RedWark's corner

Par Redwark Blog créé le 01/08/10 Mis à jour le 01/11/10 à 11h49

Je profite de cet espace pour donner mes impressions sur toutes les petites choses qui retiennent mon attention... Bouquins, livres, et surtout jeux sont au programme !

Ajouter aux favoris

Catégorie : Lu

Signaler
Lu (Littérature)

La vie devant soi, écrit par Romain Gary (sous le pseudonyme de Émile Ajar, ce qui lui a permis d'obtenir 2 fois le prix Goncourt, ce qui est normalement impossible) en 1975, est un roman parlant de la relation entre un enfant arabe et sa mère-nourrice juive.

Ce livre a un style très déstabilisant au départ puisqu'il est écrit par Momo, l'enfant qui raconte son histoire, et que celui-ci a de sérieux problèmes de vocabulaire et de dyslexie. Néanmois, la situation atypique et tragique attache tout de suite, grâce à la façon candide de raconter la situation terrible de Momo.

Ce livre est très abordable et agréable, malgré son synopsis malgré tout grave et terriblement réaliste. Les thèmes abordés (opposition religion juive/musulmane, le sort des péripathéticiennes qui se "défendent", la sénilité et son impact sur les proches)  pousse le lecteur à se poser des questions sur des thèmes finalement de première actualité, malgré le quart de siècle de l'oeuvre ! Bref, je recommande, entre 2 sessions de jeu !

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
Lu (Littérature)

Le Conte du Graal est l'un des premiers romans écrit en langue romane (pas besoin de faire un dessin pour l'étymologie du mot roman). Cette langue est en fait une forme de latin parlée, et donc se situe quelque part entre le latin et notre bon vieux français. En vrai lire cette oeuvre en VO relève de l'historien...

Alors pourquoi lire un tel bouquin qui accuse quand même un âge de plus de 800 ans ? Depuis longtemps je suis fasciné par ces bons vieux RPG mâtinés d'aventures, de magie, de dragons, et donc je m'interroge sur les origines de l'heroic fantasy... Comment ça a été inventé, pourquoi, etc... Après avoir lu ce livre j'ai pas bien avancé sur ces questions, mais j'ai quand même trouvé ça intéressant. Voyons voir pourquoi.

Ce roman conte donc les aventures de Perceval le Gallois, et de Gauvain, neveu de ce cher roi Arthur, dans une deuxième partie. Le style du texte dépayse tout de suite et a beaucoup vieilli, et les traducteurs ont fait en sorte de conserver le "charme" rétro de l'oeuvre. La lecture n'est donc pas toujours des plus simples à suivre, ils aimaient en effet les phrases très élaborées à l'époque, avec le verbe et le sujet un peu n'importe comment. Mais heureusement le scénario est quand même assez captivant, bien que d'un classicisme au-dessus de tout (et oui, vu Chrétien de Troyes est dans les premiers à écrire des histoires dans le style, il va donc pas se prendre la tête à faire dans l'original, il laisse cette peine à ses successeurs). En fait en tant que tel, je ne recommanderais pas vraiment la lecture de ce roman, cependant la réflexion qu'on peut avoir dessus est malgré tout intéressante.

Des chevaliers errants dans DQIVD'après le commentaire du livre (assez indispensable si on veut que la lecture soit enrichissante), une des créations de l'auteur est le principe du chevalier errant, qui va chercher aventure un peu au hasard de la route. Et forcément, on est dans un roman, alors il en arrive tout plein des choses, et pour les 2 protagonistes. C'est très souvent des jeunes filles en détresse, qui permette à l'auteur de disserter sur son deuxième sujet favori : l'amour courtois (lire platonique et chaste ou presque). Et celles-ci sont en détresse parce qu'à un moment il y a un méchant quelque part, et ainsi une autre partie du récit fait la part belle à la lutte du Bien contre le Mal. Finalement on a un dernier thème de l'ouvrage qui l'importance de la piété (comme ferveur religieuse, c' était en effet à fond dans le vent de l'époque).

 

Et là, on voit que 3 des thèmes abordés (le chevalier errant, l'amour courtois, et le Bien contre le Mal) sur 4 par cette antiquité de bouquin est repris sans arrêt sur les jeux de rôle en particulier qui nous ont envahi dans les années 90 sur SNES en particulier. Je pense aux premiers FF, à Dragon Quest, et à beaucoup d'autres... Ca laisse assez rêveur de voir qu'au Moyen-Âge les gens tripaient sur les mêmes choses que moi à 10 ans sur SNES.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Lu (Littérature)

L'Ange de la Nuit est un cycle d'Heroic-Fantasy chaudement recommandé par Rahan. Reconnaissant mes goûts dans ce que le gourou de Gameblog aime, j'ai décidé de m'attaquer aux morceaux.

Loin d'être un fana du genre (j'avais même été très déçu par mes  premières expériences en la matière, quand même rattrapée par la plaisante lecture de quelques classiques. Ici, c'est encore une approche totalement différente que nous propose Brent Weeks, l'illustre auteur de ces ouvrages. Sans que ce soit de la Dark Fantasy (j'ai jamais eu peur :p), j'ai été interpellé dès les premiers chapitres du premier tome, tant les sujets abordés sont durs et matures. On est ici à des lieux du jeune homme au coeur pur qui doit quitter son village pour sauver le monde.

 

Côté scénario, on retrouve malgré tout des classiques : conquête par des tribus brutales et sanguinaires, intrigues au plus haut sommet de l'état, etc... Mais c'est finalement ce qu'il faut pour retenir l'intérêt. Enfin le mien du moins. Cet intérêt n'est également jamais mis à défaut par l'écriture fluide et le rythme de l'histoire, bien servi par une succession de chapitres relativement courts. Le travail des traducteurs est également assez bon à mon sens, et ne se fait pas ressentir (c'est ingrat traducteur, le travail est bon si on n'y fait pas attention).

Au final, la vraie originalité de l'histoire, plus que ses aspects crus, est le passage en revue de tous les sentiments humains. Les approches manichéennes traditionnellement offertes par cette littérature sont ici bien mises à mal, et l'auteur, loin de s'en détourner, les suit et montrent leur échec. Il en ressort des personnages tout en nuances, d'une grande richesse.

On a aussi quelques scènes et créatures tout à fait épique, qui ravissent l'imaginaire à lors de la lecture. Bref ces oeuvres sont pour le moment de grandes réussites selon moi, du grand plaisir avant tout.

Sur les deux premiers épisodes, j'ai pour le moment un avis à peu près similaire, et ils sont pour moi d'une qualité égale, qui est très haute donc, même si quelques petites baisses de rythme subsistent. J'ai vraiment hâte de me lire le dernier épisode.  

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Lu (Littérature)

CeSi c'est un homme cover livre écrit par Primo Levi en 1945-1947 et publié en 1958 est un classique que mon parcours d'écolier m'a fait éviter, je me suis donc rattrapé sur le tard...

 

Pour faire court, l'histoire du livre retrace la vie réelle -et non romancée- d'un jeune juif dans les camps de concentration d'Auschwitz entre 1944 et 1945.

Toujours est-il que j'ai le même âge que l'auteur au moment où il raconte son histoire... Ce détail a au final beaucoup compté dans ma lecture de l'histoire. Les questions que l'on se pose sont nombreuses lors de la lecture. La barbarie, l'hyper violence et la proximité quotidienne de la mort exposées tout au long du livre m'ont laissé dubitatif. Tous ces concepts sont pour moi vraiment lointains et abstraits. De nombreux concepts vraiment intéressants sont présentés dans l'ouvrage, et notamment comment le fait de perdre toute possession touche le moral au plus haut point. Cela est même à la base du processus qui mène à la déshumanisation complète de l'individu...

 

Ce livre m'a clairement dérangé par de nombreux aspects, mais sa lecture est vraiment très instructive, et j'espère que la popularité de cet ouvrage auprès des classes de collèges et lycée restera importante, car les débats que cet écrit amène par ses constats devraient poser les règles de bases d'une vie en société saine et pérenne.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Archives

Catégories

Favoris