POIL A GRATTER

Édito

3615 Poil, le 3615 qui fait du 'ienb !

(ceci est un slogan)

Crée en lendemain de cuite par un type encore hirsute captant mal le Wi-Fi du voisin, POIL A GRATTER est avant tout l'oeuvre d'un mégalomane breton (pléonasme), et par conséquent poilu jusqu'aux pieds.

A priori éphémère, POIL A GRATTER se veut être une terre d'accueil - ou un radeau à la dérive, c'est selon - pour tous les excités du bocal et autres poujadistes et bolchéviques en herbe et dieu sait qu'ils sont nombreux parmi nous.

Ne vous installez pas trop confortablement, foutez pas le boxon et tout devrait bien se passer. Le patron est un original...

POIL A GRATTER, garanti sans épilation ! Bienvenue mes p'tit poilus !

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POIL A GRATTER

Par JohnJohnJohnJohn Blog créé le 17/10/13 Mis à jour le 12/07/15 à 01h39

Pilosité, duvet, pelage, toison, moquette, touffe, tonsure, pubien, hirsute, portugais...
Poil à gratter : quand ça gratte, faut pas hésiter.

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Démangeaison

Pour lire la première partie de cette étude trimestrielle intense consacrée au formidable The Last Of Us, cliquez ici bande de sapajous.

 

OCTOBRE 2013 : Seconde partie

 

Trois mois s'écoulent. Comme beaucoup d'entre vous, amis poilus, la seconde quinzaine de septembre est logiquement consacrée à GTA V. Pourtant, courroucé par un scénario qui se complait dans la facilité, le jeu me donne, sans que je puisse y apporter une explication tangible, l'envie de revenir à The Last Of Us. Quelques jours après avoir terminé et digéré GTA, j'y reviens donc, naturellement.

Après avoir fini TLOU pour la première fois, l'envie m'avait tout de même démangé de le relancer immédiatement. Malgré la déception et l'amertume d'avoir joué au dernier jeu de Naughty Dog sur PS3 sans véritablement pouvoir l'apprécier, cela m'avait titillé. Mais même les réminiscences de runs jouissifs à la chaine des précédents Uncharted ne m'encouragèrent pas à franchir le pas.

Le temps était donc venu, trois mois après, de retrouver TLOU et de l'aborder avec un oeil nouveau. Le scénario connu, le positionnement des monstres et les instincts de gameplay encore vaguement en mémoire, j'y retournais presque malgré moi. Car très rares ont été les jeux à bénéficier d'une telle indulgence ces dernières années tant il devient de plus en plus difficile de concilier une « vie d'adulte » avec le jeux vidéo.

 

"T'avais pas dit que tu voulais me raconter un secret, enfoiré ?" 

 

D'entrée, je choisis de rejouer à TLOU en mode survivant. A mon sens, c'est de cette décision initiale que va découler tout le reste. En survivant, TLOU se révèle être le jeu qu'il aurait dû être dès le départ. Il est littéralement organique. Joué au casque, il force à écouter le souffle des claqueurs avant de s'engager la peur au ventre, à frémir en entendant les courses furieuses des ennemis alors que le chargeur n'affiche que deux balles. Les combats au corps à corps prennent immédiatement une autre saveur, chaque coup mal porté menant à une inévitable perte. Les munitions se raréfient, l'attention doit être totale et constante. En choisissant ce niveau de difficulté, je reviens aux sensations archaïques des survival horror PSone où chaque mauvaise décision se payait comptant.

C'est dans ce climat irrespirable, parmi les monstres nauséabonds que protéger Ellie me paraît être une évidence. L'empathie se développe très vite. Bien entendu, elle court toujours comme une folle au devant des ennemis tandis que je fais preuve de la plus grande prudence afin de n'éveiller aucun soupçon. C'est d'ailleurs le seul défaut du jeu, l'unique concession faite au réalisme des situations.

Ce second run me permet également d'apprécier toutes les nuances et les subtiles interactions entre Joel et Ellie dont l'amitié grandit à travers les épreuves et les difficultés. Après la perte initiale de sa fille qui le marquera à jamais au fer rouge, Joel ne peut pas perdre Ellie. A quoi bon résister, subsister et lutter férocement jour après jour dans un monde en déliquescence si ce n'est pour défendre la chair que l'on aime ?

 

Arrête tes conneries, tu vas me faire chialer...

 

Peut-être moins poignante que la relation Lee/Clementine de The Walking Dead - on y revient toujours - Joel/Ellie forment indéniablement l'un des plus beaux duos du jeux vidéo. Incarner Ellie, plus tard dans le jeu, finira de révéler la quintessence de cette relation père adoptif/fille adoptive, alors que l'urgence de sauver Joel se fait totale.

A la réflexion, je crois qu'il n'existe rien de plus éloigné dans la forme que The Last Of Us et Beyond : Two Souls. Les deux jeux tendent à embarquer le joueur dans une expérience interactive poignante et se détachent tous les deux de la majorité des autres productions par un impératif narratif très important. Or, le tour de force de TLOU est de parvenir à agencer cette narration au coeur du jeu, au coeur du gameplay. En effectuant des choix forts ou en se baladant, en observant la candeur d'Ellie entre deux phases d'action, TLOU raconte une histoire qui se donne à vivre, manette en mains.

Une histoire différente des précédentes productions du studio et qui prouve, encore une fois, l'immense talent qu'ont les équipes de Naughty Dog à nous faire vivre des aventures qui élèvent le média et qui nous font aimer jouer, année après année, tout simplement.

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Première partie de l'article ici.

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