POIL A GRATTER

Édito

3615 Poil, le 3615 qui fait du 'ienb !

(ceci est un slogan)

Crée en lendemain de cuite par un type encore hirsute captant mal le Wi-Fi du voisin, POIL A GRATTER est avant tout l'oeuvre d'un mégalomane breton (pléonasme), et par conséquent poilu jusqu'aux pieds.

A priori éphémère, POIL A GRATTER se veut être une terre d'accueil - ou un radeau à la dérive, c'est selon - pour tous les excités du bocal et autres poujadistes et bolchéviques en herbe et dieu sait qu'ils sont nombreux parmi nous.

Ne vous installez pas trop confortablement, foutez pas le boxon et tout devrait bien se passer. Le patron est un original...

POIL A GRATTER, garanti sans épilation ! Bienvenue mes p'tit poilus !

Archives

Favoris

POIL A GRATTER

Par JohnJohnJohnJohn Blog créé le 17/10/13 Mis à jour le 12/07/15 à 01h39

Pilosité, duvet, pelage, toison, moquette, touffe, tonsure, pubien, hirsute, portugais...
Poil à gratter : quand ça gratte, faut pas hésiter.

Ajouter aux favoris
  
Signaler
Démangeaison

La première expression qui vient en tête lorsque l'on pense à GTA V c'est mine d'or.

 

 

Mine d'or pour Rockstar, papa d'un bébé à 250 millions de dollars mais qui lui en rapportera des milliards.

Mine d'or pour les journalistes, relayant avec plus ou moins d'assiduité toutes les moindres informations inconséquentes gravitant autour du monstre velu.

Mine d'or pour les joueurs, dont l'excitation, entretenue par un séducteur tout à la fois discret et ostentatoire, tend inexorablement vers la jouissance.

Mine d'or pour les télévisions, mine d'or pour les bavards à la pause café, mine d'or pour EDF, mine d'or pour les poils, mine d'or, mine d'or...

 

 

 

Ah, GTA V, que serais-je sans toi ? GTA V, le sauveur de 2013, le game of the year (GOTY comme disent les vrais poilus) autoproclamé. GTA V, l'objet du désir, un citron à presser, à essorer par tous, pour tous. Encore, que diable !

 

GTA V est un archétype autant qu'une caricature. Sur orbite, le jeu tourne sur lui-même, pour lui-même. Du fun en barre (d'or bien entendu). Le monstre est imposant, grandiloquent mais que sert-il au juste ?

 

Car GTA V est incontestablement un grand pas en arrière après le fantastique Red Dead Redemption. Narrativement, c'est d'une flemmardise absolue. Là où Red Dead développait son John Marston par la conquête de nouveaux territoires (la mythique arrivée au Mexique), GTA V n'a qu'une galerie de personnages névrosés à proposer dans un univers fourmillant mais stagnant. GTA V est le premier GTA en ligne droite absolue, justifiant atrocement mal un scénario qui doit, par essence dans le genre, aller vers le toujours plus. 

Les moments de bravoure sont trop rares - l'introduction, le premier casse - et Trevor finit par méchamment taper sur le système. La constitution du trio n'a ni queue ni tête et les motivations, hormis celle de Franklin, sont suspectes.

GTA V, c'est du "cartoon" ; où l'impression de rejouer à un GTA III à 250 millions de dollars.
Certes, la série a toujours été un défouloir impeccable mais il était concevable d'esperer davantage...

Le jeu pousse à fond son cynisme, tonalité intéressante les premières heures puis lassante à force d'être rabâchée gratuitement à la moindre occasion. Si les avis interweb-esque sont partagés concernant Trevor, le mien est tranché. C'est à mon sens LA fausse bonne idée du jeu et surtout l'expression d'une facilité scénaristique navrante.

Alors oui, c'est très joli (pour un open-world), parfois drôle (les missions sous hallucinogènes) et remarquablement fini eu égard aux standards de la série. Mais alors mes p'tits loups, pourquoi cette démangeaison ?

 

 

Pour en causer, rendez-vous sur 3615 Poil (ou juste en bas, là, ça ira aussi), 3 euros/min, et que ça saute !

 

Voir aussi

Groupes : 
Grand Theft Auto
Sociétés : 
Rockstar Games
Ajouter à mes favoris Commenter (6)

Commentaires

JohnJohnJohnJohn
Signaler
JohnJohnJohnJohn
Certes mais je ne saurais être plus über d'accord.
fargast
Signaler
fargast
après celà reste juste mon avis il ne fait en aucun cas éminence de verité :)
JohnJohnJohnJohn
Signaler
JohnJohnJohnJohn
Mais bien sûr fargast, il fallait zigouiller cet insupportable hurluberlu sans nous demander notre accord !
Big up !
fargast
Signaler
fargast
moi je me suis immergé totalement dans le jeux avec mes propres références de films et de séries tout au long du jeux ,comme breaking bad ,heat par exemple mais aussi une ambiance miami vice et tout les films américains du genre ripoux contre flic ou tout ce qui touche aux gangsta et autre fou incontrôlable
je me suis retrouver avec pleins de références qui m'on permis de passer un agréable moment
certes ils y a des missions annexes qui sentent ma routine forcé genre la dépanneuse ....
mais sinon j'ai pris autant de plaisir avec gta 5 qu'avec red dead redemption
après je peux tout à fait comprendre le coup du scénario un peu léger voir même facile mais étant donné que a la base micheal est un gars rangé et fatigué à la base fallait bien introduire un élément qui le fait revenir à ses anciens démons niveau violence et le coup du prof de tennis est parfait car par la suite effectivement tout découle de ça ,l'effet papillon; partir d'un rien pour arriver à une des fins qui pour moi devrais être la seule : tuer trevor
on aurait même pas du avoir le choix
JohnJohnJohnJohn
Signaler
JohnJohnJohnJohn
Bien sûr. (légers spoils)

Pour moi le scénario de GTA V est branché sur deux axes :

1) L'élément déclencheur : Michael croit que sa femme le trompe, suit le prof de tennis peu vertueux et explose la terrasse d'une maison qui appartient en fait à un grand méchant super riche.
2) Ce qui lance la mécanique du jeu : Trevor revient dans la vie de Michael car ce dernier est obligé d'amasser beaucoup d'argent et donc de faire un gros coup mais sa langue dérape et Trevor l'identifie plus tard à la TV.

Certes, The Big Lebowski est l'histoire d'un type qui pisse sur le mauvais tapis mais l'élément déclencheur est tout de même excessivement faible lorsque l'on regarde le tableau global a posteriori. Et ensuite, tiens, faisons en sorte que le FBI les tiennent tous par les coucougnettes velues pour justifier toutes les missions abracadabrantesques... Bref, dans le genre dystopie maniant l'ironie à la truelle, ça se pose là.

Et pour répondre à ta question, Trevor est le personnage qui permet d'exploser tous les carcans et d'amener du loufoque parce que c'est dans les gênes de GTA mais c'est surtout un personnage "gratuit" dont l'hystérie fait difficilement le pont entre les deux facettes du jeu (un jeu réfléchi sur la crise de la quarantaine / un défouloir ahurissant).
ComputerHead
Signaler
ComputerHead
Je vois pas en quoi le personnage de Trevor est une facilité scénaristique, tu pourrais développer