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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Triquites de jeux

Majin and the Forsaken Kingdom est un jeu sorti en fin d'année dernière et qui est passé inaperçu dans la masse de titres sortis dans cette période. Du coup, le jeu a rapidement baissé de prix et est désormais trouvable pour une quinzaine d'euros dans les magasins et / ou sites français.

L'histoire commence quand un jeune voleur, dans le but de sauver sa forêt envahie par l'Obscurité, se rend dans un château déserté par ses occupants mais envahi par des créatures de l'Obscurité, pour libérer le Majin, un gardien magique, dont les pouvoirs sont considérablement affaiblis après un siècle de captivité. Commence alors un voyage pour récupérer les pouvoirs du Majin, comprendre ce qui est arrivé au royaume autrefois florissant (les seuls habitants semblent être divers petits animaux avec qui le héros peut communiquer) et combattre l'Obscurité.

Majin ... se présente comme un mélange de plateforme / action jouant sur la complémentarité entre l'agilité du voleur et la force du Majin. Pour frayer un chemin au Majin, vous devrez escalader, actionner des interrupteurs et déblayer un peu le terrain en prenant l'ennemi par surprise (même si l'infiltration reste purement facultative). Le jeu se découpe en 5 zones (composées de plusieurs "salles"), où vous devrez détruire des obstacles pour ouvrir la porte du boss (dont la défaite dépend de l'utilisation du pouvoir du Majin nouvellement acquis), et une fois ce dernier battu, une nouvelle aire est accessible. Il faut rajouter la quête des fruits qui permettent au Majin de devenir plus endurant, fort ou de renforcer ses pouvoirs (acquis au fur et à mesure) et l'ouverture des coffres (qui contiennent des gemmes d'expérience ou des éléments de costume octroyant des capacités supplémentaires). Enfin, il faudra récupérer les bribes de mémoire du Majin qui n'apparaissent qu'à la nuit tombée. Il y a effectivement un cycle jour / nuit mais assez mal géré.

L'ensemble est assez répétitif, mais rappelle le cheminement de jeux à la Zelda.

Les combats sont nombreux et la complémentarité est très importante, puisque si votre énorme compagnon est bien plus efficace que vous contre les ennemis, vous devrez assurer ses arrières et lui éviter de foncer tête baissée dans les pièges ennemis. Il faudra veiller sur sa santé, tandis que c'est lui qui s'occupera de restaurer votre santé en aspirant les Ténèbres causés par les attaques ennemies, pour éviter de vous transformer à votre tour en une créature de cauchemar.

 

Au niveau de la réalisation, les graphismes sont assez moyens, avec une distance d'affichage faible et pas mal de scintillement. C'est d'autant plus dommage que l'univers proposé est chatoyant et les paysages variés.

Le design est variable : si le Majin a un look sympathique (gagnant de plus en plus de prestance au fur et à mesure qu'il récupère sa puissance d'antan), le voleur manque un peu de charisme. Les ennemis sont par contre très réussis : des êtres humains ou des animaux qui semblent recouverts de goudron, suintant de malfaisance, portant des masques inexpressifs hormis leurs yeux dont la couleur indique l'état d'alerte.

Les commandes répondent bien, même si certains angles de caméra compliquent certaines tâches (du genre demander au Majin de faire tourner une plateforme sur laquelle on se trouve). Etonnament, je n'ai constaté aucun problème quant au pathfinding du compagnon.

Chose assez rare pour être soulignée, le doublage est entièrement en français et assez réussi (par exemple, tous les animaux PNJ ont des doubleurs différents). Les musiques sont sympathiques mais assez passe-partout)

Mais ce qui est le plus réussi, ce sont les superbes cutscenes racontant le passé du royaume et du Majin en théâtre d'ombres (comme dans Princes & Princesses de Michel Ocelot). Je pense que si le jeu s'était uniquement passé dans ce style et était sorti sur le PSN, il aurait eu bien plus de succès critique et public.

Et c'est justement dans cette ambiance de conte de fées que réside la principale qualité du jeu : l'histoire toute simple d'une amitié entre un jeune voleur intrépide et un géant maladroit, glouton mais redoutable, en quête de réponses dans un royaume tombé dans l'oubli. Petit problème cependant puisque l'histoire se finit sur un cliffhanger qui ne sera jamais résolu puisque le studio Game Republic a fermé ses portes.

Pour une quinzaine d'euros, vous pourrez passer outre le manque d'originalité global et les quelques défauts techniques car le jeu vaut largement sa vingtaine d'heures de durée de vie et est plaisant à jouer (même s'il est plutôt facile).

 

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Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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