RedWark's corner

Par Redwark Blog créé le 01/08/10 Mis à jour le 01/11/10 à 11h49

Je profite de cet espace pour donner mes impressions sur toutes les petites choses qui retiennent mon attention... Bouquins, livres, et surtout jeux sont au programme !

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Vu (Cinéma)

Moi, moche et méchant nous propose une nouvelle lecture du thème du vieux grincheux qui finit par se laisser attendrir, comme ce qui a été fait récemment par le film de Pixar Là-Haut.

Cette fois-ci, notre irascible héros est Gru, qui se sent floué dans son statut de plus grand méchant du monde lorsque la pyramide de Gizeh est volée ! Son nouveau concurrent, le jeune Vector (qui ressemble comme 2 gouttes deux à Bill Gates) va lui donner du fil à retordre pour retrouver sa place de plus grand méchant ever. Trois orphelines vont aider Gru malgré elles dans son duel, et devient pour la circonstance leur père d'adoption.

Côté technique, là encore, on retrouve le style cartoon si cher à Pixar. Les personnages sont ronds avec de grands yeux ronds, et les couleurs chatoient  à tout moment. Mention spéciale pour l'ambiance de la banque du Mal (ex Lehmann ^^). La 3D est globalement bien exploitée tout au long du film, immersive sans virer à la démo technique.

Donc qu'est-ce qui fait sortir ce film du lot ? Qu'est-ce qui fait qu'il y aura un 2 ? Indéniablement les minions. Ces petites créatures, mix entre les extra-terrestres de Pizza Planet de Toy Story et les Lapins Crétins ont un QI proche de la température anale. Ultra-expressifs, ils parlent un simlish avec des voix délicieusement nasillardes. Et ils sont toute une légion, tous pleins de bonne volonté pour aider Gru dans ses ambitieux projets. J'ai honte de dire que je me suis marré à peu près à chaque fois qu'ils apparaissent à l'écran, mais les scènes où ils apparaissent en foule regorgent de détails que je me ferrais un plaisir de décortiquer en DVD.

Globalement, je dirais donc que Moi, moche et méchant est vraiment un bon film d'animation, très heureusement servi dans sa drôlerie par une centaine de petits hommes verts. A consommer à volonté !

Un petit aperçu du degré d'intelligence des minions...

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Vu (Cinéma)

Piranha 3D est le troisième film hollywoodien d'Alexandre Aja et certainement l'un de ceux qu'il a eu le plus de plaisir à faire. 

Le scénario pourrait tenir sur un post-it. Springbreak + Piranhas = des demoiselles peu vétues et du sang ! À noter que je suis comme d'autres vraiment surpris du classement +12 de ce film, que j'aurais à l'aise classé +16 personnellement.

On a donc l'histoire d'un Springbreak qui tourne mal à cause de Piranhas de la préhistoire qui ont décidé de se rappeller au bon souvenir de Lake Victoria. Le début du film fait très peur, car les clichés pleuvent, et ainsi on a le jeune éphèbe plutôt belle gueule qui est quand même la risée de sa bande de potes, même si la fille vraiment jolie de la bande reconnait un certain charme à notre héros... De plus les premiers acteurs que l'on voit sont tous très lisses, et on se dit qu'on va voir un film d'un classicisme éhonté, la 3D en plus.

Mais heureusement, tout ça part assez rapidement en sucette, et voilà notre héros parti sur le bateau d'un producteur de Girls Gone Wild (campé par un Jerry O'Connel débarqué de Sliders, complètement allumé et du coup excellent) qui a décidé de faire un petit tournage olé olé sur le lac, le Doc de Retour vers le Futur qui reprend exactement le même personnage que pour la cultissime trilogie, à ceci près que c'est maintenant un expert en poissons, et enfin rapidement des scènes assez hardgores.

Tout ceci avant d'arriver à la scène marquante du film, à savoir celles où les Piranhas ne font plus dans le détail et attaquent directement nos amis les étudiants délurés américains. On ne peut pas renier un aspect jouissif pour nous Français qui pour la plupart n'ont pas connu les joies du Springbreak à voir tout ces paragons de beauté se faire charcuter dans tous les sens, et je crois que c'est aussi une petite revanche personnelle de ce coquin d'Alexandre.

Piranha 3D est un film qui ne vaut pas par sa 3D, comme son nom ne l'indique pas, mais plutôt par son aspect délicieusement satirique et ironique. Attention par contre, une lecture au 1er degré de ce film peut vous dégoûter à tout jamais de la baignade, et de beaucoup d'autres choses en fait...

 

 

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Lu (Littérature)

La vie devant soi, écrit par Romain Gary (sous le pseudonyme de Émile Ajar, ce qui lui a permis d'obtenir 2 fois le prix Goncourt, ce qui est normalement impossible) en 1975, est un roman parlant de la relation entre un enfant arabe et sa mère-nourrice juive.

Ce livre a un style très déstabilisant au départ puisqu'il est écrit par Momo, l'enfant qui raconte son histoire, et que celui-ci a de sérieux problèmes de vocabulaire et de dyslexie. Néanmois, la situation atypique et tragique attache tout de suite, grâce à la façon candide de raconter la situation terrible de Momo.

Ce livre est très abordable et agréable, malgré son synopsis malgré tout grave et terriblement réaliste. Les thèmes abordés (opposition religion juive/musulmane, le sort des péripathéticiennes qui se "défendent", la sénilité et son impact sur les proches)  pousse le lecteur à se poser des questions sur des thèmes finalement de première actualité, malgré le quart de siècle de l'oeuvre ! Bref, je recommande, entre 2 sessions de jeu !

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Vu (Cinéma)

 

J'étais pour voir un film d'auteur tout ce qu'il y a de plus élitiste, quand je me suis rendu compte que Toy Story 3 était acclamé comme le meilleur film de tous les temps (bon ok, il est numéro 2 seulement, mais regardez bien des films qui mettent d'accord la critique et les basses gens comme vous et moi à ce point là, y'en a très peu !).

J'ai donc décidé de mettre mon besoin de testostérone au placard et chaussé ma candeur d'enfant pour voir Woody et ses amis en plastique toucher l'infini et l'au-delà.

Première bonne surprise, j'avais oublié le court-métrage bonus des films Pixar. Celui auquel on a droit cette fois est bien sympa, l'idée ultra-originale et le concept bien mené. La morale de l'histoire est par contre assez grossièrement amenée, mais on a tout de suite une idée du ton décalé et drôle auquel on va avoir droit pour la suite.

Au niveau de la réalisation, je n'ai pas un oeil d'expert, mais je trouve ça juste parfait. Le look cartoon (on est dans un dessin animé, donc ce choix est totalement justifié) est propre et de bon goût. Les couleurs chatoient de partout, c'est un régal pour les mirettes. 

En ce qui concerne le scénario, on reste sur du terrain connu. On remarquera que les humains sont quand même de plus en plus c*ns d'épisode en épisode, parce que là les jouets se déplacent en permanence et personne ne remarque rien. Mais ce sacrifice de la crédibilité permet de créer un scénario ultra-rythmé avec des revirements en permanence, des situations où les auteurs se lâchent complètement, et on les en remercie ! Il y a effectivement 2-3 passages qui sont vraiment très drôles. 

Finalement, on se rend compte que sous couvert de film d'animation pour la jeunesse, Pixar réalise en fait des oeuvres qui parlent facilement à tout le monde, de manière très originale en plus. Après Up que j'avais adoré, vraiment, chapeau les artistes !

 

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Vu (Cinéma)

Petite vidéo qui doit être bien connue déjà vue où je l'ai trouvée mais elle gagnera à l'être plus encore. Le principe de base est de raconter la vie d'une personne en 8-bits. Les références sont assez drôles et il se passe suffisamment de choses pour capter l'attention jusqu'au bout.

J'ai pas tout aimé, et la morale est finalement discutable, mais la démarche est intéressante...

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Lu (Littérature)

Le Conte du Graal est l'un des premiers romans écrit en langue romane (pas besoin de faire un dessin pour l'étymologie du mot roman). Cette langue est en fait une forme de latin parlée, et donc se situe quelque part entre le latin et notre bon vieux français. En vrai lire cette oeuvre en VO relève de l'historien...

Alors pourquoi lire un tel bouquin qui accuse quand même un âge de plus de 800 ans ? Depuis longtemps je suis fasciné par ces bons vieux RPG mâtinés d'aventures, de magie, de dragons, et donc je m'interroge sur les origines de l'heroic fantasy... Comment ça a été inventé, pourquoi, etc... Après avoir lu ce livre j'ai pas bien avancé sur ces questions, mais j'ai quand même trouvé ça intéressant. Voyons voir pourquoi.

Ce roman conte donc les aventures de Perceval le Gallois, et de Gauvain, neveu de ce cher roi Arthur, dans une deuxième partie. Le style du texte dépayse tout de suite et a beaucoup vieilli, et les traducteurs ont fait en sorte de conserver le "charme" rétro de l'oeuvre. La lecture n'est donc pas toujours des plus simples à suivre, ils aimaient en effet les phrases très élaborées à l'époque, avec le verbe et le sujet un peu n'importe comment. Mais heureusement le scénario est quand même assez captivant, bien que d'un classicisme au-dessus de tout (et oui, vu Chrétien de Troyes est dans les premiers à écrire des histoires dans le style, il va donc pas se prendre la tête à faire dans l'original, il laisse cette peine à ses successeurs). En fait en tant que tel, je ne recommanderais pas vraiment la lecture de ce roman, cependant la réflexion qu'on peut avoir dessus est malgré tout intéressante.

Des chevaliers errants dans DQIVD'après le commentaire du livre (assez indispensable si on veut que la lecture soit enrichissante), une des créations de l'auteur est le principe du chevalier errant, qui va chercher aventure un peu au hasard de la route. Et forcément, on est dans un roman, alors il en arrive tout plein des choses, et pour les 2 protagonistes. C'est très souvent des jeunes filles en détresse, qui permette à l'auteur de disserter sur son deuxième sujet favori : l'amour courtois (lire platonique et chaste ou presque). Et celles-ci sont en détresse parce qu'à un moment il y a un méchant quelque part, et ainsi une autre partie du récit fait la part belle à la lutte du Bien contre le Mal. Finalement on a un dernier thème de l'ouvrage qui l'importance de la piété (comme ferveur religieuse, c' était en effet à fond dans le vent de l'époque).

 

Et là, on voit que 3 des thèmes abordés (le chevalier errant, l'amour courtois, et le Bien contre le Mal) sur 4 par cette antiquité de bouquin est repris sans arrêt sur les jeux de rôle en particulier qui nous ont envahi dans les années 90 sur SNES en particulier. Je pense aux premiers FF, à Dragon Quest, et à beaucoup d'autres... Ca laisse assez rêveur de voir qu'au Moyen-Âge les gens tripaient sur les mêmes choses que moi à 10 ans sur SNES.

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Lu (Littérature)

L'Ange de la Nuit est un cycle d'Heroic-Fantasy chaudement recommandé par Rahan. Reconnaissant mes goûts dans ce que le gourou de Gameblog aime, j'ai décidé de m'attaquer aux morceaux.

Loin d'être un fana du genre (j'avais même été très déçu par mes  premières expériences en la matière, quand même rattrapée par la plaisante lecture de quelques classiques. Ici, c'est encore une approche totalement différente que nous propose Brent Weeks, l'illustre auteur de ces ouvrages. Sans que ce soit de la Dark Fantasy (j'ai jamais eu peur :p), j'ai été interpellé dès les premiers chapitres du premier tome, tant les sujets abordés sont durs et matures. On est ici à des lieux du jeune homme au coeur pur qui doit quitter son village pour sauver le monde.

 

Côté scénario, on retrouve malgré tout des classiques : conquête par des tribus brutales et sanguinaires, intrigues au plus haut sommet de l'état, etc... Mais c'est finalement ce qu'il faut pour retenir l'intérêt. Enfin le mien du moins. Cet intérêt n'est également jamais mis à défaut par l'écriture fluide et le rythme de l'histoire, bien servi par une succession de chapitres relativement courts. Le travail des traducteurs est également assez bon à mon sens, et ne se fait pas ressentir (c'est ingrat traducteur, le travail est bon si on n'y fait pas attention).

Au final, la vraie originalité de l'histoire, plus que ses aspects crus, est le passage en revue de tous les sentiments humains. Les approches manichéennes traditionnellement offertes par cette littérature sont ici bien mises à mal, et l'auteur, loin de s'en détourner, les suit et montrent leur échec. Il en ressort des personnages tout en nuances, d'une grande richesse.

On a aussi quelques scènes et créatures tout à fait épique, qui ravissent l'imaginaire à lors de la lecture. Bref ces oeuvres sont pour le moment de grandes réussites selon moi, du grand plaisir avant tout.

Sur les deux premiers épisodes, j'ai pour le moment un avis à peu près similaire, et ils sont pour moi d'une qualité égale, qui est très haute donc, même si quelques petites baisses de rythme subsistent. J'ai vraiment hâte de me lire le dernier épisode.  

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Vu (Cinéma)

inception afficheFilm de Christopher Nolan de 2010 avec Léonardo Di Caprio dans le rôle titre. Apparaissent également à l'écran Ellen Page, Marion Cotillard. 

Ce film a été pour moi un grand moment de plaisir, un trip intense. Le genre thriller n'aura jamais porté aussi bien son nom. Le scénario, effectivement l'un des plus ambitieux que j'ai vu depuis Matrix, est servi par un grand casting, une grande réalisation et une mise en scène ultra-contrôlée, qui rend le tout non seulement crédible, mais en plus incroyablement agréable à suivre. Même la musique est à mon sens une grande réussite, elle ne se fait remarquer, mais monte en puissance pour exploser à la fin, et imposer une vérité claire : "des films de ce calibre-là, vous en verrez pas tous les jours !"

Même la scène de fin est réussie, bien que celle-ci ait tiré dans mon cas des clameurs sarcastisques du public. Je considère pour ma part que ça faisait vraiment partie du jeu et que cette pirouette est finalement bien méritée ! 

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Lu (Littérature)

CeSi c'est un homme cover livre écrit par Primo Levi en 1945-1947 et publié en 1958 est un classique que mon parcours d'écolier m'a fait éviter, je me suis donc rattrapé sur le tard...

 

Pour faire court, l'histoire du livre retrace la vie réelle -et non romancée- d'un jeune juif dans les camps de concentration d'Auschwitz entre 1944 et 1945.

Toujours est-il que j'ai le même âge que l'auteur au moment où il raconte son histoire... Ce détail a au final beaucoup compté dans ma lecture de l'histoire. Les questions que l'on se pose sont nombreuses lors de la lecture. La barbarie, l'hyper violence et la proximité quotidienne de la mort exposées tout au long du livre m'ont laissé dubitatif. Tous ces concepts sont pour moi vraiment lointains et abstraits. De nombreux concepts vraiment intéressants sont présentés dans l'ouvrage, et notamment comment le fait de perdre toute possession touche le moral au plus haut point. Cela est même à la base du processus qui mène à la déshumanisation complète de l'individu...

 

Ce livre m'a clairement dérangé par de nombreux aspects, mais sa lecture est vraiment très instructive, et j'espère que la popularité de cet ouvrage auprès des classes de collèges et lycée restera importante, car les débats que cet écrit amène par ses constats devraient poser les règles de bases d'une vie en société saine et pérenne.

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