PixelMania

Par MrShu Blog créé le 18/03/13 Mis à jour le 20/01/14 à 00h47

PixelMania : du jeu récent, rétro, obscure, des tuto, de la rigolade...

Ajouter aux favoris
Signaler

Par Michael

Nous y sommes, la huitième et DERNIÈRE partie de mon dossier sur les accessoires de la Nintendo 64. En tout et pour tout, j'avais vingt-sept accessoires à vous présenter, voici les quatre derniers:

Transfer Pack
Ce qui est considéré comme le successeur de la Super Game Boy (voir #15 de Pixelmania pour le dossier sur les accessoires de la Super Nintendo) se connecte dans la manette de la console pour nous permettre de transférer les données entre les jeux Game Boy / Game Boy Color et la Nintendo 64. L'item était inclus avec le jeu Pokemon Stadium (parce que l'un des atouts principal du jeu était d'importer des équipe Pokemon des jeux de la console portative) et possède à son autre extrémité un emplacement pour y placer la cartouche de jeu de la Game Boy. Outre ce jeu, Mario Golf, Mario Tennis, Mickey's Speedway USA pouvaient eux aussi utiliser l'accessoire. Pour ce qui est de Perfect Dark, c'était dans les plans de s'en servir pour prendre des photos avec le Game Boy Camera mais le tout a été annulé après les attaques à l'école secondaire de Columbine. Toutefois, on pouvait s'en servir pour débloquer des bonus. Il faut préciser que la majorité des jeux compatibles étaient des exclusivités Japonaises (Puyo Puyo N Party, Super Robot Taisen 64, Transformers Beast Wars Metals 64, etc...)

 

Nintendo 64DD
Ce n'est pas surprenant si vous n'en avez jamais entendu parler car ce fut un échec commercial et n'est jamais sorti du Japon. C'était un item capable de lire des disques magnétiques (le DD est là pour Disk Drive mais voulait dire Dynamic Drive à l'origine). Il possédait aussi des capacités pour aller sur internet comme c'était le cas pour le Satellaview sur Snes (voir #15 de Pixelmania) ou le Teleplay Modem sur NES (voir #4 de Pixelmania) et il fallait le connecter dessous la console. Annoncée en 1995 lors du Nintendo World (précédemment connu sous le nom de Nintendo Shoshinkai), soit avant même le lancement de la console, c'est en 2000 que nous l'aurions vu arriver en Amérique du Nord (disponible au Japon à partir du 1er décembre 1999) si ce n'avait pas été des faibles ventes au Japon. Parmi les jeux qui auraient étés disponibles pour la 64DD nous aurions eu Mario Artist, SimCity 64, Earthbound 64 et Pocket Monsters. Des neuf jeux prévus pour l'accessoire, ils ont soient étés annulés, soit sortis pour la N64 ou alors plus tard sur la GameCube. Même Nintendo semble avoir senti que ça ne fonctionnerait pas bien chez les joueurs, car ce n'était pas facile de se le procurer, c'était soit par un abonnement à un service du nom de RANDnet ou alors avec un peu de chance, en trouvant l'une des quelques 64DD qui étaient disponibles via les magasins.

 

GameShark
Deux versions de cet accessoire de triches ont étés faites par Interact. La première avait un décompte affiché avec des lumières DEL qui allait de cinq à zéro lors de l'allumage la console pour montrer que l'accessoire fonctionnait. Il possède aussi un espace au dos pour y placer une carte d'expansion qui, au final, n'a jamais été créée. La seconde version avait la possibilité d'être connectée à un ordinateur pour faire des téléchargements et une fonction de recherche pour les codes. Pour ce qui est des cartes GameShark (Action Replay en Europe), elles pouvaient être utilisées pour accéder à du contenu normalement inaccessible si un jeu était joué sans la carte (comme une tour supplémentaire au niveau "Dam" dans Goldeneye). C'est surtout après la sortie de GoldenEye 007 et Legend of Zelda: Ocarina of Time que le GameShark pour Nintendo 64 est devenu le mode de triche le plus populaire pour la console. Toutefois, l'accessoire est connu pour avoir eu plusieurs ratés, comme une mauvaise construction qui rendait le tout plus fragile et qui en plus, ne fixait pas bien le jeu sur le GameShark. Aussi, mettre à jour la liste de codes créait souvent une corruption et rendait l'accessoire inutilisable tant qu'il n'y aurait pas eu reformatage... ça c'était quand on arrivait à le faire fonctionner. Ça lui arrivait aussi d'oublier les codes sélectionnés entre les sessions. Finalement, si il y avait une coupure de courant en cours de mise à jour, l'item devait souvent totalement inutilisable par la suite.

 

Doctor V64
Si il y a un item qui a causé la controverse (et les poursuites de Nintendo envers son fabriquant Bung Enterprises) c'est bien celui-ci. Il sert d'appareil de sauvegarde ou de développement. Il peut aussi jouer des Video CD, des disques compacts et a l'option pour faire jouer des effets audio 3D stéréos. Sorti en 1996 au fort prix de 450$, plusieurs développeurs de tierce partie s'en sont servis en remplacement du PC64 Development Kit que Nintendo leur vendait car il était moins dispendieux (Iguana Entertainment, une sous-division de Acclaim Entertainment, l'a utilisé régulièrement lors de l'existence de la N64. On leur doit les jeux NBA Jam, Turok, South Park et NFL Quaterback Club). "L'accessoire" contenait un lecteur CD-Rom positionné sous la console de la Nintendo 64 et que l'on devait connecter à la console par en-dessous. Vu le succès du V64, en décembre 1998 Bung a mis en vente le Doctor V64 Jr qui était encore moins cher que la version précédente, notamment car il ne contenait pas de lecteur CD et qu'il se connectait par le dessus de la console. Pour décourager les gens à l'utiliser, Nintendo avait sortie la N64 avec une petite modification qui rendait la connexion au N64 plus difficile sans y faire quelques modifications. Ceux qui s'en servaient pouvaient lire les données de la cartouche de jeu pour en faire le transfert sur un ordinateur et ça permettait également aux développeurs d'envoyer l'image du jeu dans le Doctor V64 sans devoir le placer sur un CD à chaque fois. Bien-sûr, ça veut aussi dire que les utilisateurs pouvaient télécharger des images de jeux d'internet pour s'en servir directement sur la console. Le Doctor V64 était vendu en tant que machine de développement, mais contrairement aux machines officielles, il ne possédait pas les restrictions des autres compagnies, ce qui rendait le piratage de jeux plus faciles aux personnes malveillantes (il faut préciser que pour que ça fonctionne, l'utilisateur devait faire quelques modifications eux-même). Nintendo a tenté plusieurs fois de prendre des moyens légaux pour empêcher la vente du Doctor V64 partout dans le monde en poursuivant Bung en plus de vendeurs en Europe et Amérique du Nord. Au bout du compte, Nintendo a réussit à faire empêcher la vente aux États-Unis.

C'est ainsi que ce conclu ce long dossier sur les accessoires de la Nintendo 64. Merci à vous d'avoir suivi le tout au cours des derniers mois, j'espère que ça vous a plu.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Commentaires

Édito

Salut a tous, laissez moi vous présenter notre projet.

PixelMania est né de l'envie de deux personnes de parler de notre passion : le jeu vidéo.

Michael (natif du Québec) et MrShu (un ch'ti français).

Après trois années de fanzine sur le web, le projet est revenu à la vie en vidéo.

N'hésitez pas à passer par ici pour des jeux, tests, tutorials,...

MrShu (le Gaston Lagaffe du jeu vidéo) à toujours un tour dans son sac ou une astuce pour réparer, nettoyer ou entretenir ses vieilles machines.

Mike, le spécialiste des dossiers vous fera revivre quelques souvenirs par le biais de ces chroniques. 

 

Abonnez vous à notre chaine youtube pour être sur de ne rien manquer : http://www.youtube.com/user/PixelManiaLeCast/videos

 

Archives

Favoris