Édito

Bonjour à tous, bienvenue sur mon troisième blog, celui-ci parlant de jeux vidéo (sans blague, t'es sur gameblog, et tu parles de jeux vidéo... So original...).

Comme indiqué dans la description, au programme, il y aura des tests, des coups de gueule, des coups de coeur, des divagations, et un peu de tout et n'importe quoi qui touche de près ou de loin à ma passion.

J'espère que j'arriverai à vous faire comprendre mes opinions parfois un peu en décalage avec le monde, pouvant paraître de temps en temps complètement axé fan-boy d'une marque (mon naturel compréhensif m'oblige à prendre la défense de tous les studios, sauf les plus indéfendables... N'est-ce pas, EA ? :p ).

Pour information, ce seront surtout des jeux sur console Sony (PSP, PS2, PS3, peut-être PS Vita), à la limite Nintendo (mais ce serait plus du SNES, un peu de NES et peut-être de la Wii [U]), et enfin PC (inconditionnel de Steam, avec un intérêt grandissant pour Desura et surtout les studios indies).

Le ton est donné, comme dirait le plombier : LET'S GO !

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Renkineko : Chroniques d'un passionné

Par Renkineko Blog créé le 29/06/12 Mis à jour le 27/04/13 à 18h18

Joueur invétéré depuis ses 5 ans, grammar nazi depuis ses 18, écrivain en herbe depuis ses 21, il n'en fallait pas plus pour vouloir faire un blog sur les jeux vidéos. Au programme : tests, coups de gueule, coups de coeur, et divagations.

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Catégorie : Divagations

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Divagations

Récemment, je me suis lamenté sur l'ennui que provoquait le platine de Ni No Kuni, avec son farm bête et méchant pour l'alchimie. Ce à quoi, des gens très censés que je ne citerai pas car j'ai oublié leurs pseudos (mais pour faire plus poli, je vais dire que c'est pour préserver l'anonymat des propos tout ça, de toute manière ils se reconnaîtront et si vous voulez vraiment savoir qui, regardez mes statuts, je les change pas souvent, et sinon la curiosité est un vilain défaut...) m'ont répondu (attention, ceci est une retranscription avec mes mots à moi, ils ont été beaucoup plus gentils) : "Non mais tête de gland, t'es vraiment trop con de t'acharner sur un jeu qui te plaît pas, arrête de te prendre le chou et GET A LIFE !".

Et je n'ai pas su quoi répondre.

C'est vrai, que dire devant tant de réalisme, de pragmatisme ? Je suis en total accord avec ces gens. Pourquoi, POURQUOI je me flagelle ? Pourquoi je m'acharne sur des jeux qui n'en valent pas la peine ? Pourquoi suis-je aussi maso ? J'y ai un peu réfléchi, pas beaucoup car soyons honnête je me fous un peu quand même de répondre à toutes ces questions. Et voici ce que je pense. Bien sûr, tout ce plaidoyer est ici à titre purement personnel et n'engage que moi, si je fais des généralités ce sera plus pour des effets de styles ou de manches que de véritables pensées que j'ai sur le monde qui m'entoure. J'espère que je suis assez clair, sinon, tant pis.

Les trophées partent d'une bonne intention

Comme l'enfer en est pavé, les trophées, les achievements, les succès, appelez ça comme vous voulez mais ils seront regroupés sous le terme TAS à présent dans cet article, ces TAS sont à la base un moyen de montrer son kiki (ou son bonnet de soutif) entre joueurs/ses. Mais si, vous savez, dans la cour d'école, on était toujours super fier de dire à ses potes "hier j'ai battu l'Arme Emeraude trop facilement huhu et j'avais même pas l'équipe à fond...", et y a TOUJOURS un putain d'enfoiré pour te gâcher le plaisir en disant "Ahahah, non mais c'est trop has been quoi l'Arme Emeraude, moi maintenant je la tue sans même la matéria sous-marine, juste pour le kiff...". Vous remarquerez que cette phrase est construire avec un énorme mélange de blablatage générationnel, c'est une astuce pour que tous puissent s'identifier à un exemple. Malin, n'est-ce pas ? Revenons-en à notre jeune Cloud1984 en puissance, humilié par Sephi_du_34. Quelques années plus tard est apparu le réseautage social en ligne. Et là, faut dire ce qui est, c'était chiant de se montrer la kékètte en disant "ahahah j'ai fini le jeu en étant niveau 6 en faisant toutes les quêtes annexes et sans materias" à chaque nouvel ami. Et beaucoup de joueurs répugnaient à ouvrir un blog, à cause de l'image skyblog très kikoololifique.

C'est alors que les TAS sont apparus. Et oui, comment dire à chaque nouvel ami qu'on a bien torché un jeu ? En faisant les TAS. Et c'était bien. Les joueurs prenaient du plaisir à faire des trucs un peu wtf, genre tabasser de l'ennemi avec un réverbère alors qu'on est pas censé pouvoir, finir le jeu de façon totalement sournoise ou au contraire en mode rambo, bref que du bonheur. Mais voilà, le problème des TAS, c'est qu'ils dépendent de la perfidie des créateurs. Et qu'ils jouent sur le besoin de reconnaissance du joueur. Quand je parle du joueur, je parle pas du casual qui s'en fout de son score. Je parle de celui qui a une fierté, mal placée certes mais une fierté quand même. Celui pour qui faire un jeu sans avoir retourné chaque pierre, sans avoir ouvert chaque coffre, sans avoir exploré chaque dialogue n'est juste pas concevable. Et ce sont eux les plus malheureux.

Je fais légèrement parti de cette branche de joueur un peu psychorigide, un peu névrosé sur les bords. Du genre à lire tout le générique au cas où y aurait de l'easter egg, du genre à jamais appuyer sur aucun bouton pendant ce même générique au cas où ça couperait aussi la possible cinématique en sus à la fin... Celui qui guette le 100% dans le journal du jeu. Je dis que j'en fais légèrement parti car si je suis assez fier d'avoir platiné Bayonetta ou NieR, mais je n'ai aucun scrupule à abandonner un jeu que je trouve vraiment merdique sans le platiner, comme pour les Soul Calibur etc...

Et j'en souffre. Mais c'est difficile d'aller voir son médecin pour lui dire "voilà, j'ai besoin de platiner certains jeux car j'en fais une affaire personnelle"... C'est un peu du grand n'importe quoi. Je n'assume pas d'être con. Mais revenons-en aux TAS. Là où le système est perfide, c'est qu'il ment énormément. Ce n'est pas parce que tu as platiné un jeu que tu as vraiment fini un jeu à 100%. Le dernier exemple réel en date est Ni No Kuni pour ma part : impossible d'avoir un bestiaire à 100%, des heures et des heures de farm naze pour avoir 100% en alchimie, mais les éditeurs ont quand même laissé la possibilité d'avoir le platine, en ne faisant "que 90%" pour l'alchimie, en n'ayant qu'environ 85% du bestiaire dompté... Ce qui fait que d'un côté, c'est extrêmement sympathique de leur part, car ça permet à tout un chacun de réussir le platine s'il le veut vraiment (il est pas difficile à obtenir, juste longuet). Mais là où c'est perfide, c'est que ça dévalorise énormément le TAS et la valeur qu'il a. Une personne n'ayant fait le jeu "qu'à" 90% est autant récompensée que le cintré qui a vraiment fini le jeu à 100% (encore que comme je disais, pour Ni No Kuni, je crois pas qu'on puisse finir le bestiaire à 100% réel, merci de m'indiquer si je me trompe...).

Mais d'un autre côté, en faisant des TAS trop difficiles, ça risque de rebuter le joueur. Les TAS en ligne sont aussi une des grandes arnaques de ces dernières années. Quand je parle de "en ligne", je parle sur les maps généralement "multijoueur". Alors OK, quand le jeu est un jeu multijoueur de base, soit, admettons. Mais quand y a des campagnes solo, comme pour Assassin's Creed, je vois pas ce que le TAS online vient foutre là : le gars peut ne rien en avoir à péter du multi, mais sa névrose le fera quand même jouer, et s'emmerder en ligne... Tout ça pour atteindre le niveau 50 et essayer de chopper 15 PUTAINS de bonus en une seule session (oui AC Brotherhood, je parle de toi !). Le genre de TAS qui demande d'avoir des vrais gens avec qui jouer, qu'on connaît, pour pouvoir le débloquer. Et il faut une certaine organisation derrière attention... Bref, c'est vraiment chiant.

Mais dans ce cas, pourquoi continuer à jouer ? Si un jeu n'amuse plus, il perd sa fonction première. Et c'est là où je suis en total accord avec vous, chers lecteurs : pourquoi ? Je crois qu'il peut y avoir plusieurs raisons, en dehors de la névrose susmentionné.

Premièrement, il y a un côté libérateur dans le platine. C'est encore plus vrai lorsqu'on joue à un jeu qui ne nous amuse pas en terme de chasseur de TAS (oui car quand on n'aime pas un jeu dès le début et qu'on s'obstine, là ça dépasse encore plus les troubles précités). Lorsqu'on voit poper cette petite notification disant "c'est bon, aux yeux du monde, tu es un PGM, va te coucher et retire la galette car t'as plus rien à y foutre", ça fait un bien fou. Pour faire une analogie scolaire, c'est un peu comme rendre sa copie lors d'un contrôle en ayant répondu à toutes les questions de façon bien argumentée, en sachant parfaitement qu'on a tout juste : on en a chié, on a eu mal au poignet à force d'écrire vite, on s'est appliqué, on a réfléchi à toute berzingue, mais on sait qu'il y aura un 20 au final.

La seconde chose, c'est la notion de pingre/radin. C'est le sentiment que merde, j'ai payé un jeu une blinde, c'est pas pour le finir en 30h car ça fait du 2€ de l'heure et à ce prix-là je vais m'amuser à la borne avec des potes, à l'époque ma bonne dame on payait un jeu 400 F et il nous faisait plus de120h, soit 3F de l'heure, soit 0.5€ (à une vache près) de l'heure, faut arrêter la déconne, y a plus d'saison et blablabla. Donc je vais l'utiliser jusqu'à la lie. Et tant pis si le reste ne m'intéresse pas des masses, j'ai payé je le fais. Je pars du principe qu'un bon jeu fait environ du 1€ de l'heure, au-dessus c'est de l'arnaque, en-dessous c'est du bonus. Oui, on est d'accord que les vieux FF à ce compte-là aurait coûté très cher, mais ça compte pas car c'est du multi-CD, et c'est une excuse foireuse mais bon j'ai jamais dit que c'était une science exacte : mes règles, mes ajustements.

La dernière chose, assez liée à la précédente, c'est l'envie de respecter un peu le studio de développement, même si ces derniers parfois se torchent avec votre respect (les DLC tout ça... On va pas jeter de l'huile sur le feu, mais faudrait penser à se souvenir que tant qu'on achète les DLC, ils en feront...). C'est vrai, y a un clampin qui a imaginé une solution pour passer tout le niveau sans tuer un garde, c'est qu'il doit bien y avoir un moyen de le réussir, peut-être même qu'à la base on était obligé de tuer le premier méchant mais qu'il a décidé d'introduire un hack contre sa direction pour passer malgré tout sans le tuer, le pauvre designer s'est fait virer, il est peut-être sous les ponts, la moindre des choses c'est de réaliser son rêve, puis merde c'est pas la mer à boire de passer à travers un niveau rempli de laser et de caméra et de gardes avec des rondes aléatoires, tout ça pour faire plaisir à un monsieur dans la rue. J'exagère volontairement vous l'aurez remarqué, mais si une équipe s'emmerde à créer un passage alternatif possible, j'estime que la moindre des choses c'est de le prendre. Si une équipe s'emmerde à créer un boss optionnel super dur, l'intérêt c'est de lui défoncer sa race.

Ce sont ces trois raisons (en plus de mon désordre psychologique évident me faisant aimer les jeux vidéo et par conséquent crâmer les récoltes et bousiller les vaches) qui font que j'ai tendance à me faire violence. Disons plutôt que ce sont les raisons "nobles". Les moins nobles, c'est que j'ai pas de fric pour m'acheter de nouveaux jeux, y a rien le soir à la télé ce qui fait que je m'emmerde grave, et ça m'occupe assez pour attendre le moment d'aller me coucher...

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Aujourd'hui un article un peu spécial, car il ne touche que de loin le jeu vidéo. En fait, récemment, j'ai enfin terminé et torché en long en large et en travers Deus Ex HR. C'est un jeu qui m'a beaucoup fait réfléchir, mais je me disais que tout cela restait du domaine du cyberpunk, de la science-fiction, et d'un futur un peu trop éloigné pour que je m'inquiète sur les dérives que pourrait entraîner les "augmentations", ces prothèses robotiques, sur l'humanité.

Il y a de cela quelques jours, je suis tombé sur cette vidéo, extrêmement intéressante, lors de mes pérégrinnations sur la toile. Il s'agit d'un conférencier apparemment assez connu, qui nous met en garde contre deux grands bouleversements. Voici la vidéo. Si vous ne vous intéressez pas à l'économie américaine, zappez directement vers la 7ème minute.

Pour ceux qui n'ont pas la foi de la regarder en entier, je vais essayer de vous la résumer. Il explique que derrière la crise économique actuelle, il y a aussi une autre "crise" qui va dans très peu nous toucher de plein fouet, qui sera l'ultime reboot de l'humanité. Cette vague technologique consiste à fusionner notre capacité à créer des cellules, à créer des tissus organiques, et à créer des robots. D'ici quelques années, "It's the end of the world as we know it", pour ceux qui aiment le visiteur du futur.

En somme, aux vues des progrès que nous avons fait actuellement, nous allons rendre la vue aux non-voyants, nous allons rendre l'ouïe aux mal-entendants, etc. Mais en fait, ces personnes qui, à la base, sont nées avec un handicap, vont devenir non plus des personnes comme les autres, mais des sur-hommes. Les prothèses seront capable d'entendre et d'analyser les ultra-sons, de faire du macro-focus, de zoomer. Imaginez un peu, vous devez vous faire opérer, une opération très difficile, très précise, et le chirurgien aura des prothèses implantées dans les yeux lui permettant de zoomer selon ses besoins, etc.

On remarque que lors des évolutions de notre espèce, il y avait plusieurs "espèces d'hommes" qui co-existaient sur la même ère, et c'est normal. Dans la vidéo il montre un graphique temporel, et il y a cinq de nos évolutions qui se chevauchent et se mélangent. Le fait de maîtriser ainsi notre évolution, à l'aide des machines, va faire qu'une nouvelle espèce va émerger. Et ce n'est pas dans mille ans, ce n'est pas dans cinq siècles, mais selon ce conférencier, nous allons le voir arriver, et nos petits-enfants vivront cette émergence de plein fouet. Nous deviendrons non plus des Homo Sapiens Sapiens, mais des Homo Evolutis (je pense que ce nom est donné par Juan Enriquez et n'a rien d'officiel ^^). Sa définition est la suivante :

C'est un hominidé qui prend le contrôle direct et délibéré de l'évolution de son espèce et d'autres espèces.

Ainsi donc, Deus Ex Human Revolution n'est peut-être pas si éloigné de la réalité. Sauf peut-être sur Final Fantasy XXVII. Je ne pense pas qu'il sortira en 2027 :)

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Pourquoi cette réflexion ? Car ils ont su trouver la façon de plaire aux joueurs. Il faut savoir que j'ai connu VALVe uniquement grâce à Portal, auquel j'ai joué chez un ami ayant la XBOX 360. Conquis, j'ai acheté le second volet sur PS3, inconscient du potentiel PC à l'époque. De plus, après plusieurs mésaventures et cartes graphiques ou alim grillées à cause de certains jeux, j'étais très réticent à jouer sur PC. J'ai donc joué à Portal 2. En ligne aussi. Et donc j'ai créé un compte Steam. Cela n'engageait à rien, n'est-ce pas ?

Puis en 2011, le couperet tombe : offre exceptionnelle, le premier Portal est gratuit jusqu'au 20 septembre 2011. WHAT ? Cracher sur le premier jeu gratuit, ce serait une honte. Je fonce, j'installe Steam, et je prends Portal. Et c'est le début de la descente aux Enfers. Un enfer doux, électronique, asocial, un enfer dont tout bon gamer rêve, mais que tout porte-feuille craint.

Pour la nouvelle année 2012, Skyrim et Deus Ex Human Revolution sont à -66%. Comment ne pas en profiter... Portal 2 les DLC sortent, et un ami m'indique que les versions PS3 possèdent une clé d'activation Steam, inutile de le racheter. VALVe a très bien compris que pour satisfaire un joueur, il ne faut pas lui vendre qu'un jeu sur une plateforme, mais vendre un jeu multi-plateforme.

En faisant cette simple offre gratuite d'un vieux jeu qui à la base n'était prévu que pour être un délire dans Half Life 2, ils se sont assurés un nouveau client, et toutes leurs promotions excessives font que ma liste de jeu augmente, encore et encore, là où je n'aurais jamais dépensé un sou à l'époque pour des jeux PC.

Et le plus drôle, c'est que désormais je vais plus facilement aller sur Steam que sur ma PS3. Elle est en train de redevenir la petite chose servant uniquement de lecteur Blu-Ray Deluxe, comme à ses débuts. Certes, certains jeux resteront pour moi inconcevables sur PC (j'ai commencé Assassin's Creed sur PS3, je terminerai la trilogie dessus), mais quand je vois la différence de calcul, de graphisme entre un PC (même pas une bête de course hein, j'ai un PC qui vaut pas grand chose, pour ceux que ça intéresse j'ai une MSI R6950 Twin Frozr III Power Edition/OC, avec un Intel i5 K655... Bref, une config qui se fait presque vieille mine de rien) et une console, je suis vraiment halluciné. Pour comparaison, Skyrim sur mon PC, les temps de chargements inter-zone durent à peine 5s. Sur console (j'ai vu sur Xbox 360), ça dure 30 à 60s. C'est dingue. Et je parle pas des graphismes.

Bref, tout ça pour dire que Steam, et VALVe, je vous dis GG. Vous avez bien fait votre boulot, vous m'avez ferré, et j'aime bien votre politique même si apparemment vous n'avez pas toujours été très blanc dans ces histoires (la sortie d'Origin d'EA a fait remonter de vieilles histoires sur vous, mais je n'en tiendrai pas rigueur).

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VALVe Software
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NdA : ceci est un article initialement publié sur mon facebook, mais comptant me débarasser du réseau bleu incessamment sous peu, je les sauvegarde (et ça fait une première base d'articles à publier :) ). Initialement paru le 5 septembre 2011. Pour remettre le contexte, la bêta d'Assassin's Creed : Revelations vient de se terminer, j'en faisais parti, et du coup j'essaye de commenter de façon un peu RP mon expérience de jeu... Du coup, j'ai remplacé les notions de facebook par les notions de gameblog :p

Bonjour,

Je communique au travers de ce compte afin de faire un compte-rendu de la situation. J'espère que mes coéquipiers d'Abstergo Industries pourront trouver ce message avant que le possesseur de ce compte ne s'aperçoive de l'usurpation. Je me nomme Renkineko Kaneryu, je suis un des membres de l'équipe chargée de tester le Nouvel Appareil de Projection Holographique Temporelle Automatique de Lignée à Immiscion Naturellement Ethérée. Ou de l'Animus, c'est toujours plus classe que Naphtaline, même si ce dernier nom permet d'un peu plus penser à nos ancêtres...

J'ai reçu un courrier récemment, modeste employé d'Abstergo Industries que j'étais, pour me dire que j'avais été choisi parmi un panel représentatif afin de tester les capacités de l'appareil. Je nage désormais en plein flou, et j'ai besoin de la compétence de mes supérieurs. Je suis prisonnier de l'appareil, et tout le monde connaît ses effets ravageurs sur le long terme. Peut-être aurais-je dû être plus méfiant venant d'une Bêta. J'ai réussi à pirater l'Animus pour atteindre ce profil gameblog, et il faut absolument que mon supérieur me repère dans la masse de données constituant Internet.

Voici mes avertissements. La bêta se déroulait normalement. J'ai appris à maîtriser ma projection, mon ancêtre, un noble templier répondant au nom de Vali cel Tradat. Ancien assassin, il a compris que l'intérêt du monde se trouvait dans l'ordre saint. J'y découvre aussi ma mission : détruire d'autres templiers. Bien sûr, il s'agit d'un jeu, un programme de simulation, nous renaissons. Seulement voilà, neuf d'entre nous ont été bloqué à l'intérieur de ce jeu. Nos corps ne nous répondent plus, nous sommes désormais prisonniers de l'Animus.

Devant l'impossibilité de nous déconnecter, nous avons été obligé de nous soumettre à la drogue constante que représente cet appareil, et nos ordres se sont transformés petit à petit en désir, puis en besoin. Nous devons tuer, et nous ressentons la douleur. Chaque mort nous rapproche un peu plus du néant, nos esprits malades n'arrivent plus à sortir de cet état de fait : nous DEVONS nous entretuer.

Pourtant, le début de la bêta se passait bien. Nous avons appris à nous connaître. Nous rigolions des bugs de la machine : je me suis ainsi retrouvé dans l'incapacité de bouger durant toute une manche (et ce plusieurs fois) suite à une bombe de proximité, se déclenchant au passage d'un de nos poursuivants ou d'une de nos cibles. Dans le même ordre d'idée, j'ai fait l'expérience incroyable de rester en suspension dans les airs, incapable de redescendre, restant au même niveau que la plateforme dont je venais de tomber pendant une dizaine de secondes...

Seulement, le programme semble vouloir se réparer seul. La mort nous attend. Au fur et à mesure que nous tuons, nous devenons plus forts. Nos emblèmes évoluent, notre force avec. Nos capacités deviennent de plus en plus poussées, la majeure partie d'entre nous arrivent désormais à fabriquer du poison et des fumigènes. Certains essayent aussi de pirater l'Animus, utilisant le peu de conscience qui leur reste... Mais au lieu d'utiliser leurs connaissances pour arrêter le programme, ils l'utilisent pour tuer leurs semblables et leurs ennemis. Le barbarisme est à son paroxisme.

Nous... Je... Les templiers sont... Je ne comprends plus... Aidez-moi... Vidic ! Répondez... Quelqu'un, pitié... JE NE VEUX PAS RESTER AINSI ! Ils approchent, je le sens... Tuer ! Je dois les tuer. Hélas, le programme semble favoriser les attaques plus ou moins frontales : le poison est beaucoup plus difficile à placer que dans l'ancien logiciel d'entraînement. Il n'y a plus de supérieur, c'est le chaos, un sous-fifre peut devenir l'instant d'après le chef de meute... Ils arrivent ! Mon seul réconfort dans cette guerre psychologique, c'est que mes morts peuvent être honorables, et mes agresseurs ne s'en sortent jamais la tête haute.

Bloqué ! Je suis dans une zone minuscule, et mes poursuivants aussi. Plus de boussole, nous devons nous débrouiller pour trouver une cible au milieu de clones, et aucune indication si ce ne sont les battements de coeur de nos cibles, et les murmures de nos poursuivants... Un mode frustrant, fatiguant, où courir ne sert à rien, car les poursuites sont impossibles. Il est aussi devenu bien plus difficile d'assassiner incognito, il faut se fondre dans la masse avant de sortir son arme, sinon la discrétion seule est de mise, et encore : à condition de ne pas se sentir trop téméraire pour accéder à notre victime !

Bien des défis nous attendent : une notion de corruption, des reliques, des coffres, tout cela où nous devrons faire une trêve de quelques minutes, avant de nous poignarder dans le dos car nous aurons été attribués au hasard dans une autre équipe. Je n'attends plus qu'une chose : cumuler assez de crédits Abstergo pour m'acheter ce manuel qui me fait défaut, duquel je pourrais apprendre à pirater l'animus.

Vite, je dois m'enfuir, je viens d'entendre quelqu'un ! Où est-il ? Non, trop tard, il vient de sauter du toit, l'épée fondant sur moi...

[L'auteur a été déconnecté par timeout]

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Jeux : 
Assassin's Creed : Revelations
Plateformes : 
PlayStation 3
Sociétés : 
Ubisoft Montréal
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NdA : ceci est un article initialement publié sur mon facebook, mais comptant me débarrasser du réseau bleu incessamment sous peu, je les sauvegarde (et ça fait une première base d'articles à publier :) ). Initialement paru le 20 août 2009. Légèrement modifié pour le remettre au goût du jour...

Il y a de cela quelques jours, pour ne pas dire deux-trois semaines, je me suis enfin décidé à acheter un jeu sur ps3 (vous savez, la console pourrie sur laquelle il n'y a que des bouses qui sortent à l'heure actuelle... Des bouses tellement grosses que personne ne les achète, et que les gens préféraient jouer à des jeux ps2 sur leur ps3, du coup ils ont viré cette possibilité en enlevant ce qu'on appelle la rétro-comptabilité : la ps3 ne lit QUE des jeux ps3 (ou à la limite psx, car ça plus personne n'en a...), histoire de te forcer à acheter des jeux pour pas qu'elle serve de bibelot de 500€...), et ce jeu s'appelle Heavenly Sword.

Je ne vous le conseille pas pour son histoire, c'est une bouse là encore. Ceci dit, le gameplay est assez intéressant (à titre comparatif pour les connaisseurs, ça ressemble légèrement à du God of War). Ceci dit, l'idée n'était pas de faire une histoire intéressante, mais un jeu beau et facile. En fait, les développeurs voulaient tout simplement faire un film interactif. Sur ce point-là donc, c'est réussi.

Le jeu est vraiment sublime, on voit vraiment un film (d'animation ceci dit, faut pas déconner) de kung-fu. On bourrine deux touches, à la limite un joystick de temps en temps histoire de faire bouger la donzelle, et on admire les épées qui bougent dans tous les sens, les sauts de la bonnasse de service, les ennemis qui volent.. Bref, c'est assez marrant, surtout que la durée de vie est assez courte donc on a pas vraiment le temps d'être saoulé.

Il s'agit aussi du premier jeu ps3 que je vois qui permet de mettre en branle la capacité sensorielle de la manette de cette console : on peut y faire du "télé guidage", en somme il faut bien tenir la manette droite pour que [la flèche/le rocher tiré à la catapulte/le missile du bazooka] parte droit, et après il faut incliner la manette dans un sens ou l'autre pour le guider, ajouté à des effets d'inertie assez réalistes (le rocher d'une tonne ne sera pas aussi facile à faire monter qu'une flèche...), et on obtient donc des moments de jeu assez difficile au début mais pourtant jouissif lorsqu'on maîtrise bien la chose.

Vous allez me demander quel est le rapport avec le titre de cet article. J'y viens : c'est aussi le premier jeu que je vois à avoir des personnages réalistes que nous pourrions (à peu près, hormis les particularités physiologiques de certain(e)s...) rencontrer dans la vie de tous les jours. Le méchant n'est pas vraiment un méchant, ceci dit il reste sadique, il a des mots très durs envers son fils qui est un monstre (une montagne de graisse de 3m, bien sûr limité intellectuellement, à croire que chez l'homo sapiens sapiens, plus on est gros, plus on est bête, jamais compris ce rapport graisse/bêtise... Pour avoir une idée de la bête, vous avez deux trois photo jointes avec l'article), il le traite de raté avec une telle véhémence (j'ai bien sûr choisi de mettre les dialogues en version anglaise, version originale de ce jeu, dont les personnages ont été créés psychologiquement par Andy Serkis, alias Gollum/Capricorne/autre méchant psychotique) et le rabaisse constamment, lui ordonnant de ne pas l'appeler "Papa" sous prétexte qu'il est le fruit de ses erreurs passées, bref des paroles assez dures.

C'est en ça que j'en viens à me demander : qu'est-ce qui fait que, chez des personnages de roman ou de film ou encore de jeu vidéo, on a plus tendance à s'attacher que lorsque l'on voit ça en vrai ? Si je tombais sur ça dans la réalité, non seulement je serai horrifié de voir une abomination pareille exister, mais en plus je serai atterré et énervé par sa capacité mentale réduite. Je suis relativement intolérant, c'est triste, mais c'est ainsi : j'ai beaucoup de mal à rester patient face à des déficients mentaux... Et ce n'est pas leur faute, j'en suis conscient, et je m'en veux d'être comme ça, mais je n'y arrive juste pas. Non pas que ça me fasse peur, c'est juste que je n'aime pas me répéter, et ce genre de personnes ont tendance à avoir la compréhension difficile. Tout ça pour en revenir à Blatt, notre gros monstre de Heavenly Sword (oui oui, il s'appelle ainsi en rapport avec sa grosse armure extérieure qui fait penser à un cafard... Charmant, n'est-il pas ? :) )

Au moment susnommé où le papa s'en prend à son fiston, on vient de l'amocher méchamment (il avait pas besoin de ça :o ) avec notre héroïne aux jambes de gazelle... Le combat est donc entrecoupé de deux scènes : la première est sans grand intérêt, et la seconde montre la limite intellectuelle du rejeton : il se met à pleurnicher (chose que je déteste aussi, bien que j'aime le faire :D ) alors que son père lui intime de tuer la bonnasse, car selon le monstre : "elle me fait mal, elle me cogne", je ne saurais le répéter exactement. Après un ultime lattage dans les règles de l'art, le papounet traite son fils de raté et lui balance un gobelet à la figure, et là l'enfant pleure. Je ne sais pas si c'est de voir la cruauté sur un être limité ou quoi, mais ça a été sans doute un de mes moments d'émotion vidéo-ludique les plus intenses depuis... J'ai pas d'autres exemples que depuis le moment triste de FF7, mais c'est parce que je viens d'y rejouer donc ça doit jouer, d'autant qu'à l'époque j'avais un comportement de midinette.

Ce monstre est bien plus attachant que la plupart des personnages que j'ai connu et pourtant il est vraiment repoussant et hideux, il est bête, il est tout le contraire de tous ces héros japonais toujours bien mis, et en plus c'est un méchant. Pour la petite histoire ([SPOIL], car je suis sûr que peu d'entre vous ont l'intention d'y jouer), finalement Blatt vivra heureux car il pourra s'occuper de son aveugle de père, blessé aux yeux suite au combat final (et l'héroïne mourra, c'est un monde ça quand même, le méchant reste et l'héroïne meurt ! :o) et presque repentant car au moment d'être recueilli par Blatt, le papa s'exprimera "mon fils...", signifiant quelque part qu'il le reconnaît enfin en tant que tel. [FIN DU SPOIL]

Il existe d'autres exemples où je trouve le personnage gros, stupide et laid plus attachant que les super héros : dans Pratchett, le tome du Père Porcher (adapté en télé-film d'ailleurs, excellent autant en livre qu'en audiovisuel, je vous conseille fortement), ici aussi un méchant enrôlé de force dans la troupe de brigand de son frère est un personnage très attachant...

Je ne comprends pas pourquoi, de la réalité à la fiction, ma façon de penser change autant. La psychologie est parfois étrange.

Voir aussi

Jeux : 
Heavenly Sword
Plateformes : 
PlayStation 3
Sociétés : 
Ninja Theory
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