Le Blog de Rasrey

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Par Rasrey Blog créé le 19/06/12 Mis à jour le 28/09/14 à 16h11

Ce blog n'a pas encore de but bien précis ! J'écrirai ce qui me passe par la tête, et lorsqu'enfin j'aurai une ligne directrice, ce petit texte de présentation aura une utilité.

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Catégorie : Expériences vidéoludiques

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Expériences vidéoludiques (Jeu vidéo)

Qu'il est loin le temps où, pour savoir si un jeu nous plaisait ou pas, il fallait y jouer...

En effet, avec Internet et le déluge de sites spécialisés dans le jeu vidéo, nous avons accès à pléthore d'analyses, reviews, tests, walkthroughs, et autres joyeusetés de cet acabit, pour une myriade de jeux. Et en particulier les derniers, bien évidemment.

Seulement voilà, si vous voulez mon avis, on a trop souvent tendance à oublier que les tests sont écrits par une personne. Une seule. Qui, même si elle s'efforce de rester objective dans sa vision des choses, peaufine malgré tout ses critiques d'aperçus subjectifs sur le jeu qu'elle vient (je l'espère) de terminer. On a beau essayer de prendre le plus de recul possible et écrire fait avéré sur fait avéré, chaque jeu va nous donner un ressenti particulier. Et si nous sommes amenés à écrire un test sur ce jeu, ce ressenti va forcément transparaître, parfois de façon insoupçonnée (choix des mots, tournures de phrases...).

Bref, c'est facile de dire ça, mais avec le prix des jeux, on voudrait bien pouvoir se fier entièrement aux tests. Parce que payer un jeu au prix fort en espérant qu'il nous plaise, c'est définitivement passé de mode. Pas plus mal. Du coup, pour essayer d'anticiper le ressenti que l'on aura sur un jeu, on jette un oeil à ce qu'en ont pensé d'autres personnes... Tout en sachant qu'il y aura toujours "la" majorité de personnes avec un avis particulier, et les petits groupuscules qui ont leur opinion bien à eux. Si vous connaissez un jeu qui a divisé les joueurs en deux parties égales, ceux qui aiment et ceux qui n'aiment pas, il faut me dire son nom. J'ai toujours l'impression que l'une ou l'autre partie possède un effectif écrasant vis-à-vis de l'autre. M'enfin. Tout naturellement, quand nous nous informons sur un jeu, nous prenons surtout en compte l'avis de la majorité. Tout simplement parce que statistiquement, on a pas mal de chances de se retrouver parmi ces gugus. Sauf que c'est loin d'être garanti à chaque fois. En effet, il y a des jeux pour lesquels il ne fait AUCUN doute qu'on ne prendra pas notre pied. Mais pour d'autres, avouez que c'est quand même plus mesuré. Qui n'a pas hésité avant de prendre un jeu parce qu'il n'était pas sûr qu'il lui plairait véritablement ? Personne. Qui n'a alors pas préféré se fier à l'avis de la majorité pour se faire une fausse bonne idée du jeu ? Presque personne !

Admettons que la majorité des personnes qui ont joué au jeu qui vous intéresse n'ont PAS aimé le jeu. Et admettons que, consciemment ou non, vous décidez de vous fier à l'opinion qu'ils ont du jeu (vous la gardez en tête, tout du moins). Il peut alors se passer quelque chose d'assez horrible... Quoi donc, me demandez-vous ? Eh bien, ceci : Vous n'allez pas aimer le jeu.

Le truc, c'est que ça ne veut pas forcément dire que vous aviez raison de vous fier à l'avis de la majorité. Parfois, c'est justement parce que vous connaissiez l'avis de la majorité que vous n'appréciez pas pleinement un jeu. Quand on a passé 2 jours à lire critique négative sur critique négative, c'est dur de les oublier une fois devant le jeu en question. On est curieux de savoir si tout ça est avéré. Curieux de savoir si le jeu va nous plaire malgré tout. Mais je suis intimement persuadé que nous trouvons alors négative une facette du jeu que nous n'aurions absolument pas trouvé gênante si nous n'avions lu aucune critique auparavant.

Il y a bien un jeu auquel vous avez jouer sans vous intéresser au préalable à l'avis de la populace, n'est-ce pas ? Pensez-y. Que vous l'ayez aimé ou non n'a pas d'importance pour le moment. Ensuite, longtemps après ou non, il se peut que vous ayiez enfin regardé ce que racontent les gens sur ce même jeu. "Gestion de caméra désastreuse !", "Graphismes très datés !", "Gameplay rébarbatif et ennuyeux à souhait !", "Scénario banal et très convenu !". Ben oui, parfois, on se rend compte que l'avis de la majorité ne correspond paaaaaaaaas du tout au notre. Tous ces abrutis trouvent horrible un côté du jeu que nous trouvons très bien, voir génial. Très souvent, il s'agit du scénario. Parce que la notion de clichés n'est pas la même pour tout le monde, certaines choses qui sont clichés pour nous ne le sont peut-être pas encore pour d'autres, tout dépend de l'âge et/ou de l'expérience dans le domaine du divertissement. Du coup, pour un même jeu, la plupart vont trouver que c'est une histoire chiante à souhait, tandis que pour d'autre, elle sera rythmée, haletante, accrocheuse et tout ce qui s'en suit. Et si ça ne dépend pas des clichés, ça dépend d'autres choses.

Je connais pas mal de personnes qui ont haï Final Fantasy XIII avant même d'y avoir joué. Pourquoi ? Ben parce que les gens le haïssaient sur le net, quelle question... Le plus étrange c'est que ces mêmes personnes ont quand même joué à Final Fantasy XIII, comme pour confirmer qu'effectivement, ils trouvent que c'est de la daube. C'est bien beau, mais, appelez-moi naïf si vous le voulez, je suis sûr que le constat n'aurait pas été le même si ces personnes n'avaient rien vu/lu sur Final Fantasy XIII avant d'y jouer. Quand une telle haine médiatique se déverse sur un jeu à peine sorti, ça contamine des gens. Des gens qui trouvent amusant de s'y fier, des gens trop influençables, mais bien trop peu de gens qui n'ont réellement pas aimé le jeu. Parce que, même si je l'ai aimé, je sais qu'on peut ne pas l'aimer. J'accepte aussi qu'il y ait davantage de gens qui n'aient pas aimé. Je m'en moque, en fait. Mais voir que tant de gens détestent ce jeu par convenance, pour suivre le plus gros groupe, ça me sidère. Bien souvent, pour justifier leur opinion pré-fabriquée sur le jeu, ils lui inventent même des défauts. C'est comme ça qu'on se retrouve avec une section "avis de la communauté" vacillante et très peu fiable. Y'a également des gens qui décident de ne pas aimer un jeu parce que la plupart des tests des sites spécialisés l'incendient (si la plupart le font, c'est qu'ils doivent certainement avoir raison... Ben non). D'autres décident de ne pas aimer un jeu pour la raison inverse : pratiquement tous les tests le glorifient. Et là, parce que c'est amusant de nager à contre-courant, les gars décident de dire que non, en fait, c'est un jeu moisi. Et que tous les testeurs ont été soudoyés par les développeurs, parce que de toute façon y'a des complots partout. Parce que de toute façon, les développeurs couchent avec les testeurs pour avoir des meilleurs notes. Donc voilà. Bon, ils font ce qu'ils veulent, mais c'est quand même dingue de se permettre de descendre un jeu auquel on a pas joué. Même un jeu qui, au vu de ses vidéos, met tout le monde d'accord sur le fait qu'il est mal foutu, ne devrait pas recevoir de critiques de la part de gens qui n'y ont pas joué. Lire des tests et regarder des vidéos, ce n'est pas comme jouer. Le ressenti est différent. Ça n'a aucune valeur et ça ne permet pas d'avoir un avis concret sur le jeu, qui, comme son nom l'indique, nécessite d'être joué.

En amont de tout cela, parlons d'une chose un peu amusante. Vous est-il déjà arrivé de jouer à un jeu, de l'adorer, et de vous rendre compte après coup que tous les sites spécialisés l'ont détesté, haï et jeté aux enfers ? Avez-vous un "jeu lamentable préféré" ? (Je dis "après coup", ça peut très bien être avant, mais disons que c'est moins fréquent, comme l'avis de la masse influence très souvent la tolérance qu'on aura vis-à-vis du jeu)

Moi oui. Phantasy Star Universe sur PS2. J'étais môme, je cherchais un bon p'tit JRPG comme à mes habitudes. La jaquette de Phantasy Star Universe m'interpelle, clamant haut et fort son appartenance au genre JRPG. Le prix est raisonnable. Et hop, le plus naturellement du monde, le CD termine dans mon mange-disque le soir même (parce que j'ai pour coutume de toujours commencer un nouveau en soirée, c'est une question d'ambiance).

Et là, j'adore ce que je vis. Je découvre un JRPG original au gameplay très fun et à l'histoire très intéressante, avec des personnages auxquels je m'attache immédiatement. Des graphismes qui ma foi sont plus qu'acceptables car ne gênent pas le moins du monde mon immersion dans ce monde. Je termine le jeu, tout content.

Quelques mois plus tard, je décide par curiosité de voir ce que les gens en pensent. Et là, j'avoue que c'était un petit choc. 8/20, 5/10, 64/100... Phantasy Star Universe est, au mieux, qualifié de JRPG très moyen. Je lis toutes ces critiques négatives, un peu hébété. "Graphismes très en déça des autres jeux du moment", "histoire insipide"... Je me surprends même à penser "Ouais... Peut-être bien. Mais bon...", preuve que je commence malgré moi à être influencé par l'amas de fustigations que je lis sur ce jeu. Phantasy Star Universe est loin d'être l'exemple le plus parlant. Même s'il est toujours étrange de tomber amoureux d'un jeu et de découvrir qu'il n'a pas mérité mieux qu'un 11/20 ou un 2,5/5 auprès de nos confrères spécialistes, il y a des jeux littéralement mauvais qu'on peut avoir adoré, car on y a joué "à blanc" et qu'il nous ont parfaitement convenu sur le moment. Ces jeux sont malheureusement de plus en plus rares, car de nos jours on entend énormément parler d'un jeu avant même sa sortie. 

Et vous, quels sont vos jeux lamentables préférés ?

Note : Pour ceux qui ne l'auraient pas encore saisi, jeu lamentable préféré fait référence à ces jeux très mal notés par la presse mais que vous avez pourtant aimé.

Dans la même optique, on peut également parler de "jeu glorifié détesté", ces jeux adulés que nous n'avons pas du tout aimé. Par exemple, je n'ai pas vraiment apprécié Red Dead Redemption (ne me tuez pas !). Je n'ai pas du tout aimé The Witcher 2. Ben oui, c'est possible. Troublant, je sais. Même pour moi. Comme quoi l'avis de la majorité n'a de valeur pour personne sauf pour ceux qu'elle concerne : ladite majorité.

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Expériences vidéoludiques (Jeu vidéo)

C'est à l'occasion de la sortie du tant attendu (bon, d'accord, peut-être pas tant que ça, mais il aurait dû l'être) septième épisode de la série Ace Attorney que j'ai décidé d'écrire cet article, sorte d'hommage à ces jeux qui ont su se faire une place de choix dans mon petit coeur, et également un genre de remerciements au génial Shu Takami (principal développeur de la série !). J'ose espérer que ce petit papier saura faire sourire de nostalgie les habitués de la série, et intéressera les maudites âmes damnées qui n'ont pas encore joué à ces jeux.

Commençons par les bases ! Alors Ace Attorney, kézako, de quoi ça s'agit, pourquoi ça existe ? Eh bien c'est très simple. C'est l'histoire d'un gentil monsieur qui s'appelle Shu Takumi et qui a décidé, un beau jour de printemps, de développer un jeu où on incarnerait un avocat de la défense... Oh, attendez, revenez ! C'est pas aussi glauque que ça peut en avoir l'air ! Bon, reprenons. S'inspirant du héros de romans Perry Mason, le demi-dieu Shu Takumi et son équipe ont donné naissance à une licence dans laquelle nous incarnons donc un jeune homme au nom atypique : Phoenix Wright.

 

Puisses-tu vivre encore et à jamais, ô apôtre des scénarios palpitants.

 

Le premier épisode de la série, tout simplement nommé Phoenix Wright : Ace Attorney (l'appeler Ace Attorney : Phoenix Wright aurait sans doute été plus judicieux, mais passons), est sorti il y a fort longtemps sur GBA en 2001. Voilà, c'est le seul point sur l'histoire chronologique qui apparaîtra dans cet article, déjà parce que ce n'est pas très captivant, ensuite parce que je n'ai de toute façon découvert le jeu que bien plus tard. Forcément, à 7 ans, je n'avais pas encore de GBA, et encore moins de jeux comme celui-ci... Je me suis donc intéressé à la série il y a 3 ou 4 ans tandis que je recherchais des perles oubliés de l'époque GBA (pendant laquelle j'étais donc trop jeune pour vraiment me rendre compte de ce qui se passait dans le monde vidéoludique). Transgressant à souhait les codes moraux et la loi absolue en tombant dans l'immonde pêché qu'est l'émulation de jeux, je parcourais avec plaisir les meilleurs J-RPG du moment. Final Fantasy comme Zelda, tout y est passé... Jusqu'à ce que je m'intéresse un jour à cette série fort curieuse qui jusque là n'attirait pas vraiment mon attention. Non sans raison, ai-je envie de dire. Un jeu textuel d'avocat de la défense, à fortiori, c'était très peu pour moi. Et je suis certain qu'un nombre non négligeable de personnes ont pensé et pensent toujours la même chose. Néanmoins, le design manga a quand même attisé ma curiosité, et je me suis lancé dans le premier épisode, sans entrain particulier.

Vous devinez ce qui arrive, à peine 30 minutes plus tard : la révélation. Narration monstrueusement sympathique et enquêtes aussi farfelues que passionantes (en gardant heureusement un certain degré de réalisme), voilà ce qui vous attend dans ces jeux. Bon, je ne ferai pas l'erreur de dire que la série Ace Attorney plaira à tout le monde. Ce n'est pas le thème des jeux qui est en cause mais leur type : si les interactions sont (très) loin d'être absentes, il s'agit avant tout de jeux textuels (un genre de visual novels si vous préférez, mais je préfère distinguer). Donc si lire vous rebute, faut pas en espérer grand chose.

 

                            

                     Les procès sont de loin les moments les plus prenants du jeu. Observez à droite le très                            célèbre "OBJECTION !" de la série.

 

Chaque jeu se déroule grosso-modo de la même façon : l'histoire est découpée en plusieurs chapitres, en général quatre ou cinq. Et dans chacun de ces chapitres (tous appelés "Volte-face machin" ou "Machin Turnabout" en anglais), nous devons résoudre une enquête. Remarquez que je préfère dire résoudre une enquête à défendre un client, car s'il s'agira bien d'en défendre un, cela nécessitera le plus souvent d'inculper quelqu'un d'autre à la place (à la manière de Perry Mason, donc), c'est-à-dire de trouver qui a fait le coup. A chaque enquête, on rencontre de nouveaux personnages secondaires, et on visite de nouveaux lieux. Si le plus souvent nous avons affaire à un meurtre, il peut aussi arriver qu'on défende un client accusé de vol ou d'attentat à la bombe, comme ça a été le cas tout récemment.

 

L'affaire de la bombe. 1ère affaire de Dual Destinies, une ouverture en beauté pour un jeu qui se finira en apothéose.

 

Pour chaque enquête (ou presque), il vous est demandé d'aller faire un tour sur les lieux du crime pour mener votre propre investigation et réunir le plus d'indices possibles. Ce n'est qu'après, pendant les procès, que vous aurez à défendre votre client à coup d'arguments pointus pour réfuter les accusations des méchants procureurs. Beaucoup d'enquêtes demandent d'ailleurs pas moins de deux procès pour enfin trouver la vérité. La fin d'une enquête est toujours riche en rebondissements, car même les plus Sherlock Holmesiens d'entre nous ont parfois du mal à deviner qui est le coupable. C'est là l'une des raisons pour laquelle je trouve Shu Takumi absolument fantastique : les enquêtes sont certes inégales en terme d'intérêt mais toutes débordantes d'inventivité et d'idées originales. Chaque opus est une perle tant l'histoire est haletante et savamment racontée. Car si les premières enquêtes de chaque jeu sont en général anecdotiques (je dis bien en général), les dernières sont tellement captivantes qu'il n'est juste pas possible de lâcher le jeu avant de les avoir terminées. C'est notamment dû au fait que sur la fin, certains personnages principaux sont très souvent en lien avec l'enquête. Il se peut même que l'on ait à défendre des amis de Pheonix Wright. C'est de cette manière que l'on découvre leur background, avec des révélations dantesques à chaque fois, et le tout dans une ambiance juste fantastique.

 

L'OST des jeux est toujours une merveille, les musiques des procès notamment sont très célèbres et participent beaucoup à rendre lesdits procès plus vivants et captivants qu'ils ne peuvent déjà l'être.

 

Les dernières enquêtes de chaque jeu AA sont systématiquement nettement supérieures aux précédentes, certes, mais ça ne veut pas dire que celles-ci sont ennuyeuses, loin de là. Surtout que Shu Takumi trouve toujours le moyen de relier chacune des affaires de chaque jeu entre elles, même si de premier abord elles n'ont rien à voir les unes avec les autres. En gros, les deux ou trois premières affaires préparent le terrain (et de bien belle manière) pour un final toujours abasourdissant. Je pense surtout à Ace Attorney : Apollo Justice, qui se trouve être mon épisode préféré (et le moins aimé de la communauté, semble-t-il, j'en pleure encore) grâce à la maestria absolue de sa trame scénaristique. Moi qui me suis adonné aux joies de la création d'un scénario à plusieurs reprises, ayant voulu pendant longtemps devenir scénariste de jeux vidéos, je suis pour ainsi dire (et sans modestie) plus à même de voir les "habiletés" et compétences de Shu Takumi dans sa manière de concevoir ses enquêtes. Car imaginer une histoire, c'est bien, mais la rendre cohérente, c'est une toute autre chose. Et la vivre comme nous la vivons à la fin de Apollo Justice, c'est juste de l'art. Pur, net, frais, et sans bavures. Quand j'y jouais, j'étais écrasé sous le poids du génie de monsieur Takumi. Vous l'aurez compris, chez moi la narration a toujours été LE point fort de ces jeux. Car s'il s'agit réellement de meurtres et d'autres affaires graves, l'ambiance des jeux n'en reste pas moins très agréable grâce à un style narratif très léger et attrayant. L'humour omniprésente (un tantinet naïve, symptomatique du Japon) laisse volontiers et très naturellement la place aux émotions quand le moment est venu, et réciproquement.

 

Apollo Justice ! Rarement un jeu m'aura autant tenu en haleine lors de sa conclusion. J'en ai encore des frissons.

 

Si chaque enquête est une histoire en soi, il y a bel et bien une histoire globale dans Ace Attorney. Par là je veux dire que chaque épisode est la suite de l'autre, tout simplement, et que sans avoir joué aux précédents volets il est parfois difficile de comprendre pleinement l'histoire un épisode, car comme je le disais certaines enquêtent sont focalisées sur les personnages principaux. Parlons d'eux justement. Le nombre de personnages principaux, avec bien sûr Phoenix Wright en tête, grandit à chaque volet, et pour ma part je n'ai jamais été déçu. Si j'ai mes préférences, la totalité des personnages, principaux comme secondaires, sont tout aussi géniaux qu'originaux. Les personnages au premier plan sont bien évidemment les avocats de la défense, les procureurs (c'est toujours un immense plaisir de découvrir le nouveau procureur qui sera en tête d'affiche d'un épisode), les enquêteurs et certains autres comme les amis qu'a ou aura Phoenix Wright au fil de l'aventure.

 

                                                            

     A gauche, le procureur préféré des fans : Miles Edgeworth, ou Benjamin Hunter en français. A droite, le tout récent et d'ors et déjà l'un des favoris lui aussi, Blackquill.

 

Comme ne le laisse absolument pas penser le jeu avec son ambiance bon enfant, la difficulté est à la hauteur. Encore une fois, ça dépend des enquêtes, mais ne vous attendez pas à présenter chaque indice en guise de preuve comme si ça allait de soi. Bon, bien sûr, parfois il n'y a pas le place au doute, on sait comment agir et quoi dire pendant le procès, mais il faut toujours faire travailler ses méninges un minimum pour avancer. Le caractère assez farfelu des enquêtes aidant, il est parfois difficile de faire le lien entre les faits et les preuves (vos indices, en fait). Car bien évidemment, ce cher Phoenix Wright (ou ce cher Apollo Justice, ou cette chère Athena Cykes, ou ce cher Miles Edgeworth, ça dépendra du jeu) est un gros malchanceux : il aura toujours à défendre des clients qui sont à fortiori "impossibles" à sauver du séjour en prison tant les faits jouent contre eux, et c'est tant mieux. On se demande toujours comment on va bien pouvoir prouver que notre client est innocent avec un contexte aussi particulier, car il nous semble inéluctable qu'il s'agit des meurtriers. Ou des voleurs. C'est d'autant plus prononcé dans le dernier jeu en date, Dual Destinies, dans lequel l'avant-dernière et la dernière affaire sont extraordinaires (mais on nous avait habitué à ça).

 

             

La troisième affaire de Dual Destinies a été unanimement appréciée. Quant à la cinquième affaire de ce même épisode... De la folie pure. Une mer-veille. Impossible de lâcher la console avant de connaître la vérité.

 

Je pourrais écrire encore un paquet d'autres paragraphes tant j'ai d'amour à déverser sur ces jeux, mais je vais m'arrêter là. Le devoir m'appelle. J'ose espérer avoir donné envie à ceux qui ne connaissent pas la licence jusque là de s'y intéresser, car le manque de popularité de la série en Europe et en Amérique est une source d'inquiétude plutôt importante, pour moi comme pour les autres fans : le premier Ace Attorney Investigations n'a jamais été traduit en France, tandis que le second n'a même pas daigné sortir du Japon. Quant à Dual Destinies, il n'est sorti qu'en dématérialisé et en anglais. Ni le support ni la langue ne me dérangent personnellement, je maîtrise suffisamment l'anglais pour jouer à un jeu textuel dans la langue de Shakespare, mais ces récentes "fainéantises" de Capcom (si j'ose me permettre) montrent bien que si les recettes des jeux ne sont pas suffisantes en Europe et en Amérique, les prochains épisodes risquent bien de ne pas pointer le bout du nez en dehors du Japon. Je prie pour que cela n'arrive pas !

 

PS 1 : Je serai probablement amené à écrire d'autres articles sur la série, tant il y en a à en dire. Les musiques, le skin des personnages très évolutif, etc... Bref, on en reparlera !

PS 2 : Vous l'aurez compris en comparant la date d'apparition du précédent article et celle de celui-ci, ça risque pas de devenir un blog à parutions périodiques pour le moment. Ben oui, la prépa, ça prend quand même beaucoup de temps... Et d'énergie.

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Expériences vidéoludiques (Jeu vidéo)

Petit texte introductif...

Avec le temps, on se rend compte qu'il y a autant de types de joueurs différents que de personnalités humaines différentes, c'est-à-dire énormément. Nombreuses sont les fois où, passant un après-midi chez un ami, je restais frustré devant la manière qu'il avait de jouer. Non pas qu'il jouait "mal", c'est même souvent l'inverse, plutôt qu'il jouait d'une façon que je qualifierais "d'à l'arrache"... Dans le sens où ça ne correspond pas du tout à ma propre manière de jouer. Là où moi par exemple je reste volontiers quelques minutes à observer les somptueux décors d'un Final Fantasy XIII ou d'un Resonance of Fate, mon meilleur ami d'il y a quelques années martelait sans relâche le même bouton de son clavier pour passer en vitesse les dialogues de Mass Effect et enchaîner les gunfights sans donner l'impression de réfléchir à ce qu'il faisait, et finissait par se fabriquer un collier avec toutes les touches de clavier qu'il a massacré. J'ai toujours été surpris de constater qu'il arrivait plus facilement que moi à battre les boss de n'importe quel jeu avec sa façon pour le moins atypique de "torcher" un jeu, comme il aimait le dire.

Je n'ai jamais été très frivole de cette façon de jouer. Je ne condamne pas ceux qui adoptent cette attitude devant leur écran, chacun a le droit de profiter de son achat (ou prêt) comme il l'entend. Non, je me contente juste de dire que je ne les comprends pas. Quitte à payer un jeu neuf à 70€, autant en jouir le plus longtemps possible... Non ? Ce qui me perturbe le plus chez eux, c'est qu'ils manquent facilement 20% d'un jeu en fonçant comme ça, et qu'ils ont l'air de s'en foutre complètement. Et encore, quand je dis 20% c'est en comptant la contemplation, les détours, les quêtes annexes, le mode online, en gros tout ce qui ne concerne pas de manière inévitable le cheminement solo. Voyez vous-mêmes que je reste clément, car ce pourcentage est très variable selon le jeu. Je le monte facilement à 50% pour Pokémon version Noire/Blanche par exemple où le jeu est loin de s'arrêter à la célèbre ligue ("Attrapez-les tous !" ça vous dit quelque chose ?). Par ailleurs, je peux faire grimper ce pourcentage à 80% sans cas de conscience particulier pour Disgaea 3 où le fait d'avoir battu le boss final de l'histoire au niveau 60 est ridicule face à ce qu'offre le jeu en dehors de ça.

Et maintenant l'article...

Les plus perspicaces d'entre vous auront sans doute remarqué que ma consternation vis-à-vis de cette manière de jouer est sûrement lié au fait que je suis un perfectionniste. Tout du moins, en matière de jeux vidéos (je ne prête pas la même attention à l'état de ma chambre, allez savoir pourquoi !). Le fait que certaines personnes puissent boucler un jeu à vitesse grand V et le ranger aussitôt dans le placard m'a toujours fait cligner de l'oeil. Après tout, si ça ne les dérange pas, tant mieux, mais pour moi il s'agit là d'un acte tellement risible que ça en est stupéfiant, doublé d'un gâchis sans nom. 

J'aime finir un jeu à 100%. Enfin, dans mon cas, il s'agit plutôt de vouloir à tout prix jouer au jeu dans son ensemble, c'est-à-dire lire toutes les lignes de dialogue, faire toutes les quêtes annexes, obtenir un exemplaire de chaque objet de l'inventaire dans la mesure du possible... Ca fait partie des choses que je me sens "obligé" de faire sous peine de penser plus tard que je n'ai pas profité du jeu comme il se doit. Ce n'est pas dérangeant outre-mesure puisque je ne fais jamais qu'assouvir ma curiosité, mais je dois bien avouer que c'est parfois harassant de finir complètement un jeu... Oh, je précise qu'ici finir prend le sens le plus strict du terme, c'est-à-dire terminer le jeu miette par miette jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Il ne s'agit pas de simplement finir le mode principal, ou alors de contribuer à l'étonnante vérité (*tousse tousse*) apporté par le récent sondage qui dit que 90% des joueurs ne finissent pas leurs jeux.

D'après une étude de Blake Snow, collaborateur à CNN, c'est carrément 90% des joueurs qui ne finiraient pas leurs jeux en moyenne !  Les causes seraient multiples, mais l'une émerge et fait réfléchir : les gens ne seraient plus capables de se concentrer autant, notamment à cause des réseaux sociaux et autres "distractions numériques".

Venons-en au fait : pourquoi n'est-ce pas (toujours) de bonne augure pour les joueurs perfectionnistes d'être ainsi ? Simplement parce que, comme j'ai commencé à en parler dans le précédent paragraphe, nous n'avons pas toujours très envie de compléter tout ce qu'il y a à compléter dans le jeu... Pourtant, certains d'entre nous le font quand même, parce que la future frustration de ne pas avoir tout fait est plus désagréable que le manque d'envie que nous avions de tout terminer. Alors, oui, le jeu vidéo est un loisir, il doit nous faire plaisir et uniquement ça, blablabla. Oui mais non j'ai envie de répondre. Qui ne s'est jamais forcé à faire ne serait-ce qu'une petite action dans un jeu vidéo, en dépit du manque flagrant d'intérêt pour la chose ? Comme essayer de réussir un mini-jeu, combattre cent quarante-fois le même ennemi pour dropper un item rare, jouer online pour débloquer des items qu'on ne peut débloquer dans ce mode (qui a dit The Last Story ?). Nous n'aimons pas toujours accomplir ces choses, mais lorsque le jeu vidéo est pour nous un loisir très important, ça en devient presque un devoir. C'est exactement la même chose avec les passionnés de lecture qui n'hésitent pas à lire un livre qu'ils n'aiment pas particulièrement simplement pour alimenter leur culture personnelle. Je ne sais pas vous, mais personnellement l'optique de terminer un jeu de manière superflue et sans s'y plonger complètement ne m'enchante guère. Ce n'est guère ainsi que je conçois le jeu vidéo.

Je parle de conception, c'est peut-être le fin de mot de tout ça. Peut-être que c'est cette considération envers ce média qui fait que nous sommes plus ou moins perfectionnistes, ou alors pas du tout. Tout ce que je sais, c'est qu'une fois que cette considération est assez conséquente pour que l'on puisse se qualifier de fignoleur, bien des épreuves nous attendent... Je fais allusion à ce qui m'a inspiré cet article et donc ce qui en constitue l'essentiel : ces jeux qui donnent du fil à retordre aux plus perfectionnistes d'entre nous. Je ne me suis pas amusé à faire un classement, car les critères à prendre en compte sont très nombreux et subjectifs. Telle chose à accomplir ne sera pas fastidieux pour n'importe quel type de joueur, tout dépend de la motivation, des goûts et même de la manière d'être de celui-ci. Qui plus est, je n'ai pas les connaissances vidéoludiques nécessaires pour échafauder un classement qui tiendra l'équilibre ; je ne me suis intéressé aux jeux vidéos que très tardivement (début année 2000) et je suis encore très jeune (17 ans). Je vous propose donc mon petit podium de 3 jeux que vous ne reconnaîtrez peut-être pas en totalité au vu de leur audience parfois restreinte, mais qui néanmoins illustrent bien ce que je cherche à montrer.

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XENOBLADE CHRONICLES

Un des derniers et meilleurs jeux de rôle japonais qui a vu le jour, j'ai nommé Xenoblade Chronicles. Si classement il y aurait, très haut il serait, car fil à retordre il y a. En effet, c'est sans doute le RPG japonais qui possèdent le plus grand nombre de quêtes annexes jamais constaté... Je n'ai pas le nombre exact, je sais juste qu'elles se comptent en plusieurs centaines. Pour les grands fans de ce genre de jeux comme moi-même, c'est une mine d'or, ni plus ni moins, car on sent que c'est un RPG fait avec passion et entrain. Pour les perfectionnistes comme moi également, c'est une importante source de frustration. Et oui, mes sentiments sont partagés. Vous vous doutez bien qu'avec un aussi grand nombre de quêtes, tout ne serait pas tout beau tout rose. Aussi, force est de constater à mon grand déplaisir qu'il n'est juste pas possible de terminer toutes les quêtes annexes en une seule partie. Et il ne s'agit pas de faire un simple new game + pour rectifier le tir et s'occuper uniquement des quêtes inachevées, oh que non, puisque les quêtes que vous ne pouvez pas accomplir sont les conséquences d'autres quêtes accomplies d'une certaine manière. C'est-à-dire que vous avez parfois un choix à faire pendant le déroulement d'une quête annexe, et selon la réponse choisie, vous aurez accès à certaines quêtes tandis que d'autres vous seront privées. Et si jamais vous avez soudainement envie de voir à quoi ressemblent ces dernières, il faudra vous retaper tout le cheminement de quêtes annexes qui vous y mène. Surtout qu'il y a des quêtes qui, même sans proposer un choix, interdisent l'apparition d'autres quêtes tant qu'elles ne sont pas accomplies. Sans parler du fait que vous pouvez très bien manquer ces quêtes annexes, certaines ayant un seuil limite d'avancement scénaristique avant de disparaître à tout jamais (Youhou !). Et dans un monde aussi immense que celui de Xenoblade, on en rate très facilement. Si vous vous demandez s'il existe un guide officiel des quêtes annexes de Xenoblade Chronicles, je vous réponds que non, pas à ma connaissance. Les développeurs ont probablement poussé le vice jusqu'à contraindre les joueurs à le construire d'eux-mêmes !

   Xenoblade Chronicles ne justifie pas sa très grande durée de vie par ses quêtes annexes à foison : même si vous n'en faites aucune d'optionnelle, le jeu ne vous montrera pas ses crédits avant facilement 60 ou 70 heures environ.

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LA SAGA MASS EFFECT

Dans un registre totalement différent, Mass Effect propose également son lot "d'insatisfactions" pour les plus perfectionnistes d'entre les perfectionnistes. En effet il existe des personnes qui, même s'ils trouvent excitant le fait de pouvoir prendre soi-même des décisions scénaristiques déterminantes pour la suite du jeu, sont frustrées (en cours de partie) de ne pas savoir ce qui se passe à côté. Moi par exemple, bien que j'aime beaucoup choisir moi-même ce que je veux dire ou faire (ça me rappelle mon bon vieux Suikoden V !), je me demande systématiquement qu'auraient dit les autres personnages ou que se serait-il passé si j'avais opté pour une option différente de celle sélectionnée. "Suffit de recommencer le jeu !" penseront certains d'entre vous. Je suis quelqu'un de relativement paresseux, je ne recommence jamais un jeu que j'ai déjà terminé, sauf si j'en ai vraiment envie à cause du manque ou de quelque chose de ce genre. Je savais d'avance que je ne recommencerai pas Mass Effect quand j'y jouais, et c'était d'autant plus agaçant de rater toutes ces lignes de dialogues différentes qui ne demandent qu'à être lues... D'ailleurs, la série Mass Effect est sous doute l'une de celles qui contiennent le plus de caractères, car beaucoup de travail a été fait pour enrichir l'univers et les personnages. Il y a une quantité astronomique de dialogues et autres textes descriptifs. Je n'ose imaginer combien de fois il faudrait recommencer le jeu pour essayer toutes les combinaisons possibles dans les dialogues. 

   Sans compter le fait que certaines lignes de dialogues ont parfois pour effet de terminer une discussion alors même qu'il vous restait des choses à apprendre.

Bon, j'exagère un peu avec Mass Effect. Même en étant perfectionniste, y jouer est loin d'être un cauchemar comme le petit descriptif ce-dessus peut laisser l'entendre. J'ai parfaitement réussi à m'accommoder à ses mécanismes de jeu à l'heure qu'il est, et j'ai appris tant bien que mal à ne pas me préoccuper des lignes de dialogues que je ne verrai probablement jamais. Après tout le jeu ne doit pas être si différent selon les décisions prises... Hein ?

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DISGAEA 3

Je prends le 3 non pas parce qu'il est le seul à proposer un certain challenge (loin de là, même), plutôt parce que c'est celui que je connais le mieux entre les quatre volets principaux et les "dérivés" sur consoles portables. Si vous êtes un fan de RPG tactique, Disgaea doit vous évoquer quelque chose, car c'est un maître étalon dans le domaine. Certains le considèrent même comme la référence tout support confondu, et je dois dire que je les comprends... Disgaea (1, 2, 3 ou 4) est peut-être le seul jeu jamais créé qui peut se vanter d'être véritablement complet, à un tel point qu'il est difficilement envisageable pour lui d'en rajouter encore (si ce n'est quelques DLCs optionnels bien sympathiques comme les japonais en ont droit régulièrement). En effet, loin de se reposer uniquement sur sa trame scénaristique qui pourtant vaut clairement le détour, la vraie richesse d'un Disgaea ne se découvre qu'après seulement ! Une fois que vous avez fièrement poutré le boss final (qui d'ailleurs n'a de "final" que son design toujours très impressionant) avec vos personnages qui sont entre le niveau 50 et 100 selon les annexes que vous avez pris le temps de faire à côté, vous découvrez que le niveau maximum est en fait... 9999. Oui oui. Dans Disgaea, tout est parti dans un délire complet, que ce soit l'histoire qui est toujours très axée humour, le gameplay, ou la durée de vie elle-même. Ainsi, si vous désirez montez chaque classe de personnages (plus les héros) au niveau 9999, je vous souhaite bien du courage... Il existe évidemment des lieux "clé" pour faire grimper les niveaux assez rapidement, mais il n'en reste pas moins que ça vous prendra au minimum quelques centaines d'heures avant de pouvoir vous dire que vous avez fait tout ce qu'il y avait à faire. D'ailleurs ce n'est techniquement pas possible de terminer entièrement un Disgaea, puisqu'il incorpore un système de création aléatoire de donjon : l'Item World. Je ne sais plus dans volet il apparaît, mais concrètement il s'agit  "d'entrer" dans un objet avec vos personnages pour combattre des ennemis. Et à chaque étage complété, l'objet monte d'un niveau et devient donc plus puissant (le maximum n'est pas 9999 ici, rassurez-vous). Les étages sont assez petits mais générés de manière aléatoire, donc vous avez de quoi faire. Et je ne parle pas ici des ennuis que vous pouvez avoir en pleine exploration d'objet... DIsgaea est un jeu qui réserve bien des surprises.

   Le nombre de dommages effectués finit aussi par devenir complètement n'importe quoi... C'est tellement fun !

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Conclusion...

Je n'en ai pas parlé jusqu'ici, mais fort heureusement un joueur perfectionniste ne l'est souvent qu'avec les jeux envers lesquels il possède un minimum d'intérêt. Par exemple, je me fiche éperdument de savoir que je n'ai pas récupéré et/ou testé un exemplaire de chaque arme dans FPS quelconque, ni même de savoir que je n'ai pas récupéré tous les petits trésors cachés d'un Uncharted. Pas que ces jeux m'ennuient, simplement que quand j'y joue c'est souvent "en attente" d'un autre jeu qui me tient beaucoup plus à coeur. Parce que mon domaine de prédilection dans les jeux vidéos n'a jamais été les FPS comme en témoigne le podium, mais plutôt les jeux de rôle.

Les jeux susceptibles de faire suer les joueurs perfectionnistes sont encore nombreux. Si vous vous souvenez d'un jeu particulièrement retord à boucler dans sa totalité, n'hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires.

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Expériences vidéoludiques (Jeu vidéo)

Si comme moi vous êtes un inconditionnel fan des podcasts de la rédaction, Shenmue 2 doit vous dire quelque chose. Notre ami Julot arrive à le caser un peu partout, dans n'importe quel thématique... Ca en deviendrait presque un art. Pourtant, après avoir tant entendu de louanges à propos de cette saga inachevée qu'est Shenmue, j'ai fais l'erreur de m'y essayer.

Vous l'aurez compris, je veux vous parler ici de ces jeux légendaires dont il ne se passe pas une semaine sans qu'on en entende parler une nouvelle fois. En effet, même les plus invertébrés gamers d'entre nous possèdent des "trous" de taille plus ou moins conséquente dans leur passé vidéoludique. Nous sommes tous passés à côté de plusieurs perles. Si parfois ça ne nous étonne pas au vu de l'âge que l'on avait lorsque la perle en question est sortie dans les boutiques, d'autres fois on se demande comment on a pu passer à côté. Nous nous retrouvons alors, en certaines occasions comme une news à propos du remake d'un jeu légendaire, perdu au beau milieu d'une communauté de fan énormissime se remémorant des expériences qui ne nous évoquent absolument rien. Logique pensons-nous, nous faisons partie intégrante des "rares personnes" qui n'ont pas joué à ce jeu à cette époque. Drôle dans un sens, car pourtant il y a certainement davantage de joueurs qui n'ont pas joué à ce jeu que l'inverse. Cette impression faussée d'appartenir au centre très fermé des joueurs qui ont "raté leur vie" est d'autant plus poussé que le jeu est connu. Afin de mieux saisir cette sensation, je vous invite à lire l'un des articles les plus prolifiques de Gameblog (si ce n'est pas déjà fait) : http://www.gameblog.fr/article-lecteur_65_le-syndrome-quoi-t-as-pas-joue-a-mais-t-as-rate-ta-vie

Il y a autant de jeux légendaires qu'il y a de jeux célèbres, le tout est de savoir si vous y avez joué.

Chrono Trigger est un des exemples les plus prépondérants, même si ce n'est pas forcément la version PS1 la plus connue.

Ce qui me dérange dans ces jeux légendaires, c'est justement leur notoriété. Car qui dit notoriété dit bouche à oreille, que ça se passe entre amis ou sur un forum quelconque. Ce procédé est la base et le mode fonctionnement de toute une industrie. Pourtant, je trouve que c'est la pire chose qui puisse arriver à un jeu légendaire, car ça le dénature totalement. Laissez-moi m'expliquer...

Il existe donc des jeux cultes qui ont su rendre heureux un nombre affolant de personnes. Malheureusement vous n'appartenez pas à ces gens-là. Vous vous en rendez compte la première fois que vous entendez parler de ce mystérieux jeu. Évidemment, même si la chose éveille votre curiosité, vous ne vous y intéressez par forcément sur le moment, et bien souvent vous décidez d'attendre avant de payer au prix fort un ancien leader de l'industrie vidéoludique.

"Euh..."

Plus le temps passe, plus vous en entendez parler. Que ce soit par l'intermédiaire d'un podcast Gameblog pour Shenmue 2, ou via la demande incessante d'un remake par la communauté fan pour Final Fantasy VII, rien n'y fait, ce jeu ne vous lâche pas. Et, un beau jour, vous décidez d'enfin combler cette faille dans votre vécu vidéoludique (par énervement, ou par lassitude bien souvent)... Vous voulez savoir pourquoi l'histoire et les graphismes révolutionnaires (pour l'époque, hein) de Final Fantasy VII ont émerveillé tant de joueurs, vous voulez savoir pourquoi Shadow of the Colosseus est si mélancolique, vous voulez savoir pourquoi Mario est devenue l'icone du média jeu vidéo, vous voulez savoir pourquoi Counter Strike a eu tant de succès dans ses parties multijoueur, vous voulez savoir pourquoi les fans de Shenmue n'en peuvent plus d'attendre le troisième volet, vous voulez savoir pourquoi la communauté de telle jeu trouve que le dernier volet ne respecte par la tradition, vous voulez tout simplement savoir pourquoi ce jeu est légendaire !

Vous vous procurez donc ce jeu. Légalement ou non. Oui parce que je ne vous apprends rien en disant que, comme il s'agit bien souvent de jeux assez vieux, on est très souvent tentés d'émuler la bête. C'est certes illégal, mais ça a l'avantage de ne pas vous demander plus d'efforts que quelques clics. Ou de payer 50€ un jeu super nintendo sous prétexte qu'il n'en existe désormais qu'un nombre limité d'exemplaires. Bref, que vous soyez guidés ou non par votre bonne conscience, vous finissez par avoir ce jeu entre vos mains (ou dans le dossier "Téléchargements" de votre Bureau *tousse tousse*).

Et là, c'est le drame. Pourquoi ? Parce que bien souvent, l'engouement n'est absolument pas au rendez-vous. Pourtant, vous jouez à CE jeu, ce christ vidéoludique, cette icône de toute une génération. Pas moyen, ça ne vous plaît pas. Il y a plusieurs raisons à ça... La première dans le top, c'est les graphismes. Les jeunes joueurs ne peuvent décemment pas jouer à un jeu Game Boy Color sans se frotter les yeux toutes les deux minutes. Ou même si comme moi l'avancement technologique manifesté par les graphismes ne vous dérange pas (jusqu'à un certain seuil, n'exagérons rien), force est de constater que ce jeu légendaire est, malgré l'adjectif qui lui est rattaché, moche. Laid. Pas beau. Même si nous sommes conscients des ravages que peut provoquer le temps, on en vient parfois à se demander comme les gens à l'époque ont pu considérer ce jeu comme "magnifique", voir "ultra-réaliste".

"Des effets spéciaux à couper le souffle !"

Autre raison qui fait que l'essai de cette prétendue merveille n'est pas si fantastique que le prétendent les fans : le scénario. Ce qui est considéré comme "cliché" de nos jours ne l'était manifestement pas il y a dix ans. Car contrairement à vos prédécesseurs, vous voyez les évènements arriver à des kilomètres. Que votre allié se révèle au final être votre pire ennemi ne vous étonne évidemment plus, soit vous avez compris son petit jeu depuis un moment déjà, soit vous avez déjà vécu ce moment tellement de fois que ça ne vous surprend plus. Pire, il se peut même que vous connaissiez déjà l'issue d'une cinématique... Je veux bien sûr parler de :

Oh mon dieu ! Quelle surprise ! Si j'avais su !

Justement, vous saviez déjà. A force d'entendre parler d'un jeu, on finit par le connaître par coeur sans même y avoir joué. Aujourd'hui, c'est limite si même un nouveau né ne sait pas déjà qu'Aerith va mourir dans Final Fantasy VII. Quand j'y jouais, j'en étais même réduit à attendre ce moment. Et c'est précisément parce qu'on l'attend que ça ne nous procure aucun effet. Au mieux, on a un petit sourire aux lèvres, pensant "c'est donc ça...". Mais on pense davantage aux témoignages des personnes qui nous ont parlé de ladite scène plutôt qu'à la scène elle-même, alors qu'on est en train de la voir. Et pendant tout le jeu, on ne peut pas s'empêcher de faire l'analogie entre les messages passionés des fans que vous avez lu, et ce que vous avez devant vos yeux. Il n'y a plus aucune découverte.

Bilan : même si vous ne connaissez pas déjà toute la trame du jeu légendaire, vous êtes perturbé, de par la pauvreté technique et la vieillesse à laquelle il vous oppose. Si vous connaissez déjà la trame du jeu légendaire, il a beau être splendide pour les yeux encore aujourd'hui, vous vous ennuyez. C'est là que le titre de cet article prend tout son sens : ce jeu légendaire n'en est plus un. Du moins pas pour vous, et il ne le sera jamais. Pour le peu que vous en ayez entendu parler (ce qui est systématiquement le cas pour un bon jeu), votre expérience est déjà foutue en l'air. Aujourd'hui, j'ai presque peur de me procurer Ico et Shadow of the Colosseus tant j'ai peur de les démystifier totalement en m'y essayant.

Bon, ne vous méprenez pas, je n'ai pas dis que vous allez détester tous les jeux légendaires auxquels vous vous risquerez après coup... Simplement que si vous avez l'intention de vivre la même sensation que celle qu'on eu les fans à l'époque, c'est peine perdue, bien souvent. Il ne faut pas s'y attendre pour qu'un jeu nous surprenne, auquel cas il ne nous surprend justement pas. Quand on y joue, on reconnaît ses qualités (de l'époque, encore une fois), on devine pourquoi il a chamboulé le coeur de tant de personnes, mais ça n'agit pas pour autant sur vous. On peut malgré tout trouver le jeu très bon et s'amuser dessus, oui. Je mentirai en disant que Shenmue ne m'a pas plu. Je savais déjà certaines choses en y jouant (merci Julot !), mais c'était divertissant tout de même. Cela dit, je l'ai oublié sitôt fait. Peut-être que si j'y avais joué au moment de sa parution, en pleine découverte, je serais encore aujourd'hui un fan aussi inconditionnel que peut l'être Julot, qui sait.

Pour terminer j'aimerai faire l'analogie de cet article avec une autre sensation qui n'est pas sans rapport avec la déception que peut procurer un jeu légendaire : l'attente fiévreuse du prochain block-bluster vidéoludique, qui débouche là encore sur une déception.

C'est à se demander s'il n'aurait pas dû rester éternellement sous forme de bande-annonce alléchante, ce jeu.

Vous avez très certainement vécu ce moment frustrant, lorsque l'on se rend compte que l'on attendait beaucoup trop d'un jeu (il s'agit souvent de la suite d'un autre jeu, en l'occurrence), de la nouvelle saison d'une série, ou d'un autre média, et qu'au final on est déçu. On se surprend alors à s'en vouloir à nous-mêmes un petit peu, car on a l'impression de ne pas apprécier la chose à sa juste valeur. Prenez la série des Final Fantasy par exemple, ou n'importe quelle autre série très très connue : On attend toujours trop le suivant. Et plus on suit son actualité de notre futur bébé, plus ça s'aggrave, car les trailers et autres bandes-annonces, au-delà de mettre l'eau à la bouche, nous inquiètent un peu ("le jeu sera-t-il vraiment comme ça ?"). Au terme de l'attente, le résultat est trop souvent le même : une déception proportionnelle à l'impatience éprouvée ces derniers mois. Je ne dis pas que vous allez haïr un jeu que vous attendiez comme le messie (quoique...), mais plutôt que vous serez forcément plus déçu que si vous l'aviez moins attendu. Bon, heureusement, quelques firmes parviennent à accomplir l'exploit d'offrir aux joueurs exactement ce qu'ils attendaient, mais c'est assez rare. Prenons Diablo 3 par exemple... L'attente était tellement longue qu'il était difficile pour certains d'être pleinement satisfaits, même si le jeu est en soi excellent. Disons qu'il ne l'était pas assez pour faire oublier des années interminables de patience agitée. Même phénomène avec le dernier Duke Nukem, sauf qu'il arrive encore moins à justifier l'attente. En même temps, je suis curieux de savoir quel jeu peut y arriver totalement. Je suis prêt à parier que Final Fantasy Versus XIII ne va pas contenter si tout le monde, si tant est qu'il sort un jour.

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Expériences vidéoludiques (Jeu vidéo)

Nous possédons tous, sous réserve d'être joueur depuis suffisamment longtemps, un jeu fétiche. Un jeu en particulier qui nous a marqué davantage les autres, qui nous a laissé une empreinte indélébile, et qu'on aime citer lorsque l'on parle de ce noble loisir qu'est le jeu vidéo. Le genre de jeu qui nous rend nostalgie dès qu'on y repense... Ou mieux, qui fait qu'encore aujourd'hui nous jouons aux jeux vidéos.

Ce dont j'aimerai parler ici, c'est du ressentiment que peut nous donner un tel jeu. Car j'ai pu constater qu'il diffère radicalement selon la personne, mais qui n'est en même temps pas si différent. De ce que j'ai pu en voir, ce que je dénommerai désormais le jeu fétiche de chacun est bien souvient un RPG. Je dis ça par constat, et pas parce qu'il s'agit de mon genre favori. D'ailleurs, ce constat n'est pas si étonnant : quoi de mieux d'un voyage enchanteur et une belle histoire pour nous émeuvoir ?

Premier cas de figure : votre jeu fétiche est mondialement connu, apprécié par énormément de personnes, ayant reçu des critiques exemplaires, etc... L'exemple qui me vient tout de suite à l'esprit est Final Fantasy VII. Pas qu'il s'agisse de mon jeu fétiche (loin de là, même), mais plutôt qu'on a l'impression qu'il occupe une place centrale dans le coeur de millions de personnes. Il n'y a qu'à voir les réactions parfois effrayantes des fans qui réclament un remake... Enfin bref, lorsque votre jeu fétiche est une pépite tant adulée, vous avez l'impression d'appartenir à une communauté qui vous est proche, même si vous n'avez contact avec aucun de ses membres. Vous aimez ce jeu, et vous savez que vous avez raison étant donné le nombre hallucinant de fans dont il fait l'objet. Un autre jeu que l'on pourrait catégoriser ici est Shadow of the Colosseus, ou bien Ico, deux jeux qui semblent avoir marqué une génération. Même si je me doute des sensations que ça peut procurer d'avoir de tels légendes pour jeu fétiche, ce n'est pas de ça que je parlerai ici car mon cas personnel concerne le deuxième cas de figure.

Deuxième cas de figure : Vous êtes seuls au monde. Non j'exagère, disons plutôt que votre jeu fétiche n'est pas aussi connu qu'un Chrono Trigger, et l'est même beaucoup moins. Je pense personnellement que ce cas de figure est le plus agréable... Car vous avez l'impression d'être intime avec ce jeu, au sens le plus strict. C'est-à-dire qu'il fait partie intégrante de votre petit monde (même si d'autres personnes l'aiment autant que vous, ça importe peu au vu de leur nombre très restreint). Ce sentiment est d'autant plus prononcé quand il s'agit d'un mauvais jeu, car vous vous mettez dès lors à penser qu'il a été étudié pour vous uniquement, pour vous plaire à vous et à vous seul. Vous connaissez les autres légendes vidéoludiques qui répondent au nom de Final Fantasy ou autres Mario, mais rien n'y fait, c'est CE jeu qui occupe la place la plus au chaud dans votre coeur. C'est comme s'il y avait une synergie entre la manière dont est fait ce jeu, et vos goûts.

Je donne l'impression d'en rajouter comme ça, mais dites-vous que c'est typiquement le genre d'émotions que me procure mon jeu fétiche. Le fait qu'on ait l'impression qu'il ne peut plaire vraiment qu'à nous est à la fois agréable et frustrant... Car certes il reste dans notre petit monde du moment que son audience reste limitée, mais c'est aussi embêtant de voir qu'autant de personnes ne reconnaissent pas les qualités évidentes de ce bijou.

Je parle de synergie, ce n'est pas tout à fait honnête. Oui, ça peut véritablement être le cas, mais il s'agit bien souvent de nostalgie. A une époque où nous ne connaissions encore presque rien des jeux vidéos, nous avons découvert ce que serait plus tard notre jeu fétiche. Au vu de notre inexpérience, les défauts évidents du titre ne nous sautent pas aux yeux, nous les ignorons même car nous ne savons même pas qu'il peut s'agir de "défauts" (la linéarité par exemple, même si l'exemple est mal choisi car ça ne dérange pas tout le monde. Moi non par exemple). Ce jeu ne nous plaît peut-être pas immédiatement, mais nous n'arrêtons pas d'y jouer, nous continuons et au fur et à mesure il nous plaît de plus en plus, c'est là qu'on pourrait la situer, cette fameuse synergie.

Bon, passons dans le vif du sujet, ça sera plus facile pour moi de vous expliquer les sensations que j'essaye de peindre depuis 6 paragraphes... MON jeu fétiche : Suikoden V !

Sorti pendant ce que j'aime appeler l'âge d'or de la Playstation 2 (c'était une époque bénie pour les fans de RPG comme moi), considéré par tant de personnes comme un RPG basique qui ne sort pas du lot, Suikoden V est pour moi le jeu le plus marquant qu'il m'ait été donné de voir (et expérimenter).

J'ai toujours eu l'impression jusqu'à récemment que ce jeu n'était pas aimé. Jamais je n'ai vu une communauté de fans s'offusquer devant des propos négatifs que l'on pouvait dire à l'encontre de ce jeu, sans doute parce que les personnes qui l'ont véritablement aimé ne sont pas nombreuses. Mais des centaines de jeu sont dans cette situation, donc ça n'est pas si rare en soi. Juste que je n'y étais pas habitué, car avant ma rencontre avec Suikoden V, c'est Final Fantasy IX que je chérissai le plus. Et là, pas besoin de s'engager pour défendre le jeu : il y a déjà une armée entière prête à lancer l'assaut à chaque fois qu'un sombre individu en dit du mal. Pour Suikoden V, c'était différent. J'ai déjà rencontré des fans inconditionnels de ce jeu (sur un forum qui lui est dédié, forcément), mais très peu. C'est d'ailleurs ce qui participe à rendre ce jeu plus attachant pour moi, je suis le seul à lui reconnaître certaines de ses "qualités"...

Je mets "qualités" entre guillements car justement, ça n'en sont manifestement pas ! C'est ça qui est beau dans un fétiche, il possède des facettes (parfois des infimes détails !) qui ne va charmer qu'une poignée de personnes. Prenons Suikoden V, que ce soit sous l'effet de Nostalgie ou non, tout me plaît dans ce jeu : son histoire, ses personnages, ses graphismes, sa direction artistique, sa durée de vie, sa narration, absolument TOUT ! J'y rejoue en ce moment même (histoire de me relaxer après le bac), et force est de consater que la chose impossible est possible : aucun défaut ne transparait à mes yeux. Rien.

Ce qui a fait couler beaucoup d'encre chez ce Suikoden, c'est  la disposition de la caméra : Vous n'en avez aucun contrôle, elle aura quoi qu'il arrive la même perspective que sur cette image. Personnellement, ça ne m'a jamais dérangé, je trouve même qu'elle est essentielle pour une immersivité optimale dans ce jeu.

Comme j'en parlais tout à l'heure, c'est frustrant de se dire qu'un nombre si petit de personnes reconnaissent ses qualités qui pourtant sont en surbrillance pour nous. S'agissant de Suikoden V, il est immersif comme jamais, on a vraiment l'impression d'être un prince (parce que le héros est un prince). Le fait que ledit prince ne parle pas (tout du moins jamais sans notre initiative, par l'intermédiaire d'un choix entre deux ou trois phrases à répondre) participe certainement à mieux s'identifier au bonhomme. C'était aussi par exemple le temps des RPGs où les NPC (=Non Playing Character, les PNJ si vous préférez) avaient quelque chose d'intéressant à raconter. Suikoden V est le genre de jeu où vous vous ennuyez ferme si vous n'apprenez pas à apprécier le jeu dans sa globalité, c'est-à-dire être reposé et parler à toutes les personnes qui vous entourent. Il est parfois inquiétant de constater l'importance de ce que disent les NPC dans la trame du jeu. Certains nous apprenent des choses essentielles pour mieux comprendre la suite (vraiment mieux !) ! Plusieurs fois j'ai pensé aux pauvres joueurs qui fonçaient comme des dératés pour terminer le jeu sans penser à parler à ne serait-ce qu'un seul NPC. Ils ratent la moitié de ce qui apporte de la richesse au scénario. Bon, c'est facile pour moi de dire ça, je suis du genre perfectionniste dans un RPG : je parle à tout le monde, je visite tout, je fais toutes les quêtes annexes (même dans Xenoblade, oui oui), j'achète chaque pièce d'équipement même si le besoin ne s'en ressent pas... C'est pas tous les jours facile. Je ne vais pas m'étaler sur Suikoden V ici, ça me prendrait des jours d'énumérer tout ce qui fait que ce jeu me plaît.

Je parle de RPG comme ça, mais tout ça diffère selon le genre de notre jeu fétiche. Je suis curieux de savoir quelle impression on peut avoir quand notre jeu fétiche est... Un FPS ? Quelles sont les points du jeu que l'on retient ? Qu'est-ce qui fait que ce jeu nous est si cher ?

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Édito

Ce blog n'a d'autre prétention  que de vous faire passer un agréable moment au sein d'articles écrits par un passioné de jeux vidéos. Le partage d'expériences vidéoludiques, la mise en forme textuelle des rêves que m'ont procuré ces amas de pixels, ou encore l'échange d'idées à propos d'un sujet qui me tient à coeur : voici mes motivations. Entre témoignages aux thèmes divers et glorification de ces chers jeux de rôles japonais qui m'ont tant apporté, j'espère sincèrement que mes mots sauront réveiller votre intérêt !

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