Le Blog de L'ameRickain !

Par L'Americkain Blog créé le 15/02/12 Mis à jour le 17/10/14 à 23h01

Souvent en voiture, j'aime écouter les podcasts celesto-cosmiques. Parfois en contradiction, je coupais alors mon autoradio pour donner mon avis, tenter une réflexion, ou me tromper. 10, 20, 30 fois. Désormais, j'essaierais de vous le faire partager !

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Première experience de la peur que vous évoquez dans ce podcast : Doom. Mais Rahan se retrouve rapidement isolé devant une équipe vendue à la saga Resident Evil, qui ne semble n'avoir jamais flippé devant Doom ! 

Qu'il se rassure. Il s'agit de mon tout premier jeu vidéo, lorsque mes parents m'offrent un Mac en 96. J'ai alors 12 ans, et autant dire que tout est nouveau : le gameplay, le combo clavier/souris, l'immersion, le graphisme, la bande son, l'architecture des niveaux, l'IA, etc. Je ne connais alors rien des mécaniques de ce genre de jeu, et chaque carte me parait un monde neuf. Bref, me voila débarqué dans mon tout premier jeu vidéo, rapidement poursuivi par des nuées de monstres provenant d'un univers dévoré par le Mal. 

Mais en tant que première experience, Doom m'a hypnotisé. Déjà parce que à 12 ans, on s'immerge complétement dans un nouvel univers, on se retrouve scotché. Ensuite parce que le contact avec son premier jeu vidéo ne contient auqun réferentiel : on ne sait pas ce que l'on peut faire ou pas, ce que l'on doit faire ou pas, comment fonctionnent les mécaniques, on est asphyxié par les sons des environnements, on ne comprend pas forcément que chaque ennemi a une IA très limitée et facilement prenable en défaut, qu'ils ont une barre de vie et des aptitudes limitées. Et puis on n'est pas franchement confiant de notre dexterité sur le duo clavier/souris.

Mais plus que tout ça, Doom c'est une atmosphère oppressante. La bande son sourde s'empare de nos sens dans les moments les plus calmes, alors que soudain tout s'accelere à la vue d'un boss de fin de niveau armé de ses mignons.

Alors oui on n'est pas dans une peur à la Resident Evil, fondée sur de la "montagne russe". On se rapproche finalement plus d'un Silent Hill, où la peur se fond dans une ambiance lourde et menacante. Si Silent Hill est bien plus travaillé, avec un héros ressemblant à chacun de nous, du brouillard, un scénario et le besoin de s'enfuire le plus souvent, Doom apparaissait de longues années auparavant. A sa décharge, Silent Hill ne s'en est qu'inspiré ;)

Alors oui Doom m'a asphyxié pendant de longues après-midi. Oui il a asphyxié quelques amis qui bloquait comme moi devant ce jeu. Et oui après cette experience ma mère m'a ordonné de ne plus jamais proposer à ma soeur de 7 ans de regarder le jeu auquel je jouais.

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