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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Comics

Je me suis rappelé la semaine dernière que j'avais une superbe médiathèque à 2 pas de chez moi, me permettant de découvrir des comics que je n'avais pu acheter faute de moyens ou de disponibilité.

C'est ainsi que j'ai découvert les 2 premiers Omnibus du Starman de James Robinson, rassemblant à eux 2 une trentaine d'épisodes de cette série. Panini a sorti un 3ème volume, mais depuis pas de nouvelles, et le transfert de licence en janvier 2012 chez Dargaud hypothèque la poursuite de publication en France.

Sorti en 1994, le premier numéro de la série détonne par rapport aux sorties à succès de l'époque : héros grimaçants de Rob Liefeld, "cloneries" de chez Marvel, climat général au cynisme à 2 balles et au contenu faussement mature (comprendre "ado attardé"). Il s'agit des premiers pas de Jack Knight dans le rôle de Starman, un nom porté par plusieurs super-héros (dans la grande tradition de DC), dont le premier fut son père, à l'époque de l'âge d'or des comucs, dans la JSA des années 1940. Ce dernier a donc passé la main à son fils Daniel, assassiné dès les 2 premières pages de cette série ! Jack rechigne mais doit endosser l'identité de Starman, même s'il refuse catégoriquement de porter les collants associés à la carrière super-héroïque ...

Ce titre est une déconstruction / reconstruction de l'âge d'or, avec un hommage appuyé aux premiers héros de DC (ceux de la JSA, Batman et Superman ne sont mentionnés qu'à travers des allusions) et à la nature du super-héros. La déconstruction agit dans le sens où les méchants inoffensifs et pittoresques de ces années là sont remis en perspective et éclairés d'un jour bien plus lugubre (un méchant dont le pouvoir est de se désarticuler est réinterprété comme un gourou de secte) . L'ambiance est onirique, l'univers très recherché et la qualité d'écriture exemplaire (il faut attendre une vingtaine d'épisodes avant que le problème du "tueur à l'affiche" soit résolu). Les personnages secondaires sont également très intéressants, notamment l'Ombre, un super-vilain unidimensionnel transformé en anti-héros omnipotent qui sert ses propres intérêts. Le dessin et la colorisation sont plus que corrects. Les dessinateurs invités sur les épisodes one-shot apportent de la variété au dessin, qui dénote avec le dessin super-héroïque d'alors (je pense notamment aux horreurs "liefeldiennes").

Le scénariste a tellement marqué la série de son empreinte qu'il a réussi à faire de Jack Knight son propre héros, très peu utilisé par la suite. James Robinson a ensuite relancé la JSA dans un run très recommandable (avec l'aide de David Goyer, le scénariste de Batman Begins et the Dark Knight) disponible dans 2 Big Books Panini (qui doivent être introuvables à l'heure actuelle) mais sa dernière prestation sur JLA est très dispensable.

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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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