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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Triquites de jeux

J'ai terminé cet après-midi le jeu créé par la dream team Shinji Mikami / Suda51 / Akira Yamaoka sous l'égide d'Electronic Arts. Mais à l'instar de supergroupes musicaux, le résultat peut très bien ne pas être à la hauteur de la somme des talents. Qu'en est-il de ce jeu ?

Shadows of the Damned, c'est un peu Resident Evil 4 qui rencontre No More Heroes (ça tombe bien vu les concepteurs du jeu). Du jeu de Capcom, on retrouve la jouabilité "caméra  à l'épaule" et l'action trépidante contre les morts-vivants. Du jeu issu de l'esprit (malade ?) de Suda51, un mauvais goût certain, très en dessous de la ceinture, où le délire ambiant et le grand guignol l'emportent largement sur l'horreur et la tension. Le jeu est extrêmement gore, les décors parfois malsains, mais on rigole plus qu'on ne tremble. Le héros Garcia "Fucking" Hotspur est encore plus déjanté et badass que Travis Touchdown de No More Heroes, et contraste avec son flegmatique acolyte Johnson. Pour tenter de définir le jeu, on peut dire que c'est un Devil May Cry à la sauce grindhouse, L'Enfer de Dante réécrit par Robert Rodriguez.

Le jeu est en fait un mélange de différents styles de jeu au fil de ses 5 chapitres (composés de sous-chapitres) : combats épiques contre des boss gigantesques, séquences de shoot'em up 2D, puzzle game, j'en passe et des meilleurs.

Parlons un peu des choses qui fâchent, car le jeu pêche au niveau technique. J'ai constaté de gros problèmes de caméra : en plein combat, la caméra se bloque derrière le héros. C'est d'autant plus crispant quand on est assailli par les démons ou qu'on essaye d'échapper à d'autres qui vous foncent dessus.

La difficulté est assez mal réglée, puisque des ennemis qui apparaissent dans le chapitre 5 sont très difficiles à tuer (même en Facile), à cause du manque de précision de la visée. Parmi les 3 armes disponibles, le "fusil à pompe" est incroyablement peu précis, même pour une arme de "proximité".

Il y a de nombreux bugs d'affichage dans le jeu. Je suis passé une fois à travers un plancher et un boss est resté bloqué dans (!) un pont, m'obligeant à recharger ma partie.

Les graphismes sont corrects (du moins sur la version PS3). L'aliasing est assez peu prononcé. Certains choix esthétiques pourraient bien ne pas plaire à tous, mais ils ont le mérite de changer de la vision traditionnelle des Enfers.

Les musiques d'Akira Yamaoka sont superbes, avec un certain cachet hispanisant.

Entre un jeu techniquement impeccable mais sans âme et un jeu fun, décalé mais bourré d'imperfections techniques, Shadows of the Damned a fait son choix. Je ne peux que vous encourager à jouer la petite dizaine d'heures si vous n'êtes pas allergique à la tripaille et aux délires de Suda51. Pour fans de Resident Evil 4 et Devil May Cry ... et qui aiment les alcools forts ! 

Voir aussi

Jeux : 
Shadows of the Damned
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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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