POIL A GRATTER

Édito

3615 Poil, le 3615 qui fait du 'ienb !

(ceci est un slogan)

Crée en lendemain de cuite par un type encore hirsute captant mal le Wi-Fi du voisin, POIL A GRATTER est avant tout l'oeuvre d'un mégalomane breton (pléonasme), et par conséquent poilu jusqu'aux pieds.

A priori éphémère, POIL A GRATTER se veut être une terre d'accueil - ou un radeau à la dérive, c'est selon - pour tous les excités du bocal et autres poujadistes et bolchéviques en herbe et dieu sait qu'ils sont nombreux parmi nous.

Ne vous installez pas trop confortablement, foutez pas le boxon et tout devrait bien se passer. Le patron est un original...

POIL A GRATTER, garanti sans épilation ! Bienvenue mes p'tit poilus !

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POIL A GRATTER

Par JohnJohnJohnJohn Blog créé le 17/10/13 Mis à jour le 12/07/15 à 01h39

Pilosité, duvet, pelage, toison, moquette, touffe, tonsure, pubien, hirsute, portugais...
Poil à gratter : quand ça gratte, faut pas hésiter.

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Démangeaison

 

Aucun poulet n'a été concassé lors de l'élaboration de cette article. 

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Internet 2.0 est construit sur une utopie que Karl Marx aurait probablement adoubé : tout le monde est désormais libre d'exprimer son avis et de le partager comme bon lui semble au sein d'espaces qui n'ont jamais été aussi perfectionnés ni aussi efficaces.

Cette utopie a donné l'illusion de pouvoir casser la hiérarchie existante entre les hommes derrière les internautes. Twitter, Facebook ou Instagram proposent de directement s'adresser aux staaaaars comme s'ils étaient nos voisins de palier. Cette communication horizontale où toutes nos voix semblent avoir le même impact autorise une proximité (virtuelle argueront certains) entre les personnes d'un même réseau.

De cette proximité sont nées de nouvelles formes de communication, plus « directes » qui s'affranchissent des réseaux traditionnels. 

 

Toutes les voix ont-elles vraiment le même impact ?

 

Non. D'abord, votre voix n'aura pas le même impact si elle est entendue par trois personnes que si elle est relayée par des milliers. Logique, pour obtenir un véritable poids sur Internet, il faut être suivi et écouté par le plus grand nombre. D'où certaines dérives modernes amusantes, tel l'achat de followers, qui correspondrait dans le monde réel au détournement de dizaines de cars remplis de retraités pour occuper des meetings politiques. Je dis ça comme ça, je ne suis au courant de rien...

Peu importe votre message au fond, ce qui compte, c'est qu'il touche le public le plus large possible. C'est la vision d'une certaine partie de la production sur Internet.

 

Un internaute a-t-il du pouvoir ?

  

Oui.  L'internaute est un chien errant dont il faut réussir à capter l'attention.

Dans la vraie vie, il peut être difficile de quitter une salle en pleine réunion. Il sera sûrement très difficile de quitter sa femme depuis plus de 30 ans, compliqué de confier ses problèmes personnels à des proches. Chacun de nos actes entraine une suite de conséquences dont on se méfie, et qui régule notre comportement en nous soumettant aux normes sociales.

Sur Internet, peu de personnes assument leur véritable identité : les avatars et les pseudos nous donnent l'illusion de pouvoir se protéger. Derrière ce mur virtuel, nous agissons plus librement, à l'instinct. Nos comportements sont dès lors plus difficiles à décrypter puisqu'ils ne répondent plus seulement à notre identité propre, mais également à la conscience que nous pouvons nous permettre d'écrire des choses que nous ne pourrions jamais dire dans la sphère quotidienne du réel.

De cette liberté nait un pouvoir : celui d'une expression plus souple. Cette expression est toutefois régulée - par des modérateurs plus ou moins efficaces - mais si Internet est une toile qui prolifère, comment contrôler cette prolifération ? L'internaute décide, donc, et fait des choix.

En ouvrant une page, il donne à cette page un certain poids. Puis viendra un second, troisième, centième, millième internaute etc.

De ces microdécisions naissent des statistiques, et de ces statistiques naissent des certitudes. Vous avez cliqué donc vous avez été intéressés. Nous savons par quoi vous êtes intéressés donc nous allons vous proposer davantage de contenus de la sorte.

 

Il ne faut pas être un expert en sociologie pour comprendre que les contenus les plus prisés seront naturellement les contenus les plus percutants et accrocheurs. Les titres doivent faire la majeure partie du boulot. Le référencement devient dès lors capital ; il faut convaincre vite.

Et ous ne vendrez certainement pas autant de clics sur l'histoire de la Mésopotamie que sur l'histoire du string. Mais en cliquant sur l'article « Histoire du string », vous donnerez du poids à sa pertinence et encouragerez ses auteurs à créer d'autres contenus de ce type.

 

Un internaute est-il foncièrement con ?

  

Oui et non. Un internaute est versatile par définition. Lire derrière un écran n'a rien de confortable pour de nombreuses personnes qui préfèreront un contenu percutant à un texte trop long ou trop complexe. Internet n'est pas un format idéal pour s'épancher même s'il est tout à fait possible d'y trouver des articles élaborés.

Dans la vraie vie, nous naissons, grandissons, nous éduquons, fondons une famille, léguons notre expérience acquise dans le meilleur des cas puis mourrons selon l'archétype habituel.

Sur internet, nous naviguons, picorons et désertons vite. Nos responsabilités sont moindres et nous en profitons logiquement. YOLO.

En fait, nous n'avons aucune conscience de notre responsabilité en tant qu'internaute et c'est ce qui nous rend versatile. Pourtant, par un simple acte de présence, un clic, nous modifions sur le long terme les contenus que nous lirons à l'avenir.

 

  

 

Je clique donc je suis ?

  

Non. Ce n'est pas parce que nous cliquons sur un article que nous en apprécions son contenu. Peut-être avons-nous été piégés par un titre accrocheur et légèrement mensonger ? Peut-être avons-nous ouvert cet article dans un onglet dans l'espoir de le lire ultérieurement ? Nos clics sont parfois irrationnels et c'est ce que l'on appelle la sérendipité. Nous cliquons, puis cliquons encore et soudain, l'objet initial de notre recherche s'est volatilisé.

Vous avez d'ailleurs peut-être fait preuve de sérendipité pour parvenir jusqu'ici et il n'y a rien de mal à cela.

Pourtant, qu'il soit fortuit ou non, qu'il soit assumé ou non, un clic reste un clic et il sera comptabilisé comme tel. Et même si ses motivations sont multiples, il sera toujours perçu comme un encouragement voire un argument.

  

« Si tu n'aimes pas, tu ne cliques pas ? »

 

Non. Nous cliquons très régulièrement sur des articles qui a priori ne nous informeront que très modérément. Internet étant aussi (surtout ?) un espace de distraction, nul doute qu'il vous est déjà arrivé de lire des contenus triviaux, abrutissants ou tout simplement nuls. Et c'est votre droit. Mais la curiosité est un vilain défaut quand elle n'équivaut qu'à se faire piéger par des rédacteurs retors exploitant à merveille les techniques de séduction débouchant sur du vent.

Pensez au nombre de fois où vous avez secoué la tête devant un contenu affligeant vendu quelques secondes plus tôt par un titre putassier. Une citation de deux lignes, un titre exagérant la nature de cette citation et le tour est joué. Vous avez été pris au piège et ce n'est sûrement pas la première fois. D'ailleurs, il est tout à fait concevable de croire que des contenus doublent voire triplent leur nombre de vues grâce à de pareilles manipulations peu reluisantes.

Pourtant, nous y reviendrons, encore et encore, inexorablement. Notre bon sens nous commandait de nous méfier, mais nous avons quand même cliqué et sommes de nouveau déçus. Certains vont l'exprimer, d'autres ne vont rien dire. Et ceux qui exprimeront leurs critiques se verront presque immanquablement répondre cette proposition, sorte d'encouragement à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte, grand classique des discussions entre internautes : « si tu n'aimes pas, tu ne cliques pas », variante de « la France, tu l'aimes ou tu la quittes ».

 

Mais alors, tu te barres et tu ne lis plus que les choses qui t'intéressent ? Et il faut aussi quitter le pays ?

 

Ce n'est pas si simple. Nous l'avons dit, la contradiction et le plaisir de se perdre font partie intégrante des caractéristiques d'un internaute.

Un internaute est aussi exagérément critique ; l'anonymat est un libérateur de parole et il peut distordre la réalité, amplifiant par conséquent les remarques enflammées - souvent négatives.

Un autre effet pervers, mais cette fois du côté des sites, est l'omnipotence des annonceurs dans le système de l'Internet gratuit. Si le gratuit était une voiture, la publicité serait sa remorque. L'une ne fonctionnant pas sans l'autre, ces deux mamelles - il est grand temps de parler de mamelles, je sens que je suis en train de perdre mon lectorat testostéroné - cohabitent bon an mal an. Mais à qui vendrez vous de la publicité si vos pages ne s'affichent que des dizaines de fois ? Le schéma est donc simple : faites-moi afficher ces pages des milliers de fois, bon sang !

 

POIL A GRATTER, sommes-nous condamnés au pire ?

 

Oui et non.  Il est de notre responsabilité de savoir ce que nous voulons. Internet est un media jeune, rempli de contradictions et de compromissions. En jouant sur nos plus bas instincts (la curiosité, le sexe, les embrouilles), certains rédacteurs nous divertissent à défaut de nous informer. Mais si nous cherchons le divertissement avant tout, quel est le mal ?

Réfléchissons simplement un instant à la portée de nos clics. Quand vous cliquez, même si cela n'est pas votre objectif initial, vous donnez votre feu vert à l'auteur du contenu. Son hameçon a fonctionné, vous êtes comptabilisé dans le nombre de vues. Vous avez été exposé aux publicités. Maintenant, voyons voir si le contenu en lui-même est intéressant. S'il l'est, bravo, le pacte a été respecté. S'il ne l'est pas, posez-vous simplement une question : avez-vous vraiment envie de perdre votre temps à cautionner des choses que vous n'aimez pas ?

 

Pourquoi ces tops ?

 

Les tops sont l'appât ultime, le fast-food de l'article et beaucoup de rédactions l'ont intégré. Rien ne vous empêche de cliquer mais il est tellement tentant de le faire. Alors vous cédez et craquez pour cette boite de 20 nuggets.

Une fois la page affichée, le top peut parfois se décliner en une dizaine de pages, vous exposant d'autant plus aux publicités de l'article. Si vous remplissiez un test de personnalité, le résultat serait :

  

Vous avez coché une majorité de cercles, vous êtes un internaute peu exigeant, facilement diverti : le pigeon idéal.

 

Si le but n'est bien évidemment pas de contraindre les libertés, l'objectif reste de façonner les sites que vous aimez à votre goût et de ne pas les autoriser à vous tromper en usant de duplicité et d'artifices.

Ne laissez pas les choses que vous appréciez se détériorer pour de mauvaises raisons. 

 

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Plus loin : à juste titre, blog hilarant compilant tous les titres les plus putassiers du web français.

 

 

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Dossier de fond

Articles courts et faciles à produire, les Tops pullulent sur la Toile. Excellents générateurs de clics et de commentaires, ils sont l'équivalent d'une allumeuse qui vous planterait en fin de soirée au moment où vous pensez avoir conclu. Vous n'avez rien appris de ce que vous ne saviez déjà et vous vous êtes encore fait avoir à cliquer bêtement entre deux choses plus importantes à faire.

Votre curiosité qui vous avait poussé au départ à cliquer n'en ressort que rarement assouvie. Vous tombez bien, c'est exactement ce que je vous propose (insérer rire maléfique)  !

Pour résumer, si vous êtes d'accord avec la liste, son auteur est un génie perspicace. Dans le cas contraire, vous tenterez de lui faire entendre raison. Dans tous les cas, chacun y donnera de son avis sans vraiment s'écouter au sein d'une longue litanie de "moi je préfère ci, moi je préfère ça".

Le problème de la liste est qu'elle ne cherche pas à démontrer quoique ce soit si ce n'est à chercher l'approbation du plus grand nombre. Elle ne propose ni débat ni réflexion, elle énonce. Soit vous êtes d'accord, soit vous ne l'êtes pas et c'est l'information que vous étiez venus chercher.

Alors, de ce pas, délivrons.

 

 

 

 

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Mauvaise humeur

Aujourd'hui vendredi 1 novembre 2013, Gameblog a publié sur son site un total de 22 articles.

Regardons attentivement qui sont les auteurs de ces différents articles.

 

Notez le filet de bave...

 

Ashe : IIIII

AntoineV : IIII

Rami_008 : III

Poufy : II (dont un article de blog)

La rédaction : II (un teaser pour la refonte du site et un dossier exhumé d'il y a 4 ans)

Tigersuplex : I (test)

Fumble : I (test)

Trazom : I

MO5 : I (un article de blog)

Psykomatik : I (blog)

Rafik : I (blog)

 

Classons par thème :

  

News : 14

Article de blog : 4

Test : 2

Dossier exhumé : 1

Teaser : 1

  

L'équipe « d'origine » est ainsi responsable d'un teaser, d'un dossier exhumé et légèrement retravaillé et d'une news, soit trois entrées sur un total de 22. Soit moins que l'ensemble des articles de blog publiés.

Aujourd'hui vendredi 1 novembre est un jour comme les autres sur Gameblog, un site aujourd'hui très majoritairement tenu par des stagiaires, rédacteurs novices ou tout simplement par nous, blogueurs. 

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Démangeaison

Pour lire la première partie de cette étude trimestrielle intense consacrée au formidable The Last Of Us, cliquez ici bande de sapajous.

 

OCTOBRE 2013 : Seconde partie

 

Trois mois s'écoulent. Comme beaucoup d'entre vous, amis poilus, la seconde quinzaine de septembre est logiquement consacrée à GTA V. Pourtant, courroucé par un scénario qui se complait dans la facilité, le jeu me donne, sans que je puisse y apporter une explication tangible, l'envie de revenir à The Last Of Us. Quelques jours après avoir terminé et digéré GTA, j'y reviens donc, naturellement.

Après avoir fini TLOU pour la première fois, l'envie m'avait tout de même démangé de le relancer immédiatement. Malgré la déception et l'amertume d'avoir joué au dernier jeu de Naughty Dog sur PS3 sans véritablement pouvoir l'apprécier, cela m'avait titillé. Mais même les réminiscences de runs jouissifs à la chaine des précédents Uncharted ne m'encouragèrent pas à franchir le pas.

Le temps était donc venu, trois mois après, de retrouver TLOU et de l'aborder avec un oeil nouveau. Le scénario connu, le positionnement des monstres et les instincts de gameplay encore vaguement en mémoire, j'y retournais presque malgré moi. Car très rares ont été les jeux à bénéficier d'une telle indulgence ces dernières années tant il devient de plus en plus difficile de concilier une « vie d'adulte » avec le jeux vidéo.

 

"T'avais pas dit que tu voulais me raconter un secret, enfoiré ?" 

 

D'entrée, je choisis de rejouer à TLOU en mode survivant. A mon sens, c'est de cette décision initiale que va découler tout le reste. En survivant, TLOU se révèle être le jeu qu'il aurait dû être dès le départ. Il est littéralement organique. Joué au casque, il force à écouter le souffle des claqueurs avant de s'engager la peur au ventre, à frémir en entendant les courses furieuses des ennemis alors que le chargeur n'affiche que deux balles. Les combats au corps à corps prennent immédiatement une autre saveur, chaque coup mal porté menant à une inévitable perte. Les munitions se raréfient, l'attention doit être totale et constante. En choisissant ce niveau de difficulté, je reviens aux sensations archaïques des survival horror PSone où chaque mauvaise décision se payait comptant.

C'est dans ce climat irrespirable, parmi les monstres nauséabonds que protéger Ellie me paraît être une évidence. L'empathie se développe très vite. Bien entendu, elle court toujours comme une folle au devant des ennemis tandis que je fais preuve de la plus grande prudence afin de n'éveiller aucun soupçon. C'est d'ailleurs le seul défaut du jeu, l'unique concession faite au réalisme des situations.

Ce second run me permet également d'apprécier toutes les nuances et les subtiles interactions entre Joel et Ellie dont l'amitié grandit à travers les épreuves et les difficultés. Après la perte initiale de sa fille qui le marquera à jamais au fer rouge, Joel ne peut pas perdre Ellie. A quoi bon résister, subsister et lutter férocement jour après jour dans un monde en déliquescence si ce n'est pour défendre la chair que l'on aime ?

 

Arrête tes conneries, tu vas me faire chialer...

 

Peut-être moins poignante que la relation Lee/Clementine de The Walking Dead - on y revient toujours - Joel/Ellie forment indéniablement l'un des plus beaux duos du jeux vidéo. Incarner Ellie, plus tard dans le jeu, finira de révéler la quintessence de cette relation père adoptif/fille adoptive, alors que l'urgence de sauver Joel se fait totale.

A la réflexion, je crois qu'il n'existe rien de plus éloigné dans la forme que The Last Of Us et Beyond : Two Souls. Les deux jeux tendent à embarquer le joueur dans une expérience interactive poignante et se détachent tous les deux de la majorité des autres productions par un impératif narratif très important. Or, le tour de force de TLOU est de parvenir à agencer cette narration au coeur du jeu, au coeur du gameplay. En effectuant des choix forts ou en se baladant, en observant la candeur d'Ellie entre deux phases d'action, TLOU raconte une histoire qui se donne à vivre, manette en mains.

Une histoire différente des précédentes productions du studio et qui prouve, encore une fois, l'immense talent qu'ont les équipes de Naughty Dog à nous faire vivre des aventures qui élèvent le média et qui nous font aimer jouer, année après année, tout simplement.

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Première partie de l'article ici.

Mes Guides Gameblog plebiscités par le New York Times qui vous feront pointer les tétons (devenir rédacteur / rester lecteur / survivre sans Adblock).

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Guide Gameblog

Sorte de bonus stage, certains y trouveront un hommage subtil, au Guide Gameblog ultime pour devenir rédacteur (plébiscité par le New York Times et Midi Libre, faut-il le rappeler), Gameblog publia aujourd'hui avec malice un article obéissant scrupuleusement à la quasi intégralité des préceptes édictés, magnifiquement ciselé de la main de l'indispensable Rami_008. Huit, comme les huit préceptes ? Voyez par vous-mêmes. Du grand art.

 

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Les préceptes c'est ici. Comparez, si si ! J'insiste.

 

Gameblog sans Adblock ? J'ai testé pour vous !

 

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Guide Gameblog

(lumière tamisée, une voix caverneuse mais quand même un peu sexy prend la parole)

 

(Une voix qui aurait une bouche un peu comme ça. Bref, on se concentre !)

 

« Ils sont parmi nous. Ils vous côtoient, vous leur parlez parfois. Il vous est déjà arrivé de mettre un pouce vert à leur statut. Certains d'entre eux sont vos amis. Vous riez de leurs plaisanteries sur les forums et si vous pouviez, vous leur mettriez de grandes claques amicales dans le dos en vous tapant sur les genoux tellement ils sont adorables.

Ils sont parmi nous et naviguent sur Gameblog sans Adblock. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ils parviennent, de temps en temps, à lire le contenu des articles sur lesquels ils cliquent. Mais pour les aider à traverser cette épreuve de tous les dangers et les encourager à rester eux-mêmes, voici le troisième épisode des guides ultimes Gameblog, j'ai nommé le fabuleux Guide Gameblog : naviguer sans Adblock, le guide ultime ! Oui, ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de répétition. Oui, ça en fait. »

 

1) Premier précepte, le voici ! Il peut vous sembler parfois étonnant d'être seulement le quatrième à commenter l’article que vous avez aimé alors que vous étiez au taquet depuis 7H du mat' sur tout, mais alors tout, tout, tout. Tandis que vous cliquez innocemment sur l'article phare de la soirée, vous vous retrouvez, décontenancé, devant cette drôle de page :

 

 

Pris d'effroi, titubant malgré une abstention à l'alcool record (12 heures), vous vous êtes mis à cogiter. N'existerait-il pas une solution pour accéder directement à la page souhaitée ?

(la voix caverneuse clame alors le premier précepte)

« Non, dit la voix. Sapajou ! Tu regarderas jusqu'au bout cette publicité pour la MAIF. Oui, la MAIF ! En majuscules ! Sois patient. Pourquoi vouloir toujours aller plus vite que la musique bon sang de bonsoir. »

 

2) A l'heure de la réactivité totale et où la vitesse de l'information compte au moins autant que la nature de son contenu, vous vous insurgez en tombant nez à nez devant une vidéo pub et surtout devant cette phrase agaçante qu'elle arbore :

 

 

Mais non, vous ne souhaitez pas attendre ces fichues 17 secondes qui sont pour vous autant d'opportunités de cligner des yeux et Dieu sait que vous détestez cligner des yeux. Des frissons vous parcourent et soudainement, vous vous demandez : il doit bien y avoir une solution, quand même, pour ne plus avoir à attendre ces 17 secondes de l'angoisse ?

(la voix caverneuse clame le second précepte)

« Généreux tu seras, vilain canard ! A chaque clignement d'oeil que tu produis, sache que Gameblog gagne beaaaaucoup d'argent. Des milliards de dollars US en fait. Tu fais vivre Gameblog par ta patience qui est, je te le rappelle, mère de toutes les vertus. »

 

3) Vous adorez le cheval depuis que vous êtes tout petit. Drôle de loisir vous ont dit certains, ces fils de prolétaires qui tapaient bêtement dans un ballon. Nan, vous ça a toujours été le cheval. Va savoir pourquoi. Alors, à l'instant même où vous naviguez sur Gameblog et que vous tombez sur ce combo fatal...

 

 

 

... ce n'est pas vraiment votre bonne humeur qui est réveillée mais votre démon du jeu. Faisant fi de l'emprunt que vous avez réalisé pour vous payer une Twingo d'occasion, vous replongez salement, pariant des dizaines d'euros sur des courses truquées à Valparaiso. Bien entendu, et comme souvent, ce sont les chiliens qui gagnent à la fin. Et vous, vous déprimez et en voulez à mort à Gameblog de vous avoir remis en selle. (Hohoho...)

(la voix caverneuse clame le troisième précepte)

« Sbire, tu ne dois pas avoir de regrets. Venus du trampoline aurait dû coiffer Pétale de rose sur le poteau mais tu sais, le cheval c'est comme la vie, ça ne se passe pas toujours comme on l'avait espéré. Mais j'ai un indic', super bien calé et tout et tout, qui a un tuyau d'enfer sur le prochain demi-tour de piste. Tu me suis coco ? Allez, 20 balles, ça n'engage à rien. »

 

4) L'indic' avait tout faux et vous perdez 20 euros de plus mais il vous reste encore votre Twingo d'occaze à faire pâlir tout le quartier. Vous envisagez éventuellement la pose d'un aileron lorsque votre oeil se porte sur cette publicité, page d'accueil :

 

 

Alors que vous scannez la page à l'affut d'une news pertinente, vous vous rendez compte de l'absolue ringardise qui vous colle à la peau. Le nouveau Volvo XC60 donne à votre Twingo de serieux airs de Quatre Ailes Trophy... La déprime s'empare définitivement de vous. N'y aurait-il pas une solution pour...

(la voix caverneuse clame le quatrième précepte)

« Tu es envieux, sbire, et ce n'est pas bien. Résiste à la tentation (mais clique, steup), euh, prouve que tu existes, euh... Merde, attends, je suis totalement à cours de phrase cliché... C'est que j'avais pas vraiment bien bossé ce précepte. Je comprends rien à ton histoire de Volvo. Tu serais pas en train de raconter n'importe quoi ? Euh, allez tiens, deviens premiuuuuuum ! »

 

5) Un mardi soir comme un autre, vous tombez nez à nez sur cette page riche en informations :

 

 

La voix ne vous aurait-elle pas conseillé, dans le quatrième précepte, de devenir premium ? Cela tombe bien. Vous menez votre petite enquête et concluez rapidement, d'après les informations que vous parvenez à déchiffrer malgré les publicités qui vous assaillent, que vous devez mettre la main au portefeuille. Problème, celui-ci tire maintenant sévèrement la gueule. Vous tournez en rond, incapable de trouver une issue à vos maux. Survivre à Gameblog dans ces conditions devient mission impossible. Mais soudain, contre toute attente, vient cet instant béni des dieux, béni à travers les temps et à travers les âges : la voix prit la parole pour la dernière fois.

(la voix caverneuse clame le cinquième et dernier précepte)

« Lapinou, ne désespère pas. Oui, je sais, tu les entends crier depuis le début « Adblock, Adblock, Adblock ! » mais n'effectue pas de recherche Google sur ce nom bizarre, non non, arrête de tricoter avec tes doigts, ça suffit... Pourquoi tu tapes « Ad », « adverbe », tu tapes le mot « adverbe » hein c'est bien ça ? Oui, hein ? Oui ? Lapinou, fais pas le con ! Lapinouuuuuuuuuuuu ! »

 

(la voix tombe dans un trou de quelques kilomètres de long et s'écrase comme une merde et vous, vous vous rendez compte que les adverbes, « sournoisement » et « intrusivement » existent bel et bien)

 

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Les Guides Gameblog c'est super ? Retrouvez le premier guide consacré au métier de rédacteur à Gameblog ici et le second dédié à vous, ami lecteur, .

Zoubis ! (juste pour ceux qui cliquent, attends...)

 

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Démangeaison

Cet article sera découpé en deux parties, l'un consacré au premier run réalisé en difficulté normale, l'autre au second, en difficulté survivant. Ces deux points de vue, distants de trois mois, nous permettront d'insister sur la nécessité, parfois, de laisser décanter les impressions et les émotions ressenties, autorisant ainsi la révision de son jugement grâce à l'épreuve du temps et une approche renouvelée. 

Il est vivement conseillé d'avoir joué et terminé le jeu avant de lire ces prochaines lignes.

 

JUIN 2013 : Première partie 

 

L'évidence du premier run est là : The Last Of Us, ce sont treize vraies bonnes heures de jeu, intenses et poignantes, un ride hyper solide même si nettement en deçà d'Uncharted 2, le maître-étalon de ces dernières années en matière de rythme parfaitement calibré. Si une légère frustration liée au gameplay peut poindre, gardons-nous de pousser trop loin la mauvaise foi ; le réticule de visée est certes fébrile au départ mais deux améliorations permettent d'y mettre un terme relativement rapidement selon notre sens des priorités.


Si le jeu est incontestablement très cyclique par sa propension à fonctionner autour des mêmes séquences (c'était déjà le cas dans les trois Uncharted mais la dynamique générale et l'humour noyaient mieux le poisson), c'est plutôt le manque de sensations lors des affrontements qui déstabilise dans la première moitié du scénario. Les balles manquent, mais en fait jamais vraiment, on se retrouve avec toute une pelletée de pétards dont on ne sait que faire, se la jouer Snake finit souvent en boucherie bref, difficile de comprendre grand chose au positionnement du jeu sur ce point d'autant plus qu'on est rarement fixés sur le fait qu'une zone doit être vidée ou non de ses méchants, avant de mourir 5 fois comme une brêle et de finir par foncer dans le tas par dépit.

 


                       Le monde se divise en deux catégories : ceux qui savent faire ça, et les autres. 

 


Sans aucun doute, le scénario et son exécution sont bigrement efficaces, même si passer derrière The Walking Dead en proposant un canevas plus ou moins similaire altère un peu le jugement : j'avais développé beaucoup plus d'empathie pour Lee et Clementine, des personnages mieux écrits dans un récit laissant la part belle à la contemplation et aux choix instinctifs.

Ces moments manquent cruellement dans The Last Of Us, un "jeu adulte" qui nous incite au moindre temps mort à aller récupérer des lames et des bouts de chiffon le ventre vide. Ce n'est pas la maladie du flingue à tout va qui gangrène le jeu ici, mais plutôt la maladie de la collectionnite aiguë, dénuée d'à propos et totalement hors-sujet, altérant à la longue un jeu qui aurait gagné à s'épurer de ces artifices.
A ce titre, les nombreuses phases "oh tiens, ça a l'air d'être le chemin principal et ça un vulgaire cul-de-sac mais allons voir le cul-de-sac avant de déclencher le script, car c'est toujours là que sont cachés les boulons super utiles" n'ont pas du tout leur place dans une expérience de ce type et frisent même le ridicule vu l'ambition déployée tout du long.

Il faut toutefois louer la finesse des choix moraux effectués par Joel et sa mutation progressive en vengeur égoïste et impitoyable bien développés au cours d'un arc narratif qui fait sens entre les lignes. Certes, The Walking Dead est arrivé avant et a fait mieux sur ces points mais la qualité d'ensemble des timings, des interactions et des expressions faciales, absolument magistrales font quand même de The Last Of Us une expérience marquante.

Malgré tout, au regard de la hype et de la longue attente suscitée, ce premier run s'avère être une franche déception.

 

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Devenez rédacteur, voire même lecteur de Gameblog grâce à des guides ultimes remplis de super meufs.

 

Voir aussi

Jeux : 
The Last of Us
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Guide Gameblog

Aujourd'hui lundi, suite de la série - soyons fous - acclamée par au moins trois pouces verts, des fabuleux guides Gameblog avec ce second guide dédié à vous, mes p'tits chéris lecteurs.

[Avant- propos : si vous souhaitez devenir rédacteur de Gameblog et mettre par conséquent toutes les chances de votre côté pour accomplir votre destinée, retrouvez mon premier guide ici, ou scrollez vers le bas comme des grands que vous êtes]

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Désormais fort d'une troisième place dans la course aux sites français consacrés aux jeux vidéos, Gameblog regarde plus que jamais vers le haut. Le site compte, en partie, sur des stagiaires fraichement recrutés pour faire grossir ses rangs et caresse le fol espoir de déloger les deux mastodontes francophones que sont Gamekult (le rival honni) et Jeuxvideo.com pour enfin toiser le reste du monde depuis la place qui lui revient de droit : la number one.

Dans ce contexte d'autosatisfaction béate, un guide pour « rester lecteur », qu'est-ce que ça veut dire ?

Ce guide s'intéresse à la frange « blasée » des lecteurs de Gameblog et disons-le clairement, ces gens-là feraient mieux de rester sur Gamekult. Leur langue de vipère ne peut se contrôler et ils restent, sournoisement, tapis dans l'ombre, à l'affut du moindre écart, guettant leur proie afin de les frapper à l'instant précis où leur vigilance se relâche. Notre présent guide vise à rassurer ces serpents qui sifflent sur nos têtes (et à citer Racine parce qu'on est classe ou on est des merdes, mais faut choisir), à leur indiquer la voie pour rester des lecteurs de Gameblog.

Alors prenez sur vous les mecs, cliquez et commentez, de toute façon si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes encore là et c'est ce qui compte.

 

Commençons par ouvrir les chakras en grand. Bien en grand. C'est bon ? C'est parti.

 

1) Précepte numéro ouno : de vous agacer sur la syntaxe aléatoire des stagiaires vous vous abstiendrez. Car oui, dans ce cas, vous mordez à l'hameçon du fondamental sixième principe de tout rédacteur gamebloguien qui se respecte et qui consiste à valoriser, en creux, votre perspicacité quasi-divinatoire à repérer et dénoncer les fautes d'orthographe. Ainsi, vous vous sentez utile à la communauté par ce devoir - cette charge - de garant d'une langue française correctement utilisée et orthographiée. Mais vous vous plantez sur toute la ligne : étiez-vous vraiment venu, à la base, sur un site de jeux vidéos pour vous la jouer Bernard Pivot ? Soyons sérieux, vous perdez littéralement votre temps.

2) Gameblog doit donner à manger à tous ses lecteurs, de 7H du matin à minuit, de 7 à 77 ans. Espérer être intéressé par tous les articles du site reviendrait à défendre une théorie absurde comme celle qui consiste à croire qu'Elvis et Michael Jackson sont planqués sur une île déserte, super occupés à comparer la taille de leur zgeg toute la journée. Apprenez à respecter cette variété, tolérez la différence et arrêtez de persiflez. Cliquer sur tous les liens qui vous dérangent pour déverser votre bile vous fera manquer l'info que vous étiez venu chercher à la base (elle était bien planquée, entre une news évoquant Katsuni et l'autre sur GTA V, mais fallait vraiment la voir, ce n'est pas de votre faute).

3) Il s'agirait d'arrêter de gueuler sur le fait que tous les meilleurs rédacteurs de Gameblog s'en vont tour à tour ! C'est comme attendre Shenmue 3 (désolé Julo, je t'adore mais on se fout tous les deux le doigt dans l'oeil avec cette connerie et ça fait plus de dix ans que ça dure) ou imaginer l'annonce d'une troisième guerre mondiale sans petites vieilles dévalisant des kilos de sucre au supermarché : vous croyez au miracle et ce n'est pas sain. D'ailleurs, j'ai le numéro d'un type vraiment charmant, super pro, si vous voulez. Je dis ça comme ça, ne le prenez mal. Les bookmakers anglais l'ont bien compris, eux qui s'amusent à donner des cotes sur le prochain rédacteur à filer en douce. Trazom est à quatre contre un.

4) (Ce quatrième précepte met habilement en scène une discussion entre deux gameblogueurs. On ne rit pas). « Nan attends, le test de GTA V a été publié le 16 septembre 2013 à 16H et le test de PES 2014 le 19 septembre à 9H30 ? Arrête, calme toi, et réfléchissons. Toute la presse française a testé GTA V (30H de jeu minimum pour en voir le bout) en un demi week-end et un bout de lundi, bon ça c'est un fait... Tu dis quoi ? C'est le même gars qui a fait les deux tests ? PES, la simulation de foot qui demande des jours entiers de pratique avant de maitriser le quart de la moitié de toutes les subtilités ? Bon bah merde, qu'est-ce que tu veux que je te dise ! Oui, c'est n'importe quoi mais Gamekult a fait pareil alors lâche moi la grappe ! »

5) Précepte numéro cinq : lecteur, crée un blog pour évacuer ta frustration. Un super blog avec du Jean-Claude Van Damme dedans. Appelle-le au hasard, poil à gratter (fous-le en majuscules, t'auras sûrement plus de clics) et agis comme un sniper incompris planant au-dessus de la mélée. S'ils pouvaient seulement sentir les relents de ton haleine... Tu finiras sur la page d'accueil un dimanche d'hiver et plein de gens découvriront ton aptitude inespérée à dénoncer les travers de cette société capitaliste, foutraque et qui part clairement en burnes. Des hordes de gamebloguiens suivront tes pas déterminés et tu te mettras à les apprécier en retour. Tu découvriras l'amour. Alors, tu resteras lecteur.

6) Enfin, le sixième précepte revient à assimiler le fait irréfutable, indéniable, solennellement incontestable que Gameblog détient le monopole de la passion et que Gollum en est sa voix la plus vibrante. Lecteur, épouse cette croyance, baigne toi de cette certitude, de cette mystique et répète le mantra de la positive attitude. Oui, c'est ça, répète le encore. Tu es belle comme ça dis donc. Prends un micro, libère tes cordes vocales. Ca y est, tu t'es transformé(é) en Lorie. Je suis si fier de toi.

 

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Guide Gameblog

Qui ne rêve pas secrètement de devenir rédacteur à Gameblog, haut lieu de la critique vidéoludique ? Nous l'avons expliqué au cours d'un article plébiscité par tous les poilus francophones, des places se libèrent alors il faut y croire et tout donner. Cependant, devenir rédacteur à Gameblog n'est pas à la portée de tous et il faut savoir respecter quelques principes de base.

En exclusivité mondiale, pour vous, et après des mois d'attente, je les délivre devant vos yeux ébahis.

 

1) Le premier principe est une règle d'or. Vous devez absolument savoir annoncer, dans un ou plusieurs articles, votre intention imminente d'écrire un article sur un sujet qui fera baver tout l'Interweb. Ainsi, si vous comptez rédiger une chronique sur GTA V (exemple tout con, pris au hasard), annoncez votre intention d'écrire cette chronique au moins une semaine à l'avance et martelez cette intention quotidiennement à vos lecteurs. Cette technique habile permettra d'augmenter significativement le nombre de clics et fera se pavaner toutes les régies publicitaires devant votre science de la rhétorique.

2) N'hésitez jamais à exploiter une anecdote et à en tirer la quintessence. Un article doit rarement contenir un point de vue mais simplement relayer une idée, une citation, contenant idéalement les termes « katsuni », « porno » ou « GTA V ». Si vous parvenez, par le truchement d'une intervention divine, à utiliser ces trois termes lors d'un seul et même article, vous atteindrez sans nul doute ce que tout rédacteur de Gameblog convoite secrètement : le top cinq des articles les plus lus du site ! Le nirvana.

3) Si et seulement si vous parvenez à obtenir l'accord de Bernard Pivot, contentez-vous d'accumuler les phrases sans verbe. Ce stratagème subtil vous permettra de marteler votre pensée et d'économiser un temps d'élaboration infini sur votre rédaction, vous permettant ainsi de vous démultiplier et d'assumer votre penchant pour la boisson.

4) Internet est un média visuel. Difficile de résister à la tentation de cliquer si l'on soumet à votre oeil lubrique la vision idéale d'une femme aux courbes généreuses. Faites plaisir à votre lectorat testostéroné et faites vous plaisir par la même occasion en utilisant ce merveilleux outil qu'est Google Images. Qui résisterait à une belle femme, hein, je vous le demande ?

 

 

5) Occupez l'espace, ne vous réfrénez jamais ! L'Interweb a cette délicieuse faculté à oublier des évènements datant simplement de quelques heures. So Foot plagie les Cahiers du Foot ? Bagatelle, l'événement est si vite enterré. Relayez les ragots, soyez vilains. Et citez vos sources le plus discrètement possible.

6) Un lectorat est comme une femme : il faut l'agacer pour qu'elle reste. Fort de cette certitude misogyne, ne vous relisez pas. Jamais. Laissez au lectorat le plaisir d'exercer son sentiment de supériorité sur vous et faites ainsi gonfler votre impopularité qui sera inévitablement génératrice de clics et autres commentaires endiablés. Mettez un modérateur farouche sur le dossier et allez vous enfiler une vodka.

7) Le septième principe est un principe de bon goût. Les règles sont faites pour être respectées mais transgressez-les légèrement, soyez filous. Ce principe, qui fait écho au principe quatre, doit vous apprendre à exploiter au mieux votre talent de provocateur tout en évitant la vulgarité. Testons immédiatement votre faculté à faire preuve de bon goût et soumettez-vous à ce test visuel : alors, plutôt Pamela ou Eva ? 

  

 

8) Ultime principe mais non des moindres, soyez l'esclave des chiffres. Entretenez les bonnes relations, faites fructifier vos amitiés... Ne soyez jamais obscurs : un dossier pertinent par mois fera largement l'affaire quand il s'agira de faire bouclier face à un lectorat courroucé. Bichonnez les adeptes et profitez de chaque minute : oui, vous faites le plus beau métier du monde.

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Démangeaison

Au mépris d'un emploi du temps démentiel et de potes constamment avinés, je suis retourné cette année à mon chouchou des nuits d'hiver longues comme un jour sans pain, Football Manager, mon amant depuis cette saison 1998/1999, la saison du vice, mais aussi la saison de Batigol (à ne pas confondre avec Cavegol), mon fin limier préféré, dont les envolées perforaient à coup sûr toutes les défenses cheatées du Calcio en profitant des offrandes du fabuleux Rui Costa, chaussettes basses mais tête haute.

 

 

Quinze ans ont passé mais toujours cette passion quasiment ininterrompue pour ce simulateur de billes en mouvement - depuis plusieurs années - autrefois simple simulateur de tableau Excel, ce qu'il est toujours et ce qu'il restera.

FM est un vortex, un abysse, une fuite, mon havre de paix, le compagnon idéal des nuits d'hiver, le télé-achat tournant à vide sur le plasma.

Bâtir, rebâtir, réutiliser sans cesse les mêmes pépites identifiées, se refiler les bons plans entre potos ou sur l'Interweb mondial. FM est un insatisfaction permanente qui avance sans cesse vers le match suivant, entretenant la pousse décomplexée du poil - on y revient toujours - un poil aimant, heureux de vivoter dans les mêmes fringues des jours durant.

FM est la plus grosse drogue vidéoludique qu'il m'ait été donné de goûter, ce délice incommensurable de savoir à l'avance qu'en lançant une « petite partie pour voir », le prochain mois ne tournera qu'autour de l'obsession d'acquérir un meilleur kinésithérapeute pour son équipe.

Car toi-même tu sais, ô vingtaine de lecteurs (déjà, je suis flatté...), tout de la puissance maléfique de ce jeu qui nous rendra tous célibataires et sans enfants poilus ! Mais rien ne peut remplacer, non, le plaisir infini, de remporter la Coupe de la Ligue avec le Red Star FC.

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Jeux : 
Football Manager 2013
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