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Pix'n Love - le blog

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Par Pixnlove Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 12/12/14 à 19h15

L'actu des Editions Pix'n Love et autres joyeusetés rétro...
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Catégorie : Coups de coeur / gueule

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Coups de coeur / gueule

Il n'est guère dans nos habitudes de parler politique. Non que le sujet ne nous passionne pas... Enfin, si, il nous ennuie profondément. D'ailleurs, nous prônons l'impartialité du Pixel. Le Pixel peut être de toutes les couleurs ! Bref, ne nous égarons pas.

La Loi Amazon, récemment proposée, vient d'être votée ! Hier soir, nos brillants députés ont fait preuve d'une nouvelle démagogie choquante et stupide. Ils croient bien faire en garantissant la pérénité d'une activité prise dans la tourmente - la librairie - mais c'est le contraire qui va évidemment se passer. Nos élus, avec leur sempiternelle ritournelle "Nous sommes proches de nos électeurs" n'écoutent une fois plus que partiellement ce qui leur est rapporté.

Petit rappel. La Loi dite Amazon veut en fait casser le leadership toujours plus imposant du géant de la vente en ligne. Sont donc remis en question et interdits les deux avantages principaux qui nuisent à la concurrence, d'après les librairies - ce qui est plutôt vrai par ailleurs : les fameux 5% de réduction du prix et les frais de port offert. Cette gratuité disparaîtra donc.

Alors de prime abord, on pense à David et Goliath, ce dernier étant Amazon. C'est amusant, au passage, car il y a encore dix ans, Amazon était plutôt David. Mais passons. Nous prions à tous nos amis libraires de nous excuser pour ce post sans doute maladroit et écrit très à chaud. Mais vous savez comme nous combien notre métier est compliqué, que le livre, c'est une histoire de passionnés et qu'il est extrêmement compliqué d'en vivre décemment. Toutefois, nous pensons que vous ne pouvez pas nous contredire sur les points suivants :

- Cette loi n'empêchera pas l'irresistible ascension d'Amazon. D'abord, parce que ce monstre ne vend pas que du livre !

- Cette loi va péter totalement notre vente directe. Nous comprenons le fait que les éditeurs qui pratiquent la vente directe vous agace car ils vous concurrencent. Cela dit, si nous voulons financer un catalogue, cette perspective qu'offre Internet est indispensable. Il y a des ouvrages qui ne peuvent décemment pas être vendus dans de petites librairies faute de place. Mais les internautes risquent de fuir nos plateformes commerciales ce qui aura un impact considérable sur le chiffre des petits éditeurs.

- Amazon, pour ne citer qu'Amazon, c'est une formidable vitrine pour les tout petits éditeurs. Nous nous arrachons les cheveux pour que les librairies s'intéressent à nos catalogues. Mais soyons honnêtes. Celles-ci travaillent davantage avec les très grands comptes à commencer par Hachette, car les moyens de communication déployés par les géants sont tels qu'ils assurent d' "office" - et c'est le terme qui convient - du chiffre. Parfois, les librairies vont soutenir les talents locaux, mais les petits éditeurs ? C'est super rare. Et nous pouvons le démontrer plus que facilement ! Cette loi est donc une catastrophe commerciale et marketing pour les petits éditeurs.

- La Loi AMZ va favoriser une tendance naissante et fragile : le livre numérique. Alors, amis libraires, comment allez-vous contrer ce phénomène culturel et commercial ? Et vous, messieurs les Politiques, irez-vous jusqu'à interdire les Kindle et autres tablettes parce qu'elles tuent le petit commerce ?

Voilà quelques points vite écrits et sans doute contestables. Maintenant, nous nous adressons à beaucoup de nos amis libraires (et boutiques de JV qui auraient autrement plus de droit de gueuler contre le commerce en ligne que les libraires !!) qui ont su contrer l'émergence du commerce en ligne en étant dans une logique de spécialisation, d'offre de niche - ce qui leur a permis de développer eux-aussi le commerce en ligne. Ils ont su contrer cette concurrence inéluctable en misant sur le contact humain, sur la qualité de l'offre et son indépendance, sur son conseil toujours précieux. Eux sont toujours debout. C'est très dur pour eux, comme pour nous tous, actuellement. Mais ils ne passent pas leur temps à se plaindre contre l'évolution logique du temps, ils se bougent ! Ils n'attendent pas d'être bouffés tout cru ! Ils réfléchissent, investissent, prennent des risques ! Et aujourd'hui, ils sont aussi touchés par cette loi alors qu'ils sont, aux yeux des petits éditeurs, de véritables héros !

Alors vous, les Messieurs-Dames députés de l'UMP qui avez proposé cette loi grotesque et dangereuse, et vous les Messieurs-Dames députés du PS qui l'avez votée, nous ne vous disons pas merci. Et vous les Messieurs-Dames Sénateurs de tous bords dont l'immunité symbolise aujourd'hui toute votre proximité avec le petit peuple que nous représentons, nous ne vous félicitons pas. Pour gagner ici quelques voix avant les municipales, vous continuez de casser le moral, encore et encore, de ceux qui prennent des risques qui ne vous viendront jamais à l'esprit parce que de toute façon, vous avez tout gratos, et vous démontrez à nouveau magnifiquement que vous ne faites toujours les choses qu'à moitié (et encore), puisque vous n'écoutez que ceux que vous voulez entendre.

La Pix'n Love Team, tendue de "beau" matin.

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Coups de coeur / gueule (Littérature)

Les adaptations, c'est pas nouveau. Le phénomène a vraiment pris de l'ampleur avec les novélisations issus de blockbusters dans les années 1980. Jusqu'alors, c'étaient surtout des romans qui se voyaient porter sur grand écran. Puis il y a eu la volonté de prolonger le plaisir d'un choc vécu au cinéma. L'exemple le plus connu reste sans doute Star Wars, avec une tripotée de romans qui a découlé du Sixième épisode. Il était donc normal, à compter du moment où les scénarios (scenarii si vous préférez) de jeu vidéo s'étoffaient, que cette offre de novélisation allait s'étendre à notre passion première.

On vous voit venir, et nous sommes sans doute les premiers à être les plus tatillons... Soyons honnêtes : la qualité de ces livres est plus que discutable. On a droit parfois à de vrais torchons. Mais comment se fait-ce ? D'abord, les accords de licence se réalisent alors que le film est en pré-production. Inutile de vous préciser qu'un scénario, ça évolue jusqu'à la fin, au moment du montage, et parfois même avec les cuts de post production. Donc, dès lors qu'une maison d'édition gagne un contrat pour novéliser un film ou un jeu, elle doit trouver un auteur très solide, le genre de brute capable « d'écrire comme il pisse », dit-on dans la profession (ce qui pouvait aussi se dire d'un Balzac, donc, ce n'est pas nécessairement péjoratif !). L'auteur n'est pas toujours tenu super informé des modifications de scénario, souvent parce que la maison d'édition elle-même les ignore ! Ensuite, l'auteur – appelons la Brute – n'est peut-être pas super familière de l'univers qu'elle doit retranscrire, ayant été choisie pour son talent d'écriture et surtout sa rapidité, et pas nécessairement pour ses connaissances...

On peut donc douter du résultat final. Ensuite, et ça se corse davantage, dès qu'une maison d'édition (principalement américaine) chope des droits, elle essaie de les vendre à des tiers de tous pays. Imaginez un instant, à l'heure où ces lignes sont écrites, une maison américaine tente de vendre à une maison française un roman qui n'est pas écrit d'un film – ou d'un jeu – qui n'est pas sorti... C'est quand même un sacré pari ! Et comme bien souvent, le roman original américain est prêt quelques semaines, quelques mois au mieux, avant la sortie du film dans les salles ou du jeu dans les bacs, la maison française, limite armée d'un fouet, fait bosser des traducteurs aguerris, des mercenaires qu'aucun délai n'effraie. Appelons-les les Brutes. Ça fait beaucoup de brutes dans toute cette histoire !

Vous voyez, la novélisation, c'est un exercice très très compliqué. C'est pourquoi il faut saluer l'effort du label Milady, création originale de la prestigieuse maison Bragelonne. Déjà parce qu'ils ont un process de sélection plutôt fin, qui repose sur la qualité, et qu'ils ne lésinent pas à faire appel à des techniciens, de vrais connaisseurs d'une licence. Les romans Assassin's Creed, par exemple, sont d'une étonnante facture ! Ceux de Mass Effect – les puristes y trouveront toujours quelque chose à redire – sont de la même veine. Quant à la saga Halo, chaque nouvel épisode est accueilli avec un très réel engouement. Nous ne savions pas trop ce que vous pourriez penser de ces ouvrages, mais comme nous apprécions de notre côté ces extensions à nos univers préférés, on s'est dit que vous aimeriez tout pareil. Et pour conclure, lorsque vous lisez ces romans accompagnés des OST de rigueur... On est en plein kiff.

Donc, ce gros gros pavé pour vous dire que c'est les fêtes, n'hésitez pas à tester vous aussi une novélisation. Celles que nous proposons sont vraiment de qualité. On les sélectionne avec le soin que vous nous connaissez...

La Pix'n Love Team, qui aime le jeu vidéo et les livres.

 

 

 

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Coups de coeur / gueule

 

 

Lu sur Facebook : « J'adore vos livres mais c'est pas cool de sortir des nouvelles versions avec des mises à jour, j'ai préco les premières éditions du livre Zelda et Assassin's Creed et maintenant vous les ressortez avec des pages supplémentaires, j'aimerais bien lire les nouvelles pages mais je vais pas racheter les bouquins pour quelques pages en plus. »

Les propos de William ici relatés, vous êtes très, très, très nombreux à nous en avoir fait part, que ce soit sur nos réseaux sociaux ou par mails. Et nous allons nous fendre d'une petite réponse et d'une petite action, car c'est la moindre des choses lorsqu'on sait que l'aventure que nous vivons, c'est à vous que nous la devons.

Vous avez raison : on est trop souvent pris pour des vaches à lait, pour ne pas dire pour des cons en toute simplicité. Lorsqu'on voit des éditions papier, jeu vidéo, CD, DVD sortir puis à nouveau sortir avec un nouveau contenu et qu'il faut systématiquement passer à la caisse, il y a quelque chose de profondément injuste. Et ce, à double titre. D'abord parce que payer deux fois pour le même contenu à quelques ajouts près, ça fait mal au porte-monnaie sinon ailleurs. Ensuite, parce que c'est vraiment pas correct pour ceux qui se sont rués sur la première édition et qui seront lésés par la suite, car l'édition suivante sera mieux, plus attrayante, plus soignée du fait des bonus, des exclus, des suppléments ne figurant pas sur la version d'origine. Tout ça ne pourrait finalement donner qu'une idée : pirater dans un premier temps, en attendant que la version ultime sorte !

On est des éditeurs, mais on est aussi des consommateurs à titre personnel. Et ce que beaucoup d'entre vous ressentent, on le ressent tout pareil. Après, ce qui nous heurte... C'est qu'il s'agit de nous, dans le cas présent. Nous qui prendrions certains de nos lecteurs pour des vaches à lait, pour des cons ! On ne va pas s'en formaliser, et encore une fois, on entend la raison de cette hargne. Il faut bien comprendre toutefois que beaucoup de nos ouvrages sont vivants : on ne va pas attendre qu'une licence décède pour la traiter sur le plan éditorial. De même qu'on n'attendra pas qu'un créateur de jeu vidéo meure pour lui dédier une biographie ! Donc, forcément, quand un ouvrage arrive en rupture, il est légitime de s'interroger sur le potentiel de son retirage et, le cas échéant, le remettre à jour : corrections de coquilles, rectification d'une info ou même, ajout d'un chapitre... C'est normal. On va pas citer le Larousse ou le Code du Travail, voire le Guide Michelin, faut pas exagérer, on est d'accord. Mais cette interrogation de même que ce travail sont au-delà du légitime, c'est une obligation.

Donc, on serait un éditeur lambda, bah on accorderait toute l'attention nécessaire à la requête de William comme il se doit, sans bien évidemment donner suite. Ouais. Sauf qu'on n'est pas un éditeur comme les autres, notamment parce qu'on a toujours tenté de créer un lien avec nos lecteurs qui aille au-delà de la simple relation commerciale. C'est pourquoi on va tenter quelque chose en espérant que ça vous plaise... D'ici une poignée de jours, pour 10 points cadeaux, vous pourrez acquérir un booklet piqué regroupant les trois chapitres nouvellement ajoutés à Zelda. Chronique d'une Saga Légendaire. La livraison se fera après les fêtes car ce tirage sera très certainement limité dans le sens où l'idée n'est absolument pas de stocker !

Encore un dernier mot, pour terminer ce pavé interminable mais nécessaire : Est-ce parce qu'on retire Zelda en ajoutant 3 chapitres qu'on prend nos lecteurs pour ce qu'ils ne sont et ne seront jamais ? Bien sûr que non ! Et s'il était besoin de vous le justifier, alors nous dirions que nous avons, à l'instar de toutes entreprises, des opportunités à saisir - sortie d'un jeu, fêtes de fin d'année, grosse actualité... - et que celles-ci permettent de survivre et d'envisager de beaux projets éditoriaux à venir (dont certains ne seront jamais rentabilisés). Mais la plupart d'entre vous savent l'amour qu'on vous porte et la passion qui nous anime. Parce qu'il en faut pour se battre comme on le fait depuis plusieurs années maintenant.

Gros bisous à tous et on vous souhaite de très très bonnes lectures !

La Pix'n Love Team à l'écoute !

 

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Coups de coeur / gueule

Il ne sera un secret pour personne que, chez Pix'n Love, nous sommes amicalement, et même tendrement, attachés à Michel Ancel. Il est, parmi les héros français du jeu vidéo, l'un de ceux qu'on préfère. Ce n'est donc pas un hasard si nous avons sorti sa biographie, il y a maintenant près de 3 ans. Ce créateur génial a su traverser les décennies tout en restant fidèle à son postulat : le jeu vidéo, c'est du fun. Nous nous souvenons que certains lecteurs avaient été déroutés par ce choix éditorial : lorsqu'on a lancé la collection des Grands Noms du Jeu Vidéo, le Français se retrouvait en "tome 2", entre Takahashi Meijin et Gunpei Yokoi. L'un était en voie de terminer sa carrière chez Hudson, l'autre était mort. Ancel méritait-il une biographie alors qu'il est encore si jeune et qu'il semble à mi parcours ? Pour nous, pas de doute !

Au moment de l'écriture de la bio, c'était aussi la première fois que nous étions dans le secret des Dieux ! Nous qui sommes plutôt habitués à fouiller dans le passé, à déterrer n'importe quel trésor vidéoludique, nous étions au courant avant tout le monde de l'annonce Rayman Origins lors de l'E3 2010, lorsque tous les gamers français s'extasiaient quant à la potentielle sortie d'une suite à Beyond Good & Evil. On va être tout à fait honnêtes avec vous, nous aussi nous l'espérions très fort. BGE, c'est une histoire d'amour. Et nous nous disions que ça allait tellement buzzer que ça ne pourrait que faire du bien au livre sur le plan commercial (pardon pour cette petite trivialité...). De là à dire que nous étions déçus en apprenant qu'il s'agissait d'un nouvel épisode Rayman ? Sans doute l'espace d'une seconde. Car dès les premiers docs, nous avons été radicalement sidérés par l'univers. Et que dire des premières musiques de Christophe Héral qui est, n'ayons pas peur de l'écrire, sans doute l'un des compositeurs vidéoludiques les plus créatifs au monde ?

Bref, la sortie très prochaine de Rayman Legends, nous, ça nous parle, ça nous excite. Au bureau, on parle beaucoup beaucoup de ça. D'ailleurs, on va pas faire du tease à deux cerises, mais il se peut qu'on réfléchisse quelque chose autour de ça. Et non, ce ne sera pas une refonte de la biographie ! Il nous reste encore un tout petit peu de stock de celle-ci. On vous tiendra bien évidemment au parfum très vite. On vous laisse donc avec cette photo extraordinaire de Michel, à San Francisco. Cette classe, cette élégance, cette espièglerie... Ça, c'est du made in France, et qu'on en soit fiers !

PS : franchement, ceux qui n'ont pas encore la bio, allez-y. C'est une parfaite lecture pour l'été !

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Mon Cher Flo,

Je t'adresse publiquement cette petite missive, qui, je l'espère, te déridera peut-être un peu après tes aventures déplorables...

Sache que j'ai reçu un catalogue qui m'a pour le moins fait bondir ! Il provient des Éditions Autrement, maison hautement respectable grâce à laquelle j'ai passé des heures mémorables. Et cela me contrarie d'autant d'écrire ce qui suit. Car autant je les adore, autant ils pourraient après ça me prendre un peu en grippe. Mais qu'à cela ne tienne, l'objectif ici est, je le rappelle, de te dérider un brin.

Donc voilà, les Éditions Autrement viennent de publier une toute nouvelle collection sobrement intitulée "Le Mook". Jusqu'ici, rien de bien déplorable tu me rétorqueras. Effectivement, il s'agit d'un mook dont la mise en page est très réussie et dont les thématiques sont plutôt intéressantes pour peu qu'on ait l'esprit fortement ouvert, car ça traite de tout et de n'importe quoi ! Enfin bref. Tu verras sur la couverture de la brochure écrit en gros "DÉCOUVREZ LE MOOK". Avec à la fin une " * "... Et là, à juste titre, tu te demandes ce que cette " * " explicite... Et bien tiens-toi bien :

"LE MOOK (MAGAZINE-BOOK) EST UN NOUVEAU CONCEPT ÉDITORIAL CRÉÉ EN 2008 PAR HENRY DOUGIER" !

Rien que ça ! Maintenant, ce monsieur sera connu de toute notre communauté comme étant celui à qui l'on doit le concept mook ! Peut-être les Éditions Autrement ont-elles été jusqu'à déposer le nom à l'INPI ! Soyons, à toutes fins utiles, très prudents, et ne parlons plus de "mook" pour désigner nos Pix'n Love, qui, je le rappelle, ont vu le jour en ... 2007 !

Tu te souviendras sans doute que nous nous étions bien gardés d'avancer que nous étions les créateurs de ce concept. Car, cela fait un bon moment que cela existe, notamment au Japon. D'ailleurs, cette contraction de Magazine-Book avait donné lieu à bien des boutades à commencer par le Bouzin (Book-Magazin')...

Quoi ? Ça ne t'a pas ridé ? Ça t'a agacé ? Mince alors !

Amicalement, Pixellement, Tendrement,

ton Séb

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Comme toute la sphère jeu vidéo, nous sommes ébranlés. Nous ne nous étendrons pas sur les multiples inventions et innovations que ce génie aura apportées dans le monde des nouvelles technologies. Il suffit de parcourir la toile ce matin pour voir combien nous lui devons et combien notre chagrin est grand.

Tous sur facebook & consorts citent à juste titre l'i-phone ou l'i-pad. C'est vrai que ces deux supports ont dynamisé l'essor d'un jeu vidéo dématérialisé qui aura fait grincer les dents des amateurs de jeux en boîte. Pourtant, grâce à ces plateformes, une nouvelle (ou plutôt très ancienne) façon de jouer s'impose : celle du fun immédiat, que certains préjugeront de manière péjorative en la nommant "casual gaming". Le fun immédiat, ces petits jeux que n'importe qui comprend immédiatement... Mais ce n'est pas avec ces nouvelles technologies que nous voulions lui rendre hommage... C'est en reprenant cette petite partie du chapitre 2 de la Saga des Jeux Vidéo (bientôt à nouveau disponible), par Daniel Ichbiah, que nous souhaitions aujourd'hui le saluer :

Steve Jobs, le fondateur d'Apple, fait ses premières armes chez Atari au début de l'année 1974, après avoir répondu à une annonce originale : 'Amusez-vous en gagnant de l'argent !'. Lorsqu'il est embauché par Al Alcorn comme concepteur de jeux vidéo, ce jeune garçon de dix-huit ans ne dépare pas la couleur locale par son aspect vestimentaire et ses longs cheveux. La nouvelle recrue apparaît comme un individu tourmenté, dont le rêve est d'aller en Inde pour rencontrer le guru Neem Karoli Baba. Son supérieur, Don Lang, qui ne supporte pas son manque d'hygiène, l'enjoint de venir travailler la nuit.

Après avoir économisé sur ses revenus pendant plusieurs mois, Jobs part chercher l'illumination spirituelle en Inde. Le court séjour qu'il effectue dans l'ashram de Neem Karoli Baba ne lui permet pas de trouver la sagesse tant désirée - le guru lui apparaît comme un fieffé mystificateur. À son retour en Californie, à l'automne, Jobs s'en retourne chez Atari où il reprend son travail nocturne. C'est alors que Bushnell va lui faire une proposition en or.

À cette époque, le fondateur d'Atari a l'idée d'un nouveau jeu, Breakout, dans lequel un joueur emprisonné tente de briser un mur de briques pour se libérer. Comme à l'accoutumée, le fondateur d'Atari se heurte aux sourires polis de ses ingénieurs qui affirment qu'ils ne pourront pas produire une telle machine avant plusieurs mois. L'attente est insupportable pour Bushnell qui piaffe d'impatience. Le hasard veut qu'il parle alors à Jobs de ce jeu de casse-briques. Surprise, l'employé de nuit se vante de pouvoir réaliser Breakout en quatre jours ! Intrigué, Bushnell lance un défi à Jobs : s'il peut réellement concevoir le jeu dans un délai en utilisant moins de cinquante circuits intégrés, il lui offrira une prime en conséquence.

S'il dispose d'un talent limité en matière de programmation, Jobs sait qu'il peut s'assurer le concours de son meilleur ami, Steve Wozniak. C'est en 1970, à l'âge de 15 ans, qu'il a fait la connaissance de ce barbu surdoué de cinq ans son aîné. Le coup de foudre intellectuel a été immédiat avec cet ingénieur polonais expert à ses heures du piratage téléphonique (...)

Ce dont Jobs est sûr, c'est que Wozniak est capable de réaliser Breakout dans le temps imparti. Il ne sera pas déçu : le zélé barbu conçoit le jeu en quatre nuits de travail chez Atari, tandis que Jobs procède au montage pendant la journée. Au final, Breakout repose sur un nombre ridiculement faible de composants - 36 au total. La prestation lui est rémunérée 1.400$, une somme qu'il partage avec Woz...

Voilà. Donc, au risque de paraître un brin consensuels, nous l'écrivons le coeur lourd : R.I.P. Steve Jobs... et merci !

Séb

 

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S'il y a bien un domaine où je fais mon possible pour être bien, c'est sur mes opinions. C'est pourquoi je ne me permet pas de parler sur un sujet que je ne maîtrise pas. Déjà parce que c'est jamais très agréable de passer pour un idiot et ensuite parce qu'un débat sur un sujet qui ne nous intéresse pas ne va généralement pas bien loin. Beaucoup de gens accordent énormément d'attention aux spécialistes. C'est valable à notre niveau, mais également ailleurs . Certes le spécialiste connaît son domaine, il l'étudie tous les jours, grand bien lui fasse. Mais qui est celui qui gobe son opinion pour la ressortir sous forme de vérité ?

Je lis et entends depuis des années que le casual gaming est une nouvelle forme de jeu vidéo inventée avec la Wii et la DS. Pourtant, il ne me suffit pas d'aller bien loin pour constater que ces jeux dits casuals ne sont pas nés d'hier. Les Game&Watch sont un bon exemple, des petits jeux, ancêtres des applications smartphones d'aujourd'hui, ont été pensé dans le même but : occuper le temps des gens lorsqu'ils s'ennuient. Alors même si le public initial n'a pas été atteint, les jeux étaient tous d'une simplicité extrême. C'était d'ailleurs une des principales contraintes des équipes de développement de l'époque : comment puis-je faire comprendre le but de mon jeu ? Ils devaient redoubler d'ingéniosité pour créer de petits détails captant directement l'attention. Comment faire ressortir la super pac-gomme permettant de manger les fantômes dans Pac-Man ? La grossir et la faire clignoter, tout simplement.

La question est plutôt de savoir quand des jeux dit "de gamers" ont vu le jour. Pour moi, cela vient d'un manque d'originalité. Là où un jeu va créer une idée, l'autre, en la reprenant, va créer un code. Au final, sans en modifier la base, cette idée sera transformée pour n'être perceptible que par des initiés. Un exemple ? Les torches dans Zelda. Ce n'est pas logique de faire apparaître un coffre lorsqu'on en allume deux, pourtant, c'est l'est pour tous ceux qui y jouent. J'appelle ça un code. Ca explique aussi pourquoi beaucoup de jeux actuels nous force à subir un tutoriel long et inintéressant. L'agrandissement du marché du jeu vidéo doit forcer les développeurs à expliquer aux nouveaux joueurs le fonctionnement de ces codes dont nous avons l'usage. Un hérisson n'est pas censé se rouler en boule pour prendre de la vitesse, même en admettant déjà qu'il puisse courir à toute berzingue.

Après vous me direz, il y a bien des jeux qui ont la vocation d'être pour gamers. Selon moi, c'est venu bien après, lorsqu'on a commencé à identifier ceux-ci comme étant une cible et à ne faire des jeux que pour eux.

Alors au final, est-ce que les jeux casuals sont nés avec la DS, ben non. Disons que le jeu vidéo s'est juste tourné autour du nombril durant un sacré moment. Enfin, ça n'est que mon opinion.

 

Raf

 
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Mercredi dernier était un grand jour pour tous les joueurs rétro que nous sommes : Radiant Silvergun est ENFIN sorti sur le Xbox Live Arcade (désolé pour les joueurs PS3 !). Il a été annoncé pour l'été 2011, la saison prenant fin le 21 Septembre, c'est pas passé bien loin.

Ce jeu est un véritable mythe du shmup, décrit par tous ceux qui y ont joué comme le plus original et le plus intelligent de son genre. Sorti en toute fin de vie de la Saturn, il n'a malheureusement jamais vu le jour chez nous, mais je suis sûr qu'il y a bien quelques membres de la communauté Pix'n Love qui ont acheté la console japonaise juste pour y jouer. Après, il y a ceux qui l'ont eu grâce aux émulateurs et enfin, des malchanceux qui ont essayé la version arcade, qui est apparemment sans intérêt. Enfin, je ne vais pas vous la faire, vous connaissez certainement ce jeu bien mieux que moi.

Ca me rappelle l'ancien temps où les jeux étaient disponibles des mois, voir des années après la sortie japonaise. Beaucoup n'ont jamais mis les pieds en Europe, c'est le cas pour Earthbound (les Mother en général d'ailleurs), Baten Kaitos Origins, Chrono Cross et bien d'autres. Enfin il y a ceux à qui la chance leur a permis d'être ré-adaptés bien plus tard comme Final Fantasy III, Chrono Trigger et maintenant: Radiant Silvergun.

Je vous laisse avec de la bonne lecture, un dossier très riche de shmup.com sur le sujet.

 

Sur ce, bon week-end à tous.

Raf

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Marco a longtemps rêvé d'une Porsche. Pas pour aller acheter son pain. Mais pour tracer. Il a longtemps chéri cette marque racée, élégante et si puissante. Mais, après quatre ans de Pix'n Love, Marco s'oriente vers d'autres rêves de vitesse... Lire trop de bouquins sur le rétrogaming peut avoir certaines conséquences bizarres... Soyez donc prudents !

Plus sérieusement, cette réplique sidérante d'Out Run a été développée par Garnet Hertz. L'auteur Stagueve, du site Nowhereelse.fr se pose une question tout à fait pertinente : Ça doit pas être évident de voir le parcours, au volant de cette caisse hallucinante. La réponse se trouve sur leur site !

Séb (merci James !)

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Comme la plupart d'entre vous, nous avons été littéralement assomés ce week-end. La tragédie norvégienne, les horreurs en Somalie et ailleurs, et la disparition d'Amy (oui, j'ai été très affecté par cette disparition)... Encore un de ces moments où on a le sentiment de toucher le fond et on se met à craindre le lundi, imaginer qu'on puisse prendre une pelle et creuser encore. Toutefois, beaucoup d'entre vous n'auront pas manqué de réagir quant au profil rapidement dressé d'Anders Behring Breivik. En même temps qu'on commençait à se pencher sur les tendances extrêmistes du tueur, on véhiculait l'idée qu'il appréciait fortement Call Of Duty. Encore une fois, on faisait endosser au jeu vidéo une part de la responsabilité d'un crime de grande ampleur. Le jeu vidéo a encore tué. Nous étions évidemment plusieurs à nous demander s'il y avait une criminalité avant le jeu vidéo. Nous étions évidemment plusieurs à nous demander si les Experts (Las Vegas, Miami, etc.) ou la Bête Humaine de Zola ont une influence ridicule par rapport à Call Of Duty. En tout cas, on tape moins sur eux...

Autre micro événement qui a l'art d'agacer. Évidemment, sur France Info, hier, une maman s'interrogeait quant à la violence véhiculée par les jeux vidéo. Question tout à fait louable au cas où génétiquement, nous pourrions démontrer qu'en tous gamers sommeille une bête humaine. Et la réponse - faite par un responsable du site PédaGoJeux - était mi figue mi raison : encore et toujours sensibiliser sur PEGI, encore rappeler qu'il fallait contrôler ce à quoi les enfants jouaient pour finir par peut-être l'argument le plus important : le partage ! Bref, combien d'auditeurs n'auront pas écouté la réponse mais seulement la question ? Surtout que sur France Info, Jean Zeid s'est acharné pour imposer une chronique très sympathique sur les héros du jeu vidéo (rubrique qui s'étale sur tout l'été).

Enfin, au gré du surfing, voilà que je tombe sur un article très intéressant de Dereck sur le site Fluctuat.net : on y relate les propos de l'éminent Professeur Henri Joyeux (2 noms des 7 nains...), tautoxicomane. Celui-ci, sous le drapeau des Familles de France, critique violemment le jeu vidéo : Outre la violence, c'est le côté addictif qui est mis en cause, au même titre que les jeux d'argent. Ce monsieur s'insurge aussi quant au fait que ce soient des logiques de business qui dirigent ce média... En gros, pour que le jeu vidéo soit reconnu, il faudrait que les jeunes ne s'éclatent qu'avec un seul genre : le serious game. Et Ubisoft, et Sony, et consorts de participer au débat lancé...

Bref, tout ça en l'espace d'une poignée d'heures... Y'a encore du chemin à faire !

Séb

Pour aller (nettement) plus loin :

http://jeuxvideo.fluctuat.net/blog/49828-dependance-aux-jeux-video-familles-de-france-rechute.html

L'excellente introduction au Serious Game de nos auteurs et amis Damien Djaouti et Julian Alvarez

Certains articles éclairant des question de violences écrits par des gamers...

 

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Édito

Les Editions Pix'n Love vous proposent, pour la première fois en France, de nombreux ouvrages uniquement dédiés aux jeux vidéo ainsi qu'à leur histoire.

 

 

 

 

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