
Depuis le début d'année, je n'ai acheté qu'une nouveauté, et elle est sur DS. Il s'agit de Ghost Trick, le dernier jeu en date de Shu Takumi, le père de la série des Ace Attorney.
S'il s'agit à l'instar de la "simulation d'avocats" d'un jeu d'aventure s'apparentant au point'n'click, on interagit ici plus sur le décor, puisqu'il s'agit de mettre à contribution les pouvoirs spéciaux du héros pour influencer le cours de l'histoire et progresser tout au long d'un scénario scindé en 18 chapitres.
Le héros a pour particularité d'être mort et amnésique : il est effectivement tué dès le début du jeu, et est jeté de suite dans le feu de l'action, quand il doit venir en aide à une fille qui a assisté à sa mort. A lui (ou plutôt au joueur) d'interagir sur le décor, de progresser d'élément en élément pour arriver à ses fins.
Je ne dors pas, je suis mort
Dans ce genre de jeu, la réalisation a toute son importance. Le style graphique utilisé fait penser au jeu Exit, avec ses personnages fins et stylisés. Leurs animations sont aussi bluffantes qu'excentriques (il faut voir la démarche de l'inspecteur Cabanela ou la "danse du désespoir" d'un gardien de prison pour y croire.
Le style musical, très proche de celui des Ace Attorney, a un cachet très 16 bits qui plaira aux nostalgiques.
Le jeu qui se joue entièrement au stylet est très maniable.
Mourir ... d'ennui ou de plaisir ?
Le jeu dure une quinzaine d'heures et ne pose pas vraiment de difficultés pour peu qu'on se creuse les méninges et que l'on repère vite les interactions avec les éléments du décor. Comme il n'y a pas de Game Over, le droit à l'erreur est plutôt indulgent.
12 heures, cela peut paraître peu, mais cela est dans ma moyenne des jeux du genre. De plus, il n'y a aucun temps mort : on est happé du début à la fin par une histoire bien écrite qui réserve son lot de surprises.
La mort n'est qu'un début
Dans des temps de frilosité éditoriale, on ne peut que saluer la naissance d'une nouvelle série. Reste à voir si l'avenir de la série s'écrira sur la DS.