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Warp Zone

Par Poisan Blog créé le 03/02/10 Mis à jour le 19/04/11 à 15h51

Welcome to Warp Zone !

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Cinéma et jeu vidéo

Alors, celle-là, on ne s'y attendait pas ! Les frères Dardenne, immenses cinéastes de la chronique sociale et du drame réaliste, double Palme d'or (Rosetta en 1999 et L'Enfant en 2005), ont débauché un personnage emblématique du jeu vidéo pour leur nouveau film, Le Gamin au vélo, présenté en compétition au Festival de Cannes le mois prochain. Rayé une bonne fois pour toutes de la saga Resident Evil à la fin du cinquième opus (oups, un spoil !), l'ami Bébert tente une reconversion inattendue avec ce virage à 180 degrés.

Que RaHaN se rassure, nos deux ambassadeurs de la culture belge n'ont pas renoncé à leur style si personnel. Point de T-virus ici, ledit Wesker est en fait un cosplayer tout gominé qui se fait surnommer « Wes » en hommage au grand méchant (voir la vidéo à partir de 0:38). Derrière les lunettes se cache à n'en pas douter un adolescent avec ses angoisses et ses aspirations. Si les frères, d'habitude fort intelligents, parviennent à éviter le piège du Meuporg et les clichés sur le rapport jeux vidéo - violence sociale, ça peut être amusant à voir !

Réponse sur ce blog dans quelques semaines, en direct de Cannes.

 

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Actualités

Samedi dernier, LCD Soundsystem, l'un de mes groupes préférés (et celui que j'ai vu le plus souvent en concert), tirait sa révérence au Madison Square Garden de New York avec un show-marathon de plus de 3 heures.

Si, comme moi, vous n'avez pu faire le déplacement, l'intégralité de ce furieux concert est en ligne, avec en prime un James Murphy en smoking du feu de Dieu. Magnifique.


 

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Actualités

Qui a dit que jeu vidéo et politique ne faisaient pas bon ménage ?

Depuis quelques jours, la vidéo "Three Big Pigs" fait le tour de la toile. L'idée est aussi simple que géniale : résumer la fronde contre les autocrates des pays arabes en reprenant le concept d'Angry Birds. Ajoutez à cela une version parodique des Trois Petits Cochons et vous obtenez un petit chef-d'oeuvre d'art révolutionnaire 2.0 !


Au-delà du caractère subversif et drolatique qui s'en dégage, "Three Big Pigs" nous renseigne sur la capacité du jeu vidéo à raconter des histoires avec le seul gameplay en guise de moteur narratif. À l'heure où les designers vont presque exclusivement puiser les émotions dans un recours aux formes cinématographiques, cette vidéo nous rappelle que le jeu vidéo possède un langage à part entière. C'est la preuve qu'il peut traiter de sujets sérieux, pertinents et complexes sans avoir à s'appuyer sur des béquilles qui seraient de simples adaptations de procédés venus d'ailleurs. Le résultat est malin, inventif, tout en proposant un discours subjectif. Si seulement les plus grosses productions pouvaient s'en inspirer...


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Actualités

Le 2 mars prochain, à Paris, aura lieu l'inauguration d'un nouveau lieu dédié aux cultures numériques : La Gaîté Lyrique. L'ouverture se fera à travers force concerts, expositions et autres projections. Les Parisiens n'auront pas manqué de voir les affiches dans le métro, sur lesquelles on peut aussi noter la présence de "Jeux Vidéo".

Salle de spectacle parisienne historique, La Gaîté Lyrique va réouvrir et accueillir des jeux vidéo !

En allant consulter le site internet (qui est très mal foutu), on comprend qu'une salle entière sera dédiée aux jeux vidéo, avec la possibilité de tâter de la manette et de se confronter à de nouveaux modes d'expression visuelle. On n'en sait pas tellement plus, mais étant donné les intentions du projet (La Gaîté Lyrique est sous-titrée "révolutions numériques"), on peut espérer qu'il y aura la possibilité de découvrir des oeuvres vidéoludiques expérimentales, du rétrogaming, de la bidouille et des jeux transgenres. Enfin, la direction du lieu a l'air de vouloir organiser des programmations spéciales, la première étant consacrée à Berlin. Reste à voir s'il existe une école berlinoise du jeu vidéo...

En tout cas, voici ce que dit le programme :

"Dans l'espace jeux vidéo les thématiques du « faire », du collaboratif, de la non-densité, sont reprises par les jeux, à explorer manette en main."

Comme je ne possède pas les compétences nécessaires pour traduire cette phrase, je me rendrai bientôt sur place pour me faire une idée précise.

Quoi qu'il en soit, nous avons là encore la preuve que le jeu vidéo est en train de gagner du terrain et de s'émanciper sérieusement. Et ça, c'est une sacrée bonne nouvelle !

[MàJ] Pour ceux que ça intéresse, le site internet du lieu a été réarrangé et on en sait déjà plus sur la programmation jeux vidéo qui a l'air vraiment excellente. En plus, M05.COM est dans le coup, alors ça ne peut être que du bon !

De mon côté, je cherche toujours des places pour le DJ-set du dimanche (James Murphy et son pote Gavin Russom) qui affiche complet... Si vous avez des plans, n'hésitez pas ;-)

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Impressions

Lors de l'évènement magique et merveilleux qui m'a permis de toucher la 3DS, la quantité de titres disponibles à l'essai dépassait largement le line-up de sortie, que je trouve personnellement très léger. Il semblerait que Nintendo tente de rattraper le coup en nous promettant un catalogue riche et complet qui devrait se constituer très vite. S'il manque un « grand hit Nintendo » au lancement de la console, The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D et Kid Icarus Uprising devraient sortir juste derrière. À tel point qu'aucune date de sortie n'était précisée concernant les jeux, laissant croire à tous ceux qui voulaient bien le gober que tous ces titres seraient Day One. Deux catégories de démos étaient disponibles : d'un côté les démos jouables, assez nombreuses et oscillant entre 5 et 10 minutes, de l'autre les démos non jouables, petits films d'une trentaine de secondes qui, à défaut de donner une idée du jeu, nous renseignaient très bien sur la qualité de la 3D. Voici ce que j'ai vu.

The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D (jouable)

Sans conteste, il s'agit du seul jeu susceptible de me faire acheter la console. En plus d'avoir bénéficié d'un joli lifting qui saute aux yeux, cette épopée légendaire semble profiter à plein régime des possibilités de la 3D. Le grand point fort est la capacité d'immersion du relief : les décors en 3D jouent sur la profondeur, l'espace paraissant ainsi plus clair et plus réel. La distance parcourue prend une valeur intuitive, quasi-naturelle, et l'on a vraiment l'impression d'y être. Avec la 3D, la forêt Kokiri devient un vrai village de lutins miniatures et l'intérieur de l'arbre Deku est un petit donjon minutieux qui tient dans le creux de la main, comparable aux jouets Mighty Max de notre enfance. Il faut ajouter à cela quelques inventions qui tiennent la route, comme le fait de devoir bouger la console pour viser au lance-pierre, la détection subtile des mouvements permet une approche naturelle de la chose - autrement dit, pas besoin de faire le poirier dans le métro pour réussir à tirer sur les araignées. De manière générale, la prise en main paraît bonne. Enfin, le brouillard de la Nintendo 64 a complètement disparu, ce qui permet de mieux apprécier la profondeur de champ. De toute façon, le jeu est tellement grandiose que quelques pas de nouveau dans le monde de Zelda nous donnent envie de tout refaire. Qu'importe que ce soit un remake, l'aventure est intacte et cette version, avec l'apport de nouveautés intelligentes, est flambant neuve !

Kid Icarus Uprising (jouable)

Certes ce n'est pas le grand jeu estampillé Nintendo ni le porte-étendard de la 3DS que l'on pouvait attendre, mais il faut reconnaître que ce sympathique shooter, à l'essence très arcade, est parfaitement huilé. Une fois de plus, la 3D est fine et sert une profondeur de champ époustouflante. Les décors volent à toute vitesse : des nuages, on plonge vers de grandes étendues d'herbe, au loin point la silhouette d'une ville en ruines qui se rapproche avec beauté. La 3D est encore mise au service des rapports d'échelle : les décors et les monstres peuvent être énormes, à l'image du boss Méduse qui ferait pâlir de ridicule les plus grands colosses de God of War. Et, chose essentielle, la 3D ne heurte jamais la fluidité ni le dynamisme de l'action. Côté prise en main, on est dans du super intuitif : sur la démo, deux ou trois touches seulement servaient à jouer. On vise avec l'écran du bas, ce qui marche pas mal. À une séquence hyper pêchue de shooter sur rail (on est dans les airs) succède un passage plus libre en déplacement total (on est au sol). Là, quelques couloirs et textures semblent moins réussis graphiquement, mais globalement ça reste très bon (mieux que de la DS, en tout cas). Très enfantins, les monstres renforcent l'aspect « jouet » dont je parlais dans le précédent post. En somme, un jeu très plaisant. Mais à 60 euros...

Super Street Fighter IV: 3D Edition (jouable)

Un Street en 3D, c'est un peu comme jouer à Ken contre Barbie. Un personnage à gauche, l'autre à droite, vus en entier : plus figurine, tu meurs. Le jeu n'étant pas particulièrement immersif, je dirais que la 3D fait plus gadget qu'autre chose. Les développeurs ont bien intégré une vue spéciale, de trois-quarts de dos, plus impressionnante au niveau de la profondeur de champ mais totalement injouable. Ceci dit, la façon dont les combattants se détachent du reste est amusante. Les décors, eux, sont moins réussis et affichent clairement les limites graphiques de la console. L'horizon ressemble à une toile de fond, et le décor est composé de deux ou trois couches plates, les figurants ressemblant aux spectateurs sommaires et faxables des bons vieux ISS. Malgré tout, le titre est très jouable, la maniabilité optimale (pour une console portable, s'entend) et cette version semble très complète. Pour les nazes, des raccourcis s'affichent sur l'écran tactile, permettant de sortir les coups spéciaux tout seuls. Pour les pros, on retournera jouer sur console de salon avec un stick arcade. Néanmoins, cette version 3D, plutôt réussie, est sans conteste bien au-dessus des autres versions nomades du jeu. De quoi s'occuper, mais à 60 euros...

nintendogs + cats (jouable)

Caresser des chats en 3D sans ressentir la sensation du poil sous la main c'est comme faire baver un chien sans sentir son haleine dégueulasse. C'est drôle 5 minutes, mais la vie est trop courte. Sinon, la 3D marche très bien, les animaux sont mimis tout plein et on rigole beaucoup mais assez vite, pour les plus tortionnaires d'entre nous, l'absence d'une fonction « finish him » se fait sentir. Que les fans me pardonnent... Grosso modo, c'est la même chose qu'avant, mais en 3D. À 60 euros ?

Resident Evil: The Mercenaries 3D (jouable)

On avait le choix entre une carte inspirée du village de Resident Evil 4 et une autre adaptée du bidonville de Resident Evil 5. Entièrement consacré au multijoueurs, ce titre ressemble à une arnaque totale. Non seulement le mode de jeu est très limité, mais en plus il conserve la jouabilité archaïque qui a tant sali la réputation du titre. Réputation et chiffre de ventes n'étant pas liés, il n'est pas étonnant que Capcom tire à fond sur le filon. Eh bien, sans moi les gars. De toute façon, votre jeu est moche en plus. Sans aucun intérêt. Beurk. Même à 10 euros j'en veux pas. Alors à 60, vous savez où vous pouvez vous l'injecter le T-Virus ?

Resident Evil: Revelations (non-jouable)

Contrairement à son hideux frère jumeau fini à l'urine de Tyrant, ce Resident Evil-là semble plutôt réussi. Nettement plus beau, il donne notamment à voir de somptueux effets de lumière. L'action se déroulant sur un cargo glauque, on retrouve les couloirs étroits des premiers épisodes de la série avec une gameplay qui semble calqué sur les derniers. La 3D, en tout cas, est très intéressante. Un bon épisode parallèle en vue ?

Metal Gear Solid: Snake Eater 3D (non-jouable)

Avec Ocarina of Time, Snake Eater est l'autre légende qui débarque sur 3DS. Le petit film de présentation laissait voir de jolies choses : l'herbe, les pétales de fleurs, le bandana de Snake qui flotte au vent, le tout avec un rendu très satisfaisant et sans différence majeure, me semble-t-il, avec ce qu'on a connu sur PS2. La 3D apporte une texture supplémentaire à l'espace, cette dimension palpable de la lumière et de l'environnement qu'on retrouve dans le jeu. Il faut espérer que les développeurs ont trouvé une façon de rendre le titre agréable à manier. Autre point de doute, en ce qui me concerne : par rapport à ce que j'ai vu, l'écran de la 3DS me paraît un peu petit pour afficher toute la finesse et le détail de la jungle. L'aventure de Snake serait-elle trop grande pour cette petite console ? Je le crains et je crois que je préfère y jouer en 2D, mais dans mon salon, et à moins de 60 euros.

Mario Kart 3DS (non-jouable)

Très courte, la vidéo laissait présager quelque chose de très bon. Ce qui saute aux yeux, principalement, c'est la réussite de l'effet de vitesse. Comme dans Kid Icarus, aucune saccade ni réaction physique gênante : tout est fluide et enivrant. Le reste, c'est du Mario Kart pur et dur. Les graphismes fonctionnent parfaitement. Connaissant la durée de vie, en multi, d'un tel jeu, on peut se dire qu'à 60 euros, allez bon, pourquoi pas ?

Animal Crossing 3DS (non-jouable)

Encore une fois, l'impression laissée par la démo me fait penser que la 3D sur ce petit écran rend beaucoup mieux quand les graphismes sont simples et enfantins, comme ici. Contrairement à Metal Gear Solid, un peu fouillis, cet Animal Crossing est limpide, avec un bel effet de rouleau sur la surface sur laquelle évoluent les personnages. Pour le reste, on a exactement la même chose que dans les épisodes précédents. Je ne suis pas fan, donc ce n'est pas moi qui mettrais 60 euros là-dedans.

Le plus : la réalité augmentée

Cette autre grande nouveauté de la console (et qui, elle, sera disponible directement avec l'achat de la console) est tout à fait surprenante et prometteuse. Je ne vais pas vous raconter à nouveau de quoi il s'agit (allez voir ici). En tout cas, les effets fonctionnent à merveille comme autant de petites trouvailles servant à nous faire douter du monde qui nous entoure. L'approche est très déconcertante au départ : on a tendance à chercher en vain le stick permettant de diriger la caméra, puis on se rend compte très vite que la caméra c'est nous ! Il faut tourner autour des monstres et chercher leurs points faibles, naviguer dans l'espace à la recherche de failles spatiales que seule notre 3DS peut révéler, un peu à la manière des instruments bizarroïdes de Ghostbusters ! Si le défi ludique est très limité pour l'instant (aucune vraie difficulté, ni même beaucoup d'intérêt de gameplay dans les jeux proposés), l'expérience est assez renversante. Mettez-nous quelques créateurs géniaux, ressuscitez Gunpei Yokoi, et je suis certain qu'il y aura beaucoup de belles trouvailles à tirer de cette réalité augmentée qui, en plus, est gratuite !

Pour conclure, si vous me demandez ce que je pense de la console, je dirais que je suis assez séduit par les possibilités entrouvertes par la 3D et la réalité augmentée. Si vous me demandez si je compte l'acheter, je dirais que non, pas dans l'immédiat. Comme vous avez pu le constater, le prix de la console et celui des jeux me paraît largement abusif. Je ne mettrais pas beaucoup plus de 150 euros pour une telle machine, et entre 35 et 40 euros pour les jeux, en tout cas à ce stade-là de la chose. Seul Zelda justifierait, à mes yeux, l'achat de la console. Mais à plus de 300 euros, autant se faire plaisir avec de gros jeux sur console de salon (je dois avouer que je n'ai jamais été un grand joueur de consoles portables, sauf à l'époque de la première Game Boy). Exploitant à fond le savoir faire de Nintendo en matière de jeux casuals, la 3DS devra aussi passer le cap des jeux gamers si elle veut réussir son coup. De ce point de vue, je ne suis pas sûr que de simples remakes suffisent à faire venir beaucoup de gamers vers la console. Donc, en Day One, certainement pas. Pour dans un an ou en occasion, peut-être. Wait and see...


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Impressions

J'ai pu me faufiler, hier midi, à un évènement privé parisien consacré à la nouvelle portable 3D (comme dollar, deutschemark et dinar) de Nintendo. Après plusieurs mois de projections et d'atermoiements, j'ai enfin mis les yeux et les pattes sur ce beau petit jouet qui nous fait voir « le monde à travers une petite fenêtre » (© Julo). De 3DS, les salles de l'évènement étaient pleines à craquer, chacune solidement attachée à une jeune fille vêtue aux couleurs de la pub (c'est-à-dire du blanc type Mirror's Edge), ce qui donnait une ambiance un peu étrange. Nintendo et son univers asexué d'un côté (Link l'androgyne, Kid Icarus l'angelot, sans parler des chiens et chats de Nintendogs qui font tout sauf se grimper dessus), des naïades attachées à des chaînes et à des joypads de l'autre. Enfance et débauche dans un même cocktail légèrement douteux. Pendant que certains tentaient de voler la 3DS en draguant la fille qui s'y rattachait, et inversement, je me concentrais sur l'essentiel.

Les dérives du jeu vidéo n°34 : attacher des filles à des consoles

La 3D sans déception

Le clou du spectacle de cette 3DS est une promesse tenue à 100%. Joli et puissant, l'effet de la 3D fonctionne à merveille et peut, dans certains cas, apporter une dimension supplémentaire à l'expérience de jeu.

La possibilité de régler le niveau de relief est une excellente idée et le champ de variation est large. Poussée à fond, la 3D a tendance à exagérer la profondeur de champ, pour un effet plus spectaculaire mais aussi beaucoup moins « stable » (il faut être positionné droit devant pour éviter les imprécisions visuelles et autres reflets). À une position intermédiaire, on retrouve un aspect plus réaliste pour un confort de jeu optimal. Les hôtesses me disaient pourtant que très peu de joueurs avaient le réflexe de régler le niveau, mais plutôt qu'ils se contentaient de mettre la 3D à fond ou de la supprimer. Cette dernière possibilité convient à ceux qui sont allergiques ou insensibles à la 3D, bien entendu, mais s'avère aussi très utile lorsqu'on est plusieurs sur une console. Avec la 3D, impossible pour le voisin de jeter un oeil par-dessus notre épaule : une fois l'effet coupé, on se retrouve face à une bonne vieille DS traditionnelle ! À noter qu'en mode 3D, l'écran est bien plus lumineux qu'en 2D ; la différence est saisissante, et ce n'est pas dur d'imaginer qu'il en est de même pour la consommation de la batterie.

En ce qui me concerne, j'ai passé une heure à jouer avec l'effet 3D généralement à fond et n'ai pas ressenti la moindre gêne ou fatigue. Il faudra voir ce que ça donne sur le long terme, mais le temps d'adaptation est quasi-nul et l'effet immédiat semble inoffensif. La perception est même agréable puisqu'elle incite à regarder les choses de façon plus attentive, avec un soin de la profondeur accru, notamment en ce qui concerne les décors et les grands espaces. Autre point sur lequel je m'inquiétais : la difficulté d'avoir à passer sans cesse de l'écran 3D à l'écran 2D. Si le concept d'avoir deux écrans différents peut être discutable pour cette console (de toute évidence, c'est avant tout un choix marketing pour la rattacher à la DS traditionnelle), le problème du va-et-vient ne se pose absolument pas. Aucun mal, donc, à switcher entre les écrans. Tout se fait très naturellement, en tout cas en ce qui me concerne.

D'un point de vue esthétique, la 3D est très belle. Fluide, elle permet de jouer à tout type de jeu sans heurter les yeux : qu'elle soit reposante comme dans Nintendogs + Cats ou ultra-pêchue comme dans Kid Icarus Uprising, ça fonctionne bien. De plus, elle est très précise et ne se résume pas à une différence de profondeur entre 3 ou 4 plans : par exemple, le nez d'un personnage paraîtra plus rapproché que ses yeux, ou un objet que l'on jette au loin paraîtra s'éloigner très naturellement. La 3D apporte des choses assez inédites dans le domaine, notamment en ce qui concerne les impressions d'échelle. L'écran n'étant pas très grand, les personnages en 3D vus en entier font souvent penser à de petites figurines en mouvement. D'abord curieux, cet effet est très réussi. Lorsqu'on joue à Super Street Fighter IV: 3D Edition, on a le sentiment qu'un rêve de gosse se réalise : nos jouets prennent vie et se battent entre eux ! Amusant.

« Ouh, là. S'il rate son saut, celui-là, il va finir dans mon slip ! »

L'autre apport majeur de la 3D, qui est beaucoup moins gadget, concerne sa force d'immersion. Dans un jeu comme Zelda : Ocarina of Time 3D, c'est absolument remarquable. Même si la fenêtre est petite, le volume de l'espace virtuel est décuplé. D'ailleurs, la 3DS a surtout tendance à jouer sur la profondeur dans l'écran plutôt que sur les choses qui en sortent - et ce n'est pas plus mal ! Ce que j'ai pu voir des objets (ou en l'occurrence, des bras d'E. Honda) qui ressortaient de l'écran ne m'a pas convaincu : d'une part, ça fait mal aux yeux, d'autre part, ça se heurte aux limites du cadre de l'écran qui reste toujours petit. L'effet de profondeur est beaucoup plus intéressant. On a vraiment l'impression d'une dimension supplémentaire, et l'intégration du joueur dans les décors est parfaitement réussie. J'ai hâte de voir ce que cela donnera sur des écrans de salon !

Je ne reviens pas sur les fonctionnalités supplémentaires de la console, sur sa taille ou son poids, ni sur ses spécificités techniques. Tout a déjà été dit et commenté abondamment sur ce site. Je rajouterais juste que la puissance de la console n'est pas époustouflante : la qualité varie selon les jeux et n'impressionne pas vraiment. Si Zelda : Ocarina of Time 3D, Kid Icarus Uprising et Resident Evil Revelations sont très beaux, le reste des titres s'apparente à de la bonne DS. En même temps, la simplicité graphique des jeux se marie bien à la 3D : l'esthétique lisse et enfantine renforce l'aspect « jouet » des personnages et des décors en relief. On n'est souvent pas loin d'un petit côté Toy Story !

En bref, la 3D est une belle réussite et demeure intéressante une fois le « wow! effect » passé. Il reste à voir comment elle sera exploitée. Je reviendrai, dans la deuxième partie de ces impressions, sur la longue liste de jeux que j'ai pu voir ou essayer, avec un récapitulatif titre par titre. À suivre.


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Actualités

La vague de révolte qui secoue une bonne partie du Maghreb et du Proche-Orient depuis plusieurs semaines vient de connaître, aujourd'hui 28 janvier, un nouveau tournant. Alors que l'accès à plusieurs services web tels que Facebook et Twitter avait été suspendu depuis plusieurs jours, c'est carrément tout Internet qui vient d'être coupé en Egypte.

Pour rappel, les mouvements de contestation du peuple égyptien contre le régime d'Hosni Moubarak (président depuis 1981, soit la première élection de Mitterrand chez nous, pour vous donner une idée) s'appuient fortement sur les réseaux sociaux du web et les modes d'information alternatifs rendus possibles par la toile. Dans l'histoire d'Internet, c'est la première fois que le blocage total est employé par un gouvernement pour maîtriser des manifestations. Même le gouvernement d'Iran, lors des évènements de 2009, n'avait pas employé de méthode aussi radicale.

Outre le fait qu'une telle déconnexion vise à empêcher les rassemblements spontanés et ainsi calmer l'ampleur du mouvement, il est à craindre que nous n'ayons plus aucune information venant d'Egypte, rendant alors cette révolution totalement invisible aux yeux du monde.

À l'heure des services d'information en temps réel et du cloud computing, dont on parle beaucoup sur Gameblog, cet évènement nous dit beaucoup de choses sur l'importance décisive et la paradoxale fébrilité de nos nouveaux modes de communication.

C'est pourquoi j'invite tout le monde, entre deux news vidéoludiques ou deux posts de blog, d'aller faire un tour sur les sites d'information généralistes pour suivre l'avancée de la situation.

(Je laisse un accès au commentaires, mais par pitié, évitez les débats politiques qui tourneraient au pugilat !)

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Bilan 2010

Et pour clôturer ce bilan, voici la liste des 10 jeux que j'attends le plus en 2011...


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Bilan 2010

En plus du traditionnel top / flop, la rétrospective 2010 fait un tour par la case « coups de coeur ». Sous l'avalanche de hits, certains titres m'ont offert de grands moments de jeu vidéo sans que j'aie pu les intégrer à mon Top 3, complètement embouteillé cette année. Malgré tout, ces jeux sont pour certains des monuments du genre, pour d'autres des modèles d'inventivité, ou encore de simples mais jouissifs passe-temps ludiques.

Les vacances de Noël m'ont permis de mettre la main sur une Xbox 360 afin de découvrir deux des meilleurs jeux de l'année, qui sont aussi deux jeux indépendants téléchargeables :

Super Meat Boy est une tuerie absolue. J'ai dû y passer près de vingt heures en trois ou quatre jours, revoyant les niveaux et les sauts dans ma tête dès que je fermais les yeux le soir. Mes doigts ne s'en sont toujours pas remis (bonjour les crampes). C'est probablement le jeu le plus énergique de 2010. Punk à mort, hardcore à en crever, et malgré cela complètement addictif. L'hommage à la grande époque des 8-bits est sublime et les clins d'oeil sont tous simplement brillants (tout à la différence des pseudo « clins d'oeil » de Castlevania: Lords of Shadow, justement). La musique est magistrale, les niveaux bonus sont aussi géniaux qu'infaisables, et la tonne de contenu rend le jeu pratiquement inépuisable. En plus de tout cela, c'est un hymne au fun pur et aux fondamentaux du gameplay. Pour moi, Super Meat Boy figure déjà parmi les grands titres cultes de l'histoire du jeu vidéo.

Super Meat Boy : et pourtant je suis végétarien...

Limbo est évidemment le second grand jeu que je place en coup de coeur. Je n'ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit dessus, hormis le fait que Playdead a réussi quelque chose de très difficile : raconter une histoire complexe en jouant uniquement sur le gameplay et l'ambiance. À ma connaissance, il s'agit du premier jeu sur console couleurs à être entièrement en noir et blanc. Limbo fait partie de ces jeux qui montrent la voie et laissent espérer de sérieuses évolutions artistiques à venir. Seul regret : il est extrêmement court... Ce n'est pas un mauvais point en soi, d'autant que l'oeuvre est pleinement aboutie et n'a pas besoin de durer davantage. Mais ce type d'expérience étant si rare, on aimerait pouvoir en profiter plus longtemps avant de retourner se taper des dizaines d'heures à ne faire que tirer sur des monstres et courir dans tous les sens. (non, je n'ai pas été envoûté par David Cage)


Limbo : voyage grisant

D'autres titres m'ont procuré beaucoup de plaisir tout au long de l'année, notamment le somptueux God of War III. Je l'ai trouvé tellement bon qu'il m'a même donné envie d'aller chercher le trophée de platine, une grande première ! (et m'a incité à écrire un article sur la façon dont Kratos dézingue la mythologie) Pour finir, je peux citer les sympathiques Lara Croft and the Guardian of Light et Dead Nation, deux jeux téléchargeables qui offrent de beaux moments en coop'. Sans oublier le remake de l'année : Monkey Island 2: LeChuck's Revenge que j'ai dû refinir pour la quinzième ou vingtième fois.

Monkey Island 2 HD : la haute définition, ça crache !

Mais 2010 a surtout été l'année des frustrations, avec ces dizaines de jeux sur lesquels on doit faire l'impasse car on n'a ni le temps ni l'argent. Il a fallu faire des choix sérieux. J'aurais aimé, par exemple, que l'année possède trois mois de plus pour pouvoir me permettre Demon's Souls, Vanquish, Darksiders, Bioshock 2 ou encore Assassin's Creed: Brotherhood. Faute de Xbox 360, je n'ai pas pu, non plus, jouer à Alan Wake ou à Mass Effect 2. Il était également difficile, cette année, de se risquer à essayer des jeux qu'on sait par avance moyens, comme Yakuza 3, Resonance of Fate (j'ai perdu trop de temps avec Final Fantasy XIII), Bioshock 2, Dead Rising 2, ou les deux rejetons de Monkey Island : Death Spank et Costume Quest. Même Call of Duty: Black Ops et Gran Turismo 5 peuvent me tenter, je ne suis pourtant pas un fan de FPS et encore moins de jeux de course. Il y avait vraiment de quoi s'arracher les cheveux ou démissionner.

Mon plus grand regret reste sans doute de ne pas posséder de Wii pour pouvoir jouer à Super Mario Galaxy 2 (qui aurait, je pense, des chances d'être mon jeu de l'année sinon), Donkey Kong Country Returns (je rêve de retrouver les barils qui ont bercé ma jeunesse) et des titres comme No More Heroes 2: Desperate Struggle. Il semblerait qu'en plus d'être l'emblème du gaming casual, la Wii soit devenue une console indispensable pour les gamers. Il n'y a décidément pas plus fort que Nintendo !

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Bilan 2010

De l'avis général, 2010 semble avoir été marquée par l'abondance de bons jeux, pas forcément tous originaux mais globalement très aboutis dans leurs domaines respectifs. La moyenne étant tirée vers le haut, rares étaient les navets - et par conséquent d'autant plus faciles à discerner, donc à éviter. Je ne peux pas vraiment dire que j'ai joué à de « mauvais » jeux cette année. En revanche, il y a eu quelques « déceptions » : des titres dont on était en droit d'attendre mieux, plus de fun, plus d'originalité et plus d'intelligence aussi.

Final Fantasy XIII : aussi digeste qu'un chou Fal'Cie

Final Fantasy XIII était une déception attendue. La direction prise par la série depuis les épisodes PS2 a tendance à m'ennuyer. Au coeur du problème : le manque de fantaisie, qui est pourtant l'argument principal de la licence. Il semblerait que Final Fantasy n'ait pas réussi son passage au parlant. Lorsqu'ils ne sont pas carrément stupides, les dialogues reflètent un vide soporifique noyé sous un jargon aussi abscons que repoussant (ici, les termes lourdauds de L'Cie et Fal'Cie). Au romantisme naïf japonais, qui avait pourtant marqué les plus beaux moments de la série (l'histoire d'amour de FFVIII, les délires introspectifs de Cloud dans FFVII), se mêle l'atroce accent américain des personnages qui dénature totalement l'esprit du jeu. Cette greffe entre Orient et Occident donne naissance à une chimère très peu charismatique. Final Fantasy n'est plus vraiment japonais, en tout cas pas chez nous. C'est désormais une caricature de l'exotisme japonais vu par le prisme du concept japo-niais pour occidentaux. Qui peut supporter les cris (pour le moins ambigus) que pousse Vanille à longueur de temps ? Qui peut endurer la soupe nauséabonde qui sert de thème officiel à cet épisode XIII ?

À force de vouloir draguer le public occidental, il semblerait que les grandes séries japonaises se soient complètement reniées. Après Resident Evil et son orientation action, Final Fantasy et sa suite de couloirs. J'ai bataillé pendant des heures, refusant d'abandonner le jeu tant que je n'avais pas foulé les étendues de Pulse que les critiques annonçaient paradisiaques. Quand je suis enfin arrivé sur place, j'ai constaté un espace certes plus grand, mais tout aussi vide que les lieux parcourus précédemment. Des combats, encore et toujours des combats. Je n'ai pas tardé à laisser tomber et à recommencer une partie de Final Fantasy VIII qui m'a à nouveau scotché jusqu'au bout.

Il m'a quand même fallu beaucoup de temps avant de lâcher Final Fantasy XIII. Premièrement, la réputation de la série a tendance à favoriser l'indulgence. Deuxièmement, la virtuosité des cinématiques peut donner envie de continuer (je parle de la mise en scène et de la qualité technique, toutes deux époustouflantes, évidemment pas du contenu complètement débile). Troisièmement, et c'est ce point qui fait que Final Fantasy XIII n'est pas un mauvais jeu : le système de combat est à la fois audacieux et passionnant. Mais la suppression de la liberté d'exploration, du mystère, des villes, des personnages non-jouables, des quêtes secondaires, des recoins, des méchants charismatiques, du grand voyage et surtout l'absence des pères spirituels Hironobu Sakaguchi et Nobuo Uematsu ont eu raison de moi.

Castlevania: Lords of Shadow : le dilemme du vampire sans âme

Déception paradoxale, Castlevania: Lords of Shadow m'a donné beaucoup de plaisir de jeu tout en m'attristant par son manque criant de personnalité. S'il est vrai que le jeu est généreux et complet, on pourrait ajouter qu'il est plus aisé d'être généreux lorsqu'on a tout volé aux autres. Qu'importe que l'esprit de la série ait été ou non respecté (je la connais trop mal pour pouvoir juger), le fait que ce Lords of Shadow ressemble à un best-of des jeux d'action de ces dernières années m'a particulièrement irrité. Certains y ont vu des clins d'oeil, je n'y vois pour ma part que des références mal digérées. L'exemple des colosses repris de Shadow of the Colossus (au pattern près) est d'autant plus critique qu'il s'agit des premiers boss que l'on rencontre dans le jeu ! Au lieu de nous installer dans un univers propre pour ensuite s'affranchir de certains codes et s'amuser avec des références vidéoludiques, Lords of Shadow commence par une série d'impostures.

La suite du jeu est un voyage à travers un fourre-tout de créatures, de lieux magiques, d'énigmes et de combats certes travaillés (hormis de récurrents problèmes de réglage) mais très superficiels. Finalement, on n'est pas si loin de Final Fantasy XIII et de sa suite de couloirs : on traverse des mondes aussi hétérogènes qu'éphémères, on multiplie les rencontres avec des personnages archétypaux qu'on ne reverra jamais par la suite, on avance dans une surenchère dramatique qui ne laisse que mieux apparaître de grosses ficelles.

Sur ce point précis, Lords of Shadow m'a déçu. Avec la présence d'Hideo Kojima au générique, je m'attendais à rencontrer des personnages plus creusés et à suivre une narration plus complexe. Il n'en est rien. Lords of Shadow reprend malheureusement les grands poncifs éculés du jeu vidéo et finit par verser dans le grand guignol. Un satyre se transforme en robot. Satan en personne apparaît pour finir... à poil (son sexe et ses fesses restent cachés par un nuage providentiel). Quant au « twist » final, il me fait penser qu'Highlander III n'était peut-être pas un si mauvais film...

Bref, les monstres sont impressionnants mais on reconnaît trop souvent les seconds rôles de certaines scènes du Seigneur des anneaux. Le vieux Zobek est sympa mais je préférais quand il était joué par Sean Connery. La femme de Gabriel me rappelle celle de Kratos. Le moine aveugle, je croyais qu'il était mort dans l'incendie du Nom de la rose. Quant à mon ami Pan, je ne comprends toujours pas pourquoi il s'est pris pour un Transformers.

Il est triste qu'un jeune studio comme Mercury Steam n'ait pas su faire preuve de plus d'audace, de plus d'originalité, en imprimant une vraie patte à cette sorte de reboot. Certes, Lords of Shadow est un bon jeu mais il souffre d'un manque d'imagination qui me désespère. Reprendre des éléments éculés pour les resservir tels quels me laisse perplexe. Prions pour que le jeu vidéo ne reste pas aussi peu aventureux dans son cheminement artistique. Les références sont faites pour être digérées ou perverties, mais Lords of Shadow, lui, se prend au sérieux. C'est là le pire. On est très loin du second degré kitsch et de l'énergie punk de Bayonetta. Très, très loin.

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