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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Mangas

J'achète beaucoup moins de mangas qu'auparavant et encore moins de nouveautés. Il est tentant de se replonger dans les anciens titres, sous le prétexte parfois fallacieux que c' « était mieux avant ». Les éditeurs français ont bien perçu ce sentiment de nostalgie en proposant des rééditions de classiques. Je suis actuellement 3 rééditions : Dr Slump, Dragon Ball et Hokuto no Ken.

La première série de Toriyama est marqué par un humour bon enfant, une incroyable inventivité et surtout un dessin qui n'a pas pris une ride en l'espace de 30 ans (!). On retrouve en effet le style bien spécifique de Toriyama, sans trames et pas encore pollué par les coiffures pointues et les clones de Goku. Le grand format de l'édition Deluxe de Glénat permet d'admirer le sens pointu du détail du mangaka pour les véhicules motorisés.

 

Dragon Ball reste évidemment la série la plus connue de l'auteur. Le dernier tome en date de l'édition Deluxe, le 14, marque le début de Dragon Ball Z en animation. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, les lecteurs japonais découvraient avec stupeur les origines extraterrestres de Goku par le biais des révélations de son frère Raditz, débarqué sur Terre pour mettre son frère et la planète au pas. On peut aussi évoquer la mort de Goku, vraiment surclassé par un combattant pour la première fois (au point de devoir s'allier avec son ennemi juré Piccolo) et l'apparition inattendue de son fils Son Gohan qui semble cacher une grande puissance sous sa fragilité d'enfant émotif.

Aujourd'hui tout cela est bien connu et a parfois occulté les débuts plus légers de Dragon Ball. Pour autant, Toriyama avait su relancer son titre même s'il s'est ensuite enlisé dans les combats à rallonge et la course à la puissance.

 

Autre son de cloche avec Hokuto no Ken. Le tome 20 démontre que le titre aurait dû s'arrêter après le combat entre Ken et Raoh et sa fin douce-amère, mais les pressions éditoriales ont contraint les auteurs à remettre le couvert : réécriture du passé de Ken bourrée d'incohérences, révélations familiales tirées par les cheveux, irruption du surnaturel dans un manga d'arts martiaux relativement orthodoxe (si on met de côté les effets dévastateurs des techniques bien sûr). Il n'y a pas que Ken qui passe un sale quart d'heure dans ce volume. D'ailleurs, il n'est pas vraiment étonnant que dans les produits dérivés qui ont suivi (séries animées, OAV, jeux vidéos), tout ce qui vient après Raoh soit souvent « oublié », puisque les auteurs eux-mêmes ont désavoué cette partie.

 

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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

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