Indé, Néo, Rétro...

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Par Retromag Blog créé le 28/10/11 Mis à jour le 04/07/15 à 10h26

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jeu video rétro
 
Famitsu dresse dans sa dernière livraison, le portrait d'Hisashi Koinuma. Entré dans l'industrie du jeu vidéo par la petite porte il y a vingt ans de cela, l'homme est désormais vice-président exécutif de la holding Tecmo Koei Games. À l'instar de ses confrères, Koinuma s'était laissé happer par la formidable énergie créative japonaise durant la décennie 90. Si bien qu'il ne s'imaginait pas faire autre chose. Pas seulement par "le désir d'y être" insiste le dirigeant. Il était emmené par un projet professionnel qui le tenait à coeur : "je souhaitais étudier la programmation dans le but de rendre le métier plus accessible".
 
Ses parents ne goûtaient guère à ses aspirations professionnelles, aussi Koinuma y devine un choix motivé par son esprit de contradiction : "c'est peut-être en réponse à l'interdiction parentale qui m'était faite de ne pas jouer aux jeux vidéo". Après son cursus universitaire, le créatif postulat chez Koei par passion pour la série des Romance of the Three Kingdoms et moins avouable "parce que je voulais apaiser mes parents, ils insistaient pour que j'intègre une société cotée à la bourse du Japon". Cependant, il caressait surtout l'envie de réaliser un jeu de combat dans lequel les personnages historiques de sa série fétiche étaient enrôlés : "j'avais travaillé à temps partiel dans une salle d'arcade [...] j'étais devenu totalement accroc aux jeux de combat".
 
 
L'éditeur était totalement étranger à ce segment de marché en un contre un pourtant plébiscité par les joueurs en arcade et sur consoles de salon. Koinuma était conscient que son projet pouvait être dynamité en interne par "des rivaux". En enjoignant Koei à se lancer dans ce genre très en vogue "j'avais de grandes chances d'être directement impliqué [...] en dépit de mon jeune âge". Son audace fut payante. Deux ans après être entré chez ce spécialiste de la simulation historique, il est propulsé au poste très envié de programmeur principal en charge de Dynasty Warriors. Son succès ne se dément pas, toutefois le segment jeu de combat devient encombré et le marché se tasse d'année en année. Afin de faire vivre cette franchise internationalement reconnue pour ses qualités ludiques, Dynasty Warriors fait le pari du beat'em all : "notre réussite tient également au fait que nous avons répondu présents à chaque nouveau cycle. Les prouesses techniques inédites ont sublimé notre série aux yeux des joueurs".
 
À la faveur de l'introduction imminente des machines de dernière génération, le technicien y voit l'occasion de donner un nouvel élan à la série : "ce serait amusant de réaliser un jeu de guerriers évoluant dans un monde ouvert, voire un RPG tirant avantage des habilités des Warriors [...] mais aussi de puiser dans la puissance des PS4 et Xbox One afin de proposer des phases de gamplay inexpérimentée jusqu'à présent".
 
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Commentaires

Masahiko666
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Masahiko666
Moi non plus, j'ignorais cette anecdote... Bien joué mon petit Robert...
Ariakkan
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Ariakkan
J'ai toujours rêvé de jouer au premier Dynasty.
Retromag
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A ton service Migaru ! ;)
Migaru
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Migaru
Tiens, j'ignorais que Dynasty Warriors était à la base un jeu de combat. Toujours très enrichissant de lire tes articles. ;)

Édito

L'exercice est tellement délicat lorsqu'il s'agit d'écrire son premier édito ! Comme le nom l'indique, Retromag est une nouvelle publication sur le rétrogaming dont je suis le responsable. Je vous présenterai ici, le magazine en cours de création. J'espère de tout coeur vous savoir nombreux à me suivre et à partager vos (vieux) souvenirs !

 

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