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Warp Zone

Par Poisan Blog créé le 03/02/10 Mis à jour le 19/04/11 à 15h51

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Catégorie : Bilan 2010

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Bilan 2010

Et pour clôturer ce bilan, voici la liste des 10 jeux que j'attends le plus en 2011...


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Bilan 2010

En plus du traditionnel top / flop, la rétrospective 2010 fait un tour par la case « coups de coeur ». Sous l'avalanche de hits, certains titres m'ont offert de grands moments de jeu vidéo sans que j'aie pu les intégrer à mon Top 3, complètement embouteillé cette année. Malgré tout, ces jeux sont pour certains des monuments du genre, pour d'autres des modèles d'inventivité, ou encore de simples mais jouissifs passe-temps ludiques.

Les vacances de Noël m'ont permis de mettre la main sur une Xbox 360 afin de découvrir deux des meilleurs jeux de l'année, qui sont aussi deux jeux indépendants téléchargeables :

Super Meat Boy est une tuerie absolue. J'ai dû y passer près de vingt heures en trois ou quatre jours, revoyant les niveaux et les sauts dans ma tête dès que je fermais les yeux le soir. Mes doigts ne s'en sont toujours pas remis (bonjour les crampes). C'est probablement le jeu le plus énergique de 2010. Punk à mort, hardcore à en crever, et malgré cela complètement addictif. L'hommage à la grande époque des 8-bits est sublime et les clins d'oeil sont tous simplement brillants (tout à la différence des pseudo « clins d'oeil » de Castlevania: Lords of Shadow, justement). La musique est magistrale, les niveaux bonus sont aussi géniaux qu'infaisables, et la tonne de contenu rend le jeu pratiquement inépuisable. En plus de tout cela, c'est un hymne au fun pur et aux fondamentaux du gameplay. Pour moi, Super Meat Boy figure déjà parmi les grands titres cultes de l'histoire du jeu vidéo.

Super Meat Boy : et pourtant je suis végétarien...

Limbo est évidemment le second grand jeu que je place en coup de coeur. Je n'ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit dessus, hormis le fait que Playdead a réussi quelque chose de très difficile : raconter une histoire complexe en jouant uniquement sur le gameplay et l'ambiance. À ma connaissance, il s'agit du premier jeu sur console couleurs à être entièrement en noir et blanc. Limbo fait partie de ces jeux qui montrent la voie et laissent espérer de sérieuses évolutions artistiques à venir. Seul regret : il est extrêmement court... Ce n'est pas un mauvais point en soi, d'autant que l'oeuvre est pleinement aboutie et n'a pas besoin de durer davantage. Mais ce type d'expérience étant si rare, on aimerait pouvoir en profiter plus longtemps avant de retourner se taper des dizaines d'heures à ne faire que tirer sur des monstres et courir dans tous les sens. (non, je n'ai pas été envoûté par David Cage)


Limbo : voyage grisant

D'autres titres m'ont procuré beaucoup de plaisir tout au long de l'année, notamment le somptueux God of War III. Je l'ai trouvé tellement bon qu'il m'a même donné envie d'aller chercher le trophée de platine, une grande première ! (et m'a incité à écrire un article sur la façon dont Kratos dézingue la mythologie) Pour finir, je peux citer les sympathiques Lara Croft and the Guardian of Light et Dead Nation, deux jeux téléchargeables qui offrent de beaux moments en coop'. Sans oublier le remake de l'année : Monkey Island 2: LeChuck's Revenge que j'ai dû refinir pour la quinzième ou vingtième fois.

Monkey Island 2 HD : la haute définition, ça crache !

Mais 2010 a surtout été l'année des frustrations, avec ces dizaines de jeux sur lesquels on doit faire l'impasse car on n'a ni le temps ni l'argent. Il a fallu faire des choix sérieux. J'aurais aimé, par exemple, que l'année possède trois mois de plus pour pouvoir me permettre Demon's Souls, Vanquish, Darksiders, Bioshock 2 ou encore Assassin's Creed: Brotherhood. Faute de Xbox 360, je n'ai pas pu, non plus, jouer à Alan Wake ou à Mass Effect 2. Il était également difficile, cette année, de se risquer à essayer des jeux qu'on sait par avance moyens, comme Yakuza 3, Resonance of Fate (j'ai perdu trop de temps avec Final Fantasy XIII), Bioshock 2, Dead Rising 2, ou les deux rejetons de Monkey Island : Death Spank et Costume Quest. Même Call of Duty: Black Ops et Gran Turismo 5 peuvent me tenter, je ne suis pourtant pas un fan de FPS et encore moins de jeux de course. Il y avait vraiment de quoi s'arracher les cheveux ou démissionner.

Mon plus grand regret reste sans doute de ne pas posséder de Wii pour pouvoir jouer à Super Mario Galaxy 2 (qui aurait, je pense, des chances d'être mon jeu de l'année sinon), Donkey Kong Country Returns (je rêve de retrouver les barils qui ont bercé ma jeunesse) et des titres comme No More Heroes 2: Desperate Struggle. Il semblerait qu'en plus d'être l'emblème du gaming casual, la Wii soit devenue une console indispensable pour les gamers. Il n'y a décidément pas plus fort que Nintendo !

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Bilan 2010

De l'avis général, 2010 semble avoir été marquée par l'abondance de bons jeux, pas forcément tous originaux mais globalement très aboutis dans leurs domaines respectifs. La moyenne étant tirée vers le haut, rares étaient les navets - et par conséquent d'autant plus faciles à discerner, donc à éviter. Je ne peux pas vraiment dire que j'ai joué à de « mauvais » jeux cette année. En revanche, il y a eu quelques « déceptions » : des titres dont on était en droit d'attendre mieux, plus de fun, plus d'originalité et plus d'intelligence aussi.

Final Fantasy XIII : aussi digeste qu'un chou Fal'Cie

Final Fantasy XIII était une déception attendue. La direction prise par la série depuis les épisodes PS2 a tendance à m'ennuyer. Au coeur du problème : le manque de fantaisie, qui est pourtant l'argument principal de la licence. Il semblerait que Final Fantasy n'ait pas réussi son passage au parlant. Lorsqu'ils ne sont pas carrément stupides, les dialogues reflètent un vide soporifique noyé sous un jargon aussi abscons que repoussant (ici, les termes lourdauds de L'Cie et Fal'Cie). Au romantisme naïf japonais, qui avait pourtant marqué les plus beaux moments de la série (l'histoire d'amour de FFVIII, les délires introspectifs de Cloud dans FFVII), se mêle l'atroce accent américain des personnages qui dénature totalement l'esprit du jeu. Cette greffe entre Orient et Occident donne naissance à une chimère très peu charismatique. Final Fantasy n'est plus vraiment japonais, en tout cas pas chez nous. C'est désormais une caricature de l'exotisme japonais vu par le prisme du concept japo-niais pour occidentaux. Qui peut supporter les cris (pour le moins ambigus) que pousse Vanille à longueur de temps ? Qui peut endurer la soupe nauséabonde qui sert de thème officiel à cet épisode XIII ?

À force de vouloir draguer le public occidental, il semblerait que les grandes séries japonaises se soient complètement reniées. Après Resident Evil et son orientation action, Final Fantasy et sa suite de couloirs. J'ai bataillé pendant des heures, refusant d'abandonner le jeu tant que je n'avais pas foulé les étendues de Pulse que les critiques annonçaient paradisiaques. Quand je suis enfin arrivé sur place, j'ai constaté un espace certes plus grand, mais tout aussi vide que les lieux parcourus précédemment. Des combats, encore et toujours des combats. Je n'ai pas tardé à laisser tomber et à recommencer une partie de Final Fantasy VIII qui m'a à nouveau scotché jusqu'au bout.

Il m'a quand même fallu beaucoup de temps avant de lâcher Final Fantasy XIII. Premièrement, la réputation de la série a tendance à favoriser l'indulgence. Deuxièmement, la virtuosité des cinématiques peut donner envie de continuer (je parle de la mise en scène et de la qualité technique, toutes deux époustouflantes, évidemment pas du contenu complètement débile). Troisièmement, et c'est ce point qui fait que Final Fantasy XIII n'est pas un mauvais jeu : le système de combat est à la fois audacieux et passionnant. Mais la suppression de la liberté d'exploration, du mystère, des villes, des personnages non-jouables, des quêtes secondaires, des recoins, des méchants charismatiques, du grand voyage et surtout l'absence des pères spirituels Hironobu Sakaguchi et Nobuo Uematsu ont eu raison de moi.

Castlevania: Lords of Shadow : le dilemme du vampire sans âme

Déception paradoxale, Castlevania: Lords of Shadow m'a donné beaucoup de plaisir de jeu tout en m'attristant par son manque criant de personnalité. S'il est vrai que le jeu est généreux et complet, on pourrait ajouter qu'il est plus aisé d'être généreux lorsqu'on a tout volé aux autres. Qu'importe que l'esprit de la série ait été ou non respecté (je la connais trop mal pour pouvoir juger), le fait que ce Lords of Shadow ressemble à un best-of des jeux d'action de ces dernières années m'a particulièrement irrité. Certains y ont vu des clins d'oeil, je n'y vois pour ma part que des références mal digérées. L'exemple des colosses repris de Shadow of the Colossus (au pattern près) est d'autant plus critique qu'il s'agit des premiers boss que l'on rencontre dans le jeu ! Au lieu de nous installer dans un univers propre pour ensuite s'affranchir de certains codes et s'amuser avec des références vidéoludiques, Lords of Shadow commence par une série d'impostures.

La suite du jeu est un voyage à travers un fourre-tout de créatures, de lieux magiques, d'énigmes et de combats certes travaillés (hormis de récurrents problèmes de réglage) mais très superficiels. Finalement, on n'est pas si loin de Final Fantasy XIII et de sa suite de couloirs : on traverse des mondes aussi hétérogènes qu'éphémères, on multiplie les rencontres avec des personnages archétypaux qu'on ne reverra jamais par la suite, on avance dans une surenchère dramatique qui ne laisse que mieux apparaître de grosses ficelles.

Sur ce point précis, Lords of Shadow m'a déçu. Avec la présence d'Hideo Kojima au générique, je m'attendais à rencontrer des personnages plus creusés et à suivre une narration plus complexe. Il n'en est rien. Lords of Shadow reprend malheureusement les grands poncifs éculés du jeu vidéo et finit par verser dans le grand guignol. Un satyre se transforme en robot. Satan en personne apparaît pour finir... à poil (son sexe et ses fesses restent cachés par un nuage providentiel). Quant au « twist » final, il me fait penser qu'Highlander III n'était peut-être pas un si mauvais film...

Bref, les monstres sont impressionnants mais on reconnaît trop souvent les seconds rôles de certaines scènes du Seigneur des anneaux. Le vieux Zobek est sympa mais je préférais quand il était joué par Sean Connery. La femme de Gabriel me rappelle celle de Kratos. Le moine aveugle, je croyais qu'il était mort dans l'incendie du Nom de la rose. Quant à mon ami Pan, je ne comprends toujours pas pourquoi il s'est pris pour un Transformers.

Il est triste qu'un jeune studio comme Mercury Steam n'ait pas su faire preuve de plus d'audace, de plus d'originalité, en imprimant une vraie patte à cette sorte de reboot. Certes, Lords of Shadow est un bon jeu mais il souffre d'un manque d'imagination qui me désespère. Reprendre des éléments éculés pour les resservir tels quels me laisse perplexe. Prions pour que le jeu vidéo ne reste pas aussi peu aventureux dans son cheminement artistique. Les références sont faites pour être digérées ou perverties, mais Lords of Shadow, lui, se prend au sérieux. C'est là le pire. On est très loin du second degré kitsch et de l'énergie punk de Bayonetta. Très, très loin.

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Bilan 2010

À l'heure des rétrospectives, il s'avère que cette année vidéoludique - que l'on annonçait déjà très fournie en décembre dernier - n'a pas joué les mijaurées. Comme je suis quelqu'un de raisonnable, je ne possède qu'une seule console next-gen à la maison et, déjà, je fus comblé. Moi qui avais peur de « ne plus avoir de vie », j'ai dû me concentrer sur la PS3 afin de pouvoir conserver quelques heures pour d'autres activités (rémunérées, sociales ou purement divertissantes). Il faut dire que je m'en suis pas mal tiré, car j'ai pu vivre d'intenses moments de jeu vidéo (tout en laissant quelques titres de côté) sans pour autant avoir à plaquer mon travail, mes amis ou ma sexualité. Ouf.

Au milieu de ce cru d'exception, un titre se détache clairement du reste : Red Dead Redemption est un jeu comme on n'en voit pas vingt dans une vie de joueur. La qualité immersive du dernier chef-d'oeuvre de Rockstar, sa grande classe « naturelle » et surtout son écriture magistrale en font l'une des étapes majeures dans l'évolution du média. Désormais, le jeu vidéo peut tout nous raconter à travers ses propres codes : ici, c'est l'histoire d'un pays, la disparition d'une époque et l'avènement des structures sociales telles que nous les connaissons aujourd'hui, avec toute la part de violence et de dérive qui y est associée. Avec Red Dead Redemption, le recours au cinéma, qui servait jusqu'ici de béquille au jeu vidéo, n'a plus lieu d'être. Comme John Marston, son héros inoubliable, ce western crépusculaire est un modèle d'indépendance.

Red Dead Redemption, encore plus fun que de jouer à chat

Les détracteurs de Red Dead Redemption avancent un certain manque de fantaisie dans le gameplay. Certes, ce n'est pas du pur jeu vidéo contrairement à Bayonetta - qui est cette année mon numéro deux. Avec Bayonetta, et bien que j'y aie joué sur PS3 (mais franchement c'est tellement bon qu'on se fout que le portage soit raté), je me suis éclaté comme rarement. Système de jeu au poil avec des dizaines de combos et de vertigineuses esquives qui font perdre la tête, style ultra-pop bigarré et barré qui rappelle que le jeu vidéo c'est avant tout du « plaisir », une capacité hallucinante à nous surprendre constamment, à se réinventer sans cesse, à nous offrir un sens de la démesure qui ne fait que grandir alors même que le jeu démarre sur les chapeaux de roues. Bayonetta est tellement sexy que je n'ai même pas eu de remords à faire cette infidélité à Kratos, dont la dernière aventure en HD m'avait pourtant scotché. Qui a dit que le jeu vidéo japonais était mort ?

Bayonetta c'est vraiment le pied !

And ze number three iz French. Que l'on aime ou non le résultat, il faut avouer que la démarche d'Heavy Rain reste l'un des évènements les plus audacieux et les plus originaux de cette année. J'ai aimé le titre parce que j'ai apprécié sa réalisation artistique, l'implication intense qu'il construisait entre le joueur et les personnages, et je trouve que l'histoire ainsi mise en scène fonctionne parfaitement - avec une dimension augmentée par le caractère interactif du récit. Il est clair qu'Heavy Rain est davantage proche du cinéma que du jeu vidéo, mais je ne considère pas que ce soit un défaut. Même si je doute qu'on puisse réellement y rejouer, j'ai vécu une expérience originale et émouvante (que je raconte ici plus en détails) et cela suffit pour en faire un des très grands jeux vidéo de cette génération.

Heavy Rain, le premier simulateur de puériculture en HD

Pour résumer, mon top 3 de l'année sur Playstation 3 :

  1. Red Dead Redemption (Rockstar Games)
  2. Bayonetta (Platinum Games)
  3. Heavy Rain (Quantic Dream)

À venir prochainement : mes déceptions de l'année, les autres jeux qui m'ont marqué, ceux auxquels je n'ai pas pu jouer mais que j'aurais aimé essayer, et mes attentes pour 2011.

Stay tuned.


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