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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Triquites de jeux

Après 999, j'ai joué et fini un autre jeu DS qui ne devrait pas sortir en Europe, le RPG Radiant Historia.

La DS s'est imposée comme une plateforme de prédilection pour le RPG : portages / remakes (Chrono Trigger, Final Fantasy III-IV), nouvelles déclinaisons de licences (Dragon Quest IX, Final Fantasy Crystal Chronicles) et jeux complètement inédits comme ici.

J'ai été déçu par quelques RPG sur cette console : remakes poussifs à la difficulté abusée (FF IV), design douteux (Glory of Heracles) ou potentiel gâché (Sands of Destruction). Mais les avis sur Metacritic étaient bien plus positifs, ce qui m'a incité à sauter le pas et à commander la version américaine fraîchement sortie.

Radiant Historia s'ouvre sur une scène de désolation : 2 enfants dans un pays en ruine, victime d'une désertification surnaturelle, et à la population décimée par une maladie incurable qui transforme les gens en sable. Le pays voisin d'Alistel accuse le royaume de Granorg, dirigée par la malfaisante reine Protea, de la situation et en profite pour déclencher une guerre sainte. Puis nous voici à Alistel, où le héros, Stocke, espion d'élite, est chargé par son supérieur hiérarchique d'aller sauver un autre espion, blessé aux abords de Granorg. Il lui adjoint 2 acolytes, Marco et Reinie, et lui donne un mystérieux livre blanc. Mais tout ne se passe pas comme prévu : Stocke et ses acolytes sont tués par des soldats de Granorg. C'est alors que le livre se met à briller et que Stocke se trouve dans une dimension parallèle, Historia, dont les gardiens sont Téo et Lippi, les enfants vus au tout début. Stocke a désormais le pouvoir de voyager dans le temps pour sauver ses camarades et de changer le cours de l'histoire .

La particularité du jeu est de proposer 2 lignes temporelles en fonction d'un choix opéré en toute fin de prologue (ce sont les jumeaux d'Historia qui "convoquent" Stocke et font avancer les chapitres de l'histoire). Vous serez obligé de naviguer entre les 2 lignes via des "noeuds", afin de de progresser : il y a des "barrages" qui ne pourront être levés qu'après certaines rencontres, des révélations ou des capacités débloquées au fur et à mesure. Certains choix pourront être sanctionnés par des fins brutales, mais les jumeaux vous proposeront de revenir en arrière pour faire les bons choix. Les sous-quêtes sont également intégrées à ce principe, puisqu'elles vous incitent à revenir dans le passé, à voyager entre les lignes et être au bon endroit au bon moment pour les mener à bien. Certaines de ces sous-quêtes sont indispensables pour avoir la meilleure fin.

Le système de combat innove également par sa dimension stratégique : les 3 combattants font face à des ennemis situés sur un carré de 3 emplacements sur 3 (même si certains ennemis plus imposants prennent plus de place, voire tous les emplacements). Vous pouvez les changer de place, voire les mettre sur la même case qu'un autre ennemi pour en blesser plusieurs via des combos. D'ailleurs, la clé des combats réside dans ces combos puisque vous pouvez également intervertir l'ordre des combattants (qui apparaît sur l'écran du haut), voire faire passer un ennemi avant vous pour grouper vos attaques. Enfin, une barre de "Spécial" vous permet une fois remplie de lancer des coups spéciaux qui se débloquent progressivement ou d'effacer le tour d'un ennemi. Les combos permettent en fin de combat de gagner plus d'expérience et d'argent. Les ennemis apparaissent sur le terrain et peuvent être évités (d'autant plus qu'une capacité acquise en cours de partie permet de devenir invisible à leurs yeux) mais cela peut être sanctionné par un niveau insuffisant face aux boss.

La réalisation est le point faible du jeu : les sprites sont assez petits et peu détaillés, les décors plutôt laids et pixellisés. Les lieux sont peu nombreux, d'autant qu'on les retrouve dans les 2 lignes temporelles. Les musiques signées par Yoko Shimomura sont superbes mais peu nombreuses. Cependant, les nostalgiques des RPG 16 bits ne seront pas rebutés par le cachet très old school de l'ensemble.

La durée de vie est très correcte. Il m'a fallu une quarantaine d'heures pour finir le jeu, alors que je n'ai pas fait toutes les sous-quêtes (10 d'entre elles permettent de voir la vraie bonne fin). J'ai dû faire plusieurs phases de level grinding car certains boss se révèlent très ardus.

L'histoire se laisse suivre sans déplaisir, on est loin de la niaiserie de nombreux J-RPG actuels. Le thème du voyage dans le temps est bien exploité, même si on aurait aimé plus de "folie" (cependant, la fin est suprenante). Les personnages ne sont pas trop stéréotypés : on retrouve les traditonnels personnages kawaï mais plus approfondis que d'accoutumée. Le héros fait presque office de vieillard avec son âge canonique de 21 ans (d'autant qu'il fait plus que son âge).

Au final, Radiant Historia est vraiment un très bon RPG, bien écrit, plaisant à jouer malgré une certaine austérité technique, assez ardu mais sans jamais être frustrant.

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Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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