Indé, Néo, Rétro...

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Par Retromag Blog créé le 28/10/11 Mis à jour le 04/07/15 à 10h26

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jeu video rétro (Jeu vidéo)
 
À l’instar de Resident Evil, son pendant Silent Hill se cherche. D’épisode en épisode, la formule s’est délayée pour se perdre. L’externalisation de la franchise aux mains de studios occidentaux n’a pas aidé. Ce fut le cas de la déclinaison PSP du volet Silent Hill Origins élaborée par le studio britannique Climax Studios. À l’aune de sa réalisation, le projet connait déjà des soubresauts. Konami évaluait la faisabilité d’une réédition du premier opus commercialisé sur PSone en 1999 avant que la branche américaine de Climax Studios n’oriente le projet vers d’autres inspirations. Non sans casse.
 
Dans les colonnes du magazine Edge, le designer principal Sam Barlow révèle qu’Origins avait été initialement imaginé comme une comédie noire inspirée de la célèbre série américaine Scrubs. Initiative qualifiée de “bizarroïde” par l’intéressé. Le positionnement du jeu avait été âprement délibéré en interne : “nous avions rejeté cette proposition”, se souvient Barlow. L’équipe anglaise était vent debout face à ces errements conceptuels imaginés par la filiale américaine : “si nous lançons en l’état Origins, ce sera une catastrophe.” Konami trancha en faveur de Sam Barlow, l’équipe US fut limogée : “Origins ne disposait que de trois quarts de gameplay” noyé dans un océan de cinématiques.
 
Toutefois, la remise à zéro d’Origins devait se faire sous certaines conditions imposées par l’éditeur japonais : “vous pouvez tout recommencer, cependant vous ne bénéficierez d’aucun délai supplémentaire ni de rallonge budgétaire”. Le designer en chef fait fi des astreintes imposées par Konami : “j’ai réécrit le script, redessiné les niveaux et modifié les créatures le tout en une semaine” avant de réaliser que respecter les délais devenait bien vite intenables. Silent Hill Origns fut commercialisé en novembre 2007 et passa le filtre de la critique avec un succès nuancé.
 
Capcom s’est toujours refusé d’adapter sa franchise vedette sur PSP et son successeur. La conduite problématique d’Origins lui donne raison. Le champion de l’édition est d’ailleurs récemment revenu sur la popularité à peine écornée de Resident Evil, une série vieille de 17 ans. Le précédent RE5 oriente le concept vers la prédominance de l’aventure-action sur l’horreur, une gabegie pour les fans purs et durs. Le sixième volet consacrera cette voie controversée. Une orientation qui contraste fortement avec le recul historique transpirant du discours officiel : “le secret de la longévité de son audience réside dans ses décors travaillés [...] l’horreur représente un type de divertissement commun à tous, toutefois Resident Evil emprunte un cadre plus réaliste avec le risque de pandémie plutôt qu’opter pour un contexte fantasmé”.
 
L’éditeur évoque aussi la maturité des différents héros qui a su accompagner l’évolution de la série : “un officier de police débutant est désormais membre d’une organisation opérant sous le contrôle direct du président des USA, ou encore une frêle jeune femme est devenue un agent américain”.
 
La septième génération de consoles de salon donnera certainement un nouvel élan conceptuel sinon graphique à un genre en pleine introspection.
 
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Commentaires

ThomThom_Pilgrim
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ThomThom_Pilgrim

Un dossier serait intéressant oui :) mais pour plus d'informations, autant renvoyer directement sur http://www.silenthill.fr/accueil.htm. Le site est mort, il n'y est pas question des deux derniers opus (Downpour et Book of Memories), mais il offre une vraie mine d'infos sur tous les épisodes sortis jusqu'alors, avec même des interprétations sur chacun des jeux.

Masahiko666
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Masahiko666
Mon avis reste que, dans la continuité de la série, il aurait fallu nous donner quelques explications. Au lieu de cela, les différents opus nous gardent la tête sous l'eau et tentent à laisser une (trop) grosse part de mystère. Mais je le redis, je suis toujours fan de la série, et même les derniers épisodes sont sympathiques pour moi...
Reste que le flou devient un peu trop oppressant, et que le voile qui entoure la bourgade si calme commence sérieusement à s'étioler, mais laisse apparaître un autre voile plus dense...
Sinon, ton analyse est pertinente, et cela pourrait donner lieu à un dossier pour que les gamers puissent mieux comprendre la ville et les personnages...à creuser ?
ThomThom_Pilgrim
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ThomThom_Pilgrim

Après, il faut voir que les différents jeux offrent plus ou moins deux façons d'envisager la ville de Silent Hill : si on prend des épisodes comme le 1er, le 3e ou Origins, le héros visite vraiment la ville pendant que l'on joue, il y est paumé et doit y évoluer. Dans ces cas là, on insiste beaucoup sur l'histoire de la ville, ses mystères. Tandis que si on prend les épisodes comme le 2e, Shattered Memories ou Homecoming, Silent Hill est davantage un reflet de la psychologie du héros, inspiré d'un lieu proche ou visité dans le passé du héros et qui fera éclater la vérité quand le héros y sera venu à bout. La ville n'est plus qu'un prétexte, l'explication des mystères qui entourent la ville devient superflu. Quand on prend SIlent Hill sous ses deux angles, on se rend compte qu'il est assez difficile de concilier les deux manières. Downpour est encore un cas à part, on y visite la ville, mais le héros a aussi un lourd secret que l'on ne découvre qu'à la fin. Il parviendrait presque à concilier à sa manière ce que j'explique plus haut, mais il lui manque deux ou trois éléments pour en faire un modèle.

 

A cela, on peut ajouter aussi les jeux qui mettent en avant la secte au culte satanique d'un côté, puis de l'autre, les jeux plus recentrés sur les secrets des héros. Et là encore, on voit qu'il est compliqué de concilier les deux versants sans privilégier un aspect plutôt qu'un autre, Origins et Homecoming ont peut-être réussi d'une certaine manière, mais sont paradoxalement les deux épisodes les moins appréciés des fans. 

Masahiko666
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Masahiko666
@Thom : voilà pourquoi je ne comprend pas les apparitions de ce postier dans le dernier opus PS3. Je ne dis pas que les épisodes après The Room sont mauvais, loin de là, mais le mystère qui entoure Silent Hill reste entier et là où l'on s'attendait à des réponses, ou tout du moins des éléments, on s'enfonce encore plus dans l'inconnu. Franchement, je trouve cela trop facile, et on peut dire que les développeurs noient le poisson. Après, j'ai bien aimé Homecoming, il est juste un peu trop action à mon goût...
ThomThom_Pilgrim
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ThomThom_Pilgrim
Le postier est bcp plus important qu'on le penserait, il apparaît comme celui qui tire les ficelles dans la nouvelle orientation donnée à Silent Hill.
Pour les quelques personnes qui auront fait l'épisode sur Vita, c'est le postier qui offre au héros le livre lui permettant de retravailler ses souvenirs, un livre venant de Silent Hill.
C'est vrai que depuis Origins, les épisodes ont du mal à se renouveler mais tous ne sont pas aussi inintéressants qu'on a voulu le faire croire. Le parti pris de Shattered Memories avec son 0 combat devrait être une norme pour la saga à mon avis. Homecoming possède aussi ses qualités, si SH 2 proposait un bestiaire au service de l'histoire, ds Homecoming toutes les énigmes à base d'électricité viennent appuyer la vraie fin du jeu. Enfin avec Downpour, la ville dispose enfin d'un vrai background tant les quêtes annexes sont intéressantes.
Après effectivement, ces épisodes sont loin des premiers en termes de qualité mais je ne pense pas qu'on devrait les dénigrer.
Masahiko666
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Masahiko666
Le meilleur reste le dernier opus, sur PS3 et 360. C'est un condensé des épisodes précédents, avec la lumière rouge qui poursuivait Heather, la petite (et charmante) fliquette qui poursuit le héros (bon, dans le premier, elle l'aidait, mais c'est pareil)...sans parler de l'accident, des personnages torturés et suicidaires, et ce postier qui ne sert à rien du tout... Seul les mini-quêtes relèvent le tout, et sont assez intéressantes.
A quand un Silent Hill qui nous dévoile enfin les tenants et les aboutissants du scénario, au lieu de nous perdre dans les méandres de la folie pour nous jeter une poudre aux yeux de plus en plus opaque ?
Retromag
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Retromag
c'est bien ça, on arrive plus à suivre leur évolution. Et si au moins le gameplay suivait, c'est presque de l'assistanat maintenant.
Masahiko666
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Masahiko666
J'avoue qu'en jouant à cet opus, je m'attendais à des révélations, des éléments de réponses, mais surtout à des compléments sur l'histoire de la ville et des différents protagonistes, comme Alessa. Mais voila, on ne comprend pas plus l'histoire, et pire, on plonge encore plus dans les méandres du scénario déjà très obscur. L'orientation plus musclée du soft n'est pas non plus des plus joyeuses, surtout que les combats sont bien plus simples qu'auparavant.
Et ton article ne fait que me conforter dans mon impression générale : les 4 premiers épisodes sont les seuls aptes à nous divertir convenablement...un peu comme la saga rivale Resident Evil, où les derniers opus sont plus que controversés et manquent cruellement d'originalité.

Édito

L'exercice est tellement délicat lorsqu'il s'agit d'écrire son premier édito ! Comme le nom l'indique, Retromag est une nouvelle publication sur le rétrogaming dont je suis le responsable. Je vous présenterai ici, le magazine en cours de création. J'espère de tout coeur vous savoir nombreux à me suivre et à partager vos (vieux) souvenirs !

 

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