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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Triquites de jeux

Que devait-on attendre du nouveau jeu de Suda51 ? Une ambiance délirante, des références geek à foison, mais aussi un gameplay boîteux et une technique limitée. En dépit de ses travers habituels, la dernière production du patron de Grasshopper Manufacture est la plus aboutie.

Annoncé l'année dernière, au moment même où sortait Shadows of the Damned (jeu issu de la collaboration entre Suda51, Akira Yamaoka et Shinji Mikami), ce jeu permet d'incarner Juliet Starling, une cheerlader au lycée San Romero, et qui le jour de son 18ème anniversaire, alors qu'elle devait retrouver son petit copain Nick, doit faire face à une invasion zombie. Heureusement qu'elle fait partie d'une lignée de chasseurs de morts-vivants.

Lollipop Chainsaw est un beat'em all se déroulant sur plusieurs stages, où Juliet doit dégommer les zombies grâce à ses techniques de combat ... et sa tronçonneuse. Les combats se révèlent plus intéressants que ceux de No More Heroes, grâce à une maniabilité moins rigide et des enchaînements plus nombreux, à débloquer et acheter dans le magasin interne au jeu. Les combats sont plutôt rapides et nerveux. On pourra reprocher au jeu une gestion désuette de la caméra et un système de verrouillage tout aussi archaïque. La monotonie des stages designés comme des couloirs plus ou moins larges est rompue par des phases de gameplay plus variées : QTE (amusants) d'écrasement de têtes, parties de basket et de baseball, des phases de TPS (mais moins percutantes que dans Shadows of the Damned) et ainsi de suite.

D'un point de vu technique, le jeu souffre d'un fort aliasing et d'un moteur graphique mal exploité. Une fois de plus, c'est la direction artistique et le design qui sauvent la mise au jeu : les personnages sont correctement modélisées et Juliet en particulier est délicieuse à regarder. Le jeu joue à fond la carte du fan-service, par le biais de costumes à acheter avec des pièces de platine (très rares) et certains disponibles en bonus de précommande (tel le très réussi "Rockabilly" qui donne à Juliet l'aspect très réussi d'une pin-up à la Betty Page). La bande-son est particulièrement réussie, avec des thèmes musicaux en rapport avec des stages à la forte identité visuelle, et où les boss sont des allégories de styles musicaux (punk, viking metal et ainsi de suite) et quelques "vrais" morceaux ("Spin Me Round" des inénarrables Dead or Alive, "Lollipop" des Chordettes, ...)

La durée de vie est courte (6 heures en Normal sans rencontrer de difficultés) mais pour ceux qui voudront tout débloquer, il faudra compter d'autres heures de jeu.

Lollipop Chainsaw est-il un bon jeu ? Objectivement, on trouve bien mieux dans le genre. Après, pour ceux qui ont adoré les jeux précédents de Suda51, c'est à mon avis son meilleur jeu, le plus accessible : proposant un gameplay simple mais efficace, une difficulté accessible, un univers décalé sans être hermétique et une héroïne qui aime les sucettes à l'anis.

 

Voir aussi

Jeux : 
Lollipop Chainsaw
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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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3DS : 2921 9505 3989 

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