Indé, Néo, Rétro...

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Par Retromag Blog créé le 28/10/11 Mis à jour le 04/07/15 à 10h26

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jeu video rétro
 
Qui aurait pu croire que l'un des volets les plus marquants de la franchise Final Fantasy fut développé en seulement un an ? C'est d'autant plus étonnant que Final Fantasy VI incarne à lui seul l'épisode du renouveau du rpg, mais il se signal également comme la fin d'un glorieux chapitre entre Nintendo et Square. Cette fois, le rôle de réalisateur d'Hironobu Sakaguchi s'efface au profit d'Yoshinori Kitase et Hiroyuki Ito. Les deux créatifs avaient l'ambition de bousculer la routine scénaristique par le contrôle alterné de 14 personnages : "veiller au maintien d'un équilibre délicat entre tous les personnages est probablement ce qui a représenté le plus grand défi" confirme Kitase lors d'une interview accordée à Edge.
 
Cependant, il reconnaît quelques ratés dans l'écriture de certains personnages : "en regardant en arrière, je remarque que j'ai un peu brisé cette cohésion. À l'exemple de ces scènes dans lesquelles les personnages (non jouables) Celes et Kefka prenaient de l'importance et devenaient de plus en plus influents" alors qu'à l'origine, ces deux protagonistes ne devaient endosser que des rôles secondaires. Autre écueil à surmonter, les limitations techniques de la SNES. À chaque épisode, les ambitions graphiques de Square s'élevaient. L'éditeur se sentait de plus en plus étroit sur la console vedette de Nintendo. La gestion de la mémoire était pointée du doigt.
 
 
Pour la première fois, les sprites étaient dessinés en haute résolution et les animations des personnages étaient suffisamment détaillées pour non plus deviner, mais constater des états émotionnels. Comble du caprice de l'éditeur star, le mode 7 de la SNES était utilisé dans l'affichage de la carte du monde de FFVI. Bien que le développement de cet opus avait respecté le délai de production et les exigences budgétaires de Squaresoft, une crise ouverte était née des pesantes contraintes techniques : "la capacité de la cartouche était tellement sommaire" se souvient Kitase. À cela s'ajoutait la politique de moralisation éditoriale effrénée de NoA.
 
La version internationale de l'épisode VI (III en Occident) subissait également les foudres de la censure du fabricant. Tous les aspects volages, religieux, politiques furent modifiés. La dramaturgie très sombre du scénario (référence à la mort, violence verbale) avait ruiné ses effets larmoyants.
 
Quand bien même, le succès international de FFVI donna des ailes à Squaresoft. Devenu un solide empire financier, l'éditeur monnaya au prix fort la prolongation de l'exclusivité de la franchise Final Fantasy avant de claquer la porte au nez de Nintendo. Cet épisode concluait à la fois une époque faste pour les deux géants tout en ouvrant une période glacière qui fit le bonheur de Sony.
 
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Commentaires

Masahiko666
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Masahiko666
J'ai ce jeu sur ma PSX, une refonte de l'original avec quelques cinématiques en plus. Mais je ne l'ai jamais fait, je ne suis pas fan de Final Fantasy.

Nimmegil : je t'invite à aller voir le site de Gamecash, juste pour te donner l'idée de la côte des jeux estampillés Final Fantasy (surtout le premier sur Nes, plus de 500 € en occasion).
Nimmegil
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Nimmegil
Encore un jeu que nous n'avons pas eu la chance d'avoir a l’époque, dommage que la seule version traduite en français (sur GBA) n'ait été produite qu'a 5000 exemplaire, ça rend la cartouche plutôt inaccessible :/
Merci a l’émulation et terminus traduction pour nous avoir rendus accessible le jeu a nous pauvre francophone.
Alexia
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Alexia
Que de souvenirs aussi. Je l'ai terminée un paquet de fois et à chaque partie je découvrais de nouvelles choses. Comme tu le dis dans ton billet, les personnages étaient expressifs à un point que c'était troublant pour l'époque, on ressentait de la joie, de la peine ou de la colère facilement selon les situations. Les personnages étaient des bijoux autant dans le fond que dans le forme. Je possède encore le JV d'ailleurs... mais bon j'en ai un paquet d'autres à finish avant de refaire une partie.
Je ne sais plus où je bloquais alors que mon frangin lui le faisait d'une traite tranquillement, dans tous les cas je n'échangerai pas ce jeux vidéo contre ceux de la génération actuelle, il n'est pas parfait loin de là, mais il reste passionnant de bout en bout.
D'ailleurs pour ceux qui veulent l'essayer, il existe une édition Playstation ou bien tout simplement une version dématérialisé sur le Playstation Store avec les autres jeux de la franchise, sur Vita c'est le pied.

Merci en tout cas pour ce billet qui éveille chez moi de nombreux souvenirs.
Bast6
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Bast6
Ah ben pour moi il est dans le top 3 avec les épisodes 7 et 8. C'est la trinité magique ! (par contre je ne saurais dire si c'est le 6 ou le 7 qui est premier pour moi ^^)
Kaos
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Kaos
Un des meilleurs FF, si ce n'est le meilleur pour moi, quelques pixels pour un si grand jeu, juste magnifique:D
Bast6
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Bast6
Il parait qu'il y a une version française officielle du jeu sur GBA... Du coup si quelqu'un a une cartouche en trop... :D
ThomThom_Pilgrim
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ThomThom_Pilgrim
Un jeu qui prouve que quelques sprites peuvent faire passer beaucoup plus d'émotions que des millions de polygones :)

Édito

L'exercice est tellement délicat lorsqu'il s'agit d'écrire son premier édito ! Comme le nom l'indique, Retromag est une nouvelle publication sur le rétrogaming dont je suis le responsable. Je vous présenterai ici, le magazine en cours de création. J'espère de tout coeur vous savoir nombreux à me suivre et à partager vos (vieux) souvenirs !

 

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