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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Ciné

Cette semaine, je suis allé voir ce film basé sur un roman, lui-même inspiré de faits historiques : la disparition d'une légion romaine entière lors de combats dans le Nord de la Bretagne (le nom antique de la Grande-Bretagne) au Ier siècle après J-C et la décision de l'empereur Hadrien de faire construire un limes (frontière fortifiée) qui porte son nom (le Mur d'Hadrien) pour séparer la Britannia (province romaine) et le Nord "barbare". On suit la quête de Marcus Flavius Aquila, le fils du centurion de la légion disparue et devenu centurion lui-même (bien que mis au repos forcé peu après le début du film), qui décide, accompagné de son esclave breton Esca, d'aller rechercher l'insigne de la légion, l'aigle en or, aux mains de la tribu au delà du Mur qui en a fait un objet de culte.

En dépit de l'époque du film (l'empire romain), il y a peu de moments épiques dans ce film, qui préfère se concentrer sur les relations complexes entre les 2 protagonistes en périple en terre inconnue (ou presque, puisqu'Esca vient de cette région). La confusion des scènes d'action démontre que le réalisateur est plus intéressé par l'intimisme de cette quête initiatique de l'honneur et de la confiance dans de splendides paysages qui restent encore aujourd'hui largement vierges (les Highlands). Il n'y a pas de manichéisme : les Romains "civilisés" comme les Bretons "barbares" ont leur code d'honneur et leurs gestes condamnables (à nos yeux) et ne sont pas si différents. Les méchants ne le sont que parce qu'on se place forcément du côté du héros (qui représente plutôt la figure du bon Romain : honneur et loyauté).

Pour un film historique, il n'y a pas à mon sens d'erreurs majeures, à part la tribu bretonne qui tient plus d'une quelconque tribu indienne que d'une tribu indo-européenne (mais on ne connaît de toute manière que très peu de choses de ces tribus qui ne connaissaient pas l'écriture, sinon ce que nous en disent les éventuelles sources romaines). On peut même saluer l'effort d'avoir représenté le culte de Mithra (un Dieu oriental de la Lumière très populaire parmi les soldats romains) plutôt qu'un générique Mars ou Jupiter.

Un bon divertissement, mais que ceux qui s'attendent à du grand spectacle à la Gladiator passent leur chemin. La fin est un peu trop convenue par contre.

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