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Pix'n Love - le blog

Pix'n Love - le blog

Par Pixnlove Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 26/06/15 à 12h49

L'actu des Editions Pix'n Love et autres joyeusetés rétro...
http://www.editionspixnlove.com/

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Nous jouons en ce moment à ...

Comme nous vous le disions il y a un mois, ou guère plus, nous ne recevons pas souvent de jeux à notre rédaction. Ce pourrait être normal, vu qu'on traite surtout d'histoire et pas trop d'actualités... Mais bon, nous pourrions arguer le fait que sur notre blog, il nous arrive de chroniquer des nouveautés ! Aussi lorsqu'un titre nous est destiné, faisons-nous l'effort d'en faire un petit test.

 

Et là, petite enveloppe de SEGA, récemment, contenant la réédition de deux titres arcade : Gunblade N.Y. et L.A. Machineguns, tous deux étant des références pour les amateurs d'arcade. Sortis respectivement en 1996 et 1999, les deux titres jouissent d'un lifting version Wii de Nintendo, compilés dans une même boîte. La démarche est intéressante : ces hits ne s'inscrivent pas forcément dans une perspective "rétro" - si ce n'est par le genre shoot'em up que nous affectionnons particulièrement. En tout cas, s'ils ne sont pas rétro, tous deux sont résolument destinés aux 'core gamers. Dans ce cas, pourquoi avoir opté pour la console Nintendo, qui, lorsqu'elle se risque à deux jeux rigoureusement pas casuals, peut connaître quelques déconfitures (on a tous à l'esprit l'extraordinaire et violentissime Mad World du même éditeur) ?

Nous étions d'autant plus contents qu'il faut admettre que la Wii n'est pas la console que nous utilisons le plus... Et puis, c'était l'occasion, enfin, de nous procurer un Wii zapper, ce pseudo flingue avec option mitrailleuse, à l'intérieur du quel on insère la Wiimote et le Nunchuck. Enfin, c'est bien sympa de prendre un jeu rétro dans une console actuelle : l'occasion d'un lifting, à commencer par le 16/9, à partir duquel les deux jeux ont été reformatés.

Hélas, une fois lancé, c'est une autre paire de manche. Il faut rigoureusement être habitué à ce style, car j'ai eu limite la gerbe après 15 minutes de jeu pour libérer les otages de l'ONU. Faut dire que les multiples va-et-vient de l'hélico depuis lequel on mitraille n'arrange rien. Après, il faut être honnête : on est un peu déstabilisé devant le rendu 3D fidèle à l'époque. Les couleurs, les mouvements, les décors... Tout y est "authentique" et pas forcément superbe. La surprise passée d'une précision plutôt surprenante (point de Wii motion plus à la rescousse), il faut faire preuve d'honnêteté. On pourra toujours s'émerveiller avec les copains (ne serait-ce que pour l'ambiance musicale - bien arcade japonisante), d'autant que la jouabilité à deux est sympa. Mais l'honnêteté, c'est qu'on se voit difficilement partir en quête du scoring... Les jeux, c'est évident, vieillissent, et au final, on décrochera assez vite pour rebrancher sa 360 ou PS3... Ça vieillit tout en conservant, c'est vrai, une certaine zone de charme, mais honnêteté toujours : peut-on vraiment dire que cette scène d'hélico est nettement mieux que celle d'un Call of 4 ? Être rétro, aimer le rétro, c'est une attitude noble. S'entêter à préférer la 3D fin 1990 à ce qu'on nous offre aujourd'hui peut stériliser les débats.

Après, il y a aussi une question qu'on souhaitait poser à SEGA : à l'heure où la dématérialisation menace grandement l'édition de jeux en boîte, pourquoi éditer des jeux difficilement vendables en physique au risque de ne pas rentabiliser plutôt qu'offrir ces titres sur les plateformes virtuelles ? C'est vrai que les collectionneurs que nous sommes salueront l'effort de faire découvrir un titre arcade pas très connu avec, rappelons-le, l'option jouable à deux très sympa. Mais le titre reste très gamer et réservé à un public vraiment averti. Aussi, on peut le prendre comme tel : une sorte de document ! C'est un peu comme si l'on achetait un DVD d'un film de SF des années 1980, avant que la synthèse ne fasse son apparition. On apprécie de le regarder pour mieux appréhender ce qui se trame aujourd'hui. Mais ce n'est pas la galette qu'on choisira pour impressionner nos enfants avides de softs très actuels. Et pas non plus celle qui nous scotchera des heures durant devant notre écran. Et pour cause : d'ici quelques jours, nous devrions recevoir du même éditeur Vanquish... Et très franchement, je pense qu'on y allouera plus d'heures de jeu !

Seb

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Communication

Nous vous dévoilions il y a quelques jours de ça la couverture (trés appréciée d'ailleurs - Luc vous en remercie !) de la biographie à venir sur le célèbre Michel Ancel. Il est grand temps aujourd'hui de vous distiller quelques nouvelles informations à son sujet.

Outre la dizaine de visuels  pésentés plus bas en exclusivité mondiale pour les lecteurs de Gameblog, nous sommes désormais en mesure de vous donner une date de sortie ! Si si ! Ce deuxième volume de la collection des Grands noms du jeu vidéo nous sera donc livré le 28 octobre et mis en vente le soir même (roulements de tambours).

Et comme nous sommes particulièrement généreux aujourd'hui, on vous dévoile également le sommaire détaillé du bouquin, agrémenté, vous le verrez, d'un bon gros paquets d'interviews réalisées au près de collaborateurs Ubisoft ayant bossé de près avec sir Michel Ancel.

Au menu :

Chapitre 1 : Voyages, voyages

Chapitre 2 : Dessine-moi un jeu vidéo

Chapitre 3 : Eclosions

Chapitre 4 : De l'autre côté du miroir se trouvait Rayman

Chapitre 5 : Les yeux de Jade

Chapitre 6 : Le seigneur de la jungle

Chapitre 7 : Sauv' qui peut, les Lapins débarquent

Chapitre 8 : Retour aux sources

Bonus stage

 

Marc

 

 

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Communauté Pix'n Love

Faire partie de la belle famille des auteurs Pix'n Love offre un point de vue privilégié sur l'activité fourmillante de cette petite entreprise qui ne connaît décidément pas la crise. C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, j'ai eu le plaisir d'accompagner Seb, Marco et Luc tout le long d'un week-end lors du dernier Festival du Jeu Vidéo à Paris. Ils vous en ont déjà parlé ici, ce genre d'évènement est pour eux l'occasion de rencontrer les fidèles lecteurs, de convertir les lecteurs potentiels et de tisser leur réseau d'amitiés et de collaboration professionnel avec les nombreux exposants présents lors de ce genre de salon. Et pour le dire simplement, ils n'arrêtent pas ! C'est un tourbillon permanent : ils vont, ils viennent, ils virevoltent, passent d'un lecteur à un autre, s'occupent du réassort des présentoirs en discutant avec un contact professionnel de passage, croquent un sandwich tout en recomptant la caisse, déploient leurs argumentaires de vente dans un maelström de badauds costumplayés... Les Pix'n Boys sont montés sur ressort, disparaissent, réapparaissent, disparaissent à nouveau et abandonnent parfois leur auteur, seul, désemparé, sans monnaie pour faire le change, face à cinq acheteurs qui veulent tous le dernier n°4 du mook Pix'n Love !

Puis vient l'heure de fermeture des portes. Les allées du festival se vident progressivement, les sonos s'éteignent, le calme revient et l'heure de remballer le matériel et de plier bagages arrive. Dans cette quiétude retrouvée, quelques négociations en souffrance depuis le début du Festival peuvent enfin se conclure. Et l'on retrouve, à l'écart de l'agitation renaissante, Sébastien et David Téné signer sur un coin de table, un obscur accord de distribution du Guide des métiers du jeu vidéo que David a écrit avec Pierre Gaultier.

Une fois les cartons rangés, le stand déshabillé, les collègues de Neo Legend un peu raillés avec leurs 25 bornes d'arcade à ranger dans un 30 m3, le moment de réconfort arrive enfin : une table de bistrot, quelques bières fraîches, des cacahuètes, trois Pix'n Boys et un David Téné intarissable. Il faut vous dire que David a travaillé pour les principaux titres de la presse spécialisée jeu vidéo dans les années 1990, il a connu les CES à Chicago, les premiers E3 à Los Angeles, les sorties en grandes pompes de la PlaySation, de la Saturn, de la Nintendo 64. Il nous raconte, avec un luxe de détails, comment il se faisait alors financer des voyages aux Etats-Unis et au Japon à la recherche du scoop vidéoludique pour Player One ou Console +, comment à une époque où l'internet n'existait qu'à peine, il pouvait enchaîner deux allers-retours, tout frais payés, pour ramener les précieux clichés de l'annonce d'une nouvelle machine à la rédaction parisienne d'un magazine lui assurant la couverture. Il nous dévoile  aussi les coulisses de ses grands coups : une photo exclusive de Miyamoto, manette de la Nintendo 64 en main, obtenue après de longues négociations auprès de la maison mère, une Vanessa Demouy costumée en Lara Croft pour la une de VSD, un Alain Prost alors au faîte de sa gloire investissant dans le jeu vidéo avec le réseau de salles d'arcade La tête dans les nuages... Les anecdotes s'enchaînent, les morceaux de bravoure succèdent les uns aux autres... Il nous explique comment, sans jamais avoir obtenu d'invitation de Sony, il a réussi à chaque fois à assister aux soirées du constructeur nippon : passer par l'entrée de service, y aller au culot, trouver dans les situations les plus inextricables une solution pour en être. Coûte que coûte...

On est là, on écoute, suspendus à ces lèvres, il n'a presque plus de voix... Et on a envie de lui dire : « David, quand est-ce que tu nous écris tout ça ? »

Le Doc'

Retrouvez l'ouvrage des Pixels à Hollywood, par Alexis Blanchet, sur notre boutique en ligne !

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Communauté Pix'n Love

Nous ne pouvions résister à l'envie de vous faire partager cette petite vidéo de notre Meijin à tous. Pendant qu'en France, y'avait tou tou you tou avec avec Véronique et Davina, Takahashi Meijin mettait déjà au point sa gymnastique Famicom. Ceux qui ont déjà savouré l'autobiographie du sieur pratiquent peut-être déjà celle-ci. Mais pour les autres, voilà une petite leçon. Evidemment, l'objectif est de reproduire les gestes le plus vite possible tout en prononçant la formule !

Pour rappel, voici le texte :

Fami com tai sô

Fami com tai sô

shi na ku tcha

na ra na ï

 

Seb Meijin

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Vie de la rédaction

A tous ceux qui s'imaginent qu'il n'y a qu'à Paris qu'on trouve tout, nous dédions ce post ! Et pour cause, quelle ne fut pas notre surprise en franchissant les portes de cette boutique hors du commun... C'est à Strasbourg qu'elle se trouve, dans cette ville un peu magique où il est d'une rare pénibilité de se garer. Surtout avec la Pix'mobile. Bref, la question mérite d'être posée : l'Est de la France devient-il le berceau du retrogaming ? Car entre les différentes manifestations, et de points de ventes phares, entre celle de Manu, Cybersoft à Nancy, et celle-ci... On est en droit de s'interroger ! Allez, point de levée de boucliers ou de débat. Laissez-nous vous décrire cette hallucinante boutique.

La première chose qui m'a réellement surpris, c'est son plafond ! Et  oui, levez-vous systématiquement les yeux lorsque vous pénétrez dans un magasin ? Essayez, généralement, on a de la tuyauterie ou des plafonds avec des néons blafards. Et bien là, pas du tout. On a une centaine de goodies suspendus, dont énormément de peluches. Ca donne un peu envie de jouer à Mario et de toucher de la tête un mushroom.

 

Ensuite, c'est l'orgie totale de jeux que stocke la boutique. Son tenancier, Alexandre, est un passionné de l'esprit nippon. 4 fois par an, il s'envole là-bas pour y dénicher un maximum de jeux rares, pleins de goodies ou pièces de collection. Son rêve est d'ailleurs de transformer sa rue en petite "Tokyo town" : il verrait bien, par exemple, une boutique de mangas, une autre de sushis, une autre de fringues... Bref, Alexandre a de l'ambition. Enfin, un dernier détail : ses prix sont surprenants ! L'intéressé avoue adopter une stratégie peu commune : ses prix sont des prix d'appels destinés à fidéliser ses gamers. Il concède même ne pas se déchaîner sur la vente online préférant l'art du contact...

 

Toujours est-il que voilà, nous y sommes et croyez-nous sur parole : nous n'avons pas eu à convaincre de la qualité de nos ouvrages pour que ceux-ci intègrent le point de vente... En l'espace d'une poignée de secondes, c'était joué ! Ah... De temps à autre, ça fait grandement du bien !

Séb

Little Tokyo Store - 24 rue de la Fonderie - 67000 Strasbourg

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Vie de la rédaction

10 mois se sont déjà écoulés depuis le lancement, le 1er janvier dernier, du désormais incontournable Pix'n Love Club ! 10 mois pendant lesquels vous avez été plusieurs milliers à nous soutenir dans notre folle aventure en passant directement commande sur notre boutique en ligne. Grand bien vous en pris ! Car pour ceux qui ne seraient pas encore au parfum, tout achat effectué sur le site Internet de Pix'n Love vous octroie un certain nombre de points club qui vous permettent, à leur tour, de vous procurer gratuitement tout un tas de goodies !

L'occasion de vous faire part de nos fines observations. Deux profils de "Pix'n Love clubers"  se sont en effet déssinés au fil des mois : ceux qui ne jurent que par les goodies estampillés Pix'n Love (badges, T-shirts) et les indécrottables gamers qui, contre vents et marées, consomment du jeu vidéo jusqu'à la boulémie !

C'est cette dernière catégorie de clubers que nous avons choisi de régaler cette fois-ci, en ajoutant comme cadeaux club quatre nouveaux titres :

- Final Fantasy Dissidia (PSP)

- Fallout 3 (PC)

- Risen (Xbox360)

- F.E.A.R. 2 : Project Origin (PS3)

Après l'orgie de jeux Nintendo DS d'avril dernier, il était grand temps de diversifier notre offre en tentant de couvrir toutes les plateformes de jeu actuelles. Voilà donc ce que nous sommes parvenus à vous dégotter, vous l'imaginez, à force de budget raisonnable.

Et que les autres se rassurent ! De nouveaux goodies Pix'n Love seront disponibles tout bientôt ! Mais chut, il est encore trop tôt...

Marc

PS : pour ceux qui ne seraient pas encore inscrit au club, toutes les modalités sont consultables ici.

 

Final Fantasy Dissidia (PSP)

F.E.A.R. 2 : Project Origin (PS3)

Fallout 3 (PC)

Risen (Xbox 360)

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Coups de coeur / gueule

C'est dimanche ! Et si on faisait un petit break avec le jeu vidéo ? Récemment, j'ai pu voir 4 films, 4 drames, 4 réalisations plutôt intimistes, flirtant avec le huis-clos, les sentimes exacerbés, les femmes... 4 films d'autant plus à recommander que chacun d'entre eux coûtent une poignée de clous dans les points de ventes spécialisés ou en ligne. Voici donc une petite review de ces 4 drames !

LA JOURNÉE DE LA JUPE


Cela faisait pas loin de 6 ans qu'on ne l'avait plus vu sur la toile - et encore était-ce pour des productions relativement intimistes... L'une de nos actrices les plus talentueuses s'était faite très rare. Aussi son grand retour, l'année dernière, avec cette production franco-belge, avait fait largement parler d'elle. Et il ne faudra guère s'étonner que sa prestation lui vaille un césar de la meilleure actrice. Récompense exagérée ? Peut-être. Toutefois faut-il reconnaître que l'interprétation qu'elle livre dans ce film de Jean-Paul Lilienfeld est sidérante. Pour très bref rappel, ce film narre la prise d'otage par une professeure de ses élèves après qu'elle a découvert que l'un d'eux portait une arme sur lui. La police et la ministre de l'intérieur sont dépêchés sur les lieux et tentent de négocier, tandis qu'à l'intérieur de la salle, le syndrôme de Stockholm se répand...

On pourra faire abstraction des tentatives de négociation de la police (notamment interprétée par Denis Podalydès), ça n'est guère convaincant. Mais ce qui se trame dans cette petite salle de théâtre où les jeunes viennent apprendre du Molière par contre peut glacer les sangs. Certains diront que la situation est poussée à l'extrême, et à la rigueur, on ne demande qu'à y croire ! Toujours est-il que ce film est insupportable : le fatalisme du proviseur, l'abandon des enfants, la peur du corps enseignant... et la violence bien sûr ! Il est impensable qu'on en soit arrivé là. Et après, que faut-il faire ? La Journée de la Jupe ne donne pas de réponse. Le film se "contente" d'aborder un cas ultime mais qui pourrait tout à fait arriver. On pourra pas dire qu'on savait pas que c'était si grave. Un film terrible, donc, qui ne peut que révolter. Et qui, de surcroît, évite de sombrer dans les stéréotypes. Isabelle Adjani y est, évidemment, stupéfiante.

CE QUE MES YEUX ONT VU


Allez, on change rigoureusement de style. Un tout autre type de drame, qui d'ailleurs pourrait flirter avec le film d'enquête à la Da Vinci Code, le côté hollywoodien et fantastique à part. Car effectivement, ce que le film propose, c'est de plonger dans l'oeuvre d'un peintre du début du XVIIIè siècle, Watteau. Comme on ne nous enseigne guère, dans le cadre de notre parcours scolaire, la peinture, l'occasion de découvrir un artiste d'un vaste talent en 1h30 montre en main, et pour une poignée d'euros, le tout servi avec une sympathique intrigue, voilà qui méritait d'être souligné. Car le réalisateur Laurent de Bartillat n'entend rigoureusement pas nous donner un cours magistral sur l'oeuvre du maître, loin de là : son idée, c'est de nous plonger dans la peau d'une jeune étudiante totalement ravie par Watteau et un fameux mystère... Dans ses tableaux, la récurrence d'une femme qu'on voit de dos interpelle Lucie (évidemment excellente Sylvie Testud). Celle-ci est persuadée qu'il s'agit, à chaque fois, de la même personne... Peut-être l'amoureuse secrète du peintre. Lucie se lance alors dans une enquête qui la mènera là où n'aura jamais abouti son mentor (interprété par Jean-Pierre Marielle).

Si le scénario narrant l'histoire d'amour bizarre naissant entre Lucie et Vincent, un sourd-muet qui passe ses journées debout, sur un cube, dans la rue, en se déversant de la farine sur la tronche, n'apporte pas beaucoup au film à part un parallèle entre celle ayant lié Watteau à sa dame, tout le parcours que notre héroïne réalise pour percer le mystère est très prenant. Et il faudra évidemment saluer le travail superbe qu'accomplit le directeur de la photographie : certaines scènes sont tournées à l'image d'une peinture, et les mélanges de couleurs ou de positions ne sont absolument pas anodins. On pourra certainement déplorer une direction des acteurs un peu bancale, mais ce sera l'occasion de se rappeler qu'il s'agit du premier long-métrage de Bartillat.

LES MOTS BLEUS


Restons encore avec cette comédienne que j'adore particulièrement. On la croiserait dans la rue qu'on la remarquerait peut-être pas, toujours est-il qu'à chaque fois qu'elle intervient sur l'écran, elle m'éblouit. Sylvie Testud est d'un naturel déconcertant et on sait qu'elle peut absolument tout interpréter. Et dans ce film, admettons-le parfois un brin branlant sur le plan scénaristique, elle est véritablement bouleversante. Sylvie Testud y interprète une jeune femme totalement brisée par un passé bien noir, qui voue aux mots et à l'écrit dans son ensemble, une haine et une peur farouches. Sa petite fille, qui a fait le voeu du silence, sombre peu à peu et fait l'objet de la cruauté de ses petits camarades de classe. En dernier recours, Clara (Sylvie, donc) la place dans une école spécialisée pour sourds et muets, dirigée par Vincent (tout aussi excellent Sergi Lopez) - dont la peur primale est de grandir. À partir de là, la petite Anna va commencer à s'ouvrir aux autres, et permetre à Clara et Vincent de se rapprocher, et peut-petre, de se sauver mutuellement.

Alain Corneau est un réalisateur polymorphe qui peut traiter tous les sujets. On pourrait l'imaginer en 2004 en charge de projets à gros budget, et pourtant, c'est alors qu'il livre l'une de ses oeuvres les plus intimistes. La chanson de Christophe agacera évidemment les moins de quarante ans, parce que le son synthé ringardise le propos, mais on arrive à en faire abstraction. J'ai été totalement bouleversé par la scène du premier rapprochement physique entre les deux comédiens. Ultra intense. Tous deux sont vraiment magnifiques et les voir ici réunis est un vrai cadeau.

4 JOURS, 3 SEMAINES, 2 JOURS


Et le meilleur pour la fin. Âmes sensibles, s'abstenir.  À tous les niveaux :

1/ C'est une palme d'or du festival de Cannes. On sait bien que celles-ci sont souvent décernées à des films intellos, désespérés, qui n'ont rien de chez rien à voir avec les films du dimanche soir sur TF1.

2/ C'est un film roumain... Voilà qui calme bien. On est à des années lumières des projos hollywoodiens.

3/ C'est ultra violent. Mais pas de la violence made in Bruce Willis. De la violence psycho, et physique. De la violence brute.

Donc, avec un tel tableau, on n'a guère envie de se plonger dans ce film, pas vrai ? Et pourtant... C'est magistral. Les deux comédiennes Anamaria Marinca et Laura Vasiliu sont hallucinantes. En dépit de tout petit CV sur le plan international, les deux actrices donnent une leçon à la Terre entière, et surtout, aux habituées des mélodrames occidentaux. Là, on a du drame pur. Et, outre leur prestation, la réalisation de Cristian Mungiu est magnifique, si ce n'est le cadre qui pourra évoquer parfois Silent Hill ! Ok, c'est un peu exagéré (encore que...). Mais on aborde quand même la Roumanie de Ceausescu, à la fin des années 1980... Le pitch ? Deux étudiantes qui préparent un coup. Mais on ne comprendra celui-ci qu'après trois-quarts d'heure de préparatifs.

Le film est très violent dans le propos, et ne nous épargne pas quelques images insoutenables. C'est un film sur l'amitié aussi. Et puis, pour nous, Occidentaux qui avons vécu les années 1980 d'une manière plutôt heureuse, ça rappelle que nos voisins ne se la coulaient pas trop douce. Il faut donc s'affranchir d'un bon paquet de préjugés, et oser le visionnage de ce film. Bouleversant.

Voilà, c'est fini. 4 drames, donc. À voir absolument un dimanche soir, histoire de bien se miner le moral avant de reprendre la semaine.

Seb

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Evènement

Cela va-t-il devenir une (excellente) habitude ? Après les FNAC Châtelet (Paris), Italie 2 (Paris) et Saint-Lazare tout récemment (toujours Paris), c'est en banlieue parisienne qu'aura lieu notre intervention lors de la prochaine FNAC Gaming Experience ! Dans le Val d'Oise, plus exactement, à Cergy - au coeur des 3 Fontaines, pour ceux qui connaissent. Inutile de vous préciser qu'on se sent d'une importance capitale. Encore une année, et il nous faudra faire le tour de France via toutes les FNAC pour y distiller le discours qui est nôtre depuis plus de trois ans maintenant : "Oui, les gamers, ça sait lire !"

Et là, une rencontre au sommet réunira, dans le petit forum de Cergy, Flo (pour ceux qui l'ignoreraient, l'auteur des incontournables Histoires de Nintendo tome 1 et tome 2) et Daniel Ichbiah - alias Danic, écrivain de l'indispensable Saga des Jeux Vidéo. Tous deux s'extasieront sur le jeu vidéo nippon, raconteront bien des anecdotes sur Mario, vous referont vivre l'histoire de Tetris, ... et plus, à la demande !

Ceux qui ont déjà vu Danic à l'action vous le confirmeront, le monsieur vaut le détour. Certains repartent sidérés devant sa multitude d'anecdotes, d'autres hallucinés par son jeu de jambes (on pourrait dénombrer pas loin de trente croisements à la minute... et minimum cinq enjambement d'accoudoirs...). Donc, ne manquez pas cette heure de conférence, qui aura le mérite de se dérouler enfin en banlieue parisienne.

En plus, pour mettre toutes les chances de notre côté, la conférence est fixée pour le Samedi - le 23 octobre 2010, à 16h00.

Seb

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Vie de la rédaction

Comment qu'on fait qu'on n'a pas des tonnes de sous et qu'il se profile un événement a priori incontournable et que notre catalogue se trouve amputé d'un numéro (le premier d'une série à venir, hélas !) ? D'un côté, on nous promet l'événement le plus important de l'année sur le plan vidéoludique hautement lucratif. On nous demande une somme astronomique pour y participer. Nous serions à peu près sûrs de le rentabiliser - encore que... Aussi à peu près sûrs que nous ne dégagerions rigoureusement aucune marge. Mais bon, l'important, c'est de vous voir en direct, en chair et en os, pouvoir échanger avec de tout et de rien !

De l'autre côté, on voit qu'une partie de notre catalogue s'évapore façon peau de chagrin. Pix'n Love n°4 est en rupture depuis maintenant plusieurs mois. A la FNAC, ils vous répondent qu'il est "épuisé", et donc, qu'il y a une forte probabilité qu'il ne reparaisse jamais. Vous imaginez évidemment le lecteur potentiel qui voudrait se lancer dans la collec' et qui se rend compte qu'il n'aura jamais son Pix4... une chance sur combien qu'il laisse tomber ? Impensable. Et puis, depuis le début de l'aventure, on clame haut et fort qu'on édite du livre, pas du magazine. Donc si un bouquin arrive à rupture, on se doit de le réimprimer ! D'autant que Remoh en a fait une correction acharnée !

Donc, pour le même montant à peu de chose près, on a le choix entre participer à un événement immense... (ou pas) et rééditer notre numéro 4 de Pix'n Love... - qui mettra, n'en doutez pas, un paquet de temps à rentabiliser son tirage... Alors ? On fait quoi ?

On va pas vous demander votre avis, bien que les deux questions soient évidemment liées à la satisfaction lecteur. On a donc pris la décision de réimprimer Pix'n Love n°4. Si tout va bien, pour ceux qui veulent en faire l'acquisition, il devrait à nouveau être disponible dans le courant du mois de novembre !

Séb

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Vie de la rédaction

Rhooo ! Voilà-t-y pas que Takahashi Meijin nous lance un nouveau défi ? Tandis que nous commencions tout juste à maîtriser le fameux 16shots sur le shooting watch, le maître trouve une nouvelle façon de taper le score ! Vous allez voir... Car je pense qu'il y a débat, là. Et oui, est-ce une façon orthodoxe de shooting watcher ? Après tout, me direz-vous, c'est lui le Meijin, donc c'est lui qui décide.

D'ailleurs, ça me rappelle une petite anecdote qui s'est déroulée lors du festival du jeu vidéo, en septembre dernier. Un lecteur a osé me défier. Le challenge était ardu, car nous ne possédions, comme support, que nos tables, et celles-ci étaient un peu hautes pour qu'on puisse aisément s'assoir. Il fallait donc s'énerver debout ! Mais bref, le plus important dans l'histoire, c'est que pour le moment, je reste vainqueur. J'ai scoré un bon 118 devant ses yeux hagards, lui mettant une vingtaine de shots dans la vue... Maintenant, je suis à près de 13 coups seconde. On a encore voulu me défier à Toulouse. Heureusement, l'adversaire avait oublié son shooting watch (ce qui m'a évité de prendre une baffe, car j'étais alors pas mal attaqué à la Grimbergen...)

Séb Meijin

N'oubliez pas le volume 1 de notre collection Les Grands Noms du Jeu Vidéo consacré à Takahashi Meijin et voyagez dans un Japon vidéoludique très obscur par chez nous...

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Édito

Les Editions Pix'n Love vous proposent, pour la première fois en France, de nombreux ouvrages uniquement dédiés aux jeux vidéo ainsi qu'à leur histoire.

 

  

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