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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Ciné

XVIIIème siècle. Barnabas Collins est le fils d'un colon anglais débarque aux Etats-Unis et établit la ville de Collinsport dans le Maine. Il ne tarde pas à établir sa prospérité par le contrôle de la pêche sur la côte Nord-Est américaine. Devenu adulte, Barnabas séduit une domestique, Angélique, mais lui brise le coeur. Hélàs pour lui, cette dernière pratique la magie noire. Après avoir éliminé les parents de Barnabas, elle s'en prend à l'amoureuse de son amant, avant de le transformer en vampire. Enterré "vivant" dans un cercueil par les habitants de la ville, Barnabas est tiré de son sommeil par des ouvriers ... en 1972. Entre temps, son manoir est tombé en décrépitude et ses derniers descendants aux abois. Le responsable de la déchéance de cette famille autrefois puissante n'est pas un(e) inconnu(e) ...

Inspiré d'une série télé des années 1970, Dark Shadows est le nouveau film de Tim Burton. On retrouve une fois de plus Johnny Depp dans le rôle principal, ainsi que la compagne du réalisateur, Helena Bonham-Carter, dans un rôle secondaire. Parmi les autres acteurs, on retrouve Michelle Pfeiffer, Chloé Moretz et Eva Green dans le rôle de la sorcière Angélique.

La première bande-annonce n'augurait rien de bon, mettant l'accent sur un humour lourdingue et un Johnny Depp en roue libre. En fin de compte, le film, bien que parsemé de moments drôles (jouant surtout sur le décalage entre Barnabas et son réveil dans les années 70), est plus sombre que prévu. C'est justement la principale faiblesse du film, qui dans le traitement de son histoire a le cul entre 2 chaises : la malédiction vampirique qui pèse sur Barnabas est traitée de manière superficielle, ainsi il tue beaucoup de personnes mais sans conséquences notables, sans pour autant choisir de traiter ces morts sous un angle particulièrement humoristique. La relation amoureuse est insérée au chausse-pieds et a du mal à trouver sa place dans une intrigue déjà dense (le combat teinté de tension sexuelle entre Barnabas et sa némésis, les efforts de Barnabas pour résoudre les problèmes de ses descendants).  De même, il y a de nombreuses incohérences :

- La transformation de Carolin en loup-garou, apparemment mordue dans son berceau, sans que personne ne s'en rende compte avant !

- La mère de David qui est un fantôme, et qui agit comme un deus ex machina bien commode.

- Angélique Bouchard semble avoir mené sa vie dans la même ville durant 2 siècles sans précautions particulières.

Pour le reste, Tim Burton reste très fort quand il s'agit de camper des univers à forte identité visuelle, même s'il a un peu trop recours à des séquences d'exposition avec des standards musicaux des années 70. La fin est très bien menée et étonne par sa noirceur. Et sinon, Eva Green est à tomber en amoureuse éconduite aux pouvoirs redoutables !

Encore un Burton en petite forme, hélàs !

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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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