinéma (il sera Bane, l'ennemi de Batman dans the Dark Knight Rises).



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Fiche technique : 30 épisodes en 2 saisons, 1990-1991 + 1 film (1992)

Qu'est-ce que ça raconte ?

Twins Peaks, petite ville du Nord-Ouest des Etats-Unis est frappée par la tragédie quand on découvre le corps emballé dans du plastique de Laura Palmer, une lycéenne. L'agent du FBI Dale Cooper arrive en ville pour décourir le coupable. Mais la ville de Twin Peaks n'est pas aussi tranquille qu'elle semble l'être ...

Twin Peaks est un nom qui revient souvent quand il s'agit de parler de séries cultes. Issue de l'imagination de David Lynch, elle s'est pourtant heurtée à l'incompréhension et au rejet de la part des téléspectateurs américains et français (où la série est passée à grands frais sur la défunte 5 avant d'échouer en 3ème partie de soirée sur TF1). Pourtant, 20 ans après, la série est encore une grande influence sur la pop culture. Dans le domaine des jeux vidéos, l'impact de cette série est également très important puisque Alan Wake et Deadly Premonition, 2 des jeux les plus "commentés" de ces dernières années, lui doivent tout.

La clé de cette influence qui va au delà du succès public repose sur le mélange alors inédit entre série policière, soap (on suit la vie quotidienne d'une quinzaine de citadins dans un intervalle de jours assez court, la continuité est donc prédominante) et fantastique (élements surnaturels, évènements dérangeants qui confinent parfois à l'épouvante). Il n'y a pas réellement de personnages "normaux", juste des gens plus ou moins tourmentés dont un certain nombre bascule à un moment ou un autre dans la folie.

 

Qui sont les personnages ?

Etant donné qu'on suit dans chaque épisode la destinée d'une quinzaine de personnages qui ont leurs intrigues parallèles et autant de personnages récurrents, ce serait une gageure de tous les présenter. Aussi me contenterai-je de parler des personnages les plus mis en avant :

- Dale Cooper : Cet agent du FBI est extrêmement consciencieux mais fait parfois preuve d'une fantaisie inhabituelle. Il semble penser que ce meurtre est lié à un meurtre similaire de jeune femme dans un autre Etat.

- Harry S. Truman : Le shériff de la ville est un homme intègre, qui entretient une relation avec la veuve du propriétaire de la scierie de la ville, Josie Packard (une Hong-Kongaise dont on ne tarde pas à découvrir qu'elle a un passé trouble).

- Donna Hayward : Fille du médecin de la ville et meilleure amie de Laura Palmer. Elle cherche à découvrir la vérité sur la mort de son amie, même si cela va l'amener à faire des choses peu légales.

- Audrey Horne : Fille de Benjamin Horne, l'homme le plus puissant de la ville. Elle tente de séduire Cooper. C'est le personnage le plus fascinant de la série (et pas seulement pour la beauté époustouflante et atypique de l'actrice qui l'incarne), car on ne sait pas si elle est vraiment aussi perverse qu'elle le prétend ou si c'est un rôle qui va se retourner contre elle.

Points forts / points faibles

 - Une ambiance décalée sans nulle autre pareille, mélange entre mystère et humour délirant. La musique d'Angelo Badalamenti est passée à la postérité à juste titre.

- Une première moitié de série exemplaire

- Un style inégalé et sans doute inégalable.

- Quelques intrigues secondaires sans intérêt

- Une deuxième moitié de série bien plus laborieuse.

- Une fin pour la moins déconcertante

Qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui ?

Twin Peaks est une série intemporelle. Si on excepte quelques tenues et coupes de cheveux très "années 90", la série s'est ancrée dans un style rétro qui lui évite de mal vieillir d'un point de vue esthétique (on ne peut pas en dire autant de séries de la fin de la décennie). L'alchimie entre humour, suspense et tension n'a jamais été reproduite, ou de manière partielle dans d'autres séries.

Le principe de la "petite ville aux lourds secrets" a été copié par d'autres séries qui n'ont pas compris qu'il fallait insuffler à l'intrigue un second degré salvateur et éviter les personnages têtes à claque.

Au niveau des mystères et de leurs explications, le choix peut paraître radical mais paie : pas de réelles réponses. Il faut prendre la bizarrerie de l'ensemble pour argent comptant, sans chercher à se prendre trop la tête. Mais il est bien évident que pour un téléspectateur lambda, regarder cette série demande plus d'attention qu'un épisode des Experts. La nature feuilletonesque à l'extrême de cette série et l'absence de résumés en début d'épisode excluent d'emblée tout visionnage en dilettante.

Au sujet du film Fire Walk with Me, il relate les derniers jours de Laura Palmer et évoque le meurtre de Teresa Banks (le cas qui intéresse Cooper au début de la série). Il s'agit d'une "préquelle" mais à ne regarder sous aucun prétexte avant la série (puisqu'il dévoile l'assassin et ses motivations). On voit très peu l'agent Cooper et est totalement dénué d'humour. Il est par contre bien plus explicite au niveau violence et sexe.

Une série à voir au moins une fois, pour comprendre pourquoi elle fascine toujours autant 20 ans après et est une influence déterminante dans le domaine des séries télé (dont aucune n'a réussi à reproduire la formule) et au delà.

Voir aussi

Jeux : 
Alan Wake, Deadly Premonition
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Fiche technique : 86 épisodes en 4 saisons, 1996-2000 + 2 téléfilms (2001-2002)

Qu'est-ce que ça raconte ?

 

Il existe des êtres doués d'une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d'assumer n'importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d'une entreprise appelée « Le Centre » ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le « Caméléon » leur échappa...

 

 

Chaque épisode s'ouvre sur la récitation de ce synopsis. Le très jeune Jarod est enlevé à sa famille par le Centre. Sous la direction du psychiatre Sydney, il est chargé de réaliser des « simulations » pour des entreprises ou organisations. Il se met à la place de tous les protagonistes pour résoudre des affaires (par exemple, Jarod établit qu'il y avait 2 tireurs lors de l'assassinat de JFK) ou établir des plans de sauvetage. Complètement coupé du monde extérieur pendant une trentaine d'années, il s'échappe en 1996 quand il se rend compte que ses simulations ont été perverties. Il découvre alors le monde extérieur, mettant à profit ses capacités pour pratiquer tous les métiers possibles et résoudre des injustices, tentant ainsi de réparer toutes les morts dont il est indirectement responsable. Il tente également de découvrir son passé. Il est pourchassé par le Centre, et notamment par son ancien mentor Sidney et Mademoiselle Parker, la fille du directeur du Centre ...

Qui sont les personnages ?

  • Jarod (Michael T. Weiss) : Le héros de la série. Véritable caméléon humain (capable de se fondre en quelques jours dans n'importe quelle identité : chirurgien, pompier voire truand) et doté d'une intelligence largement supérieure à la moyenne, il met à contribution ses capacités pour défendre les plus humbles face aux puissants restés impunis pour leur négligence ou leur malveillance. Il piège les coupables en rendant une « justice émotionnelle » : il les met dans la même situation que leurs victimes pour les faire avouer, mais sans les conséquences tragiques (même si les coupables croient sincèrement qu'ils vont mourir ou être handicapés à vie). Pour autant, cela apparaîtrait comme de la torture psychologique si on insistait pas tant sur la profonde bonté de Jarod et sa fascination pour la nature humaine. Les premiers épisodes sont l'occasion pour Jarod de découvrir une nouveauté qui peut nous paraître triviale ou banale (mais dont il a été privé dans son enfance recluse), de la glace à la fausse crotte de chien. Jarod est donc le mélange complexe entre une nature bon enfant et une personnalité plus tourmentée.

  • Mademoiselle Parker (Andrea Parker) :Femme impitoyable qui pourchasse Jarod sans relâche. Elle a furtivement rencontré Jarod dans son enfance au Centre. C'est d'ailleurs la première fille qu'il a rencontré. On découvre rapidement qu'elle cache une blessure profonde : la mort de sa mère dans des circonstances mystérieuses au Centre alors qu'elle n'était qu'une enfant. Signalons que c'est la même actrice qui joue le rôle de la mère et de la fille, pour montrer à quel point le traumatisme est profond. Sa relation avec Jarod est complexe, mêlée de haine et d'affection. Elle découvre que le Centre a bien des squelettes dans son placard ... Grande tradition de la série, on ne connaît pas son prénom.

  • Sydney (Patrick Bauchau) : Psychiatre d'origine belge (comme son acteur), il s'est occupé de Jarod lors de sa captivité au Centre. Il est tiraillé entre son affection sincère pour Jarod et son sens du devoir. Très rapidement, il ne cherche plus à ramener Jarod au centre et sert de garde-fou à la conduite plus radicale de Melle Parker. Un homme bon mais au passé trouble.

  • Broots (Jon Gries) : Arrivé dès le 2ème épisode, cet informaticien complète le trio de chargé de traquer Jarod. C'est un peu le double du téléspectateur plongé dans l'ambiance étrange et anxiogène du Centre.

Ces 3 personnages sont relativement sympathiques, mais le Centre compte des personnages bien moins recommandables tels que M. Raines, véritable Nosferatu dans tous les mauvais coups ; M. Parker, le directeur du Centre, qui cache sous des dehors policés de lourds secrets. La saison 2 introduit M. Lyle et Brigitte, de nouveaux personnages chargés de traquer Jarod et bien moins scrupuleux que Mademoiselle Parker.

Points forts / points faibles

 - Un casting exceptionnel : Michael T. Weiss est très charismatique, et son physique assez atypique le rend aussi crédible en grand enfant qu'en sociopathe au regard inquiétant. Andrea Parker explose de classe dans son rôle quasi homonyme (pur hasard) , et ses superbes jambes sont très souvent mises en valeur. Les seconds rôles sont parfaitement choisis : de l'inquiétant M. Raines au charmeur psychopathe M. Lyle (aujourd'hui plus connu sous le nom de Mike Delfino).

- Des thématiques simples mais touchantes : la famille, la recherche des origines.

- Le début de la série est marqué par le décalage humoristique entre la très grande intelligence de Jarod et sa méconnaissance complète de la pop culture et des expressions familières.

- Les mises en scène de Jarod pour piéger les responsables des injustices sont souvent jubilatoires : faux accidents, simulation de contamination par un virus, ... Le tout souvent agrémenté d'un "Je ne peux pas vous aider, je ne suis pas vraiment [métier du jour]". Le plus drôle, c'est que la vie des victimes de Jarod est très rarement mis en danger, même si ces derniers pensent avoir vu leur dernière heure arriver.

- Une certaine répétitivité dans les premières saisons : Jarod se fait passer pour un médecin / un pompier / un policier / ... pour punir un meurtre / une négligence motivée par la cupidité / la malhonnêteté / ... Le coupable est identifiable facilement, et Jarod a forcément flairé un truc louche. Quand il n'est pas en "mission", quelque chose d'imprévu surgit subitement.

- Des mystères qui ne cessent de s'épaissir. Chaque épisode ou presque est l'occasion de découvrir un frère / soeur / enfant caché d'un des personnages ou un nouveau projet caché du Centre. C'est à croire que les scénaristes improvisaient au fur et à mesure des épisodes.

- Des révélations qui ne mènent nulle part. Après l'annulation de la série au bout de 4 saisons, les créateurs ont eu droit à 2 téléfilms pour boucler les nombreuses intrigues, mais ils ont complètement gâché cette chance. Le 3ème téléfilm semble ne plus être qu'un voeu pieux.

Qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui ?

Les premières saisons ont beaucoup vieilli au niveau esthétique et technique (avec des effets de ralentis ou de répétition complètement ridicules). Elles sont également devenues involontairement drôles par rapport à la représentation de l'Internet, où on trouvait apparemment dès 1996 tout et n'importe quoi : archives numérisées de la moindre gazette locale depuis 30 ans, données bancaires sensibles (près de 15 ans avant le hack du PSN), fichiers confidentiels du FBI et autres agences secrètes. 

Au final, une série qui a indéniablement gâché son potentiel, avec un excellent casting et des personnages excellents, mais exploités n'importe comment par une équipe créatrice et des scénaristes paresseux / incompétents / brimés par les networks (ou les 3 en même temps).

Un reboot sur une chaîne câblée (pour permettre des intrigues plus matures et des personnages plus sombres) serait le bien venu, même s'il serait très difficile de trouver des acteurs aussi charismatiques que Michael T. Weiss et Andrea Parker.

 

 

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Séries télé

Nouvelle rubrique consacrée à mes (re)visionnages de séries. Voici tout d'abord les quelques règles de cette rubrique irrégulière :

  • Des séries finies qui m'ont marqué quand je les ai vues la première fois et que j'ai eu l'occasion de revoir récemment.

  • « Fiche technique » : nombre d'épisodes, de saisons, date de diffusion dans le pays d'origine, éventuelles suites

  • Présentation sous forme de questions / réponses : Qu'est-ce que ça raconte ? Qui sont les principaux personnages ? Quels sont les points forts / les points faibles ? Qu'est-ce que ça vaut encore aujourd'hui ?

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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